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	<title>STOP MORTALIT&#201; &#201;PILEPSIE</title>
	<link>https://stopmep.fr/</link>
	<description>En 2020, un article de l'European Journal of Neurology d&#233;plorait que le nombre de d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie restait &#233;lev&#233;, le taux de d&#233;c&#232;s ayant augment&#233; de 6,8 pour mille &#224; 9,1 pour mille entre 2009 et 2015 [1].
En France, on estime que, chaque jour, 11 personnes avec &#233;pilepsie d&#233;c&#232;dent. Dans deux cas sur 3, le d&#233;c&#232;s est li&#233; &#224; l'&#233;pilepsie (y compris les cas o&#249; l'&#233;pilepsie est le sympt&#244;me d'une maladie sous-jacente) [2].
Selon l'article pr&#233;cit&#233;, 78% des d&#233;c&#232;s des jeunes adultes (entre 20 et 30 ans) seraient &#233;vitables.
Ce site a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par des familles endeuill&#233;es par l'&#233;pilepsie qui se sont constitu&#233;es en association loi 1901 en juin 2025 : STOP MORTALIT&#201; &#201;PILEPSIE (STOPMEP) ; Nous souhaitons agir pour la r&#233;duction des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; cette maladie.
STOPMEP milite pour une information compl&#232;te des patients sujets &#224; des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques (les principaux expos&#233;s) et de leurs familles sur les risques de d&#233;c&#232;s pouvant survenir &#224; l'occasion d'une crise convulsive, et en particulier celui de mort subite et inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP)[2].
En effet, la mort subite et inattendue en &#233;pilepsie (MSIE, SUDEP en anglais, acronyme de &#034; Sudden and unexpected Death in Epilepsy&#034;) est l'une des premi&#232;res causes de d&#233;c&#232;s ( cf rubrique Mortalit&#233; et MSIE et l'article Les chiffres dans cette rubrique : https://stopmep.fr/LES-CHIFFRES). Les patients sont rarement inform&#233;s de ce risque, contrairement &#224; d'autres.
Ce site a pour le double objectif de pr&#233;senter et d'expliciter nos demandes, et de fournir une information fiable sur ces risques aux personnes concern&#233;es par l'&#233;pilepsie, qu'il s'agisse des patients, de leurs familles ou des professionnels de sant&#233; en :
&#8211; regroupant des donn&#233;es fiables issues d'&#233;tudes fran&#231;aises et internationales reconnues et en apportant des d&#233;tails pratiques
&#8211; informant de l'&#233;volution des pratiques &#224; l'&#233;tranger concernant la gestion des risques li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie, notamment celui de Sudep/MSIE
&#8211; partageant des retours d'exp&#233;riences (t&#233;mognages dans la rubrique d&#233;di&#233;e)
Vous pouvez prendre connaissance de nos demandes dans notre courrier de d&#233;cembre 2024 au Conseil National Professionnel de Neurologie (https://stopmep.fr/1ere-actu) et de nos projets dans la rubrique d&#233;di&#233;e, ou nous contacter : msiepilepsie@gmail.com.
NB Le moteur de recherche &#034;Rechercher&#034;, en bas &#224; droite sous la liste des rubriques (ordinateur) ou tout en bas de la page (t&#233;l&#233;phone), permet de s&#233;lectionner les articles sur un th&#232;me particulier. Pour une recherche restreinte, il est pr&#233;f&#233;rable de ne saisir qu'un mot.
[1] https://www.santelog.com/actualites/epilepsie-les-deces-augmentent-pourtant-beaucoup-pourraient-etre-evites ; En anglais : European Academy of of Neurology, 24 May 2020 &#034; Epilepsy related deaths common in young adults are not reducing..&#034; ; Dr Gashirai Mbizvo, Univ ; d'Edimbourg&#8230; et https://www.epilepsy.ie/content/study-suggests-epilepsy-deaths-are-not-decreasing-despite-advances-treatments.
[2] D'apr&#232;s les donn&#233;es du R&#233;seau Sentinelle Mortalit&#233; Epilepsie (RSME) le d&#233;tail : https://stopmep.fr/LES-CHIFFRES-et-definition-de-la-MSIE-SUDEP. 1 d&#233;c&#232;s sur 3 correspond donc &#224; la mortalit&#233; observ&#233;e dans la population g&#233;n&#233;rale.
[3] Une bonne introduction sur la mort subite en &#233;pilepsie est la vid&#233;o de l'association allemande traduite en Fran&#231;ais par une soeur endeuill&#233;e, disponible via le lien : https://www.youtube.com/watch?v=QC6D2vP9k1U&amp;t=7s qui souligne bien l'importance de la pr&#233;sence d'un tiers lors de la crise d'&#233;pilepsie et dans la phase post-crise.
IMPORTANT sur la navigation sur le site : Pour naviguer sur ce site : utiliser les menus en haut ( rubriques principales accessibles par le bandeau violet) ou, sur ordinateur, &#224; gauche ( rappel des rubriques principales, et sous-rubriques quand il y en a). Ne pas utiliser les fl&#232;ches ci-dessous qui permettent de faire d&#233;filer l'ensemble des articles par ordre de publication et non par th&#232;me.</description>
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		<title>&lt;font color=#EC3C4C&gt;STOP M&lt;/font&gt;&lt;font color=#692FA0&gt;ORTALIT&#201;&lt;/font&gt; &lt;font color=#EC3C4C&gt;&#201;P&lt;/font&gt;&lt;font color=#692FA0&gt;ILEPSIE&lt;/font&gt;</title>
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		<title>Modulation de la respiration selon le moment de la journ&#233;e et implications pour la SUDEP</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Modulation-de-la-respiration-selon-le-moment-de-la-journee-et-implications-pour</link>
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		<dc:date>2026-05-19T20:48:24Z</dc:date>
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		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Cet article regarde les liens possibles entre les troubles du sommeil comme l'apn&#233;e du sommeil et la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mecanismes-et-Causes-de-la-mort-subite-en-epilepsie" rel="directory"&gt;Causes et M&#233;canismes de la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Traduction de l'article : The role of sleep state and time of day in modulating breathing in epilepsy : implications for sudden unexpected death in epilepsy. Front Neural Circuits. 2022 Aug 23 ;16:983211. doi : 10.3389/fncir.2022.983211. PMID : 36082111 ; PMCID : PMC9445500.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9445500/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9445500/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le de l'&#233;tat de sommeil et du moment de la journ&#233;e dans la modulation de la respiration chez les personnes &#233;pileptiques : implications pour la mort subite inattendue en cas d'&#233;pilepsie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Katelyn G. Joyal (1),(2),(3) - Benjamin L. Kreitlow (1),(2),(3),(4) - Gordon F. Buchanan (1),(2),(3),(4)&lt;br class='autobr' /&gt;
(1) Programme interdisciplinaire d'&#233;tudes sup&#233;rieures en neurosciences, Facult&#233; de m&#233;decine Carver, Universit&#233; de l'Iowa, Iowa City, IA, &#201;tats-Unis&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) D&#233;partement de neurologie, Facult&#233; de m&#233;decine Carver, Universit&#233; de l'Iowa, Iowa City, IA, &#201;tats-Unis&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Institut des neurosciences de l'Iowa, Facult&#233; de m&#233;decine Carver, Universit&#233; de l'Iowa, Iowa City, IA, &#201;tats-Unis&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) Programme de formation des chercheurs en m&#233;decine, Facult&#233; de m&#233;decine Carver, Universit&#233; de l'Iowa, Iowa City, IA, &#201;tats-Unis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; : &lt;br class='autobr' /&gt;
La mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) est la principale cause de d&#233;c&#232;s chez les patients atteints d'&#233;pilepsie r&#233;fractaire. Bien que l'&#233;tiologie exacte de la SUDEP demeure inconnue, de plus en plus de donn&#233;es sugg&#232;rent que les troubles respiratoires jouent un r&#244;le d&#233;clencheur dans les cas de d&#233;c&#232;s induits par une crise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un trouble de la r&#233;gulation respiratoire peut survenir chez les patients &#233;pileptiques pendant et apr&#232;s les crises, ainsi qu'en dehors de celles-ci. Nombre d'entre eux pr&#233;sentent d'ailleurs des troubles respiratoires du sommeil (TRS), tels que l'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS).&lt;br class='autobr' /&gt; La majorit&#233; des cas de SUDEP surviennent la nuit, la victime &#233;tant retrouv&#233;e en position ventrale dans ou pr&#232;s d'un lit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; que la respiration varie &#224; la fois en fonction de l'heure de la journ&#233;e et de l'&#233;tat de sommeil, il est pertinent d'&#233;tudier l'impact suppl&#233;mentaire des crises nocturnes sur la fonction respiratoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette revue explore l'&#233;tat actuel des connaissances sur la relation entre la fonction respiratoire, l'&#233;tat de sommeil, le moment de la journ&#233;e, et l'&#233;pilepsie. Nous soulignons que le sommeil repr&#233;sente une p&#233;riode particuli&#232;rement vuln&#233;rable pour les personnes atteintes d'&#233;pilepsie et insistons sur le fait que ce sujet m&#233;rite d'&#234;tre approfondi afin de d&#233;velopper des interventions th&#233;rapeutiques pour att&#233;nuer le risque de SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pilepsie est l'un des troubles neurologiques les plus fr&#233;quents. Aux &#201;tats-Unis, une personne sur 26 d&#233;veloppera une &#233;pilepsie au cours de sa vie (Kotsopoulos et al.,2002 ; Hesdorffer et al.,2011.) &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; sa pr&#233;valence, environ 35 % des patients ne parviendront pas &#224; une disparition compl&#232;te des crises gr&#226;ce au traitement m&#233;dical (Kwan et Brodie,2000 ; Chen et al.,2018). Bien que la disponibilit&#233; des m&#233;dicaments anti&#233;pileptiques (MAE) ait continu&#233; de s'accro&#238;tre, les patients qui ne r&#233;pondent pas suffisamment au traitement initial par MAE sont susceptibles de souffrir d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante (Kwan et Brodie,2000). La principale cause de d&#233;c&#232;s chez ces personnes pr&#233;sentant un mauvais contr&#244;le des crises est la mort subite inattendue en &#233;pilepsie ou SUDEP (Devinsky et al.,2016). La SUDEP est d&#233;finie comme &#171; la mort subite, inattendue, avec ou sans t&#233;moin, non traumatique et non par noyade, chez les patients &#233;pileptiques, avec ou sans preuve de crise, et &#224; l'exclusion de l'&#233;tat de mal &#233;pileptique document&#233;, pour laquelle l'examen post-mortem ne r&#233;v&#232;le aucune cause toxicologique ou anatomique de d&#233;c&#232;s &#187; (Nashef et al.,1998).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bien que, par d&#233;finition, la SUDEP ne survienne pas n&#233;cessairement apr&#232;s une crise d'&#233;pilepsie, de solides preuves sugg&#232;rent qu'elle en fait un ph&#233;nom&#232;ne li&#233; aux crises d'&#233;pilepsie, dont les m&#233;canismes agoniques d&#233;butent pendant ou imm&#233;diatement apr&#232;s une crise (Nashef et al.,1998 ; Nilsson et al.,1999 ; Surges et al.,2009 ; Surges et Sander,2012 ; Bozorgi et Lhatoo,2013). On observe une l&#233;g&#232;re pr&#233;dominance des cas de SUDEP chez les hommes par rapport aux femmes (Tennis et al.,1995 ; Nilsson et al.,1999 ; Shankar et al.,2013).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le fardeau consid&#233;rable que repr&#233;sente la SUDEP, ses m&#233;canismes pathologiques sous-jacents sont mal compris. Cependant, des preuves s'accumulent qui impliquent l'insuffisance respiratoire li&#233;e aux crises d'&#233;pilepsie comme facteur majeur de ce ph&#233;nom&#232;ne mortel (Ryvlin et al.,2013 ; Buchanan et al.,2014 ; Kim et al.,2018 ; Dhaibar et al.,2019). &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les cas de SUDEP enregistr&#233;s dans les unit&#233;s de surveillance de l'&#233;pilepsie (USE), l'apn&#233;e terminale a pr&#233;c&#233;d&#233; l'asystolie terminale dans tous les cas (Ryvlin et al.,2013). De plus, il a &#233;t&#233; constat&#233; que la ventilation m&#233;canique r&#233;duisait consid&#233;rablement la mortalit&#233; induite par les crises d'&#233;pilepsie, tant chez les patients humains que dans les mod&#232;les animaux (Tupal et Faingold,2006 ; Ryvlin et al.,2013 ; Buchanan et al.,2014). Ainsi, des recherches plus approfondies sur les dysfonctionnements respiratoires dans l'&#233;pilepsie sont essentielles pour &#233;lucider les m&#233;canismes sous-jacents de la SUDEP et pour aider les cliniciens &#224; d&#233;velopper des interventions ax&#233;es sur la fonction respiratoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre observation constante est que les cas de SUDEP surviennent principalement pendant la nuit (Nobili et al.,2011 ; Lamberts et al.,2012 ; Sveinsson et al.,2018). Environ 95 % des cas de SUDEP surviennent au domicile de la victime, la majorit&#233; des victimes &#233;tant retrouv&#233;es dans ou pr&#232;s d'un lit, en position ventrale (Opeskin et Berkovic,2003 ; Zhuo et coll.,2012 ; Ali et al.,2017 ; Sveinsson et al.,2018). Bien que se produisant si pr&#232;s de leur domicile, la grande majorit&#233; de ces cas se produisent sans t&#233;moins (Lamberts et al.,2012 ; Zhuo et coll.,2012 ; Rugg-Gunn et al.,2016 ; Purnell et al.,2018). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les patients d&#233;c&#233;d&#233;s de SUDEP ont deux fois plus de risques d'avoir des ant&#233;c&#233;dents de crises nocturnes ; la pr&#233;sence de crises nocturnes est donc consid&#233;r&#233;e comme un facteur de risque de SUDEP (Lamberts et al.,2012 ; Shankar et al.,2013 ; Sveinsson et al.,2018 ; Van Der Lende et al.,2018). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les crises et les d&#233;charges &#233;pileptiformes surviennent plus fr&#233;quemment pendant le sommeil paradoxal (NREM) chez les patients humains et les mod&#232;les animaux (Bazil et Walczak,1997 ; Malow et al.,1998). L'&#233;tat de sommeil peut influencer la fr&#233;quence, la gravit&#233; et la dur&#233;e des crises (Bazil et Walczak,1997 ; Ng et Pavlova,2013). Les crises survenant pendant le sommeil ont tendance &#224; &#234;tre plus longues et sont plus susceptibles d'&#233;voluer en crises tonico-cloniques focales et bilat&#233;rales (Bazil et Walczak,1997).&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme les humains ont tendance &#224; consolider leur sommeil pendant la nuit, de nombreuses &#233;tudes et conclusions sur les facteurs de risque de SUDEP confondent &#233;tat de sommeil et p&#233;riode nocturne. En r&#233;alit&#233;, le sommeil et le rythme circadien peuvent modifier ind&#233;pendamment les processus physiologiques, notamment les fonctions respiratoires et cardiaques (Snyder et al.,1964 ; Browne et al.,1983 ; Spengler et al.,2000 ; Mortola,2004 ; Buchanan,2013). L'influence majeure du sommeil et du rythme circadien sur la respiration en fait un point d'examen essentiel dans le cadre de la physiopathologie de la SUDEP. L'objectif de cette revue est d'examiner les influences distinctes du sommeil et des rythmes circadiens sur la respiration, tant dans un cerveau sain que chez les patients &#233;pileptiques (cf figure )&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous esp&#233;rons non seulement mettre en &#233;vidence les facteurs qui rendent les crises nocturnes plus mortelles, mais aussi mieux diff&#233;rencier les influences de l'&#233;tat de sommeil et du moment de la journ&#233;e sur la respiration, afin que les cliniciens puissent d&#233;velopper des strat&#233;gies pr&#233;ventives sp&#233;cifiques pour les dysfonctionnements respiratoires mortels induits par les crises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Figure 1&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_250 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://abc-epilepsie.fr/IMG/png/fig_1.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/fig_1-f28c3.png?1779286013' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Facteurs de risque potentiels associ&#233;s aux crises survenant pendant le sommeil par rapport aux crises nocturnes et comment ils peuvent favoriser la SUDEP en modulant l'&#233;pilepsie, les crises et la respiration, ainsi que la mort induite par la crise elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Influence du sommeil sur la respiration&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est reconnu depuis longtemps que la respiration est r&#233;gul&#233;e en fonction de l'&#233;tat de sommeil (Snyder et al.,1964 ; Spengler et al.,2000 ; Haxhiu et al.,2003 ; Mortola,2004 ; Malik et al.,2012 ;Buchanan,2013). La stimulation inspiratoire est plus faible pendant le sommeil NREM et minimale pendant le sommeil paradoxal (REM), le volume courant (VC) &#233;tant r&#233;duit &#224; 73 % de son niveau pendant l'&#233;veil (Douglas et al.,1982a ;Figure 2A&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours du sommeil NREM, le nadir de la ventilation minute (VE) survient pendant le stade 3 (N3) du sommeil NREM, probablement en raison de la r&#233;duction du volume courant (VC). Il en r&#233;sulte une concentration de dioxyde de carbone en fin d'expiration (ETCO2) sup&#233;rieure de 1 &#224; 2 torr &#224; celle de l'&#233;tat d'&#233;veil (Krieger, 2005). Cette diminution de VC et VE est probablement due &#224; une baisse de la chimiosensibilit&#233; lors de l'endormissement (Bulow,1963 ; Douglas et al.,1982b,c). Pendant le sommeil, on observe une diminution de la r&#233;ponse respiratoire &#224; l'hypercapnie (Reed et Kellogg,1958 ; Birchfield et al.,1959Cherniack,1981 ; Douglas et al.,1982c Berthon-Jones et Sullivan,1984 ;Figure 3A) ainsi que l'hypoxie (Berthon-Jones et Sullivan,1982 ; Douglas et al.,1982b ; Malik et al.,2012). Tout comme la commande inspiratoire, la diminution de la commande respiratoire induite par l'hypoxie est encore plus importante pendant le sommeil paradoxal (REM) que pendant le sommeil lent (NREM) (Berthon-Jones et Sullivan,1984 ; Malik et al.,2012). Il existe des diff&#233;rences li&#233;es au sexe dans la r&#233;ponse &#224; l'hypercapnie : les hommes pr&#233;sentent une diminution de 50 % de la r&#233;ponse ventilatoire hypercapnique (RVH) par rapport &#224; l'&#233;tat de veille, tandis que les femmes pr&#233;sentent une RVH r&#233;duite &#224; l'&#233;tat de veille par rapport aux hommes, mais des r&#233;ductions moins marqu&#233;es de la r&#233;ponse pendant le sommeil (Berthon-Jones et Sullivan,1984). Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que la progest&#233;rone stimule la respiration pendant le sommeil, notamment en augmentant les r&#233;ponses respiratoires hypoxiques et hypercapniques (Javaheri et Guerra,1990 ; Saaresranta et al.,1999). &lt;br class='autobr' /&gt;
La progest&#233;rone oscille selon un rythme circadien, avec un pic aux alentours de minuit (Junkermann et al.,1982 ; Gharib et al.,2018). Aucune diff&#233;rence li&#233;e au sexe n'a &#233;t&#233; identifi&#233;e dans les r&#233;ponses respiratoires &#224; l'hypoxie (Malik et al.,2012).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Figure 2&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_251 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L412xH647/fig_2-d1394.png?1779222928' width='412' height='647' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Effets circadiens et d&#233;pendants de l'&#233;tat de sommeil sur la ventilation.(UN) Trac&#233;s sur 72 h de la ventilation minute moyenne (en haut), du volume courant (au milieu) et de la fr&#233;quence respiratoire (en bas) chez des rats m&#226;les adultes maintenus sous un cycle lumi&#232;re/obscurit&#233; de 12 h/12 &#8203;&#8203;h et recevant de l'air ambiant (21 % d'O&#8322;).2, solde N2Les barres horizontales pleines en bas indiquent les p&#233;riodes o&#249; les lumi&#232;res &#233;taient &#233;teintes.(B) Enregistrement sur 24 heures de la ventilation minute moyenne chez le rat pendant l'&#233;veil, le sommeil lent (NREM) et le sommeil paradoxal (REM), comme indiqu&#233;. Tous les animaux &#233;taient maintenus dans un cycle lumi&#232;re/obscurit&#233; de 12 h/12 &#8203;&#8203;h.(UN) Redessin&#233; avec la permission de Seifert et Mortola (2002).(B) Redessin&#233; avec l'autorisation de Stephenson et al. (2001). &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Figure 3&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_252 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://abc-epilepsie.fr/IMG/png/fig_3.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L500xH185/fig_3-da2d8.png?1779286013' width='500' height='185' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Effets circadiens et li&#233;s &#224; l'&#233;tat de sommeil sur la r&#233;ponse ventilatoire &#224; l'hypercapnie (HCVR). (A) Trac&#233; sur 48 heures des variations circadiennes de la HCVR chez l'adulte. (B) Diff&#233;rences de la HCVR li&#233;es &#224; l'&#233;tat de sommeil chez les hommes adultes. (A) Redessin&#233; avec l'autorisation de Spengler et al. (2000). (B) Redessin&#233; avec l'autorisation de Bulow (1963).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La respiration pendant le sommeil NREM pr&#233;sente un sch&#233;ma plus r&#233;gulier que la respiration pendant l'&#233;veil, sans modifier la fr&#233;quence respiratoire moyenne (Malik et al.,2012). &#192; l'inverse, pendant le sommeil paradoxal, les sch&#233;mas respiratoires pr&#233;sentent une plus grande variabilit&#233;, notamment une fr&#233;quence accrue, une r&#233;gularit&#233; diminu&#233;e et de br&#232;ves p&#233;riodes d'apn&#233;e centrale (Aserinsky et Kleitman,1953Cherniack,1981 ; Malik et al.,2012). Certaines donn&#233;es sugg&#232;rent que cette respiration irr&#233;guli&#232;re est une r&#233;ponse &#224; des entr&#233;es corticales qui refl&#232;tent le contenu du r&#234;ve de l'individu (Oudiette et al.,2018).&lt;br class='autobr' /&gt;
La respiration p&#233;riodique, caract&#233;ris&#233;e par des s&#233;ries de respirations s&#233;par&#233;es par des intervalles d'apn&#233;e centrale ou de quasi-apn&#233;e, survient parfois aussi pendant le sommeil. Bien qu'on ait longtemps pens&#233; qu'elle r&#233;sultait d'une affection neurologique ou cardiovasculaire grave, on a maintenant constat&#233; qu'elle pouvait se produire chez des individus sains, notamment en cas d'hypoxie (Berssenbrugge et al.,1983 , Cherniack,1999 ; Ainslie et al.,2013). Lors des phases de respiration p&#233;riodique, les variations cycliques de la ventilation ainsi que des pressions partielles de dioxyde de carbone (CO2) et d'oxyg&#232;ne (O2) peuvent d&#233;clencher des oscillations de la fr&#233;quence cardiaque, de la pression art&#233;rielle, de l'activit&#233; du syst&#232;me nerveux autonome et de la r&#233;sistance des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures. Ceci peut cr&#233;er une boucle de r&#233;troaction par laquelle ces oscillations, &#224; leur tour, affectent la ventilation et augmentent la dur&#233;e et la sym&#233;trie de ces cycles respiratoires p&#233;riodiques (Cherniack,1999). Les m&#226;les ont tendance &#224; pr&#233;senter une respiration p&#233;riodique en r&#233;ponse &#224; l'hypoxie plus fr&#233;quemment que les femelles (Pramsohler et al., 1997).al.,2019). Les sch&#233;mas respiratoires d&#233;pendent fortement du complexe pr&#233;-B&#246;tzinger (pr&#233;-B&#246;tC ; Smith et al.,1991 ; Buchanan,2013 ; Del Negro et al.,2018 ; Mu&#241;oz-Ortiz et al.,2019). &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s l'ablation bilat&#233;rale des neurones exprimant les r&#233;cepteurs de la neurokinine-1 (NK1R) chez des rats adultes, on observait une perturbation progressive et irr&#233;versible de la stabilit&#233; respiratoire, qui survenait initialement uniquement pendant le sommeil, mais finissait par entra&#238;ner une respiration ataxique &#233;galement &#224; l'&#233;tat de veille (McKay et Feldman,2008). En revanche,apr&#232;s l'ablation unilat&#233;rale de ces neurones pr&#233;-B&#246;tC exprimant NK1R, on observait une perturbation du rythme respiratoire et une augmentation de la fr&#233;quence des apn&#233;es et hypopn&#233;es centrales du sommeil uniquement pendant le sommeil, en particulier pendant le sommeil paradoxal, qui ne se d&#233;veloppaient jamais &#224; l'&#233;tat de veille (McKay et Feldman,2008).&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant le sommeil, la perm&#233;abilit&#233; des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures diminue et la r&#233;sistance respiratoire augmente. Ceci est d&#251; &#224; une r&#233;duction pr&#233;f&#233;rentielle du tonus des muscles laryng&#233;s et pharyng&#233;s qui contribuent au maintien de la structure des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures (Cherniack,1981 ; Haxhiu et al.,1987 ; Buchanan,2013 ; Kubin,2016). Cette perm&#233;abilit&#233; r&#233;duite peut s'av&#233;rer particuli&#232;rement probl&#233;matique pendant le sommeil paradoxal, lorsque la respiration est particuli&#232;rement instable (Cherniack,1981). Le tonus des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures est contr&#244;l&#233; par les aff&#233;rences des motoneurones trig&#233;minaux (V), faciaux (VII) et hypoglosses (XII) (Buchanan,2013). Le muscle g&#233;nioglosse, innerv&#233; par les motoneurones hypoglosses, est le plus grand et le plus &#233;tudi&#233; des muscles dilatateurs des voies respiratoires. Il a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233; que la diminution des aff&#233;rences s&#233;rotoninergiques et noradr&#233;nergiques aux motoneurones hypoglosses pendant le sommeil paradoxal provoque l'atonie du g&#233;nioglosse (Fenik et al.,2005). Le g&#233;nioglosse et les autres muscles des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures n&#233;cessitent une activation inspiratoire &#224; la fois tonique et phasique afin de se prot&#233;ger contre l'affaissement (Kubin,2016). Lorsque le tonus de ces muscles dilatateurs des voies respiratoires ne peut plus s'opposer &#224; la pression inspiratoire n&#233;gative, il en r&#233;sulte une apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS), caract&#233;ris&#233;e par des &#233;pisodes r&#233;currents d'hypopn&#233;es et d'apn&#233;es (Remmers et al.,1978 ; Kubin,2016). Bien que ces apn&#233;es obstructives ne surviennent que pendant le sommeil, des apn&#233;es du sommeil fr&#233;quentes et une hypoventilation peuvent entra&#238;ner des anomalies respiratoires &#224; l'&#233;tat d'&#233;veil (Simonds,1994).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des modifications de plusieurs m&#233;canismes respiratoires non centraux sont &#233;galement associ&#233;es &#224; l'endormissement. Pendant le sommeil NREM, l'activit&#233; des muscles intercostaux est accrue par rapport &#224; l'&#233;tat de veille (Malik et al.,2012). Cela peut indiquer une contribution accrue de la paroi thoracique &#224; la respiration afin de compenser la diminution de la commande inspiratoire centrale. Pendant le sommeil paradoxal, on observe une perte d'activit&#233; tonique au niveau des muscles intercostaux et du diaphragme (Tusiewicz et al.,1977 ; Bryan et Muller,1980 ; Malik et al.,2012). La compliance de la paroi thoracique augmente &#233;galement pendant cette p&#233;riode et, associ&#233;e &#224; une diminution du tonus intercostal, peut provoquer un affaissement paradoxal de la cage thoracique lors de l'inspiration (Malik et al.,2012). Enfin, le r&#233;flexe d'&#233;tirement des r&#233;cepteurs pulmonaires et le r&#233;flexe des r&#233;cepteurs d'irritation sont supprim&#233;s pendant le sommeil ; ainsi, la toux en r&#233;ponse &#224; l'apn&#233;e ne survient qu'apr&#232;s un &#233;veil (Douglas,2000). En r&#233;sum&#233;, le sommeil est une p&#233;riode o&#249; de nombreux aspects de la respiration sont inhib&#233;s, ce qui en fait une p&#233;riode particuli&#232;rement vuln&#233;rable &#224; d'autres agressions du syst&#232;me respiratoire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Influences circadiennes sur la respiration&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res &#233;tudes sur la variabilit&#233; diurne de la physiologie respiratoire des mammif&#232;res (rats adultes) ont r&#233;v&#233;l&#233; des diff&#233;rences diurnes dans la respiration ; cependant, l'effet &#233;tait limit&#233; &#224; la production de CO2 et au d&#233;bit d'air inspiratoire moyen (Peever et Stephenson,1997). Dans des conditions d'hypercapnie, la fr&#233;quence respiratoire et la ventilation semblaient &#233;galement d&#233;pendre du moment de la journ&#233;e. Malheureusement, ces &#233;tudes ne portaient que sur deux points temporels, ce qui limitait la r&#233;solution d'un rythme circadien, lequel pouvait &#234;tre masqu&#233; par des variations ultradiennes de fr&#233;quence plus &#233;lev&#233;e de la respiration (Stupfel et Pletan,1983 ; Stupfel et al.,1985).&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re preuve claire que la fonction respiratoire pr&#233;sentait des oscillations quotidiennes provient de Seifert et al. (2000). Des rats adultes ont &#233;t&#233; plac&#233;s dans des chambres barom&#233;triques de 10 L avec un contr&#244;le pr&#233;cis des flux de gaz entrant et sortant, permettant la mesure de leur physiologie respiratoire sur plusieurs jours. Des diff&#233;rences nycth&#233;m&#233;rales nettes ont &#233;t&#233; observ&#233;es au niveau de la fr&#233;quence respiratoire, du volume courant (VC) et de la ventilation (VE). Les valeurs les plus &#233;lev&#233;es ont &#233;t&#233; observ&#233;es pendant la phase nocturne, co&#239;ncidant avec une temp&#233;rature et une activit&#233; &#233;lev&#233;es. Ces r&#233;sultats ont &#233;t&#233; approfondis dans une &#233;tude ult&#233;rieure, d&#233;montrant que la consommation d'O2 (une mesure de la consommation d'oxyg&#232;ne) &#233;tait influenc&#233;e par la consommation d'oxyg&#232;ne.L'activit&#233; m&#233;tabolique), le temps inspiratoire et le temps expiratoire ont &#233;galement vari&#233; au cours de la journ&#233;e (Seifert et Mortola,2002 ;Figure 2B). Il est int&#233;ressant de noter que la prise en compte du niveau d'activit&#233; n'a pas permis d'&#233;liminer l'influence du moment de la journ&#233;e sur la ventilation (VE), le volume courant (VC), la fr&#233;quence respiratoire ou la consommation d'oxyg&#232;ne. Les auteurs concluent que la variabilit&#233; quotidienne observ&#233;e au niveau de la respiration (et plus particuli&#232;rement de la ventilation) est probablement due &#224; d'autres variables physiologiques fluctuant au cours de la journ&#233;e, telles que la temp&#233;rature et la consommation d'oxyg&#232;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
En utilisant des m&#233;thodes similaires &#224; celles de Seifert et al.,2000, une surveillance respiratoire &#224; long terme chez les primates non humains a &#233;galement &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e (Iizuka et al.,2010). Une pl&#233;thysmographie corporelle totale a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e chez 11 macaques cynomolgus m&#226;les non anesth&#233;si&#233;s et non contraints. &#192; l'instar des r&#233;sultats obtenus chez les rats adultes, plusieurs param&#232;tres respiratoires, dont la fr&#233;quence respiratoire, le volume courant (VC) et la ventilation (VE), ont vari&#233; en fonction du moment de la journ&#233;e. Cependant, les enregistrements n'ont &#233;t&#233; effectu&#233;s que toutes les heures, et il n'est pas certain que l'&#233;tat de sommeil ait &#233;t&#233; pris en compte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une variabilit&#233; diurne de plusieurs param&#232;tres respiratoires a &#233;galement &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e chez l'homme (Spengler et Shea,2000 ; Spengler et al.,2000). Dans un environnement de laboratoire rigoureusement contr&#244;l&#233;, incluant la suppression des rep&#232;res temporels externes (&#224; l'exception de l'&#233;clairage), une temp&#233;rature ambiante constante, un apport alimentaire contr&#244;l&#233; et des horaires de sommeil strictement r&#233;glement&#233;s, les variations temporelles de la temp&#233;rature rectale et du cortisol plasmatique ont &#233;t&#233; utilis&#233;es comme marqueurs circadiens endog&#232;nes. L'ETCO2, la consommation d'O2 et la production de CO2 ont toutes pr&#233;sent&#233; des oscillations au cours des 24 heures, avec des niveaux maximaux le matin. De mani&#232;re int&#233;ressante, une variabilit&#233; diurne de l'amplitude de la r&#233;ponse ventilatoire &#224; l'hypoxie (HCVR) a &#233;galement &#233;t&#233; observ&#233;e, un r&#233;sultat pr&#233;c&#233;demment d&#233;montr&#233; chez le rat adulte &#233;veill&#233; (Peever et Stephenson, 2011).1997 ;Figure 3B), ce qui sugg&#232;re que la chimiosensibilit&#233; influen&#231;ant la respiration pourrait &#233;galement &#234;tre soumise &#224; une r&#233;gulation circadienne. La sensibilit&#233; &#224; une stimulation hypoxique isocapnique pr&#233;sente certaines indications de d&#233;pendance &#224; l'heure de la journ&#233;e ; cependant, l'effet est beaucoup moins prononc&#233; (Siekierka et al.,2007).&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que les &#233;tudes d&#233;crites ci-dessus chez le rat, le singe et l'homme d&#233;montrent une variation temporelle de la physiologie respiratoire, elles n'ont pas contr&#244;l&#233; l'effet rythmique de la lumi&#232;re. Par cons&#233;quent, il est impossible de conclure si cette variabilit&#233; est due &#224; l'effet d'un signal temporel externe ou &#224; celui d'un rythme circadien endog&#232;ne. La premi&#232;re &#233;tude sur la d&#233;pendance de la physiologie respiratoire &#224; l'heure de la journ&#233;e, prenant en compte l'influence de la lumi&#232;re, a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e chez la couleuvre ray&#233;e (Hicks et Riedesel, 1997).1983). Les animaux &#233;taient maintenus soit dans un cycle lumi&#232;re-obscurit&#233; de 14 h/10 h, soit dans l'obscurit&#233; constante. Dans ces conditions, il a &#233;t&#233; constat&#233; que la variabilit&#233; diurne de la consommation d'oxyg&#232;ne, de la fr&#233;quence respiratoire, du volume courant (VC) et de la ventilation (VE) persistait m&#234;me dans l'obscurit&#233; constante, sugg&#233;rant une r&#233;gulation endog&#232;ne de ces param&#232;tres respiratoires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que cette variation de la respiration en fonction du moment de la journ&#233;e est endog&#232;ne et circadienne chez la souris, et qu'elle est m&#233;di&#233;e par le stimulateur circadien central de l'organisme, le noyau suprachiasmatique (Purnell et Buchanan,2020). Des souris C57BL/6J ont &#233;t&#233; maintenues dans des environnements &#224; cycle lumi&#232;re-obscurit&#233; de 12 h/12 &#8203;&#8203;h ou dans l'obscurit&#233; constante. Des roues d'exercice ont &#233;t&#233; utilis&#233;es pour &#233;valuer le d&#233;but de la phase active et d&#233;terminer les rythmes locomoteurs individuels en activit&#233; libre. L'&#233;tat de sommeil influen&#231;ant la respiration (comme d&#233;crit en d&#233;tail pr&#233;c&#233;demment), les mesures respiratoires ont &#233;t&#233; effectu&#233;es uniquement lorsque les animaux &#233;taient &#233;veill&#233;s. Une variabilit&#233; diurne de la fr&#233;quence respiratoire et de l'intensit&#233; ventilatoire (IV), mais pas du volume courant (VC), a &#233;t&#233; observ&#233;e. La fr&#233;quence et l'IV &#233;taient maximales pendant la phase obscure de la journ&#233;e. Ce rythme diurne s'est av&#233;r&#233; circadien, car ces deux rythmes persistaient m&#234;me lorsque les animaux &#233;taient maintenus dans l'obscurit&#233; constante. La l&#233;sion &#233;lectrolytique du noyau suprachiasmatique a &#233;limin&#233; ces rythmes respiratoires, sugg&#233;rant que la variation circadienne de la respiration est contr&#244;l&#233;e par ce noyau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que le noyau suprachiasmatique soit fr&#233;quemment consid&#233;r&#233; comme l'oscillateur circadien principal, des noyaux situ&#233;s en dehors du noyau suprachiasmatique et des tissus p&#233;riph&#233;riques peuvent contenir des horloges circadiennes autonomes (Mohawk et al.,2012). De telles horloges p&#233;riph&#233;riques ont &#233;t&#233; d&#233;crites dans les neurones du tronc c&#233;r&#233;bral et de la moelle &#233;pini&#232;re impliqu&#233;s dans la coordination et la production des signaux n&#233;cessaires au maintien d'une respiration normale. En mesurant des transcrits du g&#232;ne de l'horloge mol&#233;culaire, tels que&#8230;Clock ,Bmal1, et Per, 1/2, des chercheurs ont identifi&#233; des rythmes robustes des g&#232;nes de l'horloge mol&#233;culaire dans le noyau du tractussolitarius (Kaneko et al.,2009 ; Chrobok et al.,2020), noyau moteur phr&#233;nique (Kelly et al.,2020), et les tissus laryng&#233;s, trach&#233;aux, bronchiques et pulmonaires &#224; l'int&#233;rieur des voies respiratoires (Bando et al.,2007). Bando et al. (2007) a d&#233;montr&#233; que l'horloge p&#233;riph&#233;rique des tissus des voies respiratoires pouvait devenir arythmique suite &#224; une l&#233;sion &#233;lectrolytique du noyau suprachiasmatique. De m&#234;me, De m&#234;me, les souris knock-out pour les g&#232;nes Clock 1/Clock2, g&#233;n&#233;tiquement arythmiques, ne montraient pas de rythmicit&#233; p&#233;riph&#233;rique de l'expression des g&#232;nes d'horloge dans les tissus des voies respiratoires. &lt;br class='autobr' /&gt;
En conclusion, la phase circadienne exerce une influence importante sur la respiration, ind&#233;pendamment de l'&#233;tat de vigilance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Effets des crises d'&#233;pilepsie sur la respiration&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certains patients &#233;pileptiques pr&#233;sentent des anomalies respiratoires au repos qui peuvent s'aggraver lors d'une crise. Sainju et al. ont constat&#233; une r&#233;ponse ventilatoire hypercapnique att&#233;nu&#233;e chez un sous-groupe de patients &#233;pileptiques, les exposant &#224; un risque accru d'hypoventilation p&#233;ri-ictale (Sainju et al.,2019). Les patients atteints du syndrome de Dravet (DS) pr&#233;sentent &#233;galement une diminution de la r&#233;ponse ventilatoire au CO2 (Kim et al.,2018). Plusieurs mod&#232;les animaux d'&#233;pilepsie pr&#233;sentent une dysr&#233;gulation respiratoire, m&#234;me en l'absence de crise. Le mod&#232;le murin Kcna1-null pr&#233;sente un dysfonctionnement respiratoire progressif avec l'&#226;ge (Simeone et al.,2018). Tout comme leurs homologues humains, le mod&#232;le murin knock-in humain Scn1aR1407X/+ du syndrome de Down pr&#233;sente une r&#233;ponse ventilatoire r&#233;duite au CO&#8322;, ainsi qu'une hypoventilation et une apn&#233;e de base (Kuo et al.,2019). Une perte similaire de la r&#233;ponse ventilatoire hypercapnique a &#233;t&#233; observ&#233;e chez des animaux ayant subi une stimulation amygdalienne (Totola et al.,2019). Hajek et Buchanan (2016). &lt;br class='autobr' /&gt;
Des &#233;tudes ont montr&#233; que les souris pr&#233;sentant une variabilit&#233; accrue de leur fr&#233;quence respiratoire basale sont plus susceptibles de mourir apr&#232;s une crise d'&#233;pilepsie induite par &#233;lectrochoc maximal (MES). Ces r&#233;sultats confortent l'hypoth&#232;se selon laquelle un dysfonctionnement respiratoire intercritique pourrait servir de biomarqueur chez les personnes pr&#233;sentant un risque plus &#233;lev&#233; de mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les crises elles-m&#234;mes peuvent provoquer des alt&#233;rations profondes de la respiration, notamment la toux, l'apn&#233;e, l'hyperventilation, les spasmes bronchiques, l'augmentation de la pression vasculaire pulmonaire, le laryngospasme et l'&#339;d&#232;me pulmonaire (Bayne et Simon,1981 ; Kennedy et al.,2015 ; Nakase et al.,2016 ; Rugg-Gunn et al.,2016). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les crises semblent provoquer des degr&#233;s variables de dysr&#233;gulation respiratoire en fonction du type et de l'origine de la crise (Bateman et al.,2008 ; Blum,2009). Une dur&#233;e plus longue des crises est associ&#233;e &#224; un degr&#233; de dysfonctionnement plus important, notamment en ce qui concerne l'hypercapnie, la pression pulmonaire et l'&#339;d&#232;me pulmonaire (Bayne et Simon,1981 ; Bateman et al.,2008 ; Seyal et al.,2010 ; Kennedy et al.,2015).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'hypoventilation pendant une crise peut survenir en raison d'une obstruction des voies respiratoires ou d'une d&#233;r&#233;gulation des centres respiratoires du cerveau et entra&#238;ne g&#233;n&#233;ralement une hypercapnie et une hypox&#233;mie (Rugg-Gunn et al.,2016).Les patients atteints du syndrome de Dravet pr&#233;sentent notamment une hypoventilation p&#233;ri-ictale, qui pr&#233;c&#232;de l'apparition de la bradycardie (Kim et al.,2018). L'hypoventilation peut entra&#238;ner une insuffisance cardiaque secondaire, notamment lors de crises convulsives o&#249; la saturation en oxyg&#232;ne (SaO2) chute en dessous de 90 % (Seyal et al.,2011). L'apn&#233;e centrale est une cause possible d'hypoventilation ictale. L'apn&#233;e centrale ictale (ACI) est relativement fr&#233;quente lors des crises d'&#233;pilepsie, en particulier celles impliquant les deux h&#233;misph&#232;res c&#233;r&#233;braux (Nashef et al.,1996 ; Rugg-Gunn et al.,2016). L'ACI survient exclusivement dans l'&#233;pilepsie focale, apparaissant lors de 33 &#224; 50 % des crises focales (Lacuey et al.,2018 ; Vilella et al.,2019 ; Tio et al.,2020). L'ACI peut pr&#233;c&#233;der l'activit&#233; &#233;pileptique &#233;lectrographique ainsi que le d&#233;but clinique de la crise jusqu'&#224; 7 &#224; 10 s (Nishimura et al.,2015 ; Tio et al.,2020). Ces apn&#233;es ont tendance &#224; &#234;tre br&#232;ves et n'ont pas d'impact significatif sur la saturation en O2 (Bateman et al.,2008). Une analyse multivari&#233;e a indiqu&#233; que la propagation controlat&#233;rale de la crise et sa dur&#233;e contribuent mutuellement &#224; l'augmentation de l'ETCO2 qui suit l'ACI (Seyal et al.,2010). Plusieurs mod&#232;les animaux d'&#233;pilepsie et de SUDEP pr&#233;sentent une ACI, notammentScn1aR1407X/+chez les souris, chez lesquelles la ventilation m&#233;canique peut pr&#233;venir l'arr&#234;t respiratoire fatal induit par une crise convulsive (Kim et al.,2018). De plus, un mod&#232;le d'&#233;tat de mal &#233;pileptique induit chez le mouton pr&#233;sente une ACI et une hypoventilation chez 100 % des animaux, certains entra&#238;nant la mort (Johnston et al.,1997). L'apn&#233;e centrale post-convulsive (ACPC), en revanche, survient aussi bien dans les &#233;pilepsies focales que g&#233;n&#233;ralis&#233;es, ce qui sugg&#232;re une physiopathologie distincte de celle de l'ACI (Vilella et al.,2019). La PCCA est moins fr&#233;quente queL'ACI (cause c&#233;r&#233;brale aigu&#235;) ne survient que dans 18 % des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es. Cependant, la PCCA (cause c&#233;r&#233;brale post&#233;rieure) peut &#234;tre beaucoup plus dangereuse que l'ACI. La PCCA est associ&#233;e &#224; un temps de r&#233;cup&#233;ration plus long apr&#232;s une hypox&#233;mie et est consid&#233;r&#233;e par certains comme un biomarqueur de la SUDEP (Jin et al.,2017 ; Vilella et al.,2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crises convulsives peuvent alt&#233;rer la capacit&#233; d'une personne &#224; s'autor&#233;animer apr&#232;s une apn&#233;e centrale. L'autor&#233;animation est un ph&#233;nom&#232;ne cardiorespiratoire protecteur spontan&#233; qui favorise le r&#233;tablissement d'une respiration et d'un rythme cardiaque normaux apr&#232;s une apn&#233;e primaire en d&#233;clenchant un r&#233;flexe de suffocation (Adolph,1969 ; Guntheroth et Kawabori,1975). L'&#233;chec de l'autor&#233;animation a &#233;t&#233; document&#233; dans des cas de d&#233;c&#232;s de nourrissons qui ont finalement &#233;t&#233; class&#233;s comme syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN ; Meny et al.,1994 ; Sridhar et al.,2003). Il existe de nombreux parall&#232;les entre la mort subite du nourrisson (MSN) et la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP), notamment une autopsie normale, la position ventrale, une pr&#233;dominance nocturne, un m&#233;canisme respiratoire pr&#233;dit et des signes de dysfonctionnement du syst&#232;me s&#233;rotoninergique (Richerson et Buchanan,2011 ; Buchanan,2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apn&#233;e obstructive, ou laryngospasme, est un autre ph&#233;nom&#232;ne associ&#233; aux crises d'&#233;pilepsie qui peut entra&#238;ner la mort (Stewart,2018). Les souris DBA/2, qui pr&#233;sentent des crises audiog&#232;nes mortelles, ont un taux de mortalit&#233; significativement r&#233;duit apr&#232;s les crises suite &#224; l'implantation d'un tube en T trach&#233;al comme voie respiratoire de substitution (Irizarry et al.,2020). Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que des crises induites via l'acide ka&#239;nique chez les rats provoque une fermeture glottique partielle ou compl&#232;te et la mort subs&#233;quente (Nakase et al.,2016 ; Budde et al.,2018 ; Jefferys et al.,2019). Il a &#233;t&#233; postul&#233; que l'apn&#233;e obstructive fatale est une cons&#233;quence de spasmes bronchiques ou d'une hypotonie des muscles impliqu&#233;s dans la respiration (St&#246;llberger et Finsterer,2004). Nakase et al. ont sugg&#233;r&#233; que le laryngospasme ictal est caus&#233; par la propagation d'une crise d'&#233;pilepsie via des r&#233;gions motrices m&#233;dullaires autonomes des branches laryng&#233;es du nerf vague (Nakase et al.,2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propagation de la d&#233;polarisation (PD) pourrait &#234;tre l'un des m&#233;canismes sous-jacents &#224; l'insuffisance cardiorespiratoire dans la SUDEP. Chez les souris mutantes Cacna1a &lt;i&gt;S218L&lt;/i&gt; porteuses d'une mutation &#224; gain de fonction du canal calcique voltage-d&#233;pendant Cav2.1, une SD du tronc c&#233;r&#233;bral survient lors de toutes les crises fatales spontan&#233;es, ainsi que dans un sous-ensemble de crises non fatales (Jansen et al.,2019). De plus, la SD li&#233;e aux crises dans la moelle ventrolat&#233;rale est corr&#233;l&#233;e &#224; l'incidence de la suppression respiratoire (Jansen et al.,2019). Les crises d'&#233;pilepsie induites chimiquement chez les souris mutantes Kcna1 et Scn1a provoquent une vague de SD dans la moelle dorsale, ce qui peut temporairement r&#233;duire au silence les cellules qui serviraient &#224; r&#233;oxyg&#233;ner le cerveau apr&#232;s une crise (Aiba et Noebels,2015).Ce blocage d&#233;polarisant peut provoquer une boucle de r&#233;troaction positive dans laquelle le cerveau ne peut pas se r&#233;oxyg&#233;ner apr&#232;s une crise d'&#233;pilepsie au cours de laquelle la saturation en oxyg&#232;ne a chut&#233; de fa&#231;on spectaculaire, ce qui peut potentiellement conduire &#224; un arr&#234;t cardiorespiratoire complet (Aiba et Noebels,2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux autres m&#233;canismes potentiels sous-jacents au dysfonctionnement et &#224; l'insuffisance respiratoire ictale ont &#233;t&#233; propos&#233;s. Une hypoth&#232;se majeure est que les crises activent des projections sous-corticales inhibitrices vers les centres respiratoires du tronc c&#233;r&#233;bral (Dlouhy et al.,2015).Lacuey et al.,2017).Il a &#233;galement &#233;t&#233; constat&#233; que l'apn&#233;e centrale survient chez les patients humains lorsque les crises se propagent &#224; l'amygdale (Dlouhy et al.,2015 ; Rhone et al.,2020).De m&#234;me, la stimulation de l'amygdale ainsi que de l'hippocampe produit une apn&#233;e centrale dont les patients ne sont pas conscients (Dlouhy et al.,2015).Lacuey et al.,2017 ; Nobis et al.,2018), et ils sont capables de d&#233;clencher volontairement une inspiration lorsqu'ils y sont invit&#233;s (Dlouhy et al.,2015).Des &#233;tudes compl&#233;mentaires ont r&#233;v&#233;l&#233; que la stimulation de l'amygdale basale en particulier (y compris les noyaux basom&#233;dial et basolat&#233;ral) &#233;tait particuli&#232;rement susceptible de provoquer des apn&#233;es, tandis que la stimulation de r&#233;gions plus lat&#233;rales produisait moins d'apn&#233;es (Rhone et al.,2020).Chez les souris DBA/1, des l&#233;sions unilat&#233;rales de l'amygdale suffisaient &#224; supprimer l'arr&#234;t respiratoire induit par les crises (S-IRA) (Marincovich et al.,2021).Cela sugg&#232;re que l'apn&#233;e est due &#224; la perte de la commande ventilatoire involontaire plut&#244;t qu'&#224; un probl&#232;me au niveau des voies motrices respiratoires ou de la musculature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'implication des dysfonctionnements respiratoires et cardiaques dans la SUDEP, des donn&#233;es r&#233;centes sugg&#232;rent que l'insuffisance respiratoire pr&#233;c&#232;de l'insuffisance cardiaque lors des d&#233;c&#232;s induits par une crise d'&#233;pilepsie. En 2013, une &#233;tude multicentrique sur la mortalit&#233; dans les unit&#233;s de surveillance (MORTEMUS) portant sur les cas de SUDEP dans ces unit&#233;s a r&#233;v&#233;l&#233; que tous les cas enregistr&#233;s pr&#233;sentaient un arr&#234;t respiratoire terminal avant l'asystolie terminale (Ryvlin et al.,2013). &lt;br class='autobr' /&gt;
Des r&#233;sultats similaires ont &#233;t&#233; obtenus dans le mod&#232;le de souris Kcna1-nul (Dhaibar et al.,2019) et dans un mod&#232;le MES (Buchanan et al.,2014).Un autre indicateur du r&#244;le crucial de l'insuffisance respiratoire dans la SUDEP est que la ventilation m&#233;canique, si elle est administr&#233;e imm&#233;diatement, peut r&#233;duire consid&#233;rablement la mortalit&#233; chez les patients humains et dans les mod&#232;les animaux (Tupal et Faingold,2006 ; Ryvlin et al.,2013 ; Buchanan et al.,2014). De m&#234;me, l'oxyg&#233;nation avant l'induction de la crise peut pr&#233;venir les crises audiog&#232;nes fatales chez plusieurs souches de souris audiog&#232;nes, sans incidence sur la fr&#233;quence ou la gravit&#233; des crises (Venit et al.,2004).En r&#233;sum&#233;, les crises d'&#233;pilepsie provoquent des alt&#233;rations profondes de la respiration qui peuvent contribuer directement &#224; la mort induite par les crises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Effets des crises d'&#233;pilepsie sur le sommeil et le rythme circadien, et leur impact sur la respiration&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Environ 10 &#224; 15 % des patients &#233;pileptiques pr&#233;sentent des crises uniquement ou principalement pendant le sommeil (Grigg-Damberger et Foldvary-Schaefer,2021).Les crises survenant pendant le sommeil ont tendance &#224; &#234;tre plus longues et sont plus susceptibles d'&#233;voluer en crises tonico-cloniques focales et bilat&#233;rales (Bazil et Walczak,1997).Comme mentionn&#233; pr&#233;c&#233;demment, les crises convulsives plus longues sont associ&#233;es &#224; un degr&#233; accru de dysfonctionnement respiratoire (Bayne et Simon,1981 ; Bateman et al.,2008 ; Seyal et al.,2010 ; Kennedy et al.,2015).Les crises survenant pendant le sommeil sont &#233;galement plus susceptibles d'&#234;tre associ&#233;es &#224; la pr&#233;sence d'une suppression g&#233;n&#233;ralis&#233;e post-critique de l'EEG (PGES) et &#224; une d&#233;saturation en oxyg&#232;ne plus importante (Latreille et al.,2017). Une &#233;tude clinique men&#233;e aupr&#232;s de 20 patients &#233;pileptiques a r&#233;v&#233;l&#233; que 44 % des crises nocturnes sont associ&#233;es &#224; une ACI, et bien que la diff&#233;rence n'ait pas atteint le seuil de signification statistique, une plus petite proportion de crises survenant &#224; l'&#233;veil &#233;tait accompagn&#233;e d'ACI (28 % ; Latreille et al.,2017).Les crises d'&#233;pilepsie induites par MES chez la souris pendant le sommeil NREM sont &#233;galement associ&#233;es &#224; un dysfonctionnement respiratoire plus important que celles induites pendant l'&#233;veil (Hajek et Buchanan,2016).En tenant compte du moment de la journ&#233;e, les crises d'&#233;pilepsie induites par stimulation &#233;lectrique m&#233;senchymateuse (MES) pendant la journ&#233;e, phase d'inactivit&#233; du rongeur, ont entra&#238;n&#233; une suppression respiratoire et &#233;lectroenc&#233;phalographique post-critique plus importante que celles induites pendant la nuit. Cet effet &#233;tait encore plus marqu&#233; lorsque les crises &#233;taient induites pendant le sommeil paradoxal (NREM) (Purnell et al.,2017). Lorsque des souris DBA/1, mod&#232;le de crises audiog&#232;nes, ont &#233;t&#233; expos&#233;es &#224; un stimulus audiog&#232;ne pendant la journ&#233;e, les crises qui en ont r&#233;sult&#233; ont entra&#238;n&#233; la mort dans 21,7 % des essais. &#192; l'inverse, les crises induites pendant la nuit ont entra&#238;n&#233; la mort par crise dans 46,7 % des essais (Purnell et al.,2021b ;Figure 4A. &lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#234;me &#233;tude a utilis&#233; des souris vivant dans l'obscurit&#233; constante pour &#233;valuer l'influence du rythme circadien sur la mort induite par les crises d'&#233;pilepsie dans le mod&#232;le murin MES. Ils ont constat&#233; que pendant la nuit subjective, il y avait une diminution de la ventilation post-critique et une augmentation de la probabilit&#233; de mort induite par les crises d'&#233;pilepsie sans alt&#233;rer la gravit&#233; des crises (Purnell et al.,2021b ;Figure 4B). Les souris Kv1.1 knockout (KO) et SCN1A &lt;i&gt;R1407X/+&lt;/i&gt;, qui pr&#233;sentent une dysr&#233;gulation respiratoire progressive (Kim et al.,2018 ; Kuo et al.,2019 ; Iyer et al.,2020), subissent &#233;galement plus fr&#233;quemment des d&#233;c&#232;s par crise d'&#233;pilepsie pendant la nuit (Figures 4C,D).&lt;br class='autobr' /&gt;
Figure 4&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_253 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://abc-epilepsie.fr/IMG/png/fig_4.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L500xH391/fig_4-cbea0.png?1779286013' width='500' height='391' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme les humains dorment g&#233;n&#233;ralement la nuit, les crises nocturnes passent souvent inaper&#231;ues (Lamberts et al.,2012 ; Zhuo et coll.,2012 ; Rugg-Gunn et al.,2016 ; Purnell et al.,2018). Lamberts et al. (2012) ont rapport&#233; que 86 % des cas de SUDEP surviennent sans t&#233;moin. On suppose que le fait d'&#234;tre seul lors d'une crise nocturne peut comporter un risque encore plus important que la gravit&#233; du dysfonctionnement respiratoire li&#233; au sommeil ou la dur&#233;e de la PGES (Peng et al.,2017 ; Sveinsson et al.,2020). La pr&#233;sence d'une personne capable d'intervenir et d'administrer des mesures de r&#233;animation vitales peut faire la diff&#233;rence entre un cas de SUDEP imminent et un SUDEP av&#233;r&#233; (Nashef et al.,1998 ; Langan et al.,2005 ; Lamberts et al.,2012). L'augmentation de la surveillance nocturne par l'utilisation de dispositifs de surveillance, de contr&#244;les r&#233;guliers ou la pr&#233;sence d'une autre personne dormant dans la m&#234;me pi&#232;ce est associ&#233;e &#224; une diminution du risque de SUDEP (Langan et al.,2005 ; Ryvlin et al.,2006 ; Harden et al.,2017La majorit&#233; des victimes de SUDEP sont retrouv&#233;es allong&#233;es sur le ventre dans ou pr&#232;s d'un lit (Opeskin et Berkovic,2003 ; Sowers et al.,2013 ; Ali et al.,2017 ; Sveinsson et al.,2018). De nombreuses crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es sont suivies d'une p&#233;riode de PGES o&#249; le patient est plus susceptible d'&#234;tre immobile, inconscient et de n&#233;cessiter des mesures de r&#233;animation (Semmelroch et al.,2012 ; Kuo et al.,2016). Si un patient ne r&#233;agit pas apr&#232;s une crise convulsive qui le met en d&#233;cubitus ventral, son nez et sa bouche peuvent &#234;tre obstru&#233;s par la literie. Ceci peut entra&#238;ner une occlusion des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures ou une asphyxie par contact avec la surface sur laquelle le patient est positionn&#233;. En dehors d'une occlusion totale des voies a&#233;riennes, le fait de terminer une crise convulsive en position ventrale sur la literie peut alt&#233;rer la respiration post-critique en augmentant la r&#233;sistance inspiratoire et en provoquant la r&#233;inhalation d'air emprisonn&#233; (Kemp et al.,1994 ; Tao et al.,2010,2015 ; Rugg-Gunn et al.,2016). Cela provoquerait une augmentation aigu&#235; du CO2 dans le sang, pouvant entra&#238;ner une acidose s&#233;v&#232;re, ce qui potentialiserait l'immobilit&#233; post-critique et prolongerait davantage le dysfonctionnement respiratoire jusqu'&#224; l'apparition d'une apn&#233;e terminale et d'une asystolie (Peng et al.,2017 ; Purnell et al.,2018).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;G&#232;nes d'horloge&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien que les crises d'&#233;pilepsie soient souvent consid&#233;r&#233;es comme un ph&#233;nom&#232;ne impr&#233;visible, les patients pr&#233;sentent souvent un rythme circadien d'apparition des crises. Une &#233;tude r&#233;cente men&#233;e aupr&#232;s de patients porteurs de neuro-stimulateurs r&#233;actifs a montr&#233; que pr&#232;s de 90 % des patients atteints d'&#233;pilepsie focale pr&#233;sentaient un rythme circadien d'apparition des crises (Leguia et al.,2021).Il est int&#233;ressant de noter que le risque circadien de d&#233;clenchement des crises d'&#233;pilepsie pourrait &#234;tre regroup&#233; en cinq moments g&#233;n&#233;raux de la journ&#233;e, les crises &#233;tant plus susceptibles de survenir le matin, en milieu d'apr&#232;s-midi, le soir, en d&#233;but de nuit ou tard dans la nuit.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'influence circadienne sur les crises d'&#233;pilepsie pourrait &#234;tre due en partie &#224; la relation bidirectionnelle entre l'&#233;pilepsie et les g&#232;nes de l'horloge biologique. Les alt&#233;rations des m&#233;canismes de l'horloge biologique augmentent la susceptibilit&#233; &#224; l'&#233;pilepsie, tandis que les crises peuvent perturber l'horloge interne (Re et al.,2020).Un courant nettement plus &#233;lev&#233; est n&#233;cessaire pour induire des crises d'&#233;pilepsie maximales et g&#233;n&#233;ralis&#233;es chez les souris de type sauvage (TS) pendant la phase obscure de leur cycle diurne, comparativement &#224; la phase lumineuse. Ce rythme est aboli chez les souris Bmal1 KO, qui pr&#233;sentent &#233;galement des seuils &#233;pileptog&#232;nes significativement plus bas en permanence par rapport &#224; leurs homologues TS (Gerstner et al.,2014).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'inactivation conditionnelle de Bmal1 dans les neurones du gyrus dent&#233; a augment&#233; la susceptibilit&#233; aux crises induites par la pilocarpine chez la souris (Wu et al.,2021).L'expression de BMAL1 dans l'hippocampe diminue au fil du temps chez les rats trait&#233;s &#224; la pilocarpine lorsqu'ils commencent &#224; d&#233;velopper des crises spontan&#233;es, ce qui sugg&#232;re que BMAL1 joue &#233;galement un r&#244;le dans l'&#233;pileptogen&#232;se (Matos et al.,2018). Il a &#233;t&#233; constat&#233; que les niveaux de la prot&#233;ine BMAL1 &#233;taient diminu&#233;s dans le gyrus dent&#233; et la r&#233;gion CA1 des souris atteintes d'&#233;pilepsie du lobe temporal (Wu et al.,2021). Les mutations du r&#233;cepteur orphelin alpha apparent&#233; &#224; RAR (RORAg&#232;ne, qui code pour un activateur de la transcription Bmal1l, ont &#233;t&#233; li&#233;es &#224; un trouble du d&#233;veloppement intellectuel avec ou sans &#233;pilepsie ou ataxie c&#233;r&#233;belleuse (IDDECA) (Guissart et al.,2018). &lt;br class='autobr' /&gt;
La suppression du g&#232;ne Horloge dans les neurones pyramidaux corticaux chez la souris entra&#238;ne des d&#233;charges &#233;pileptiformes dans les neurones excitateurs ainsi qu'une diminution du seuil &#233;pileptog&#232;ne (Li et al.,2017). L'analyse par PCR quantitative en temps r&#233;el (qPCR) a r&#233;v&#233;l&#233; une perte de l'expression rythmique de CLOCK et une diminution des niveaux de son transcrit dans un mod&#232;le de rat post-&#233;tat de mal &#233;pileptique (Santos et al.,2015).L'ARN Horloge et les prot&#233;ines sont &#233;galement sous-r&#233;gul&#233;s dans les tissus c&#233;r&#233;braux r&#233;s&#233;qu&#233;s chez les patients atteints d'&#233;pilepsie du lobe temporal (Li et al.,2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre g&#232;ne d'horloge oscillante,Per1, est r&#233;gul&#233;e &#224; la hausse dans l'hippocampe &#224; la suite de crises induites &#233;lectriquement et par l'acide ka&#239;nique chez la souris (Eun et al.,2011).Une &#233;tude a mis en &#233;vidence une alt&#233;ration de l'expression rythmique de PER1, PER2 et PER3 dans un mod&#232;le de rat de crises induites par la pilocarpine (Santos et al.,2015).Cependant, une &#233;tude ult&#233;rieure a r&#233;v&#233;l&#233; une augmentation de l'expression de PER1 et une diminution de l'expression de PER2 avant le d&#233;veloppement de crises spontan&#233;es, tandis que l'expression de PER3 restait inchang&#233;e (Matos et al.,2018).&lt;br class='autobr' /&gt;
En conclusion, le sommeil et la phase circadienne ont des effets directs sur la respiration p&#233;ri-ictale et potentiellement sur le d&#233;veloppement de l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Troubles du sommeil, troubles respiratoires du sommeil (TRS) et &#233;pilepsie&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Privation de sommeil/troubles du sommeil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre les crises nocturnes, les patients &#233;pileptiques pr&#233;sentent &#233;galement une pr&#233;valence plus &#233;lev&#233;e de troubles du sommeil que les individus sains (Vaughn et D'cruz,2004). De nombreuses &#233;tudes men&#233;es au cours des 30 derni&#232;res ann&#233;es ont montr&#233; &#224; maintes reprises que les adultes &#233;pileptiques ont 2 &#224; 3 fois plus de risques de souffrir de troubles du sommeil/&#233;veil que la population g&#233;n&#233;rale (Grigg-Damberger et Foldvary-Schaefer, 2021). Les patients atteints d'&#233;pilepsie du lobe temporal pr&#233;sentent une efficacit&#233; du sommeil r&#233;duite et davantage d'&#233;veils que ceux atteints d'&#233;pilepsie du lobe frontal (Crespel et al.,2000). De plus, la stimulation de l'amygdale diminue le sommeil paradoxal chez les animaux de laboratoire, et la privation s&#233;lective de sommeil paradoxal acc&#233;l&#232;re le processus de stimulation (Cohen et Dement,1970 ; Tanaka et Naquet,1975). La souris Scn1aR1407X/+ pr&#233;sente des anomalies dans la r&#233;gulation du sommeil circadien, notamment un rythme fragment&#233; du sommeil NREM et une p&#233;riode circadienne de sommeil allong&#233;e (Sanchez et al.,2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privation de sommeil caus&#233;e par des troubles du sommeil ou des crises nocturnes fr&#233;quentes peut entra&#238;ner une privation de sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
La privation de sommeil elle-m&#234;me peut induire des crises et des pointes interictales (Mattson et al.,1965 ; Pratt et al.,1968 ; Malow et al.,2000b ; Konduru et al.,2021).Chez les chats ayant subi une stimulation de l'amygdale, une privation aigu&#235; de sommeil r&#233;duit le seuil de crise et de d&#233;charge post-crise (Shouse et Sterman,1982).&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, une privation de sommeil plus prolong&#233;e augmente leur susceptibilit&#233; aux crises d'&#233;pilepsie induites par stimulation &#233;lectrique et par la p&#233;nicilline, quel que soit l'&#233;tat de sommeil (Shouse,1988).&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, lorsqu'on a administr&#233; &#224; des rats sensibilis&#233;s une micro-injection d'un agoniste cholinergique dans la formation r&#233;ticulaire pontique pour am&#233;liorer le sommeil paradoxal, on a observ&#233; une augmentation significative du seuil de courant n&#233;cessaire pour d&#233;clencher des d&#233;charges post-potentielles dans l'amygdale (Kumar et al.,2007).Des &#233;tudes sur la privation de sommeil chez des individus sains ont montr&#233; une hypertension et une augmentation de l'activit&#233; du syst&#232;me nerveux sympathique apr&#232;s des nuits o&#249; le sommeil &#233;tait inf&#233;rieur &#224; 5 h (Lusardi et al.,1996 ; Tochikubo et al.,1996 ; Gangwisch et al.,2006).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, le manque de sommeil peut non seulement aggraver les crises elles-m&#234;mes, mais aussi rendre les patients plus vuln&#233;rables aux atteintes du syst&#232;me nerveux autonome induites par les crises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TRS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; 9 &#224; 11 % des patients adultes atteints d'&#233;pilepsie pr&#233;sentent un syndrome d'apn&#233;e du sommeil ((Vendrame et al.,2014 ; Popkirov et al.,2019).Ce chiffre atteint 40 % chez les enfants &#233;pileptiques (Kaleyias et al.,2008).Une &#233;tude de cas r&#233;cente a mis en lumi&#232;re le cas d'un patient de sexe masculin pr&#233;sentant des ant&#233;c&#233;dents de crises tonico-cloniques g&#233;n&#233;ralis&#233;es secondaires et une respiration nocturne paroxystique. Ce patient a connu des &#233;pisodes d'arr&#234;t respiratoire associ&#233;s &#224; un bruit expiratoire atypique, principalement pendant le sommeil paradoxal ou lors de la transition entre le sommeil paradoxal et le sommeil lent, malgr&#233; une absence de crises pendant un an (K&#252;nstler et al.,2022).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) est une forme relativement courante de troubles respiratoires du sommeil, dans laquelle les voies a&#233;riennes sup&#233;rieures s'affaissent, emp&#234;chant la ventilation. L'apn&#233;e qui en r&#233;sulte provoque une r&#233;ponse d'&#233;veil qui permet un repositionnement et la reprise des &#233;changes gazeux (Butler et al.,2015).La pr&#233;valence exacte de l'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) chez les personnes &#233;pileptiques ne fait pas encore l'objet d'un consensus. &lt;br class='autobr' /&gt;
Popkirov et al. estiment que 7 % des patients &#233;pileptiques pr&#233;sentent une AOS l&#233;g&#232;re &#224; mod&#233;r&#233;e (Popkirov et al.,2019).Une &#233;tude polysomnographique distincte postule qu'un tiers des patients atteints d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante et candidats &#224; une chirurgie de l'&#233;pilepsie souffrent &#233;galement d'apn&#233;e obstructive du sommeil (Malow et al.,2000b). Ce r&#233;sultat est &#233;galement plus proche d'une estimation issue d'une m&#233;ta-analyse de 2017, qui a d&#233;termin&#233; que la pr&#233;valence de l'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) l&#233;g&#232;re &#224; s&#233;v&#232;re chez les patients &#233;pileptiques &#233;tait de 33,4 %, soit 2,4 fois plus &#233;lev&#233;e que chez les sujets t&#233;moins sains (Lin et al.,2017).Cette m&#234;me m&#233;ta-analyse a r&#233;v&#233;l&#233; que la pr&#233;valence de l'apn&#233;e obstructive du sommeil chez les patients atteints d'&#233;pilepsie r&#233;fractaire n'&#233;tait pas sup&#233;rieure &#224; la pr&#233;valence globale de l'apn&#233;e obstructive du sommeil chez les patients &#233;pileptiques (Lin et al.,2017).Les patients atteints d'&#233;pilepsie g&#233;n&#233;ralis&#233;e pr&#233;sentent une apn&#233;e obstructive du sommeil plus s&#233;v&#232;re que ceux atteints d'&#233;pilepsie focale. Les deux populations ont rapport&#233; des degr&#233;s similaires de somnolence diurne anormale.Des degr&#233;s similaires de somnolence diurne anormale ont &#233;t&#233; rapport&#233;s dans les deux populations. Un &#226;ge plus avanc&#233;, un indice de masse corporelle (IMC) plus &#233;lev&#233; et des ant&#233;c&#233;dents d'hypertension sont &#233;galement associ&#233;s &#224; une apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) plus s&#233;v&#232;re (Scharf et al.,2020).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'incidence de l'apn&#233;e obstructive du sommeil chez les personnes non &#233;pileptiques est plus &#233;lev&#233;e chez les hommes que chez les femmes (4 % chez les hommes, 2 % chez les femmes) (Block et al.,1979 ; Young et al.,1993). Les hommes sont &#233;galement beaucoup plus susceptibles de pr&#233;senter une d&#233;saturation en O2 pendant l'apn&#233;e que les femmes (Block et al.,1979). Chez les patients &#233;pileptiques, les hommes sont environ trois fois plus susceptibles de souffrir d'apn&#233;e obstructive du sommeil que les femmes (Lin et al.,2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dur&#233;e des apn&#233;es obstructives tend &#224; augmenter au cours d'une nuit de sommeil (Montserrat et al.,1996 ; Butler et al.,2015). Il est sugg&#233;r&#233; que cela est d&#251; &#224; un att&#233;nuation de la r&#233;ponse d'&#233;veil au CO2 au cours de la nuit, entra&#238;nant des p&#233;riodes d'hypercapnie plus longues avant l'&#233;veil (Montserrat et al.,1996). Il est possible que cette augmentation de l'apn&#233;e obstructive du sommeil chez les patients &#233;pileptiques soit due &#224; une diminution intrins&#232;que de la chimiosensibilit&#233; dans le cerveau &#233;pileptique. Les adolescents ob&#232;ses atteints d'apn&#233;e obstructive du sommeil pr&#233;sentent une augmentation de la r&#233;ponse chimio-sensible &#224; l'hypoxie (HCVR) &#224; l'&#233;tat d'&#233;veil et une diminution de cette HCVR pendant le sommeil (Yuan et al.,2012).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe &#233;galement des composantes circadiennes endog&#232;nes contribuant &#224; la prolongation des &#233;v&#233;nements respiratoires nocturnes. Aux phases circadiennes correspondant au d&#233;but de la matin&#233;e, la dur&#233;e des apn&#233;es et des hypopn&#233;es est g&#233;n&#233;ralement plus longue, mais l'indice d'apn&#233;e-hypopn&#233;e (IAH), qui mesure la gravit&#233; du syndrome d'apn&#233;es obstructives du sommeil (SAOS), est faible. &lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, en fin d'apr&#232;s-midi et en d&#233;but de soir&#233;e, la dur&#233;e des &#233;v&#233;nements est courte et l'IAH est &#233;lev&#233;. Les &#233;v&#233;nements survenant pendant le sommeil paradoxal ont &#233;galement tendance &#224; &#234;tre 14 % plus longs que ceux survenant apr&#232;s le sommeil lent (Butler et al.,2015).&lt;br class='autobr' /&gt;
La comorbidit&#233; de l'&#233;pilepsie et de l'apn&#233;e obstructive du sommeil peut augmenter l'incidence des arythmies et accro&#238;tre le risque de mort subite cardiaque chez le patient (Gami et Somers,2008 ; Gami et al.,2013). Les patients atteints d'apn&#233;e obstructive du sommeil subissent une perturbation du syst&#232;me nerveux autonome pendant le sommeil (Adlakha et Shepard,1998), qui peut &#234;tre davantage d&#233;s&#233;quilibr&#233; par les crises. Bien qu'aucune corr&#233;lation directe entre l'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) et la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) n'ait &#233;t&#233; identifi&#233;e, des scores SUDEP-7 r&#233;vis&#233;s plus &#233;lev&#233;s [pr&#233;sence de crises au cours des 12 derniers mois, en particulier de crises tonico-cloniques g&#233;n&#233;ralis&#233;es (CTCG), dur&#233;e plus longue de l'&#233;pilepsie, nombre accru de sympt&#244;mes aigus et QI plus faible/troubles cognitifs plus importants] sont associ&#233;s &#224; une SUDEP probable (Phabphal et al.,2021).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) diminue la dur&#233;e du sommeil nocturne, ce qui peut entra&#238;ner une privation de sommeil suppl&#233;mentaire. Cette privation de sommeil est particuli&#232;rement dangereuse pour les personnes &#233;pileptiques car elle peut avoir un effet &#233;pileptog&#232;ne (Nobili et al.,2011 ; Popkirov et al.,2019).Il s'ensuit que lorsque les patients &#233;pileptiques atteints d'apn&#233;e obstructive du sommeil &#233;taient trait&#233;s par pression positive continue (PPC), ils pr&#233;sentaient un meilleur contr&#244;le des crises que leurs pairs non trait&#233;s (Lin et al.,2017).&lt;br class='autobr' /&gt;
La stimulation du nerf vague (SNV) est une technique utilis&#233;e pour traiter l'&#233;pilepsie r&#233;fractaire.via un dispositif de neuro-stimulation. Bien que ces dispositifs aient permis de r&#233;duire la fr&#233;quence et la gravit&#233; des crises, il n'existe pas de preuves concluantes indiquant que la stimulation du nerf vague (SNV) diminue le risque de mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) (Annegers et al.,1998 ; Ryvlin et al.,2018).Il existe cependant des preuves que l'activation du VNS pendant le sommeil peut induire une SAOS l&#233;g&#232;re ou aggraver une SAOS pr&#233;existante. L'activation du VNS pendant le sommeil est &#233;galement li&#233;e &#224; une diminution du VC et de la SaO2, &#224; une augmentation de la fr&#233;quence respiratoire et de l'IAH, ainsi qu'&#224; une somnolence diurne excessive (Malow et al.,2000a ; Holmes et al.,2003 ; Marzec et al.,2003 ; Zambrelli et al.,2016 ; Somboon et al.,2019 ; Kim et al.,2022).&lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;tude r&#233;cente a &#233;galement indiqu&#233; que la pente de la r&#233;ponse ventriculaire gauche (RVG) est att&#233;nu&#233;e chez les patients pr&#233;sentant une stimulation du nerf vague active (Sainju et al.,2021).Des donn&#233;es sugg&#232;rent que l'exacerbation de l'apn&#233;e obstructive du sommeil apr&#232;s la stimulation du nerf vague est due &#224; une r&#233;duction de l'espace glottique ou &#224; un manque de coordination laryngo-respiratoire (Zambrelli et al.,2016).Ceci est important car les patients atteints d'&#233;pilepsie r&#233;fractaire pr&#233;sentent un risque accru de SUDEP (mort subite inattendue en &#233;pilepsie) et sont plus susceptibles d'opter pour la stimulation du nerf vague (SNV) comme m&#233;thode de contr&#244;le des crises. En r&#233;sum&#233;, les personnes &#233;pileptiques sont plus susceptibles de souffrir de troubles du sommeil et de syndrome d'apn&#233;es du sommeil (SAS), ce qui peut influencer directement la fr&#233;quence des crises. De plus, un traitement courant de l'&#233;pilepsie r&#233;fractaire semble aggraver le SAS chez ces patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;canismes des neurotransmetteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;canismes sous-jacents aux effets du sommeil et du rythme circadien sur la respiration dans l'&#233;pilepsie. Bien que ces m&#233;canismes ne soient pas encore pleinement compris, de nombreux neurotransmetteurs et mol&#233;cules de signalisation ont &#233;t&#233; impliqu&#233;s. Par exemple, le neurotransmetteur monoaminergique s&#233;rotonine (5-HT) joue un r&#244;le important dans la r&#233;gulation du cycle veille-sommeil et la respiration (Jouvet,1999 ; Richerson,2004 ; Hodges et al.,2009 ; Ptak et al.,2009 ; Hodges et Richerson,2010 ; Depuy et al.,2011 ; Buchanan,2013 ; Iwasaki et al.,2018 ; Smith et al.,2018). Elle est &#233;galement fortement impliqu&#233;e dans la physiopathologie de l'&#233;pilepsie et de la SUDEP (Bagdy et al.,2007 ; Richerson et Buchanan,2011 ; Richerson,2013 ; Feng et Faingold,2017 ; Li et Buchanan,2019 ; Petrucci et al.,2020). Le tonus s&#233;rotoninergique est modul&#233; &#224; la fois en fonction de l'&#233;tat de sommeil et de la phase circadienne, avec un nadir pendant la nuit et le sommeil (Mcginty et Harper,1976 ; Rosenwasser et al.,1985 ; Agren et al.,1986 ; Rao et al.,1994 ; Sakai et Crochet,2001 ; Mateos et al.,2009 ; Sakai,2011 ; Purnell et al.,2018). Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que les neurones 5-HT du m&#233;senc&#233;phale et du raph&#233; m&#233;dullaire sont fortement chimiosensibles (Larnicol et al.,1994 ; Richerson,1995,2004 ; Wang et al.,1998 ; Severson et al.,2003). Il est probable que les neurones 5-HT du bulbe rachidien interviennent dans l'augmentation de la respiration en r&#233;ponse &#224; une hausse du CO2, tandis que les neurones 5-HT du m&#233;senc&#233;phale interviennent dans les r&#233;ponses non respiratoires au CO2, telles que l'&#233;veil (Richerson,2004 ; Buchanan et Richerson,2010 ; Buchanan et al.,2015 ; Kaur et al.,2020). L'activit&#233; des neurones 5-HT du raph&#233; m&#233;dullaire est nettement r&#233;duite pendant la p&#233;riode ictale et post-ictale, ce qui co&#239;ncide avec une d&#233;pression respiratoire s&#233;v&#232;re (Zhan et al.,2016). De plus, des taux s&#233;riques de 5-HT post-critiques plus faibles ont &#233;t&#233; associ&#233;s &#224; l'apn&#233;e centrale post-critique (Murugesan et al.,2019).De nombreuses &#233;tudes ont d&#233;montr&#233; qu'un pr&#233;traitement par agents s&#233;rotoninergiques avant le d&#233;clenchement d'une crise d'&#233;pilepsie peut att&#233;nuer ce dysfonctionnement respiratoire. L'incidence de l'IRA-S chez les souris DBA/2 peut &#234;tre r&#233;duite par l'administration de fluox&#233;tine, un inhibiteur s&#233;lectif de la recapture de la 5-HT (ISRS), avant l'induction de la crise (Tupal et Faingold, 2001).2019). Une d&#233;couverte similaire a &#233;t&#233; faite chez les souris DBA/1, o&#249; il a &#233;galement &#233;t&#233; constat&#233; que la fluox&#233;tine r&#233;duisait le S-IRA sans augmenter la ventilation basale ni la r&#233;ponse ventilatoire &#224; 7 % de CO2 (Zeng et al.,2015 ; Feng et Faingold,2017). D'autres agents s&#233;rotoninergiques, comme la fenfluramine, peuvent bloquer s&#233;lectivement la S-IRA sans influencer le comportement convulsif (Feng et Faingold,2017 ; Tupal et Faingold,2019).&lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre mol&#233;cule de signalisation monoaminergique li&#233;e &#224; la r&#233;gulation du sommeil/&#233;veil, &#224; la respiration et &#224; l'&#233;pilepsie est la noradr&#233;naline (NE ; Hobson et al.,1975 ; Aston-Jones et Bloom,1981 ; Foote et al.,1983Les concentrations plasmatiques de NE sont significativement plus faibles pendant le sommeil nocturne que pendant l'&#233;veil (Linsell et al.,1985). Tout comme la 5-HT, la NE pr&#233;sente &#233;galement un rythme circadien, les concentrations les plus faibles &#233;tant observ&#233;es pendant la nuit (Morgan et al.,1973 ; Agren et al.,1986 ; Cagampang et Inouye,1994). L'atomox&#233;tine, un inhibiteur de la recapture de la noradr&#233;naline (IRN), supprime l'arr&#234;t respiratoire induit par les crises apr&#232;s des crises audiog&#232;nes chez les souris DBA/1 (Zhang et al.,2017 ; Zhao et al.,2017) ainsi que les crises MES (Kruse et al.,2019). Un autre inhibiteur de la recapture de la neuraminidase (IRN), la r&#233;box&#233;tine, et l'inhibiteur double de la recapture de la 5-HT/NE (IRSN), la dulox&#233;tine, sont &#233;galement capables de supprimer l'arr&#234;t respiratoire cons&#233;cutif aux crises d'&#233;pilepsie induites par le MES (Kruse et al.,2019). Plus r&#233;cemment, des donn&#233;es ont montr&#233; que l'activation s&#233;lective du r&#233;cepteur noradr&#233;nergique &#945;2 suffit &#224; supprimer la S-IRA chez les souris DBA/1 (Zhang et al.,2021).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'orexine, un neuropeptide excitateur, est &#233;galement impliqu&#233;e dans le sommeil et l'&#233;veil et constitue une substance favorisant l'&#233;veil (Sakurai,2007 ; Bonnavion et De Lecea,2010 ; Nattie et Li,2012). L'orexine pr&#233;sente une forte variation circadienne diurne. Ce rythme a &#233;t&#233; mesur&#233; dans le liquide c&#233;phalo-rachidien (LCR) et l'hypothalamus de rats, avec une variation encore plus marqu&#233;e dans le LCR de rats plus &#226;g&#233;s (Yoshida et al.,2001 ; Desarnaud et al.,2004).Ce rythme circadien robuste est probablement d&#251; en partie aux projections denses que re&#231;oivent les neurones &#224; orexine du noyau suprachiasmatique (NSC), le principal oscillateur circadien du cerveau (Saper et al.,2005). Les neurones &#224; orexine contribuent &#233;galement &#224; la fonction respiratoire, notamment gr&#226;ce &#224; l'innervation orexinergique des noyaux s&#233;rotoninergiques et noradr&#233;nergiques (Kuwaki,2008 ; Inutsuka et Yamanaka,2013).On pense que l'orexine joue un r&#244;le proconvulsivant dans l'&#233;pilepsie, bien qu'il existe une certaine divergence concernant les effets des orexines et de leurs antagonistes sur l'activit&#233; &#233;pileptique.Kcna1Chez les souris mutantes nulles, l'antagoniste double des r&#233;cepteurs de l'orexine (DORA), l'almorexant, diminue l'incidence des crises graves, am&#233;liore la saturation en O2 et augmente la long&#233;vit&#233; globale (Roundtree et al.,2016 ; Iyer et al.,2020).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ad&#233;nosine, un neuromodulateur inhibiteur, est lib&#233;r&#233;e en grande quantit&#233; lors des crises d'&#233;pilepsie (pendantet Spencer,1992 ; Berman et al.,2000 ; Van Gompel et al.,2014). Il s'agit probablement d'un m&#233;canisme d'arr&#234;t des crises (Shen et al.,2010 ; Purnell et al.,2021a). Contrairement &#224; la 5-HT, &#224; la NE et &#224; l'orexine, l'ad&#233;nosine favorise le sommeil et diminue l'&#233;veil (Feldberg et Sherwood,1954 ; Buday et al.,1961 ; Haulic&#462; et al.,1973 ; Huber et al.,2004).Ainsi, les niveaux d'ad&#233;nosine augmentent pendant l'&#233;veil et diminuent pendant le sommeil (Porkka-Heiskanen et al.,2000 ; Bjorness et Greene,2009). L'ad&#233;nosine a un effet inhibiteur sur la respiration, provoquant principalement une r&#233;duction de la fr&#233;quence et du volume courant (Eldridge et al.,1984 ; Lagercrantz et al.,1984 ; Wessberg et al.,1984).L'accumulation et l'&#233;limination de l'ad&#233;nosine sont r&#233;gul&#233;es de mani&#232;re circadienne (Corn&#233;lissen et al.,1985 ; Chagoya De S&#225;nchez et al.,1993 ; Huston et al.,1996). L'hypoth&#232;se de l'ad&#233;nosine dans la SUDEP a &#233;t&#233; propos&#233;e pour la premi&#232;re fois en 2010, lorsque Shen et al. ont constat&#233; qu'une augmentation du tonus d'ad&#233;nosine dans un mod&#232;le d'&#233;pilepsie &#224; l'acide ka&#239;nique supprimait l'activit&#233; &#233;pileptique, mais provoquait paradoxalement la mort lorsque des crises survenaient (Shen et al.,2010). Cette hypoth&#232;se postule qu'une forte lib&#233;ration d'ad&#233;nosine survient lors d'une crise d'&#233;pilepsie, constituant un m&#233;canisme d'arr&#234;t. Cependant, cette augmentation importante d'ad&#233;nosine extracellulaire peut entra&#238;ner une d&#233;pression respiratoire pouvant conduire &#224; une insuffisance respiratoire terminale (Shen et al.,2010 ; Purnell et al.,2021a).&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette liste des principales mol&#233;cules de signalisation impliqu&#233;es dans la fonction respiratoire et la SUDEP est loin d'&#234;tre exhaustive. Toutefois, ces neuro-modulateurs pr&#233;sentent un int&#233;r&#234;t particulier dans le domaine de la SUDEP, et leur r&#244;le complexe dans la r&#233;gulation du cycle veille-sommeil, la respiration et les crises d'&#233;pilepsie en fait d'excellents candidats pour une intervention th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Conclusions&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) est un ph&#233;nom&#232;ne complexe et d&#233;vastateur, dont les m&#233;canismes sous-jacents commencent &#224; peine &#224; &#234;tre &#233;lucid&#233;s. Le moment de la journ&#233;e et l'&#233;tat de sommeil pendant lesquels surviennent les crises sont incontestablement des facteurs de risque suppl&#233;mentaires pour les patients &#233;pileptiques. Bien que nuit et sommeil soient souvent li&#233;s, il est crucial de reconna&#238;tre qu'ils ne sont pas synonymes et qu'ils pr&#233;sentent chacun leurs propres facteurs de risque, issus de m&#233;canismes communs et distincts. L'insuffisance respiratoire est un facteur d&#233;clenchant majeur de la mort subite induite par une crise. Les neurones monoaminergiques, notamment la s&#233;rotonine (5-HT), la noradr&#233;naline (NE) et l'orexine, jouent un r&#244;le crucial dans la fonction respiratoire et ont des propri&#233;t&#233;s protectrices contre les crises. Leur concentration diminue pendant la nuit et encore davantage pendant le sommeil. Ceci pourrait expliquer pourquoi les crises survenant au r&#233;veil ont tendance &#224; &#234;tre plus longues et &#224; provoquer une insuffisance respiratoire plus s&#233;v&#232;re. D'autres mol&#233;cules de signalisation, comme l'ad&#233;nosine, pourraient jouer un r&#244;le encore plus complexe dans la physiopathologie de la SUDEP, contribuant &#224; l'insuffisance respiratoire lors de l'arr&#234;t des crises. De nombreuses victimes de SUDEP sont retrouv&#233;es en position ventrale dans leur lit, ce qui sugg&#232;re que la d&#233;tresse respiratoire a &#233;t&#233; amplifi&#233;e par une obstruction des voies a&#233;riennes. Comme les patients sont plus souvent seuls la nuit, les chances de succ&#232;s d'une intervention sont faibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, bien que le sommeil et la nuit semblent pr&#233;senter un risque propre de SUDEP, leur concomitance contribue fortement &#224; la conjonction de facteurs qui conduit finalement &#224; la mort subite induite par une crise d'&#233;pilepsie. N&#233;anmoins, nous esp&#233;rons que cette analyse permettra de comprendre que l'&#233;tat de sommeil et le moment de la journ&#233;e sont des facteurs &#224; consid&#233;rer ind&#233;pendamment lors de l'&#233;laboration de strat&#233;gies pr&#233;ventives visant &#224; att&#233;nuer la gravit&#233; des troubles respiratoires provoqu&#233;s par les crises d'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
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Zhuo, L., Zhang, Y., Zielke, H. R., Levine, B., Zhang, X., Chang, L., et al. (2012). Sudden unexpected death in epilepsy : evaluation of forensic autopsy cases. Forensic Sci. Int. 223, 171&#8211;175. doi : 10.1016/j.forsciint.2012.08.02&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Financement&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce travail publi&#233; a &#233;t&#233; soutenu par les subventions F31NS125955 (&#224; KJ), R01NS095842 (&#224; GB) des National Institutes of Health/National Institute of Neurological Disorders and Stroke, la chaire Beth L. Tross d'&#233;pilepsie du Carver College of Medicine de l'Universit&#233; de l'Iowa (&#224; GB) et la subvention T32GM0073367 (&#224; BK) des National Institutes of Health/National Institute of General Medicine Sciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;clarations&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Contributions des auteurs&lt;br class='autobr' /&gt;
KJ et BK ont r&#233;dig&#233; la premi&#232;re version du document. Le manuscrit final a &#233;t&#233; r&#233;vis&#233; et approuv&#233; par KJ, BK et GB. Tous les auteurs ont contribu&#233; &#224; l'article et approuv&#233; la version soumise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conflit d'int&#233;r&#234;ts&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les auteurs d&#233;clarent que la recherche a &#233;t&#233; men&#233;e en l'absence de toute relation commerciale ou financi&#232;re pouvant &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme un conflit d'int&#233;r&#234;ts potentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note de l'&#233;diteur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les opinions exprim&#233;es dans cet article n'engagent que leurs auteurs et ne refl&#232;tent pas n&#233;cessairement celles de leurs organisations affili&#233;es, ni celles de l'&#233;diteur, des r&#233;dacteurs ou des relecteurs. L'&#233;diteur n'offre aucune garantie ni n'approuve aucun produit &#233;valu&#233; dans cet article, ni aucune all&#233;gation formul&#233;e par son fabricant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Physiopathologie de la SUDEP : o&#249; en sommes-nous dans notre compr&#233;hension </title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Physiopathologie-de-la-SUDEP-ou-en-sommes-nous-dans-notre-comprehension</link>
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		<dc:date>2026-05-17T20:25:23Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Synth&#232;se sur les m&#233;canismes probables en cause dans la mort subite en &#233;pilepsie et les hypoth&#232;ses de recherche&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mecanismes-et-Causes-de-la-mort-subite-en-epilepsie" rel="directory"&gt;Causes et M&#233;canismes de la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0035378725004916&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0035378725004916&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteurs : &lt;br class='autobr' /&gt;
E. Boglietti (a), D. Haddad(a), L. Bezin (a), S. Rheims (a, b)&lt;br class='autobr' /&gt;
a. Centre de recherche en neurosciences de Lyon, INSERM U1028/CNRS UMR 5292, Lyon, France&lt;br class='autobr' /&gt;
b. Service de neurologie fonctionnelle et d'&#233;pileptologie, Hospices Civils de Lyon et Universit&#233; de Lyon, Lyon, France&lt;br class='autobr' /&gt;
version d&#233;finitive le 9 mai 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt; La mort subite et inattendue chez les patients &#233;pileptiques (SUDEP) est la principale cause de d&#233;c&#232;s chez les patients souffrant d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante. De nombreuses &#233;tudes ont &#233;t&#233; men&#233;es chez des patients et sur des mod&#232;les animaux afin d'examiner la cascade d'&#233;v&#233;nements initiaux qui entra&#238;nent directement le d&#233;c&#232;s, ainsi que les facteurs contribuant au risque &#224; long terme de SUDEP. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette revue vise &#224; discuter des principales hypoth&#232;ses physiopathologiques actuellement envisag&#233;es dans les mod&#232;les cliniques et pr&#233;cliniques de SUDEP. Les &#233;tudes ont mis en &#233;vidence que la SUDEP est g&#233;n&#233;ralement d&#233;clench&#233;e par une crise, l'apn&#233;e centrale fatale &#233;tant la principale cause de d&#233;c&#232;s. Les r&#233;sultats sugg&#232;rent &#233;galement que des troubles chroniques de la r&#233;gulation respiratoire peuvent contribuer au risque de SUDEP, un dysfonctionnement de la s&#233;rotonine jouant un r&#244;le cl&#233; dans les anomalies respiratoires associ&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces connaissances sur la physiopathologie de la SUDEP contribuent &#224; une meilleure &#233;valuation du risque, bien que des lacunes subsistent dans la compr&#233;hension des m&#233;canismes pr&#233;cis reliant la SUDEP et le dysfonctionnement respiratoire p&#233;ri-ictal transitoire.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;1. Introduction&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patients souffrant d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante pr&#233;sentent un risque de mortalit&#233; pr&#233;matur&#233;e plus &#233;lev&#233; que la population g&#233;n&#233;rale, avec un taux de mort subite 27 fois sup&#233;rieur [1]. Parmi toutes les causes de d&#233;c&#232;s, la plus fr&#233;quente est la mort subite et inattendue chez les patients &#233;pileptiques (SUDEP), repr&#233;sentant environ 50 % des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie [2]. La SUDEP est d&#233;finie comme un d&#233;c&#232;s soudain, inattendu, constat&#233; ou non, non traumatique et non par noyade, chez un patient &#233;pileptique, avec ou sans crise d'&#233;pilepsie et &#224; l'exclusion d'un &#233;tat de mal &#233;pileptique document&#233;, pour lequel l'examen post-mortem ne r&#233;v&#232;le aucune cause toxicologique ou anatomique du d&#233;c&#232;s [3].&lt;br class='autobr' /&gt;
L'incidence de la SUDEP varie consid&#233;rablement selon les populations &#233;tudi&#233;es. Ainsi, l'incidence de la SUDEP dans l'ensemble de la population de patients adultes &#233;pileptiques est de 0,12 % [IC 95 % : 0,06 ; 0,23] [4], mais d'environ 0,5 % chez les patients atteints d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante [5]. La mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) se classe au deuxi&#232;me rang des maladies neurologiques apr&#232;s l'accident vasculaire c&#233;r&#233;bral (AVC) en termes d'ann&#233;es de vie potentiellement perdues [6]. Bien que l'incidence globale de la SUDEP soit plus faible chez l'enfant que chez l'adulte [7], la SUDEP survient dans les &#233;pilepsies p&#233;diatriques, en particulier dans les enc&#233;phalopathies &#233;pileptiques et d&#233;veloppementales g&#233;n&#233;tiques [8].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des 20 derni&#232;res ann&#233;es, la communaut&#233; &#233;pileptique s'est fortement mobilis&#233;e pour mieux comprendre la physiopathologie de la SUDEP (mort subite inattendue en &#233;pilepsie), dans le but d'identifier les patients &#224; haut risque et de d&#233;velopper des interventions th&#233;rapeutiques sp&#233;cifiques. De nombreuses &#233;tudes ont ainsi &#233;t&#233; men&#233;es chez des patients et sur des mod&#232;les animaux de SUDEP [9] afin d'&#233;tudier &#224; la fois la cascade initiale d'&#233;v&#233;nements conduisant directement au d&#233;c&#232;s et les m&#233;canismes impliqu&#233;s dans le risque &#224; long terme de SUDEP. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme illustr&#233; dans la figure 1, l'hypoth&#232;se actuelle est que la cascade primaire d'&#233;v&#233;nements est g&#233;n&#233;ralement d&#233;clench&#233;e par une crise tonico-clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e (CTCG) qui induit un dysfonctionnement post-critique du tronc c&#233;r&#233;bral, et plus pr&#233;cis&#233;ment un dysfonctionnement, induit par la crise, de la commande respiratoire centrale localis&#233;e dans le pont et le bulbe rachidien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par cons&#233;quent, la cause principale du d&#233;c&#232;s est l'apn&#233;e centrale post-critique qui provoque ensuite un arr&#234;t cardiaque hypoxique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs facteurs suppl&#233;mentaires pourraient contribuer &#224; cette cascade initiale d'&#233;v&#233;nements , de mani&#232;re aigu&#235; ou &#224; long terme : la survenue de la crise pendant le sommeil, la suppression post-critique de l'EEG (PGES), l'activation, induite par la crise, de la voie inhibitrice endog&#232;ne, notamment par l'ad&#233;nosine ou les opio&#239;des, le d&#233;veloppement d'un dysfonctionnement du syst&#232;me nerveux autonome ou une alt&#233;ration chronique de la r&#233;gulation respiratoire, ce qui peut accro&#238;tre le risque d'arr&#234;t respiratoire central post-critique fatal, en particulier en raison d'une anomalie de la voie s&#233;rotoninergique du tronc c&#233;r&#233;bral. &lt;br class='autobr' /&gt;
En cons&#233;quence, un traitement pharmacologique est n&#233;cessaire.Les strat&#233;gies visant &#224; r&#233;duire la gravit&#233; du dysfonctionnement respiratoire post-critique apparaissent comme l'une des voies les plus prometteuses pour pr&#233;venir la SUDEP [10]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, hormis l'optimisation du traitement anti&#233;pileptique, qui a d&#233;montr&#233; son efficacit&#233; pour r&#233;duire le risque de SUDEP au niveau populationnel [11], ou la discussion d'une &#233;ventuelle chirurgie de l'&#233;pilepsie chez les patients &#233;ligibles [12], les strat&#233;gies de pr&#233;vention sp&#233;cifiques restent encore &#224; d&#233;velopper. &lt;br class='autobr' /&gt;
La question de savoir si cette situation d&#233;cevante refl&#232;te la complexit&#233; de la mise en place de mesures de pr&#233;vention de la SUDEP, les limites des hypoth&#232;ses physiopathologiques actuelles, ou les deux, reste ouverte. L'objectif de cette revue n'&#233;tait pas de dresser un tableau exhaustif des donn&#233;es pr&#233;cliniques et cliniques disponibles, mais d'examiner le niveau de preuve des principales hypoth&#232;ses physiopathologiques actuellement envisag&#233;es dans le cadre de la SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;2. La SUDEP est-elle d&#233;clench&#233;e par la survenue d'une crise d'&#233;pilepsie ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme indiqu&#233; plus haut, les crit&#232;res de la SUDEP peuvent &#234;tre remplis, qu'il y ait ou non des signes d'une crise d'&#233;pilepsie. Toutefois, lorsqu'elle est observ&#233;e par des t&#233;moins, une crise d'&#233;pilepsie est signal&#233;e dans la plupart des cas.&lt;br class='autobr' /&gt; En effet, dans l'&#233;tude MORTEMUS, qui a analys&#233; les cas de SUDEP (mort subite inattendue en &#233;pilepsie) chez des patients suivis par vid&#233;o-EEG de longue dur&#233;e, tous les cas &#233;taient d&#233;clench&#233;s par une crise tonico-clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e [13]. De m&#234;me, tous les mod&#232;les animaux de SUDEP sont caract&#233;ris&#233;s par la survenue d'un d&#233;c&#232;s induit par une crise [9]. Par ailleurs, la fr&#233;quence des crises tonico-cloniques g&#233;n&#233;ralis&#233;es (GTCS) est le facteur de risque le plus important de SUDEP [4,14]. Cependant, il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; chez trois patients suivis que la SUDEP peut survenir sans crise pr&#233;alable [15]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est important de noter que, dans cette &#233;tude, le profil cardio-respiratoire &#233;tait similaire &#224; celui observ&#233; dans MORTEMUS et que les d&#233;c&#232;s n'&#233;taient pas d'origine cardiaque primaire [15]. Cet aspect est crucial car l'absence de crise d&#233;clenchante complique le diagnostic diff&#233;rentiel entre la SUDEP et la mort subite cardiaque. Cette difficult&#233; est d'autant plus grande que des mutations dans des g&#232;nes communs responsables du syndrome du QT long ou dans des variants pathog&#232;nes candidats de g&#232;nes d'arythmie cardiaque dominante ont &#233;t&#233; rapport&#233;es dans des cas de SUDEP [16].&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;3. L'apn&#233;e fatale centrale est-elle la principale cause de d&#233;c&#232;s ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mod&#232;les d'&#233;pilepsie et le suivi des cas de SUDEP chez les patients ont fortement sugg&#233;r&#233; que l'arr&#234;t respiratoire est l'&#233;v&#233;nement initial. L'&#233;tude MORTEMUS a mis en &#233;vidence un sch&#233;ma constant : une respiration rapide se d&#233;veloppe apr&#232;s une crise tonico-clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e (GTCS), suivie dans les trois minutes qui suivent un dysfonctionnement cardiorespiratoire transitoire ou terminal [13]. L'apn&#233;e fatale li&#233;e aux crises a &#233;galement &#233;t&#233; largement rapport&#233;e dans des mod&#232;les murins de mort induite par les crises, notamment chez les souris DBA pr&#233;sentant des crises audiog&#232;nes, ainsi que dans des mod&#232;les murins d'&#233;pilepsie chronique avec crises spontan&#233;es [9]. Par exemple, chez les souris Scn1aR1407X/+, un mod&#232;le murin du syndrome de Dravet, le monitorage cardiorespiratoire concomitant a montr&#233; que la SUDEP r&#233;sultait d'une apn&#233;e centrale post-critique, qui induisait ensuite une bradycardie, probablement par les effets directs de l'hypox&#233;mie sur le muscle cardiaque [17], un sch&#233;ma tr&#232;s similaire &#224; celui observ&#233; chez les patients de l'&#233;tude MORTEMUS [13]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; la robustesse de ces donn&#233;es, certaines questions demeurent sans r&#233;ponse : bien que le profil global soit similaire chez les patients atteints de SUDEP et dans les mod&#232;les d'&#233;pilepsie, le moment d'apparition diff&#232;re. Dans l'&#233;tude MORTEMUS, l'arr&#234;t respiratoire survient en p&#233;riode post-critique, tandis que dans les mod&#232;les animaux, il survient pendant la crise, et plus pr&#233;cis&#233;ment durant la phase tonique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ceci soul&#232;ve la question de la distinction entre la physiopathologie de la SUDEP et celle de la mort induite par une crise. Bien que la plupart des donn&#233;es pr&#233;cliniques indiquent une origine centrale de l'apn&#233;e fatale, l'implication d'une obstruction des voies a&#233;riennes ne peut &#234;tre exclue. Des laryngospasmes ictaux ou post-ictaux ont &#233;t&#233; rapport&#233;s chez des patients [18,19]. Dans l'&#233;tude MORTEMUS, l'absence d'&#233;valuation directe des mouvements thoraciques et de la saturation en oxyg&#232;ne ne permet pas d'exclure la survenue concomitante d'une obstruction des voies a&#233;riennes et d'une apn&#233;e centrale [13]. De plus, les patients atteints de SUDEP sont g&#233;n&#233;ralement retrouv&#233;s en d&#233;cubitus ventral, position associ&#233;e &#224; une obstruction des voies a&#233;riennes en raison de la position du visage contre l'oreiller. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, la question de savoir si une obstruction des voies respiratoires peut aggraver l'hypox&#233;mie p&#233;ri-critique et, &#224; terme, un dysfonctionnement du tronc c&#233;r&#233;bral, diminuant ainsi la probabilit&#233; de r&#233;cup&#233;ration spontan&#233;e apr&#232;s une apn&#233;e centrale post-critique, reste ouverte ; le r&#244;le du dysfonctionnement cardiaque pourrait varier selon les &#233;pilepsies. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, l'allongement p&#233;ri-critique de l'intervalle QTc et la diminution de la variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque observ&#233;s chez les patients atteints du syndrome de Dravet pourraient favoriser une repolarisation cardiaque instable et une susceptibilit&#233; accrue aux arythmies post-critiques d&#233;clench&#233;es par l'hypox&#233;mie [20,21]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus important encore, les facteurs d&#233;clenchant l'apn&#233;e centrale post-critique fatale restent mal compris. Chez les rongeurs, le dysfonctionnement du tronc c&#233;r&#233;bral est favoris&#233; par une d&#233;pression corticale propagative p&#233;ri-critique au niveau du bulbe rachidien, une onde d&#233;polarisante auto-propag&#233;e qui inhibe l'activit&#233; des r&#233;seaux neuronaux [22]. Cette d&#233;pression propagative pourrait &#234;tre similaire &#224; la suppression de l'activit&#233; EEG post-critique induite par une crise convulsive (PGES) [23], propos&#233;e comme facteur de risque de SUDEP [24]. Cependant, le r&#244;le de la PGES, facteur d&#233;clenchant du dysfonctionnement du tronc c&#233;r&#233;bral ou simple marqueur de la gravit&#233; de l'hypox&#233;mie, reste &#224; &#233;lucider. En effet, la survenue de la PGES est corr&#233;l&#233;e &#224; la gravit&#233; du dysfonctionnement respiratoire post-critique et est pr&#233;venue par l'oxyg&#233;noth&#233;rapie [25,26]. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, l'impact de la PGES sur la relation entre le contr&#244;le respiratoire par le tronc c&#233;r&#233;bral et la r&#233;gulation corticale des mouvements respiratoires est inconnu. Cette question pourrait s'av&#233;rer importante si l'on consid&#232;re la contribution du cortex pr&#233;moteur &#224; la respiration et &#224; la compensation de la charge expiratoire en cas de r&#233;duction du d&#233;bit d'air [27].&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a &#233;galement &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233; qu'un dysfonctionnement du tronc c&#233;r&#233;bral post-critique pourrait &#234;tre d&#233;clench&#233; par l'activation, induite par la crise, de voies inhibitrices endog&#232;nes, notamment l'ad&#233;nosine ou les opio&#239;des [28]. Cependant, le niveau de preuve reste faible. Il n'existe aucune preuve d'un r&#244;le des opio&#239;des endog&#232;nes dans le dysfonctionnement respiratoire p&#233;ri-critique observ&#233; dans les mod&#232;les d'&#233;pilepsie. Chez les patients, une &#233;tude r&#233;cente n'a rapport&#233; aucune efficacit&#233; de la naloxone intraveineuse administr&#233;e imm&#233;diatement apr&#232;s une crise tonico-clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e sur le dysfonctionnement respiratoire post-critique [29]. Chez les rongeurs, il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; qu'une alt&#233;ration du m&#233;tabolisme de l'ad&#233;nosine est associ&#233;e &#224; un risque accru d'arr&#234;t respiratoire [30, 31].&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, un antagoniste des r&#233;cepteurs A2A a permis de pr&#233;venir l'arr&#234;t respiratoire fatal dans le mod&#232;le de mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) induite par le ka&#239;nate [32] et chez les souris DBA/2 [33]. Cependant, ces donn&#233;es n'ont pas encore &#233;t&#233; transpos&#233;es chez les patients. Les seuls indices indirects concernant un r&#244;le potentiel de la voie de l'ad&#233;nosine sont l'association dose-d&#233;pendante entre la consommation de caf&#233; et le risque d'hypox&#233;mie p&#233;ri-ictale chez les patients atteints d'&#233;pilepsie focale pharmacor&#233;sistante [34].&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;4. La SUDEP est-elle favoris&#233;e par une alt&#233;ration chronique de la r&#233;gulation respiratoire ? &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette hypoth&#232;se est majeure d'un point de vue physiopathologique, mais aussi clinique. Si elle est valid&#233;e, elle constituerait la cible principale des interventions pharmacologiques pr&#233;ventives et permettrait d'identifier les patients &#224; tr&#232;s haut risque de SUDEP. Malheureusement, aucune validation formelle n'a encore &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains mod&#232;les d'&#233;pilepsie, la r&#233;p&#233;tition chronique des crises est associ&#233;e &#224; l'apparition d'alt&#233;rations respiratoires intercritiques. Ce ph&#233;nom&#232;ne a &#233;t&#233; observ&#233; chez des souris h&#233;t&#233;rozygotes Scn1a+/- [35], dans le mod&#232;le Kcnaa1/- de SUDEP [36] et dans un mod&#232;le de rat d'&#233;pilepsie focale o&#249; des diminutions brutales et chroniques de la consommation d'oxyg&#232;ne, non induites par les crises, ont &#233;t&#233; rapport&#233;es [37]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, en l'absence de mortalit&#233; spontan&#233;e dans ce mod&#232;le, la relation exacte entre ce dysfonctionnement respiratoire li&#233; &#224; l'&#233;pilepsie et la physiopathologie de la SUDEP reste incertaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chez les patients, une hypox&#233;mie p&#233;ricritique transitoire est fr&#233;quemment observ&#233;e. Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que deux tiers des patients pr&#233;sentent une d&#233;saturation en oxyg&#232;ne inf&#233;rieure &#224; 90 % lors d'au moins une de leurs crises enregistr&#233;es [38, 39]. En ne consid&#233;rant que les crises tonico-cloniques g&#233;n&#233;ralis&#233;es (GTCS), une hypox&#233;mie transitoire est observ&#233;e dans jusqu'&#224; 84 % des crises [26]. De nombreuses donn&#233;es sugg&#232;rent que l'hypox&#233;mie p&#233;ri-critique r&#233;sulte principalement d'apn&#233;es centrales ictales ou post-ictales [40-44], l'apn&#233;e post-ictale apr&#232;s une crise tonico-clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e (GTCS) &#233;tant potentiellement l'&#233;v&#233;nement respiratoire transitoire le plus pertinent dans la cascade primaire d'&#233;v&#233;nements menant &#224; la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) [40]. Par ailleurs, des donn&#233;es post-mortem chez des patients atteints de SUDEP ont r&#233;v&#233;l&#233; une alt&#233;ration des populations neuronales impliqu&#233;es dans le contr&#244;le respiratoire au niveau du bulbe rachidien [45]. Une association entre une r&#233;duction du volume du tronc c&#233;r&#233;bral et le risque de SUDEP a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233;e [46], et une autre &#233;tude a rapport&#233; une association entre une perte c&#233;r&#233;brale similaire et l'hypox&#233;mie p&#233;ri-ictale [47]. Cependant, la d&#233;monstration directe d'une association entre un dysfonctionnement respiratoire p&#233;ri-ictal, incluant l'apn&#233;e post-GTCS, et le risque &#224; long terme de SUDEP reste &#224; &#233;tablir. De m&#234;me, il reste &#224; d&#233;terminer si les alt&#233;rations de la chimior&#233;ception observ&#233;es chez les patients &#233;pileptiques [48,49] pourraient constituer un facteur de risque ind&#233;pendant de SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;5. Un dysfonctionnement de la s&#233;rotonine joue-t-il un r&#244;le cl&#233; dans les troubles respiratoires ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;rotonine est fortement impliqu&#233;e dans la r&#233;gulation de la respiration [50]. L'activit&#233; des neurones s&#233;rotoninergiques du raph&#233; bulbaire est significativement diminu&#233;e pendant les p&#233;riodes ictale et post-ictale, en association avec une diminution de la fr&#233;quence respiratoire et cardiaque pendant et apr&#232;s les crises d'&#233;pilepsie [51]. Dans un mod&#232;le murin d'&#233;pilepsie du lobe temporal, les dysfonctions respiratoires chroniques li&#233;es &#224; l'&#233;pilepsie &#233;taient associ&#233;es &#224; un dysfonctionnement de la s&#233;rotonine (5-HT) au sein des structures respiratoires du tronc c&#233;r&#233;bral [37]. Chez les souris DBA/2, un pr&#233;traitement par un inhibiteur s&#233;lectif de la recapture de la s&#233;rotonine (ISRS) pr&#233;vient l'arr&#234;t respiratoire et la mort induits par les crises [52], tandis que chez les souris DBA/1, l'activation optog&#233;n&#233;tique des neurones 5-HT du raph&#233; dorsal supprime la dysfonction respiratoire induite par les crises [53]. Cependant, la transposition des r&#233;sultats des mod&#232;les murins d'&#233;pilepsie aux patients reste limit&#233;e. Les populations neuronales dont le nombre est diminu&#233; dans le bulbe rachidien dans les cas de SUDEP incluent les syst&#232;mes s&#233;rotoninergiques [45]. L'augmentation du taux de s&#233;rotonine s&#233;rique li&#233;e aux crises est associ&#233;e &#224; une incidence plus faible d'apn&#233;e post-GTCS [54], et un traitement par des inhibiteurs de la recapture de la s&#233;rotonine ISRS pourrait r&#233;duire la gravit&#233; de l'hypox&#233;mie p&#233;ri-ictale [55]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, les &#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques n'ont pas mis en &#233;vidence d'association entre le traitement par inhibiteurs de la recapture de la s&#233;rotonine et le risque de SUDEP [56]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le syndrome de Dravet, o&#249; il a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233; qu'un traitement par fenfluramine pourrait &#234;tre associ&#233; &#224; une r&#233;duction du risque de SUDEP [57], il reste difficile de distinguer un impact sp&#233;cifique sur la SUDEP d'une simple r&#233;duction de la fr&#233;quence des crises.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;6. Autres hypoth&#232;ses ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au vu des arguments pour et contre pr&#233;sent&#233;s ci-dessus, on peut supposer que les troubles respiratoires li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie ne repr&#233;sentent que la partie &#233;merg&#233;e de l'iceberg. La SUDEP survient g&#233;n&#233;ralement pendant le sommeil, apr&#232;s une crise nocturne [14]. Bien qu'une relation avec les rythmes circadiens ne puisse &#234;tre exclue [9], cette situation sugg&#232;re qu'une forte interaction entre les troubles respiratoires et l'&#233;tat de sommeil pourrait jouer un r&#244;le dans la physiopathologie de la SUDEP [58]. Les interconnexions entre le r&#233;seau complexe qui r&#233;gule l'&#233;veil et le sommeil [59] et le r&#233;seau respiratoire sont nombreuses. Ces m&#233;canismes concernent principalement la relation entre la r&#233;gulation chimiosensible et les syst&#232;mes d'&#233;veil, afin de garantir l'&#233;veil induit par l'asphyxie (c'est-&#224;-dire l'&#233;veil en cas d'&#233;l&#233;vation du CO2), notamment via les connexions d&#233;pendantes de la s&#233;rotonine (5-HT). Il est int&#233;ressant de noter que la r&#233;gulation du sommeil et de la respiration par l'ad&#233;nosine pourrait &#233;galement jouer un r&#244;le, et que la lib&#233;ration d'ad&#233;nosine induite par une crise d'&#233;pilepsie pourrait contribuer au coma post-critique, au dysfonctionnement respiratoire post-critique, ou aux deux [60]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le dysfonctionnement respiratoire li&#233; aux crises d'&#233;pilepsie pourrait donc se combiner &#224; une alt&#233;ration chronique de la r&#233;gulation de l'&#233;veil, entra&#238;nant un &#233;veil anormal induit par l'asphyxie dans l'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante. Cette combinaison pourrait aggraver le coma post-critique, notamment en prolongeant la dur&#233;e de l'immobilit&#233; post-critique, ce qui augmenterait le risque d'apn&#233;e centrale et obstructive combin&#233;e. Cependant, aucune preuve directe n'est disponible, et le lien entre les alt&#233;rations des r&#233;seaux du tronc c&#233;r&#233;bral impliqu&#233;s dans la r&#233;gulation de l'&#233;veil et le dysfonctionnement respiratoire n'a pas encore &#233;t&#233; caract&#233;ris&#233; chez les patients &#233;pileptiques.Des donn&#233;es pr&#233;cliniques chez les rongeurs sugg&#232;rent indirectement un r&#244;le de la 5-HT dans l'alt&#233;ration des interactions entre les syst&#232;mes d'&#233;veil et respiratoire [54, 61]. Une diminution de la r&#233;activit&#233; cardiaque &#224; l'&#233;veil a &#233;t&#233; observ&#233;e chez les patients atteints d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante, comparativement aux patients dont l'&#233;pilepsie est bien contr&#244;l&#233;e et &#224; ceux souffrant de troubles respiratoires du sommeil sans &#233;pilepsie [62]. Cependant, la question de savoir si les patients atteints d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante pr&#233;sentent un &#233;veil normal ou alt&#233;r&#233; suite &#224; une asphyxie n'a jamais &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;7. Conclusion &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compr&#233;hension de la physiopathologie de la SUDEP se heurte &#224; d'importants d&#233;fis. Bien que le r&#244;le primordial d'un dysfonctionnement respiratoire central soit bien &#233;tabli, les m&#233;canismes favorisant sa survenue restent obscurs. Il est notamment urgent de d&#233;terminer si le dysfonctionnement respiratoire p&#233;ri-ictal transitoire repose sur les m&#234;mes m&#233;canismes que la SUDEP et peut &#234;tre utilis&#233; comme facteur de risque. Ces donn&#233;es, associ&#233;es &#224; une meilleure compr&#233;hension de l'interaction entre le dysfonctionnement respiratoire et le coma post-ictal, constituent des &#233;tapes cruciales avant l'identification de cibles th&#233;rapeutiques pertinentes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;8. Financement &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Eva Boglietti et Sylvain Rheims sont financ&#233;s par le programme HORIZONERC (subvention n&#176; ERC-2023-COG-101125118, EPIAROUSAL). Diane Haddad est financ&#233;e par l'Universit&#233; Lyon 1 (bourse &#171; &#201;toile 2023 &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;claration de conflits d'int&#233;r&#234;ts &lt;br class='autobr' /&gt;
S. Rheims a per&#231;u des honoraires de conf&#233;rencier et/ou de consultant aupr&#232;s d'UCB Pharma, Angelini Pharma, JAZZ Pharma, Livanova et EISAI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les autres auteurs d&#233;clarent n'avoir aucun conflit d'int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur correspondant. Service de neurologie fonctionnelle et d'&#233;pileptologie, 59 boulevard Pinel, 69677 Bron cedex, France. Adresse &#233;lectronique : sylvain.rheims@chu-lyon.fr (S. Rheims). 1 Ces auteurs ont contribu&#233; de mani&#232;re &#233;gale &#224; ce travail. Disponible en ligne sur ScienceDirect : &lt;a href=&#034;http://www.sciencedirect.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.sciencedirect.com&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1016/j.neurol.2025.03.010&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1016/j.neurol.2025.03.010&lt;/a&gt; 0035-3787/# 2025 Les auteurs. Publi&#233; par Elsevier Masson SAS. Cet article est en libre acc&#232;s sous licence CC BY-NC-ND (&lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; 2025 Les auteurs. Publi&#233; par Elsevier Masson SAS. Cet article est en libre acc&#232;s sous licence CC BY-NC-ND (&lt;a href=&#034;http://creativecommons.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://creativecommons.org&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>MORT SUBITE EN &#201;PILEPSIE </title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/MORT-SUBITE-EN-EPILEPSIE</link>
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		<dc:date>2026-01-09T10:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>


		<dc:subject>Mortemus</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;M&#233;canismes et causes av&#233;r&#233;es ou probables de la Mort subite en &#233;pilepsie&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mecanismes-et-Causes-de-la-mort-subite-en-epilepsie" rel="directory"&gt;Causes et M&#233;canismes de la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortemus" rel="tag"&gt;Mortemus&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH71/suden-death__electroencephalogramme-5261e.png?1770815957' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques faits peu controvers&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le diagnostic d'une mort subite en &#233;pilepsie est un diagnostic par d&#233;faut, quand l'autopsie d'une personne sujette &#224; l'&#233;pilepsie et d&#233;c&#233;d&#233;e subitement n'a pas permis d'identifier de cause au d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La mort subite en &#233;pilepsie se distingue du d&#233;c&#232;s survenant lors d'un &#233;tat de mal &#233;pileptique. Ce dernier est une crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e prolong&#233;e ou une s&#233;rie de crises se succ&#233;dant sans retour &#224; la conscience. Cet &#233;tat a le plus souvent des s&#233;quelles neurologiques graves et peut entrainer le d&#233;c&#232;s mais il ne s'agit pas &#224; ce moment -l&#224; d'une mort subite en &#233;pilepsie, la cause du d&#233;c&#232;s &#233;tant bien identifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le mal &#233;pileptique : &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Risques-des-crises-prolongees-et-etat-de-mal-epileptique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Risques-des-crises-prolongees-et-etat-de-mal-epileptique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mort subite en &#233;pilepsie est le plus souvent cons&#233;cutive &#224; une crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e tonico-clonique. Elle se produit apr&#232;s la fin des convulsions, pendant la phase de coma, dans les 3 &#224; 10 mn suivant la fin de la crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e (il serait d'ailleurs plus rigoureux de d&#233;finir la fin de la crise comme le retour &#224; la conscience et non pas comme actuellement la simple fin de la phase convulsive). L'&#233;tude Mortemus a montr&#233; le d&#233;roul&#233; des &#233;v&#233;nements qui conduisaient &#224; la mort subite&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Intensification de la respiration suivie dans les 3 minutes d'un collapsus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'arr&#234;t cardiaque pourrait &#234;tre premier &#224; un arr&#234;t de la respiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il y a n&#233;anmoins des cas de morts subites se produisant sans signe qu'une crise convulsive se soit produit pr&#233;c&#233;demment. &lt;a href=&#034;https://www.epilepsy.com/complications-risks/early-death-sudep#Can-SUDEP-Be-Prevented&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsy.com/complications-risks/early-death-sudep#Can-SUDEP-Be-Prevented&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tous les types d'&#233;pilepsie g&#233;n&#233;ralis&#233;e tonico-cloniques sont concern&#233;es, quelle que soit leur origine (symptomatique, g&#233;n&#233;tique, idiopathique)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur les causes de l'&#233;pilepsie : -&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . &lt;br class='autobr' /&gt;
Certains syndromes sont particuli&#232;rement touch&#233;s ( ex : syndrome de Dravet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D'autres facteurs de risque ont &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s : faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque et syndrome du QT long.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le syndrome du QT long pourrait m&#234;me engendrer de l'&#233;pilepsie. &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Le-syndrome-du-QT-Long&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Le-syndrome-du-QT-Long&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains facteurs seraient identiques &#224; ceux mis en &#233;vidence dans la Mort subite des Nourrissons (MSN) pour lesquels on n'a pas attendu d'avoir des certitudes pour faire de la pr&#233;vention active. Une &#233;tude am&#233;ricaine a d'ailleurs montr&#233; (sur un nombre de cas r&#233;duit) qu'une proportion &#233;lev&#233;e de nourrissons d&#233;c&#233;d&#233;s de MSN avaient convuls&#233; avant l'arr&#234;t cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi : &lt;a href=&#034;https://www.epilepsy.com/complications-risks/early-death-sudep&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsy.com/complications-risks/early-death-sudep&lt;/a&gt; (Epilepsy Foundation, en anglais)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Intensification de la respiration suivie dans les 3 minutes d'un collapsus cardiorespiratoire terminal ou transitoire. S'il est transitoire, le dysfonctionnement survient de nouveau apr&#232;s quelques minutes, conduisant &#224; une apn&#233;e terminale puis &#224; un arr&#234;t cardiaque&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur les causes de l'&#233;pilepsie :&lt;br class='autobr' /&gt; -&lt;a href=&#034;https://www.fondation-epilepsie.fr/comprendre-epilepsie/causes/#:~:text=Elles%20sont%20dues%20%C3%A0%20une,anomalies%20des%20chromosomes%2C%20malformations%20c%C3%A9r%C3%A9brales%E2%80%A6&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.fondation-epilepsie.fr/comprendre-epilepsie/causes/#:~:text=Elles%20sont%20dues%20%C3%A0%20une,anomalies%20des%20chromosomes%2C%20malformations%20c%C3%A9r%C3%A9brales%E2%80%A6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#233;tude MORTEMUS</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/L-etude-MORTEMUS</link>
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		<dc:date>2025-10-26T11:02:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;L'&#233;tude internationale MORTEMUS, conduite par le Pr Ryvlin, dont les r&#233;sultats sont publi&#233;s dans la revue The Lancet Neurology dat&#233;e du 4 septembre (2013), a permis d'identifier et d'&#233;valuer ces cas rares d'arr&#234;ts cardiorespiratoires survenus &#224; l'h&#244;pital dans les unit&#233;s sp&#233;cialis&#233;es dans l'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mecanismes-et-Causes-de-la-mort-subite-en-epilepsie" rel="directory"&gt;Causes et M&#233;canismes de la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH109/mortemus-c5477.png?1772894745' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='109' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; ce qu'&#233;crivait l'INSERM en 2013 au sujet de l'&#233;tude MORTEMUS, conduite par le Pr Ryvlin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'&#233;tude internationale MORTEMUS, dont les r&#233;sultats sont publi&#233;s dans la revue The Lancet Neurology dat&#233;e du 4 septembre (2013), a permis d'identifier et d'&#233;valuer ces cas rares d'arr&#234;ts cardiorespiratoires survenus &#224; l'h&#244;pital dans les unit&#233;s sp&#233;cialis&#233;es dans l'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, 16 cas de SUDEP ont &#233;t&#233; analys&#233;s gr&#226;ce aux donn&#233;es recueillies aupr&#232;s de 147 unit&#233;s localis&#233;es en Europe, Isra&#235;l, Australie et Nouvelle-Z&#233;lande entre janvier 2008 et d&#233;cembre 2009. La majorit&#233; des cas de SUDEP &#233;tudi&#233;s sont survenus la nuit (14 sur 16)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Les r&#233;sultats de l'&#233;tude MORTEMUS ont &#233;t&#233; aussi r&#233;sum&#233;s lors de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les r&#233;sultats montrent que les patients morts de SUDEP pr&#233;sentent la m&#234;me succession d'&#233;v&#233;nements conduisant &#224; l'arr&#234;t cardiovasculaire. La respiration s'intensifie (18 &#224; 50 mouvements respiratoires par minute) suite &#224; une crise s&#233;v&#232;re et cette acc&#233;l&#233;ration est suivie dans les 3 minutes d'un collapsus cardiorespiratoire soudain, transitoire ou terminal. Lorsqu'il est transitoire, les chercheurs ont observ&#233; que le dysfonctionnement survient de nouveau apr&#232;s quelques minutes, conduisant &#224; une apn&#233;e terminale suivi dans un second temps d'un arr&#234;t cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, cette &#233;tude met le doigt sur la surveillance sous-optimale des patients admis dans des unit&#233;s sp&#233;cialis&#233;es d'&#233;pileptologie, invitant &#224; renforcer les mesures de s&#233;curit&#233; dans ces unit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : &lt;a href=&#034;https://presse.inserm.fr/breve/prevenir-le-risque-de-morts-soudaines-dans-lepilepsie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://presse.inserm.fr/breve/prevenir-le-risque-de-morts-soudaines-dans-lepilepsie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Les r&#233;sultats de l'&#233;tude MORTEMUS ont &#233;t&#233; aussi r&#233;sum&#233;s lors de la conf&#233;rence organis&#233;e par Epilepsie France le 12 d&#233;cembre 2025 par le Pr Shuraj : &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=As7IfBHk6sI&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=As7IfBHk6sI&lt;/a&gt; &#224; partir de 25:10&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le syndrome du QT Long</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Le-syndrome-du-QT-Long</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/Le-syndrome-du-QT-Long</guid>
		<dc:date>2025-10-20T09:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Le syndrome du QT long pourrait expliquer un certain nombre de morts subites parmi la population souffrant d'&#233;pilepsie. Il est m&#234;me susceptible de d&#233;clencher de l'&#233;pilepsie. l'Epilepsy Foundation recommande de faire passer un ECG de mani&#232;re syst&#233;matique en cas de suspection d'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mecanismes-et-Causes-de-la-mort-subite-en-epilepsie" rel="directory"&gt;Causes et M&#233;canismes de la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH94/syndrome-qt-long-05f6f.jpg?1770815957' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Epilepsy Foundatiopn recommande un &#233;lectrocardiogramme syst&#233;matique pour d&#233;tecter le syndrome du QT long, car il est susceptible d'engendrer des crises d'&#233;pilepsie et une mort subite&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Traduction de l'article :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.epilepsy.com/stories/preventable-cause-sudden-unexpected-death-epilepsy-finally-established&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsy.com/stories/preventable-cause-sudden-unexpected-death-epilepsy-finally-established&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ll existe de nombreuses causes potentielles de mort subite inattendue dans l'&#233;pilepsie (SUDEP). &lt;br class='autobr' /&gt;
Une cause tr&#232;s simple est une anomalie &#233;lectrique dans le c&#339;ur. Tout comme les ondes c&#233;r&#233;brales anormales qui se produisent pendant les crises, un rythme cardiaque irr&#233;gulier (arythmie) peut &#233;galement appara&#238;tre et dispara&#238;tre. Dans de nombreux cas, les battements cardiaques anormaux sont impr&#233;visibles, et les personnes atteintes de cette anomalie m&#232;nent une vie longue et saine. Si un simple &#171; battement cardiaque manqu&#233; &#187; est un ph&#233;nom&#232;ne normal, certains sch&#233;mas sont rares et, pour des raisons inconnues, le c&#339;ur peut simplement s'arr&#234;ter et ne pas red&#233;marrer.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_116 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L378xH230/capture_d_ecran_2025-10-27_110024-5ae0a.png?1770815958' width='378' height='230' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout comme il existe de nombreux types de crises, il existe &#233;galement de nombreux types d'arythmies. Certaines irr&#233;gularit&#233;s du rythme cardiaque sont b&#233;nignes. Elles peuvent survenir chez des personnes en parfaite sant&#233; au repos ou &#234;tre d&#233;clench&#233;es par le stress, une consommation excessive de caf&#233;ine, voire un exercice physique excessif. Certaines arythmies sont plus graves. L'une des anomalies cardiaques les plus connues est le syndrome du QT long (LQTS). Il tire son nom d'une anomalie &#233;lectrique caract&#233;ristique, l'allongement de l'intervalle QT, qui peut &#234;tre d&#233;tect&#233;e lors d'une mesure de routine &#224; l'aide d'un &#233;lectrocardiogramme (ECG). L'anomalie LQT est g&#233;n&#233;ralement associ&#233;e &#224; des &#233;vanouissements (syncope), mais peut &#233;galement constituer un facteur de risque de mort subite.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;valuation initiale d'un &#233;vanouissement comprend g&#233;n&#233;ralement un ECG (de petites &#233;lectrodes sont plac&#233;es sur votre poitrine et vos extr&#233;mit&#233;s et un enregistrement de votre activit&#233; cardiaque est effectu&#233; pendant plusieurs minutes) et une mesure de votre tension art&#233;rielle. Si l'ECG r&#233;v&#232;le un allongement de l'intervalle QT, le m&#233;decin peut recommander des m&#233;dicaments antiarythmiques, un stimulateur cardiaque ou d'autres interventions en fonction des r&#233;sultats de l'ECG et des sympt&#244;mes du patient. Les tests g&#233;n&#233;tiques peuvent &#234;tre utiles pour identifier la mutation &#224; l'origine de l'arythmie li&#233;e &#224; l'allongement de l'intervalle QT. Cependant, il est important de garder &#224; l'esprit qu'un test g&#233;n&#233;tique n&#233;gatif n'exclut pas le syndrome du QT long et qu'un test g&#233;n&#233;tique positif ne confirme le LQTS que si l'ECG est anormal. Par cons&#233;quent, m&#234;me si les tests g&#233;n&#233;tiques du LQTS peuvent confirmer le risque d'anomalie &#233;lectrique, ils ne sont pas aussi sensibles que l'ECG lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque ann&#233;e, de nombreux jeunes patients &#233;pileptiques meurent subitement. Les m&#233;canismes mol&#233;culaires &#224; l'origine de cette issue tragique &#233;taient jusqu'&#224; pr&#233;sent inconnus. En 2009, un laboratoire de recherche sur l'&#233;pilepsie a d&#233;couvert qu'un g&#232;ne responsable de la forme la plus courante de LQTS pouvait non seulement d&#233;clencher des &#233;vanouissements et exposer les patients &#224; un risque de mort subite, mais aussi provoquer l'&#233;pilepsie (1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tait soup&#231;onn&#233; depuis longtemps, mais n'avait jamais &#233;t&#233; prouv&#233;. Il s'agit d'une d&#233;couverte importante, car cela signifie qu'une crise, et pas seulement un &#233;vanouissement, pourrait indiquer que vous souffrez d'un trouble du rythme cardiaque tel que le LQT et que vous &#234;tes expos&#233; &#224; un risque de mort cardiaque subite. Un laboratoire de cardiologie a &#233;galement v&#233;rifi&#233; que de nombreux &#233;pisodes chez les personnes atteintes d'un LQTS confirm&#233; sont susceptibles d'&#234;tre des crises d'&#233;pilepsie plut&#244;t que de simples &#233;vanouissements (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces d&#233;couvertes scientifiques sont tr&#232;s importantes, car pour la premi&#232;re fois, nous pouvons commencer &#224; prendre des mesures concr&#232;tes pour pr&#233;venir au moins une cause de SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; tr&#232;s r&#233;cemment, les personnes souffrant de troubles convulsifs ne subissaient pas syst&#233;matiquement d'ECG, car il n'existait aucune preuve solide d'un lien entre le LQTS et l'&#233;pilepsie. Cette nouvelle preuve importante signifie qu'un moyen de r&#233;duire le risque de MSIE consiste &#224; d&#233;pister les troubles du rythme cardiaque &#224; l'aide d'un ECG. Si une anomalie est d&#233;tect&#233;e, le m&#233;decin consultera un cardiologue pour d&#233;terminer le traitement appropri&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsqu'un m&#233;decin prescrit pour la premi&#232;re fois un EEG &#224; une personne souffrant de crises, il doit &#233;galement envisager un ECG.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si vous souffrez d'&#233;pilepsie et n'avez jamais pass&#233; d'ECG, demandez &#224; votre m&#233;decin si vous devriez en passer un. Cela pourrait vous sauver la vie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;br class='autobr' /&gt;
1 Goldman AM, Glasscock E, Yoo J, Chen TT, Klassen TL, Noebels JL. Arrhythmia of Heart and Brain : KCNQ1 mutations link epilepsy and sudden death. Science Translational Medicine 2009, 1:98-106.&lt;br class='autobr' /&gt;
2 Johnson JN, Hofman N, Haglund CM, Cascino GD, Wilde AA, Ackerman MJ. Identification of a possible pathogenic link between congenital long QT syndrome and epilepsy. Neurology 2009, 72:224-31.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur : Jeffrey Noebels MD, PhD&lt;br class='autobr' /&gt; Date de r&#233;vision : Lundi 25 ao&#251;t 2014&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La moindre variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/LA-MOINDRE-VARIABILITE-DE-LA-FREQUENCE-CARDIAQUE</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/LA-MOINDRE-VARIABILITE-DE-LA-FREQUENCE-CARDIAQUE</guid>
		<dc:date>2025-10-06T12:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La moindre variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque pourrait &#234;tre, sinon un facteur de risque de mort subite en &#233;pilepsie, au moins un biomarqueur de ce risque .
&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en tout cas la conclusion d'une &#233;tude cas-t&#233;moin, men&#233;e en 2019 par le Dr Leclancher, qui a mis en &#233;vidence une perturbation anormale et prolong&#233;e de la fonction autonomique apr&#232;s stimulation chez des patients ayant &#233;volu&#233; vers une SUDEP. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alexandre Leclancher . Fonction autonomique cardiaque chez les patients &#233;pileptiques (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mecanismes-et-Causes-de-la-mort-subite-en-epilepsie" rel="directory"&gt;Causes et M&#233;canismes de la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH61/la_moindre_variabilite_de_la_frequence_cardiaque-15a49.png?1770815957' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='61' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La moindre variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque pourrait &#234;tre, sinon un facteur de risque de mort subite en &#233;pilepsie, au moins un biomarqueur de ce risque .&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en tout cas la conclusion d'une &#233;tude cas-t&#233;moin, men&#233;e en 2019 par le Dr Leclancher, qui a mis en &#233;vidence une perturbation anormale et prolong&#233;e de la fonction autonomique apr&#232;s stimulation chez des patients ayant &#233;volu&#233; vers une SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alexandre Leclancher . Fonction autonomique cardiaque chez les patients &#233;pileptiques d&#233;c&#233;d&#233;s de&lt;br class='autobr' /&gt;
SUDEP : une &#233;tude cas-t&#233;moin . M&#233;decine humaine et pathologie. 2019. ffdumas-02304461f&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque &#224; l'effort a &#233;t&#233; identifi&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02304461v1&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://dumas.ccsd.cnrs.fr/dumas-02304461v1&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque &#224; l'effort a &#233;t&#233; identifi&#233;e en 2005 comme facteur de risque de la mort subite en population g&#233;n&#233;rale cf : &lt;a href=&#034;https://ipubli.inserm.fr/handle/10608/13144&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ipubli.inserm.fr/handle/10608/13144&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.tvcjdc.be/fr/article/23603019/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.tvcjdc.be/fr/article/23603019/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque &#224; l'effort a &#233;t&#233; identifi&#233;e comme facteur de risque de la mort subite en population g&#233;n&#233;rale cf : &lt;a href=&#034;https://ipubli.inserm.fr/handle/10608/13144&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://ipubli.inserm.fr/handle/10608/13144&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Interview du Dr Sharma sur la mort subite - Notion de coeur &#233;pileptique</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Interview-du-Dr-Sharma-sur-la-mort-subite-Notion-de-coeur-epileptique</link>
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		<dc:date>2025-03-15T16:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ce podcast de 2023 sur la mort subite en &#233;pilepsie aborde divers aspects concernant la mort subite en &#233;pilepsie : sa pathog&#233;n&#232;se, les facteurs de risque, la pr&#233;vention des morts subites en &#233;pilepsie, et l'utilisation nocturne d'appareil de d&#233;tection de crises. Le Dr Sharma revient aussi sur le taux d'incidence des enfants &#233;gal &#224; celui des adultes, et sur des &#233;tudes sur l'effet potentiel de certains anti&#233;pileptiques sur la sant&#233; cardio-vasculaire&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mecanismes-et-Causes-de-la-mort-subite-en-epilepsie" rel="directory"&gt;Causes et M&#233;canismes de la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH112/coeur-2-ef5d7.png?1772894597' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='112' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le Dr Suvasin Sharma, p&#233;diatre &#233;pileptologue indienne exer&#231;ant &#224; New Delhi, en Inde, fait partie d'un groupe de travail &#224; l'ILAE sur la sudep. Elle aborde dans ce podcast des th&#232;mes tr&#232;s divers comme la d&#233;finition de la MSIE et les &#034;types&#034; de Sudep identifi&#233;s ( certain, probable, possible, et les quasi-sudep), la difficult&#233; pour les soignants d'informer leurs patients par peur de cr&#233;er de l'anxi&#233;t&#233;, les cons&#233;quences possibles de l'&#233;pilepsie chronique (notion de &#034;coeur &#233;pileptique&#034;), et l'effet suppos&#233; de certains anti&#233;pileptiques d&#233;menti par des &#233;tudes r&#233;centes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;An update on Sudep and sudep Counseling : Dr Suvasin Sharma Epigraph Vol 25,Issue 2 Spring 2023, reported Dr Emma Carter, Edited by Nancy Volkers ( podcast) &lt;a href=&#034;https://www.ilae.org/journals/epigraph/epigraph-vol-25-issue-2-spring-2023/an-update-on-sudep-and-sudep-counseling-dr-suvasini-sharma?amp;&amp;=amp%3B&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ilae.org/journals/epigraph/epigraph-vol-25-issue-2-spring-2023/an-update-on-sudep-and-sudep-counseling-dr-suvasini-sharma?amp;&amp;=amp%3B&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mise &#224; jour sur la Sudep et le conseil en sudep : Dr Suvasini Sharma&lt;br class='autobr' /&gt;
Podcast :Une mise &#224; jour sur les MSIE et l'information sur les MSIE : DR Suvasini Sharma&lt;br class='autobr' /&gt;
Epigrap vol25, issue 2, Spring 2023&lt;br class='autobr' /&gt;
Journaliste : Dr Emma Carter, Editeur / Nancy Volkers&lt;br class='autobr' /&gt;
Traduction du podcast :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00:00:00]&lt;/strong&gt; Emma Carter : Emma Carter : Merci, Dr Sharma de votre pr&#233;sence aujourd'hui parmi nous pour parler de sudep. Je vais vous laisser la main pour que vous nous parliez un peu de vous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00:00:09]&lt;/strong&gt; Suvasini Sharma : Merci, Emma, pour cette invitation. Je suis tr&#232;s heureuse de parler de la SUDEP sur cette plateforme. Je m'appelle Suvasini. Je suis neurologue p&#233;diatrique et &#233;pileptologue. Je travaille &#224; New Delhi, en Inde, dans un h&#244;pital universitaire pour enfants financ&#233; par l'&#201;tat. Je m'occupe d'enfants &#233;pileptiques depuis 15 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes recherches portent sur le r&#233;gime c&#233;tog&#232;ne, l'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante, les spasmes infantiles et la SUDEP. Je me suis int&#233;ress&#233;e &#224; la SUDEP au cours des cinq ou six derni&#232;res ann&#233;es, lorsque j'ai r&#233;alis&#233; qu'il s'agissait d'un sujet dont personne ne se souciait vraiment en Inde. J'ai commenc&#233; par une exp&#233;rience familiale qui m'a amen&#233; &#224; m'int&#233;resser &#224; ce sujet. La famille voulait des r&#233;ponses, mais malheureusement nous n'avons pas d'autopsies, ni de syst&#232;mes de ce type en Inde, et il n'y a gu&#232;re de sensibilisation, m&#234;me parmi les neurologues. C'est ce qui m'a pouss&#233; &#224; m'int&#233;resser &#224; ce sujet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons r&#233;alis&#233; une &#233;tude sur l'information des parents d'enfants &#233;pileptiques concernant la SUDEP et son impact sur eux. Nous avons constat&#233; qu'au lieu d'augmenter l'anxi&#233;t&#233;, ces conseils am&#233;lioraient la confiance des parents dans la gestion de leurs enfants et leur comportement. J'en parlerai plus tard en d&#233;tail. C'est ce qui m'a int&#233;ress&#233;e. Je me suis ensuite impliqu&#233; dans le groupe de travail de l'ILAE. Nous travaillons depuis pr&#232;s de deux ans maintenant. Nous participons &#224; un certain nombre d'activit&#233;s de d&#233;fense et d'&#233;ducation en mati&#232;re de SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;[Emma Carter : Formidable. Merci de nous avoir parl&#233; un peu de vous et de votre participation au groupe de travail sur la SUDEP. Je vais vous poser quelques questions &#224; ce sujet dans une seconde. J'allais commencer par vous demander si vous pouviez d&#233;finir la mort subite et inattendue dans l'&#233;pilepsie, ce que nous appelons SUDEP, pour nos auditeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00:02:02]&lt;/strong&gt; Suvasini Sharma : Oui. Je veux dire que la d&#233;finition courte de la MSIE est qu'elle est d&#233;finie comme un d&#233;c&#232;s soudain et inattendu - nous ne l'appelons plus inexpliqu&#233;, nous savons qu'il y a des explications - soudain et inattendu, non traumatique et sans noyade d'une personne &#233;pileptique sans cause toxicologique ou anatomique de d&#233;c&#232;s d&#233;tect&#233;e lors de l'examen post-mortem.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'agit d'une d&#233;finition large qui comporte certaines sous-cat&#233;gories. En effet, tout le monde ne b&#233;n&#233;ficie pas d'un examen post-mortem, notamment dans les pays &#224; faibles ressources. La plupart des autopsies que nous pratiquons sont des autopsies m&#233;dico-l&#233;gales lorsque l'on soup&#231;onne un acte criminel dans le cas d'une mort naturelle. Dans la plupart des cas, l'autopsie n'est pratiquement jamais pratiqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re cat&#233;gorie est donc la SUDEP certaine. Une SUDEP certaine est une mort subite et inattendue, avec ou sans t&#233;moin, non traumatique, sans noyade, survenant dans des circonstances b&#233;nignes. Il s'agit de circonstances non suspectes chez une personne &#233;pileptique, avec ou sans preuve de crise. Il peut donc y avoir eu ou non une crise d'&#233;pilepsie. A l'exclusion d'un &#233;tat de mal &#233;pileptique document&#233;, car les personnes &#233;pileptiques peuvent mourir &#224; cause d'un &#233;tat de mal &#233;pileptique, et cela n'est pas consid&#233;r&#233; comme une SUDEP. Et dans laquelle l'examen post-mortem ne r&#233;v&#232;le pas de cause de d&#233;c&#232;s. Il s'agit alors d'une SUDEP certaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe aussi une cat&#233;gorie de SUDEP probable. C'est la m&#234;me d&#233;finition, sauf qu'il n'y a pas de preuve &#224; l'autopsie. Mais lorsqu'on obtient une autopsie verbale et une description compl&#232;te, et que tout ressemble &#224; une SUDEP, alors on peut dire qu'il s'agit d'une SUDEP probable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ensuite, il y a des patients qui peuvent avoir, &#233;ventuellement lors de l'autopsie, quelque chose d'autre qui peut &#234;tre trouv&#233;, peut-&#234;tre une maladie coronarienne, peut-&#234;tre une maladie pulmonaire obstructive. Il peut donc y avoir diverses pathologies qui ont pu contribuer, non pas &#224; la cause, mais qui ont pu &#234;tre associ&#233;es. On dit de ces patients qu'ils souffrent d'une SUDEP plus. On parle de SUDEP plus lorsqu'elle est confirm&#233;e par l'autopsie et de SUDEP plus probable lorsqu'il y a des ant&#233;c&#233;dents d'autres de comorbidit&#233;s qui ont pu contribuer &#224; la SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il existe &#233;galement une cat&#233;gorie de SUDEP possible, quand il existe une autre cause ayant pu provoquer le d&#233;c&#232;s . Il existe &#233;galement une cat&#233;gorie de quasi- SUDEP ou de quasi- SUDEP plus, lorsque le patient a &#233;t&#233; r&#233;anim&#233;. L'&#233;v&#233;nement s'est produit, mais le patient a surv&#233;cu gr&#226;ce &#224; la r&#233;animation, il s'agit d'une quasi- SUDEP .&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, il n'y a pas de SUDEP lorsqu'il y a une autre cause claire de d&#233;c&#232;s, il ne s'agit pas d'une SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ce sont donc ces cat&#233;gories qui sont utilis&#233;es par les personnes charg&#233;es d'&#233;valuer les d&#233;c&#232;s chez les personnes &#233;pileptiques et de les classer. Mais il est utile de savoir, surtout &#224; des fins de recherche, que l'on exclut l'&#233;tat de mal &#233;pileptique document&#233;, car les personnes &#233;pileptiques peuvent mourir &#224; cause de l'&#233;tat de mal &#233;pileptique, mais cela n'est pas consid&#233;r&#233; comme une SUDEP. Et dans lequel l'examen post-mortem ne r&#233;v&#232;le pas de cause de d&#233;c&#232;s. Il s'agit alors d'une SUDEP certaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00:04:46]&lt;/strong&gt; Emma Carter : Parfait. Merci d'avoir partag&#233; la d&#233;finition, toutes ces d&#233;finitions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00:04:50]&lt;/strong&gt; Suvasini Sharma : Oui, je vais aussi parler de l'incidence. Oui, ce n'est pas tr&#232;s courant. C'est ce qu'il faut comprendre, c'est que c'est rare. L'incidence chez les adultes et les enfants est de 1,2 pour mille. Ainsi, chaque ann&#233;e, une personne sur mille atteintes d'&#233;pilepsie meurt.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce risque est bien moindre que le risque de mourir, par exemple, d'un accident de la route ou d'une maladie coronarienne. Ou d'une maladie coronarienne. Il est donc rare, mais il existe, et nous devons donc le conna&#238;tre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :05 :18]&lt;/strong&gt; Emma Carter : Absolument. Il est tr&#232;s important de parler de l'incidence. Je voulais juste parler un peu de la pathogen&#232;se de la SUDEP. De nombreuses th&#233;ories sont propos&#233;es, telles que l'&#233;tiologie cardiovasculaire, l'&#233;tiologie du contr&#244;le respiratoire, le dysfonctionnement autonome, la position en d&#233;cubitus ventral ; Et ce ne sont que quelques-unes des th&#233;ories. Pouvez-vous nous faire part de vos r&#233;flexions sur ces m&#233;canismes suppos&#233;s ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :05 :43]&lt;/strong&gt; Suvasini Sharma :Les m&#233;canismes que vous avez mentionn&#233;s, tels que les m&#233;canismes cardiovasculaire, respiratoire et autonome, ne sont pas exclusifs l'un de l'autre&lt;br class='autobr' /&gt;
Ils peuvent donc coexister chez diff&#233;rentes personnes, et ils peuvent &#233;galement se r&#233;percuter en cascade. Il s'agit donc en fait d'une voie finale commune &#224; chaque d&#233;c&#232;s, et ils sont tous impliqu&#233;s d'une mani&#232;re ou d'une autre &#224; des degr&#233;s diff&#233;rents selon les patients .Je vais commencer par le m&#233;canisme cardiaque. A la fois les crises elles-m&#234;mes- les crises s&#233;v&#232;res- et l'&#233;pilepsie chronique peuvent affecter le c&#339;ur. Les crises s&#233;v&#232;res, nous le savons maintenant, sont associ&#233;es &#224; la tachycardie et &#224; une temp&#234;te de cat&#233;cholamine. Donc bien s&#251;r, cela entra&#238;ne des probl&#232;mes d'art&#232;res coronaires etc, donc les crises s&#233;v&#232;res en elles-m&#234;mes ne sont pas bonnes pour le c&#339;ur. Mais l'&#233;pilepsie chronique affecte le c&#339;ur de plusieurs mani&#232;res. &lt;br class='autobr' /&gt;
Premi&#232;rement, les zones corticales et sous corticales sont reli&#233;es &#224; la fonction cardiaque de par leur influence sur le syst&#232;me nerveux autonome. Et le syst&#232;me nerveux autonome est la voie finale efficace qui module l'activit&#233; cardiaque. Ainsi, certaines structures dans le cerveau, qui sont les structures en jeu dans l'&#233;pilepsie, ont le r&#244;le le plus important dans le contr&#244;le de la fonction autonome. Il s'agit de l'insula post&#233;rieure, le cortex cingulaire, le cortex pr&#233;frontal et l' amygdale. Ce sont donc les structures qui sont le plus fr&#233;quemment en jeu dans l'&#233;pilepsie chronique&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus avec la r&#233;p&#233;tition des crises, chaque crise va provoquer des anomalies du rythme cardiaque et de la pression art&#233;rielle, une isch&#233;mie trans-myocardique, et un abaissement du seuil d'arythmie . En fin de compte, ces dommages r&#233;p&#233;t&#233;s induits par les cat&#233;cholamines conduisent &#224; ce qu'on appelle la formation d'un c&#339;ur &#233;pileptique. Le terme de c&#339;ur &#233;pileptique est une terminologie utilis&#233;e pour caract&#233;riser un c&#339;ur qui a des l&#233;sions cardiaques et coronaires chroniques, entrainant une fibrose myocardique, une ath&#233;roscl&#233;rose acc&#233;l&#233;r&#233;e, des dysfonctionnements systolique et diastolique, et des arythmies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et bien s&#251;r, je ne parle pas des probl&#232;mes dans la vie quotidienne de ces patients et aussi leur traitement anti-&#233;pileptiques. Les troubles cardiaques repr&#233;sentent donc une part importante de la physiopathologie des MSIE.&lt;br class='autobr' /&gt;
Concernant le syst&#232;me respiratoire, les personnes souffrant d'&#233;pilepsie chronique pr&#233;sentent une fr&#233;quence &#233;lev&#233;e d'apn&#233;es centrales et mixtes. Des apn&#233;es obstructives peuvent &#233;galement se produire en raison de laryngospasmes et de crises, ce qui est difficile &#224; caract&#233;riser. &#192; l'instar du dysfonctionnement autonome cardiaque, le syst&#232;me respiratoire peut &#233;galement pr&#233;senter un dysfonctionnement autonome. Les r&#233;seaux de crises relient le cortex au tronc c&#233;r&#233;bral et ces r&#233;seaux provoquent un dysfonctionnement autonome. Ainsi, il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que l'activation de l'amygdale provoquait l'apn&#233;e dans des mod&#232;les animaux de crise. On observe &#233;galement une r&#233;duction de la connectivit&#233; fonctionnelle entre l'amygdale et le tronc c&#233;r&#233;bral chez les patients souffrant d'&#233;pilepsie chronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, les apn&#233;es post-ictales sont plus fr&#233;quentes dans les crises survenant pendant le sommeil. En effet, pendant le sommeil, la sensibilit&#233; des chimior&#233;cepteurs est r&#233;duite. Ainsi, l'&#233;tat post-ictal pendant le sommeil pr&#233;sente un d&#233;ficit d'&#233;veil certain et une immobilit&#233; post-ictale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La position ventrale n'est pas la premi&#232;re cause du d&#233;c&#232;s de ces patients. La position ventrale r&#233;sulte d'un retournement pendant la crise, mais une fois qu'ils se sont retourn&#233;s, alors bien s&#251;r, les r&#233;flexes de r&#233;cup&#233;ration ne sont pas correctement pr&#233;serv&#233;s chez ces patients, dans cet &#233;tat post crise durant le sommeil, il y a une d&#233;pression du tronc c&#233;r&#233;bral qui s'&#233;tend. Et finalement, (arrive) ce qu'on appelle la suppression EEG g&#233;n&#233;ralis&#233;e post-ictale. Et au final, on appelle cela un arr&#234;t ( shutdown) neurov&#233;g&#233;tatif, arr&#234;t de toutes les fonctions vitales telles la respiration et l'activit&#233; cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, en plus de tout cela, il y a &#233;galement un dysfonctionnement des neurotransmetteurs chez ces patients, en particulier un dysfonctionnement s&#233;rotoninergique dans les neurones du raph&#233; du tronc c&#233;r&#233;bral. Il en va de m&#234;me pour l'ad&#233;nosine et les opio&#239;des locaux. Il pourrait y avoir aussi un dysfonctionnement des voies de ces neurotransmetteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :09 :45]&lt;/strong&gt; : Emma Carter : Tr&#232;s clair. Merci d'avoir pr&#233;cis&#233; chacun des m&#233;canismes propos&#233;s. Je voudrais maintenant que nous passions &#224; l'information sur la MSIE et vous interroge sur les guides pratiques de l'AAN (American Academy of Neurology) et de l'AES (American Epilepsy Society)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :10 :03]&lt;/strong&gt; Ces lignes directrices sont sorties avant les &#233;tudes r&#233;centes d'&#233;pid&#233;miologie. Elles comportent 5 points : Le premier concerne les enfants, puis les adultes. Et pour les enfants elles pr&#233;conisent que les m&#233;decins s'occupant d'enfants avec &#233;pilepsie devraient informer les parents et les tuteurs que chaque ann&#233;e la mort subite affectera un enfant parmi 4 500 enfants. Elles explicitent aussi que cela signifie que 4 499 enfants ne seront pas affect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, donnons aussi le message positif car nous avons tous tendance &#224; regarder l'aspect n&#233;gatif en premier. Et de m&#234;me pour les adultes, les m&#233;decins s'occupant d'adultes avec &#233;pilepsie devraient leur dire qu'un patient sur mille sera affect&#233; par an. Et encore, cela signifie que 999 ne seront pas affect&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;tudes r&#233;centes ont montr&#233; que l'incidence pour les adultes comme pour les enfants sont identiques. &lt;strong&gt;Donc nous devrions plut&#244;t dire 1 sur 1000 pour les enfants aussi. Ce n'est pas un sur 4 500.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le troisi&#232;me point est que si une personne continue &#224; faire des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques (CGTC), les m&#233;decins doivent prendre en charge activement l'&#233;pilepsie et essayer toutes les th&#233;rapies possibles pour r&#233;duire les crises. Tout en tenant en compte, &#233;videmment, des pr&#233;f&#233;rences du patient et en &#233;valuant la balance b&#233;n&#233;fice / risque de toute nouvelle approche. Mais nous devons continuer &#224; essayer. Nous devons &#234;tre tr&#232;s offensifs dans la gestion des crises, en particulier les CGTC. Encore une fois, ce n'est clairement indiqu&#233;, mais cela veut dire &#233;videmment une &#233;valuation chirurgicale et peut-&#234;tre une neuromodulation, et bien s&#251;r, l'essai de nouveaux m&#233;dicaments. C'est un point sur lequel nous devons &#234;tre tr&#232;s offensifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le 4&#232;me point est que, pour les patients qui ont de fr&#233;quentes CGTC et des crises nocturnes, les m&#233;decins peuvent conseiller &#224; certains patients et certaines familles ; si leur situation psychosociale et leur &#233;pilepsie le permettent, de mettre en place une supervision nocturne et autres dispositifs nocturnes, comme l'utilisation d'appareil d'&#233;coute &#224; distance afin de r&#233;duire le risque de MSIE, parce que la supervision nocturne est pour le moment le seul moyen dont il a &#233;t&#233; prouv&#233; qu'il permet de diminuer le risque de mort subite. Donc nous devons leur en parler, et bien s&#251;r, en fonction de leur situation sociale et culturelle, ils d&#233;cident s'ils sont capables de le faire ou non. Mais c'est notre travail de les informer. Enfin, la bonne chose avec les patients qui ne font plus de crises, et c'est notre travail de les en informer, c'est que si vous ne faites plus de crises, en particulier plus de CGTC, alors vous avez un risque tr&#232;s faible de d&#233;c&#233;der de mort subite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :12 :35]&lt;/strong&gt; Emma Carter : Des &#233;tudes r&#233;centes ont &#233;t&#233; publi&#233;es&lt;strong&gt; &#224; propos de la difficult&#233; qu'ont les personnels soignants avec l'anxi&#233;t&#233; croissante des patients quand ils discutent avec eux de la mort subite lors du diagnostic&lt;/strong&gt; ou peu apr&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant la litt&#233;rature soutient que les patients pr&#233;f&#232;reraient en entendre parler lors du diagnostic ou peu apr&#232;s. En milieu hospitalier, quelles sont vos recommandations sur le quand et comment aborder le sujet avec le patient ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :13 :01]&lt;/strong&gt; Suvasini Sharma : Encore une fois, cela d&#233;pend de plusieurs param&#232;tres, les ressources et le temps dont disposent les m&#233;decins, et s'ils ont du personnel de soutien, comme des assistantes sociales ou des infirmi&#232;res. &lt;br class='autobr' /&gt;
En g&#233;n&#233;ral, j'ai le sentiment qu'au moment du diagnostic, il y a d&#233;j&#224; beaucoup d'information &#224; donner sur l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me, la gestion de la maladie, les m&#233;dicaments, le mode de vie. Donc parler de mort subite &#224; cette premi&#232;re occasion, je pense que cela fait trop pour que la famille le re&#231;oive. Donc en g&#233;n&#233;ral, ce que je fais c'est, lors du diagnostic, de parler de la gestion de l'&#233;pilepsie, et nous donnons habituellement des documents ou de la lecture &#224; regarder, qui comporte une r&#233;f&#233;rence rapide &#224; la MSIE. Et lors de la 2&#232;me ou de la 3&#232;me visite, quand ils se sont familiaris&#233;s avec le diagnostic, ils sont plus install&#233;s, c'est le moment o&#249; je commence &#224; aborder le sujet de la mort subite, (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Je n'attends pas 6 mois ni un an. Je n'attends pas de voir si le patient est pharmaco-r&#233;sistant avant d'en parler. Mais pas lors du tout premier entretien, mais plut&#244;t au 2&#232;me ou au 3&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :14 :05]&lt;/strong&gt; Emma Carter : Parlez-nous, je sais qu'il y a des id&#233;es fausses et d&#233;fis &#224; propos de l'information sur la mort subite. Quelles sont les id&#233;es fausses les plus courante que vous trouvez dans votre pratique ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :14 :18]&lt;/strong&gt; Suvasini Sharma : E&lt;strong&gt;t bien l'id&#233;e fausse parmi les m&#233;decins est qu'ils craignent tous d'accro&#238;tre l'anxi&#233;t&#233; des parents. Ils disent, &#171; d'un c&#244;t&#233;, nous leur disons votre enfant va bien, il peut faire toutes les activit&#233;s, certaines d'entre elles sous surveillance. Nous leur disons que l'enfant peut vivre une vie aussi normale que possible. Et d'un autre c&#244;t&#233;, nous leur disons que leur enfant peut mourir &#187;. C'est la pr&#233;occupation des m&#233;decins. C'est un des gros d&#233;fis. &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre d&#233;fi, et particuli&#232;rement dans la culture indienne, est que, dans une certaine mesure, parler des mauvaises choses, des choses d&#233;sagr&#233;ables est une sorte de tabou. C'est comme si parler d'une mauvaise chose la faisait arriver. C'est ce que les gens ont &#224; l'esprit. Donc vous ne voulez pas parler de la mort mais quand on interagit avec les parents, on se rend compte que c'est dans leur esprit tout le temps de toute fa&#231;on. &lt;br class='autobr' /&gt;
Donc ils y pensent et c'est bien de l'aborder ouvertement et de leur dire que le risque est bien plus faible qu'ils ne le craignent. Et en sachant, ils ont le sentiment qu'ils ont le contr&#244;le, et peuvent faire des choses pour l'emp&#234;cher&lt;br class='autobr' /&gt;
Et nous avons constat&#233; qu'une fois que nous avions inform&#233; les parents sur la mani&#232;re de pr&#233;venir le risque et ce qui aide, nous avons constat&#233; une meilleure observance. La prise de m&#233;dicaments s'am&#233;liore, la fr&#233;quence des visites &#224; l'h&#244;pital s'am&#233;liore. Ils ne manquaient plus les rendez-vous. Donc au bout du compte, c'est un moyen important d'am&#233;liorer leur gestion de l'&#233;pilepsie. Cela leur donne aussi de l'assurance et un sentiment de contr&#244;le. Donc je pense que, et la plupart des &#233;tudes majeures l'ont montr&#233;, ce que les m&#233;decins craignent, les parents, les familles et les patients veulent vraiment le savoir. Et nous sommes plus inquiets que ce qu'il faudrait l'&#234;tre quand nous en parlons.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre d&#233;fi, c'est la question du temps. Particuli&#232;rement dans nos organisations. Dans une consultation de 3 ou 4 heures, je vais avoir besoin de voir 50 patients. Donc ce n'est vraiment pas possible de parler &#224; ce niveau de d&#233;tail. &lt;strong&gt;C'est pour cela que je leur donne de la lecture et maintenant nous avons aussi fait de petites vid&#233;os, qu'ils peuvent regarder. &lt;/strong&gt; Une fois qu'ils ont parcouru la documentation, ils ont une id&#233;e, et ensuite nous leur demandons ce qu'ils ont compris. Parler, les informer du risque, et cela fait gagner du temps. Plut&#244;t que de tout leur raconter nous-m&#234;me. Mais c'est important de le leur dire. Assur&#233;ment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :16 :35]&lt;/strong&gt; Emma Carter : Lorsque vous voyez des patients et que vous leur donnez des conseils sur la SUDEP, est-ce que vous documentez ou utilisez des outils pour stratifier les facteurs de risque de SUDEP de chaque patient ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :16 :45]&lt;/strong&gt; Suvasini Sharma : Il y a des facteurs de risque bien d&#233;finis qui sont connus, comme des CGTC fr&#233;quentes, des comorbidit&#233;s comme une d&#233;ficience intellectuelle ou un retard de d&#233;veloppement. Et plus de 50 crises par mois au cours de l'ann&#233;e &#233;coul&#233;e. Il y a donc de nombreux facteurs de risque, mais en pratique, je ne me repose pas vraiment sur l'outil. Lorsque nous voyons les patients, nous savons que nous avons des patients bien contr&#244;l&#233;s et des patients mal contr&#244;l&#233;s, c'est-&#224;-dire de larges groupes. Parmi les patients mal contr&#244;l&#233;s, il y a ceux qui souffrent souvent de CGTC et de retard de d&#233;veloppement, une comorbidit&#233; fr&#233;quente chez les enfants atteints d'&#233;pilepsie. Donc oui, ces patients, je pense que nous renfor&#231;ons l'information et les conseils, peut-&#234;tre plus fr&#233;quemment. Et si nous pensons que certains &#233;l&#233;ments de pr&#233;vention &#233;chappent aux parents, nous pouvons les renforcer. Comme l'observance, l'observance m&#233;dicamenteuse etc &lt;br class='autobr' /&gt;
La surveillance n'est g&#233;n&#233;ralement pas un probl&#232;me avec les enfants et, surtout en Inde o&#249; dormir ensemble (co-sleeping) est extr&#234;mement r&#233;pandu. Ces enfants dorment donc de toute fa&#231;on avec leurs parents. Ce n'est donc jamais un probl&#232;me. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais je dirais que pour les patients bien contr&#244;l&#233;s, il s'agirait peut-&#234;tre d'une unique mention rapide s'ils s'inqui&#232;tent. Mais pour les patients difficiles ou &#224; haut risque, ces conseils devraient &#234;tre plus fr&#233;quents. Nous ne nous contentons pas d'une information donn&#233;e une seule fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :17 :58]&lt;/strong&gt; : Emma Carter : Avez-vous une id&#233;e de combien de personnes diagnostiqu&#233;es &#233;pileptiques et d&#233;c&#233;d&#233;es de mort subite avaient en fait &#224; la base un probl&#232;me cardiaque ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Suvasini Sharma : Oui, j'essaie de trouver cette r&#233;ponse car, vous le savez, m&#234;me des gens normaux meurent soudainement. Vous entendez parler d'untel et d'untel, et on dit qu'ils ont eu une attaque cardiaque.&lt;br class='autobr' /&gt;
On pr&#233;sume qu'ils ont d&#251; avoir un infarctus et en sont d&#233;c&#233;d&#233;s. M&#234;me les personnes avec &#233;pilepsie, en fait, ont un risque accru de mort subite d'origine cardiaque, comme ces d&#233;c&#232;s sont appel&#233;s. L'augmentation est pour une personne &#233;pileptique de l'ordre de 2,29 fois par rapport &#224; quelqu'un non &#233;pileptique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais c'est vraisemblablement &#224; cause d'une cardiopathie isch&#233;mique. C'est un chiffre que l'on a rencontr&#233; dans diff&#233;rentes &#233;tudes mais il n'y a pas de donn&#233;es sur si ces patients ont d&#233;j&#224; eu des accidents cardiaques auparavant. C'est une comorbidit&#233; je dirais, comme dans certains groupes d'&#226;ge , et les cardiopathies isch&#233;miques sont aussi assez courantes, et elles peuvent coexister avec l'&#226;ge, plus &#233;videmment les effets des m&#233;dicaments anti-&#233;pileptiques, qui affectent aussi le profil lipidique. L'ath&#233;roscl&#233;rose est aussi plus courante, ce qui peut constituer une comorbidit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Emma Carter : Y a-t-il des m&#233;dicaments &#224; &#233;viter pour les patients compte tenu des effets secondaires ? Et ont-ils plus de risque de d&#233;c&#233;der de mort subite ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :19 :35]&lt;/strong&gt; : Suvasini Sharma : Oui, et la lamotrigine et les bloqueurs de canaux sodiques sucitent des inqui&#233;tudes car dans certaines &#233;tudes r&#233;trospectives, on a trouv&#233;, en particulier chez les animaux, que la lamotrigine pourrait comporter un risque accru de mort subite. Et la FDA pr&#233;conise que la lamotrigine et les bloqueurs de canal sodique soient utilis&#233;s avec pr&#233;caution avec les patients qui ont d&#233;j&#224; eu un ant&#233;c&#233;dent de maladie cardiaque structurelle ou isch&#233;mique sous-jacente. Donc avec un patient qui a une maladie cardiaque pr&#233;-diagnostiqu&#233;e, nous devons vraiment &#234;tre tr&#232;s prudents avec ces m&#233;dicaments et devons probablement ne pas les utiliser.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Mais une grande &#233;tude a &#233;t&#233; publi&#233; en Australie dans laquelle a &#233;t&#233; suivie l'&#233;volution de la situation.Les chercheurs disposaient des donn&#233;es de l'EMU et ont suivi des patients trait&#233;s par lamotrigine et des bloqueurs de canal sodium pour le risque de mort subite. Ils n'ont pas constat&#233; d'augmentation du risque.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a eu d'autres &#233;tudes bas&#233;es sur la populations qui, &#224; nouveau, n'ont pas montr&#233; de risque accru. Donc cela est rassurant pour les m&#233;decins. Car le risque de mort subite gr&#226;ce &#224; ces m&#233;dicaments, est vraisemblablement faible. &lt;br class='autobr' /&gt;
Donc au final, une CGTC peut probablement causer une mort subite, et ces m&#233;dicaments sont bons pour r&#233;duire les CGTC.. Donc nous devons voir la balance b&#233;n&#233;fice/risque. Je pense que s'il y a une maladie cardiaque sous-jacente, dont nous avons connaissance, alors oui, nous ne les utiliserons pas, mais si le patient est &#224; haut risque de mort subite, pour contr&#244;ler les crises GTC, ces m&#233;dicaments peuvent &#234;tre n&#233;cessaires, donc nous ne devons pas &#234;tre inquiets des risques et les utiliser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Emma Carter : Merveilleux. C'est un article tr&#232;s int&#233;ressant que vous avez mentionn&#233; d'Australie. Revenons aux questions sur ce qui doit &#234;tre mis en lumi&#232;re et inclus dans la pr&#233;vention des sudep et l'information aux patients ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :21 :19]&lt;/strong&gt; Suvasini Sharma : Je dirais deux choses principales : La bonne observance des m&#233;dicaments anti-&#233;pileptiques. Je pense que c'est un facteur de risque important car c'est quelque chose qui est dans nos mains, &#224; notre port&#233;e. On ne peut pas changer les comorbidit&#233;s et autres. C'est une chose que l'on peut assur&#233;ment renforcer. Et l'autre chose est la surveillance nocturne, si et quand c'est possible. Ce sont deux choses qui peuvent aider et qui sont faisables, qui sont &#224; notre port&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe de nombreux dispositifs de d&#233;tection des crises sur le march&#233;, qui utilisent diff&#233;rentes techniques telles que l'EMG de surface active, l'EMG, l'ECG, etc.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je ne parlerai pas de dispositifs particuliers, mais l'ILAE et l'IFCE (International Federation of Clinical Neurophysiologistes) ont fait des recommandations sur leur utilisation en 2021 , et je vais en parler. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils recommandent de n'utiliser que des dispositifs portables valid&#233;s cliniquement pour la d&#233;tection automatis&#233;e de crises GTC et de crises tonico-cloniques focales &#224; bilat&#233;rales lorsqu' il y a des probl&#232;mes de s&#233;curit&#233; important, par exemple si un patient dort seul. Et si l'alarme sonne et si quelque chose peut &#234;tre fait dans les 5 mn. Les deux points sont requis . La simple possession du dispositif n'est pas utile. Il faut qu'il y ait quelqu'un, qu'un plan soit mis en place pour ce qu'il faut faire si l'alarme sonne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette recommandation est insuffisante et conditionn&#233;e car nous n'avons pas de donn&#233;es montrant que le fait de porter ces dispositifs peut effectivement emp&#234;cher la mort subite.. Nous savons par contre qu'ils d&#233;tectent des crises et qu'il y a de fausses alarmes. Cela pose aussi le probl&#232;me de la qualit&#233; de vie, pour l'autre personne qui dort dans la chambre &#224; c&#244;t&#233;, si l'alarme se d&#233;clenche toutes les nuits. Et comme je l'ai dit, si la personne habite seule dans un appartement, et que temps de r&#233;ponse s'&#233;l&#232;ve &#224; 15 / 20 mn, cela n'est peut-&#234;tre pas utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00 :23 :19]&lt;/strong&gt; Emma Carter : En tant que membre du groupe de travail de la &#171; Ligue Internationale contre l'Epilepsie &#187; ILEA, (&#8230;) vous vous &#234;tes r&#233;unis souvent ces 2 derni&#232;res ann&#233;es. Nous sommes curieux de savoir quelles sont les activit&#233;s que le groupe promeut &#224; l'&#233;chelle mondiale actuellement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Suvasini Sharma : Oui. Nous travaillons principalement sur 2 documents. L'un est un document sur l'information &#224; propos de la mort subite, et l'autre vise &#224; encadrer la d&#233;finition et la classification. En dehors de cela, nous sommes en train de mettre en place un certain nombre d' activit&#233;s &#233;ducatives sur la mort subite &#224; l'intention des m&#233;decins, des patient et des familles. Nous avons pr&#233;sent&#233; des propositions d'actions dans diverses conf&#233;rences pour sensibiliser sur la mort subite. &lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;cemment, le Dr Rainer Surges a men&#233; une enqu&#234;te globale sur les dispositifs portables de d&#233;tection des crises. Et notre groupe esp&#232;re pouvoir la pr&#233;senter bient&#244;t. C'est int&#233;ressant de se rendre compte que presque aucun pays n'a de lignes directrices pour ces dispositifs. Il y a des sujets que des directives doivent pr&#233;voir, comme le remboursement, la prise en charge par les assurances, et tant de choses encore. &lt;br class='autobr' /&gt;
De telles directives sont absolument n&#233;cessaires pour pouvoir &#234;tre d&#233;clin&#233;es en directives nationales au niveau de chaque pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduit avec l'aide de DeepL (version gratuite)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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