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	<title>STOP MORTALIT&#201; &#201;PILEPSIE</title>
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		<title>&lt;font color=#EC3C4C&gt;STOP M&lt;/font&gt;&lt;font color=#692FA0&gt;ORTALIT&#201;&lt;/font&gt; &lt;font color=#EC3C4C&gt;&#201;P&lt;/font&gt;&lt;font color=#692FA0&gt;ILEPSIE&lt;/font&gt;</title>
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		<title>Mort subite inattendue nocturne chez les Hmong aux USA</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Mort-subite-inattendue-nocturne-chez-les-Hmong-aux-USA</link>
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		<dc:date>2026-05-19T10:53:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le syndrome de mort subite inexpliqu&#233;e nocturne (MSIN) a &#233;t&#233; identifi&#233; dans les ann&#233;es 1980. C'est &#233;tonnament, &#224; propos d'une s&#233;rie de d&#233;c&#232;s intervenus au sein d'une population tr&#232;s sp&#233;cifique regroupant des caract&#233;ristiques communes qu'il a paru n&#233;cessaire de les regrouper : celle des immigrants HMONG aux Etats-Unis. L'&#233;tude suivante, publi&#233;e des ann&#233;es plus tard, explore les facteurs en cause. Parmi eux, &#224; c&#244;t&#233; de facteurs physiologiques ( syndrome de Brugada), le stress et des croyances (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH101/ethnie-hmong-un-tresor-culturel-fascinant-au-coeur-de-l-asie-du-sud-est-6836cc3b6ef08-2-12cb6.jpg?1792063614' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le syndrome de mort subite inexpliqu&#233;e nocturne (MSIN) a &#233;t&#233; identifi&#233; dans les ann&#233;es 1980.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#233;tonnament, &#224; propos d'une s&#233;rie de d&#233;c&#232;s intervenus au sein d'une population tr&#232;s sp&#233;cifique regroupant des caract&#233;ristiques communes qu'il a paru n&#233;cessaire de les regrouper : celle des immigrants HMONG aux Etats-Unis.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tude suivante, publi&#233;e des ann&#233;es plus tard, explore les facteurs en cause. Parmi eux, &#224; c&#244;t&#233; de facteurs physiologiques ( syndrome de Brugada), le stress et des croyances culturelles ont &#233;t&#233; mis en avant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;NIH Public Access Author Manuscript Soc Sci Med. Author manuscript ; available in PMC 2014 February 01. Published in final edited form as : Soc Sci Med. 2013 February ; 79 : 57&#8211;65. doi:10.1016/j.socscimed.2012.06.009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profil unique des troubles du sommeil chez un &#233;chantillon repr&#233;sentatif de 747 immigrants Hmong dans le Wisconsin&lt;br class='autobr' /&gt; Eric Young* , Se Xiong, Laurel Finn, and Terry Young University of Wisconsin, Madison, USA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des inqui&#233;tudes concernant les troubles du sommeil chez les immigrants HMONG aux &#201;tats-Unis ont &#233;merg&#233; lorsqu'un taux de mortalit&#233; &#233;tonnamment &#233;lev&#233; li&#233; au syndrome de mort subite nocturne inexpliqu&#233;e (SMSNI) a &#233;t&#233; document&#233; chez les hommes HMONG.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stress, la g&#233;n&#233;tique et les anomalies cardiaques, en interaction avec des troubles du sommeil, ont &#233;t&#233; avanc&#233;s comme facteurs contribuant au SMSNI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus r&#233;cemment, l'apn&#233;e du sommeil a &#233;t&#233; mise en cause dans les d&#233;c&#232;s nocturnes li&#233;s au syndrome de Brugada. On pense que ce syndrome englobe un &#233;ventail de troubles de mort cardiaque subite, y compris le SMSNI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, peu de recherches ont depuis replac&#233; le SMSNI dans le contexte des croyances culturelles, de la sant&#233; ou de la pr&#233;valence d'autres troubles du sommeil chez les HMONG.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pid&#233;miologie des troubles du sommeil et des exp&#233;riences nocturnes terrifiantes chez les HMONG &#233;tant mal document&#233;e, nous avons &#233;tudi&#233; la pr&#233;valence et les corr&#233;lats de l'apn&#233;e du sommeil, des troubles li&#233;s &#224; la phase de sommeil paradoxal (REM) et de l'insomnie dans 3 &#233;chantillons bas&#233;s sur la population (recueillis de 1996 &#224; 2001) comprenant 747 immigrants HMONG du Wisconsin. Les participants ont &#233;t&#233; interrog&#233;s sur leurs probl&#232;mes de sommeil, leurs croyances culturelles, leur sant&#233; et d'autres facteurs. Un sous-&#233;chantillon al&#233;atoire (n = 37) ont subi une poly-somnographie &#224; domicile afin d'&#233;tudier la pr&#233;valence de l'apn&#233;e du sommeil. Les auto-&#233;valuations et les r&#233;sultats de laboratoire ont &#233;t&#233; compar&#233;s &#224; des donn&#233;es recueillies de mani&#232;re similaire dans le cadre de l'&#233;tude Wisconsin Sleep Cohort (WSC) (n = 1 170), une &#233;tude longitudinale de population sur le sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;sultats r&#233;v&#232;lent un profil unique des troubles du sommeil chez les HMONG, caract&#233;ris&#233; par une pr&#233;valence &#233;lev&#233;e d'apn&#233;e du sommeil, de paralysie du sommeil et d'autres anomalies du sommeil li&#233;es &#224; la phase paradoxale, ainsi que par l'interaction entre des facteurs de stress nocturnes li&#233;s &#224; la culture et ces troubles du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, les exp&#233;riences de Dab Tsog (esprit nocturne effrayant qui appuie sur la poitrine) &#233;taient fr&#233;quentes et associ&#233;es &#224; des indicateurs d'apn&#233;e du sommeil, de paralysie du sommeil, de cauchemars, d'hallucinations hypnagogiques et d'insomnie. La compr&#233;hension du r&#244;le des troubles du sommeil et des m&#233;canismes culturels susceptibles de les d&#233;clencher ou de conditionner la r&#233;ponse &#224; ceux-ci pourrait, &#224; terme, fournir une base pour le d&#233;pistage et l'intervention visant &#224; r&#233;duire les cons&#233;quences n&#233;fastes sur la sant&#233; et le plan &#233;motionnel de ces troubles chez les HMONG.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Syndrome de mort subite nocturne inexpliqu&#233;e (SMSNI)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1981, une nouvelle affection inhabituelle a attir&#233; l'attention de la communaut&#233; m&#233;dicale : sur la base de rapports de mortalit&#233; apparus pour la premi&#232;re fois en 1977, les Centres pour le contr&#244;le et la pr&#233;vention des maladies (CDC) ont publi&#233; une note internationale indiquant que des r&#233;fugi&#233;s d'Asie du Sud-Est, principalement des HMONG, arriv&#233;s aux &#201;tats-Unis mouraient dans leur sommeil (Centers for Disease Control, CDC,1981). Ce qui rendait ce ph&#233;nom&#232;ne inhabituel &#233;tait non seulement les circonstances de ces d&#233;c&#232;s nocturnes, mais aussi le fait que les victimes &#233;taient des hommes jeunes, auparavant en bonne sant&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les signalements de ces cas se sont multipli&#233;s au cours des six ann&#233;es suivantes ; un taux de mortalit&#233; de 92 pour 100 000 indiquait que ces hommes HMONG mouraient &#224; un rythme &#233;quivalent &#224; celui des cinq principales causes de d&#233;c&#232;s chez les hommes n&#233;s aux &#201;tats-Unis de la m&#234;me tranche d'&#226;ge (Munger, 1987). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les chercheurs du CDC ont not&#233; que les morts subites non traumatiques chez des jeunes hommes auparavant en bonne sant&#233; et sans cause sous-jacente d&#233;finitive &#233;taient rares (Centers for Disease Control, 1981).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les caract&#233;ristiques communes des victimes, notamment l'heure du d&#233;c&#232;s, les signes de d&#233;tresse respiratoire pr&#233;c&#233;dant le d&#233;c&#232;s, l'origine ethnique, le jeune &#226;ge et le passage rapide d'un &#233;tat de sant&#233; apparente &#224; la mort, sugg&#233;raient un syndrome distinct ; celui-ci a ensuite &#233;t&#233; appel&#233; &#171; syndrome de mort subite et inattendue pendant le sommeil &#187; (SMSNI) (Holtan, Carlson, Egber, Mielke et Thao, 1984).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entretiens avec les familles, les enqu&#234;tes sur les cas et les petites &#233;tudes cas-t&#233;moins (Baron &amp; Kirschner, 1983 ; Baron et al., 1983 ; Kirschner, Eckner, &amp; Baron, 1986 ; Munger, 1987 ; Tatsanavivat et al., 1992) n'ont r&#233;v&#233;l&#233; aucun facteur de risque prometteur. Les autopsies n'ont r&#233;v&#233;l&#233; aucun signe de pathophysiologie ant&#233;rieure, mais ont sugg&#233;r&#233; que la cause imm&#233;diate du d&#233;c&#232;s &#233;tait une fibrillation ventriculaire ayant entra&#238;n&#233; un arr&#234;t cardiaque (Munger, 1987 ; Munger et al., 1991 ; Otto et al., 1984). &lt;br class='autobr' /&gt;
D'apr&#232;s les t&#233;moignages des proches et des personnes ayant tent&#233; de porter secours, cet &#233;pisode fatal est aujourd'hui g&#233;n&#233;ralement d&#233;crit comme survenant pendant le sommeil, avec des signes &#233;vidents de respiration agonique, notamment une respiration superficielle et irr&#233;guli&#232;re ponctu&#233;e de pauses, de suffocations, de hal&#232;tements et d'autres signes de respiration difficile. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les victimes semblaient inconscientes et ne r&#233;agissaient pas aux tentatives de les r&#233;veiller (Holtan et al., 1984 ; Munger, 1987 ; Verrier &amp; Josephson, 2011).&lt;br class='autobr' /&gt; Les victimes qui ont &#233;t&#233; r&#233;anim&#233;es ont rapport&#233; des sensations d'obstruction des voies respiratoires, une g&#234;ne ou une pression thoracique, ainsi qu'une faiblesse ou un engourdissement des membres (Verrier &amp; Josephson, 2011). Depuis l'identification du SMSNI il y a trois d&#233;cennies, les recherches &#233;tiologiques ont &#233;t&#233; rares et peu d'hypoth&#232;ses ont &#233;t&#233; test&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ind&#233;pendamment de l'int&#233;r&#234;t port&#233; au SMSNI, des chercheurs en cardiologie ont identifi&#233; en 1992 le syndrome de Brugada, une anomalie cardiaque caract&#233;ris&#233;e par un trac&#233; ECG distinct et un rythme cardiaque irr&#233;gulier (Brugada &amp; Brugada, 1992). &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce syndrome est associ&#233; &#224; la mort subite, la plupart des d&#233;c&#232;s survenant pendant la nuit (Matsuo et al., 1999), et a &#233;t&#233; li&#233; &#224; des mutations g&#233;n&#233;tiques, principalement du g&#232;ne SCNSA (Rook et al., 1999). L'analyse de plusieurs grandes bases de donn&#233;es regroupant des patients atteints du syndrome de Brugada g&#233;notyp&#233;s et des t&#233;moins sains a r&#233;v&#233;l&#233; une mutation du g&#232;ne SCNSA chez environ 21 % des patients atteints du syndrome de Brugada, contre 2 &#224; 5 % chez les t&#233;moins sains, ce qui confirme l'origine g&#233;n&#233;tique de ce syndrome de mort cardiaque subite (Kapplinger et al., 2010). Dans une &#233;tude sur les mutations du g&#232;ne SCNSA chez 10 patients SMSNI survivants et leurs familles, la mutation a &#233;t&#233; mise en &#233;vidence dans 3 familles (Vatta, Dumaine, Varghese et al., 2002).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les auteurs ont conclu que le SMSNI et le syndrome de Brugada constituaient, sur les plans ph&#233;notypique, g&#233;n&#233;tique et fonctionnel, un m&#234;me trouble. Les similitudes avec d'autres cas de mort subite chez des personnes par ailleurs en bonne sant&#233; indiquent que le syndrome de Brugada pourrait englober d'autres troubles tels que la mort subite du nourrisson, en plus du SMSNI (Fowler &amp; Priori, 2009). Comme c'est le cas pour de nombreuses autres maladies g&#233;n&#233;tiques potentiellement mortelles, toutes les personnes porteuses de la mutation du g&#232;ne Brugada ne pr&#233;sentent pas n&#233;cessairement les sympt&#244;mes associ&#233;s. D'autres facteurs d'exposition ou d&#233;clencheurs semblent n&#233;cessaires pour activer le m&#233;canisme g&#233;n&#233;tique et physiopathologique.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;cemment, le r&#244;le de l'apn&#233;e du sommeil et d'autres troubles du sommeil dans le d&#233;clenchement du rythme cardiaque irr&#233;gulier caract&#233;ristique du syndrome de Brugada a &#233;t&#233; de plus en plus consid&#233;r&#233; comme un m&#233;canisme &#233;tiologique possible (Gami &amp; Somers, 2008 ; Macedo et al., 2011&lt;br class='autobr' /&gt; ; Verrier &amp; Josephson, 2009).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'apn&#233;e du sommeil se caract&#233;rise par des &#233;pisodes r&#233;p&#233;t&#233;s de fermetures momentan&#233;es des voies respiratoires (apn&#233;e, fermeture compl&#232;te et pause respiratoire ; hypopn&#233;e, fermeture partielle) r&#233;sultant d'une diminution du tonus des voies respiratoires et de leur affaissement pendant le sommeil. Les pauses respiratoires qui en r&#233;sultent ont des effets aigus d'hypoxie et d'instabilit&#233;s cardiopulmonaires et provoquent de brefs r&#233;veils, qui r&#233;tablissent le tonus des voies respiratoires mais entra&#238;nent une perturbation des sch&#233;mas de sommeil (Henry, 2013). &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans leur &#233;tude de poly-somnographie nocturne portant sur 20 patients atteints du syndrome de Brugada et 11 t&#233;moins sains, Macedo et al. (2011) ont constat&#233; une pr&#233;valence deux fois plus &#233;lev&#233;e de l'apn&#233;e du sommeil chez les patients atteints du syndrome de Brugada (63 %) par rapport aux t&#233;moins (27 %). Les auteurs ont conclu que l'incidence plus &#233;lev&#233;e de d&#233;c&#232;s nocturnes chez les patients atteints du syndrome de Brugada pourrait r&#233;sulter d'une comorbidit&#233; avec l'apn&#233;e du sommeil, les &#233;v&#233;nements apn&#233;iques et l'instabilit&#233; des &#233;tats de sommeil associ&#233;s aux transitions entre le sommeil paradoxal et le sommeil lent exacerbant des anomalies significatives du rythme cardiaque (Macedo et al., 2011). &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, un certain type de facteur d&#233;clenchant ind&#233;sirable li&#233; au sommeil, interagissant avec une pr&#233;disposition g&#233;n&#233;tique aux arythmies cardiaques mortelles (c'est-&#224;-dire le syndrome de Brugada), pourrait expliquer l'&#233;tiologie du SMSNI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dab Tsog, paralysie du sommeil et autres sympt&#244;mes de troubles du sommeil :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels sont les troubles courants chez les HMONG ainsi que les facteurs d&#233;clencheurs du SMSNI ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; la nouveaut&#233; que repr&#233;sentait le SMSNI pour la science occidentale en 1981, les HMONG et d'autres populations d'Asie du Sud-Est craignent depuis longtemps cette exp&#233;rience personnelle incarn&#233;e par le SMSNI. Des noms sp&#233;cifiques &#224; leur culture ont &#233;t&#233; donn&#233;s &#224; cette exp&#233;rience ; les HMONG appellent &#171; Dab Tsog &#187; cette terrifiante apparition nocturne d'un esprit qui leur &#233;crase la poitrine (Adler, 1995 ; Bliatout, 1982 ; Fukuda, Miyasity, Inugami et Ishihara, 1987 ; Holtan et al., 1984). Les victimes de la visite de cet esprit rapportent que le Dab Tsog s'asseyait sur leur poitrine avec une force &#233;crasante, les emp&#234;chant de bouger et leur &#171; coupant le souffle &#187;. Bien que des parall&#232;les soient &#233;tablis entre le SMSNI et l'exp&#233;rience du Dab Tsog, le taux de mortalit&#233; &#233;lev&#233; du syndrome m&#233;dical du SMSNI diff&#232;re par rapport au Dab Tsog : des rapports historiques et ethnographiques indiquent que l'exp&#233;rience du Dab Tsog n'est ni rare ni mortelle, et qu'elle est souvent v&#233;cue &#224; plusieurs reprises par les victimes (Adler, 1995, 2011). Ainsi, le sch&#233;ma culturel, les connaissances collectives et la description universelle du Dab Tsog sugg&#232;rent l'existence d'un &#233;tat bio-psychosocial courant dont seul un nombre limit&#233; de cas aboutit &#224; un d&#233;c&#232;s li&#233; au syndrome SMSNI. Dans une &#233;tude portant sur 118 HMONG en Californie, 58 % ont rapport&#233; au moins une exp&#233;rience de visite du Dab Tsog ; des entretiens approfondis ont clairement mis en &#233;vidence une peur, un stress et une angoisse g&#233;n&#233;ralis&#233;s face aux troubles du sommeil au sein de la population HMONG (Adler, 1994). L'exp&#233;rience physique des survivants du SMSNI et des victimes du Dab Tsog sugg&#232;re fortement plusieurs sympt&#244;mes de troubles du sommeil, notamment l'apn&#233;e du sommeil, la paralysie du sommeil, les hallucinations hypnagogiques et les cauchemars. La paralysie du sommeil est caus&#233;e par l'intrusion de l'&#233;tat de veille pendant une p&#233;riode de sommeil paradoxal (REM) au cours de laquelle les muscles squelettiques sont paralys&#233;s (American Academy of Sleep Medicine, 2005, pp. 148&#8211;170). Au cours de cet &#233;v&#233;nement terrifiant, la conscience est pr&#233;serv&#233;e, mais la capacit&#233; de parler ou d'activer toute activit&#233; musculaire volontaire (telle que bouger les membres ou la t&#234;te) est absente (Acad&#233;mie am&#233;ricaine de m&#233;decine du sommeil, 2005, pp. 148&#8211;170). La recherche biom&#233;dicale a eu tendance &#224; se concentrer sur les m&#233;canismes physiologiques aigus comme cause sous-jacente des d&#233;c&#232;s li&#233;s au SMSNI. Cependant, compte tenu de la multitude de rapports historiques et ethnographiques qui d&#233;montrent une connaissance et une exp&#233;rience g&#233;n&#233;ralis&#233;es du Dab Tsog, qui s'apparentent &#233;troitement &#224; la paralysie du sommeil, &#224; l'apn&#233;e du sommeil et &#224; d'autres troubles du sommeil, il est clair que le contexte culturel du SMSNI est essentiel pour brosser un tableau plus complet du fardeau sanitaire et psychosocial des troubles graves du sommeil et du stress qui y est associ&#233; chez les HMONG. Les troubles du sommeil peuvent &#234;tre des facteurs d&#233;clenchants du SMSNI, mais surtout, ils peuvent constituer des probl&#232;mes de sant&#233; tr&#232;s importants chez les HMONG, qui sont sous-estim&#233;s. Des entretiens men&#233;s aupr&#232;s de plusieurs communaut&#233;s HMONG indiquent qu'une forte proportion de HMONG, en dehors des survivants du SMSNI, font &#233;tat d'&#233;pisodes de sommeil caract&#233;ris&#233;s par une pression sur la poitrine et une capacit&#233; respiratoire r&#233;duite, ce qui sugg&#232;re la possibilit&#233; de pauses respiratoires li&#233;es &#224; l'apn&#233;e du sommeil et de troubles de type REM tels que la paralysie du sommeil, les hallucinations et/ou les cauchemars s&#233;v&#232;res (Adler, 2011). &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, des rencontres terrifiantes avec des esprits nocturnes, qu'elles s'inscrivent dans le cadre de la structure de croyances traditionnelle ou qu'elles soient exacerb&#233;es par un conflit ou la perte de cette structure (par exemple, en raison d'un d&#233;racinement culturel li&#233; &#224; l'exp&#233;rience de r&#233;fugi&#233;), ont &#233;t&#233; avanc&#233;es comme causes d'un stress psychologique grave pouvant agir comme d&#233;clencheur du SMSNI (Adler, 1994, 1995, 2011 ; Bliatout, 1982 ; Holtan et al., 1984). Cependant, que des troubles du sommeil graves ou sp&#233;cifiques augmentent ou non le risque de SMSNI, les HMONG souffrent clairement, d'apr&#232;s leurs r&#233;cits historiques, d'exp&#233;riences de sommeil terrifiantes. Si les terreurs nocturnes sp&#233;cifiques &#224; cette culture (c'est-&#224;-dire le &#171; Dab Tsog &#187;), les troubles li&#233;s au sommeil paradoxal et l'apn&#233;e du sommeil sont tr&#232;s r&#233;pandus chez les HMONG, cela augmenterait consid&#233;rablement le risque g&#233;n&#233;ral de morbidit&#233; et de mortalit&#233; chez les HMONG (notamment l'hypertension, les accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux, la d&#233;pression, la diminution de la qualit&#233; de vie), au-del&#224; de tout risque &#233;ventuel li&#233; au SMSNI (American Academy of Sleep Medicine, 2005, pp. 148&#8211;170 ; Institut de m&#233;decine, 2006). &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'heure actuelle, la pr&#233;valence des troubles du sommeil chez les HMONG est inconnue. Il n'existe pas de donn&#233;es syst&#233;matiquement collect&#233;es sur les troubles du sommeil aupr&#232;s d'un &#233;chantillon de la population HMONG permettant de d&#233;terminer si ce groupe ethnique, par rapport &#224; la population am&#233;ricaine en g&#233;n&#233;ral, pr&#233;sente effectivement un risque plus &#233;lev&#233; de troubles du sommeil. De plus, les donn&#233;es sur la relation entre les croyances culturelles et le stress li&#233; &#224; la culture d'une part, et ces troubles du sommeil d'autre part, sont rares. Dans un premier temps, afin de mieux comprendre l'&#233;pid&#233;miologie des troubles du sommeil chez les HMONG, nous avons &#233;tudi&#233; la pr&#233;valence et les facteurs de risque des sympt&#244;mes d'apn&#233;e du sommeil, de la paralysie du sommeil et d'autres troubles li&#233;s au sommeil paradoxal, ainsi que de l'insomnie, aupr&#232;s d'un &#233;chantillon de 747 HMONG ayant immigr&#233; dans le Wisconsin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des donn&#233;es similaires issues d'une cohorte de population du Wisconsin (n = 1 170) (Young, 2009 ; Young et al., 1993) ont &#233;t&#233; utilis&#233;es &#224; des fins de comparaison afin de d&#233;terminer si les HMONG pr&#233;sentent un profil particulier en mati&#232;re de troubles du sommeil. De plus, nous avons &#233;tudi&#233; la corr&#233;lation entre les caract&#233;ristiques personnelles, la sant&#233;, les pratiques traditionnelles, l'acculturation et l'exp&#233;rience du Dab Tsog, d'une part, et la survenue de l'apn&#233;e du sommeil, de la paralysie du sommeil et d'autres troubles, d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thodes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Constitution de l'&#233;chantillon &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;chantillon total, que nous appellerons ci-apr&#232;s &#171; &#233;chantillon combin&#233; HMONG &#187; (n = 747), comprend les participants de trois &#233;tudes cons&#233;cutives men&#233;es entre 1996 et 2001 afin d'&#233;tudier le sommeil et les exp&#233;riences culturelles des immigrants HMONG dans le Wisconsin. L'autorisation &#233;thique pour cette recherche a &#233;t&#233; d&#233;livr&#233;e par le Comit&#233; d'&#233;thique interne de l'Universit&#233; du Wisconsin. Les trois &#233;chantillons repr&#233;sentatifs de la population d'hommes et de femmes HMONG &#226;g&#233;s de 18 ans et plus ont &#233;t&#233; recrut&#233;s &#224; partir des sources suivantes :&lt;br class='autobr' /&gt;
1. &#201;chantillon de LaCrosse : participants &#224; une f&#234;te du Nouvel An &#224; La Crosse, dans le Wisconsin (n = 134)&lt;br class='autobr' /&gt;
2. . &#201;chantillon de Madison : liste tir&#233;e de l'annuaire t&#233;l&#233;phonique des noms de clans HMONG dans la r&#233;gion m&#233;tropolitaine de Madison, dans le Wisconsin (n = 83) 3. 3) &#201;chantillon issu du recensement HMONG &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat : &#233;chantillon probabiliste tir&#233; d'un annuaire commercial du Midwest r&#233;pertoriant les r&#233;sidents HMONG du Wisconsin (n = 530). &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans toutes les &#233;tudes, les participants ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; remplir un questionnaire sur leurs habitudes et leurs troubles du sommeil. Les questionnaires contenaient tous une s&#233;rie de questions standard sur le sommeil et des questions socio-d&#233;mographiques, mais des questions suppl&#233;mentaires sur les croyances traditionnelles et les exp&#233;riences (d&#233;taill&#233;es ci-dessous) ont &#233;t&#233; ajout&#233;es aux deux derniers instruments d'enqu&#234;te pour les &#233;chantillons de Madison et du recensement &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat. Les questionnaires des trois &#233;tudes sur les HMONG ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;s avec la contribution de plusieurs conseillers de la communaut&#233; HMONG, afin de reformuler les questions pour une meilleure compr&#233;hension et d' int&#233;grer des questions adapt&#233;es aux probl&#232;mes de sommeil, aux exp&#233;riences culturelles et aux habitudes sp&#233;cifiques aux HMONG. Les questionnaires ont &#233;t&#233; con&#231;us en HMONG et en anglais. Les deux versions ont fait l'objet d'une retraduction afin de garantir leur comparabilit&#233; et ont &#233;t&#233; test&#233;es lors d'une &#233;tude pilote aupr&#232;s de trois groupes de volontaires HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'exception du fait que l'&#226;ge moyen de l'&#233;chantillon de LaCrosse &#233;tait l&#233;g&#232;rement inf&#233;rieur, les trois groupes d'&#233;chantillons ne pr&#233;sentaient pas de diff&#233;rences significatives sur les variables relatives aux autres donn&#233;es d&#233;mographiques, au sommeil ou &#224; la culture, d'apr&#232;s des comparaisons univari&#233;es et des mod&#232;les statistiques incluant un terme pour la source de l'&#233;chantillon. Par cons&#233;quent, les trois groupes ont &#233;t&#233; combin&#233;s pour une analyse plus approfondie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les participants ont &#233;t&#233; recrut&#233;s dans plusieurs r&#233;gions du Wisconsin pour l'&#233;chantillon du recensement HMONG &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat. Cela a donc introduit un risque de double recrutement de HMONG d&#233;j&#224; pr&#233;sents dans les &#233;chantillons de Madison et de LaCrosse. &lt;br class='autobr' /&gt;
En raison du manque de variation des noms de famille HMONG et de la mobilit&#233; r&#233;sidentielle au cours des ann&#233;es d'&#233;tude, il n'a pas &#233;t&#233; possible d'exclure tout risque de double comptage des participants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, les r&#233;sultats des analyses men&#233;es uniquement sur l'&#233;chantillon du recensement HMONG &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat ne diff&#233;raient pas de ceux des trois &#233;chantillons combin&#233;s. Il est donc peu probable que le double comptage des participants ait &#233;t&#233; significatif ou ait biais&#233; les r&#233;sultats. Une limite de l'&#233;chantillon combin&#233; de la communaut&#233; HMONG r&#233;side dans le manque potentiel de g&#233;n&#233;ralisation des HMONG vivant dans le Wisconsin &#224; ceux r&#233;sidant dans le Minnesota ou en Californie (les deux autres principales zones de peuplement HMONG aux &#201;tats-Unis), dans d'autres r&#233;gions des &#201;tats-Unis ou dans d'autres pays. Il est probable que les facteurs &#233;conomiques, le mode de vie, l'acculturation et d'autres &#233;l&#233;ments diff&#232;rent effectivement, en particulier entre les HMONG vivant dans les grandes agglom&#233;rations et ceux des zones rurales. Bien que les croyances traditionnelles et les rapports sur les troubles du sommeil semblent similaires selon les &#233;tudes men&#233;es au Minnesota et en Californie (Adler, 1995 ; Holtan et al., 1984), des diff&#233;rences soci&#233;tales inconnues pourraient limiter la g&#233;n&#233;ralisation de nos r&#233;sultats, en particulier ceux li&#233;s &#224; l'acculturation. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;D&#233;tails de l'&#233;chantillon &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;chantillon de LaCrosse (n = 134) &#8212; Des adultes HMONG ont &#233;t&#233; recrut&#233;s lors du festival du Nouvel An HMONG de 1996 &#224; La Crosse, dans le Wisconsin, un &#233;v&#233;nement tr&#232;s attendu tout au long de l'ann&#233;e. La plupart des membres de la communaut&#233; se rassemblent pour assister &#224; des &#233;preuves sportives, &#224; un spectacle culturel et pour visiter les stands vendant de tout, des v&#234;tements aux m&#233;dicaments. Deux enqu&#234;teurs, dont l'un parlait couramment la langue HMONG, &#233;taient pr&#233;sents (S. Xiong, E. Young) pour interagir avec enthousiasme avec les participants et les inviter &#224; remplir un questionnaire ou &#224; se pr&#234;ter &#224; un entretien. Les participants qui ne savaient ni lire ni &#233;crire ont &#233;t&#233; interrog&#233;s en HMONG. Une boisson gratuite leur a &#233;t&#233; offerte en guise d'incitation &#224; participer. Sur un nombre estim&#233; &#224; 250 participants, 146 questionnaires ont &#233;t&#233; remplis lors du recrutement &#224; LaCrosse. Afin de limiter l'&#233;tude aux adultes (&#226;g&#233;s de 18 ans ou plus), nous avons exclu 16 participants, ce qui a donn&#233; un &#233;chantillon final de 134 personnes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;chantillon de Madison (n = 83) &#8212; &#192; partir de l'annuaire t&#233;l&#233;phonique Ameritech 1997-1998 de la r&#233;gion m&#233;tropolitaine de Madison (Wisconsin), des adultes HMONG (&#226;g&#233;s de 18 ans ou plus) ont &#233;t&#233; recrut&#233;s sur la base de leur nom de clan (nom de famille). Les HMONG comptent moins de 20 noms de clan. Par cons&#233;quent, les 18 noms de famille (Cha/Chang, Cheng, Chue, Fang, Hang, Her/Her, Kha/Khang, Kong, Kue/Keu, Lee/Ly, Lo/Lor, Moua, Pha, Thao, Vang, Vue, Xiong/Siong, Yang), y compris leurs variantes orthographiques, ont &#233;t&#233; identifi&#233;s dans l'annuaire t&#233;l&#233;phonique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les m&#233;nages HMONG recens&#233;s ont &#233;t&#233; contact&#233;s par t&#233;l&#233;phone &#224; des moments al&#233;atoires (jusqu'&#224; ce qu'une connexion soit &#233;tablie) et ont r&#233;pondu &#224; une s&#233;rie de questions visant &#224; confirmer qu'il s'agissait bien d'un m&#233;nage HMONG et &#224; identifier un r&#233;sident adulte (&#226;g&#233; de 18 ans ou plus). L'&#233;tude a &#233;t&#233; expliqu&#233;e, et les participants potentiels ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; remplir un questionnaire envoy&#233; par courrier en HMONG, en anglais ou dans les deux langues. Sur les 152 questionnaires envoy&#233;s &#224; des adultes HMONG de la communaut&#233; de Madison et ses environs, 83 questionnaires remplis ont &#233;t&#233; renvoy&#233;s, soit un taux de r&#233;ponse de 55 %. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un sous-&#233;chantillon (n = 37) de l'&#233;chantillon de Madison ont &#233;galement particip&#233; &#224; une &#233;tude de poly-somnographie &#224; domicile et &#224; un entretien. Pour cela, une premi&#232;re vague de r&#233;pondants (n = 50) ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; participer &#224; ce protocole suppl&#233;mentaire. Le protocole &#224; domicile a &#233;t&#233; men&#233; par un chercheur (S Xiong) et un assistant, tous deux d'origine HMONG et parlant couramment la langue. Dans le cadre de l'entretien, les participants ont &#233;t&#233; interrog&#233;s sur leur opinion quant aux causes possibles du SMSNI, ainsi que sur leurs propres exp&#233;riences avec le Dab Tsog.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sommeil et la respiration pendant la nuit ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s &#224; l'aide d'un appareil de poly-somnographie (PSG) portable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;chantillon issu du recensement des HMONG &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat (n = 530) &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&#8212; Un &#233;chantillon probabiliste de r&#233;sidents HMONG du Wisconsin a &#233;t&#233; obtenu en 2001 aupr&#232;s des &#233;diteurs du r&#233;pertoire &#171; HMONG Social Services Census Directory &#187; (C&amp;W Communications, Minneapolis, MN), disponible dans le commerce. Bien que le r&#233;pertoire du recensement comprenne des HMONG r&#233;sidant &#224; la fois dans le Wisconsin et dans le Minnesota, nous n'avons s&#233;lectionn&#233; que les r&#233;sidents du Wisconsin (n = 3 000). Des questionnaires portant sur les habitudes de sommeil, les troubles du sommeil, l'adh&#233;sion aux croyances religieuses traditionnelles et d'autres facteurs (en anglais et en HMONG) ont &#233;t&#233; envoy&#233;s &#224; l'&#233;chantillon de noms et d'adresses s&#233;lectionn&#233;s. Les questions &#233;taient identiques &#224; celles des questionnaires de LaCrosse et de Madison, mais comprenaient des questions suppl&#233;mentaires sur les croyances et pratiques culturelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; notre insu, l'&#233;chantillon du r&#233;pertoire du recensement que nous avions obtenu n'avait pas &#233;t&#233; mis &#224; jour chaque ann&#233;e, contrairement &#224; ce qu'avait indiqu&#233; l'&#233;diteur. En raison d'adresses obsol&#232;tes, environ la moiti&#233; des questionnaires nous ont &#233;t&#233; retourn&#233;s non distribu&#233;s ; nous avons re&#231;u 530 questionnaires remplis et estimons le taux de r&#233;ponse minimal &#224; 33 %.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;chantillon de comparaison : &#233;tude Wisconsin Sleep Cohort (WSC) (n = 1 170)&lt;br class='autobr' /&gt;
_Afin de d&#233;terminer si la pr&#233;valence et les facteurs de risque des troubles du sommeil rapport&#233;s par les participants HMONG &#233;taient sp&#233;cifiques, nous avons utilis&#233; &#224; des fins de comparaison les donn&#233;es d'enqu&#234;te issues de la WSC, une &#233;tude longitudinale en cours sur les troubles du sommeil men&#233;e aupr&#232;s de la population. L'&#233;chantillon de la WSC, d&#233;crit pr&#233;c&#233;demment (Young, 2009 ; Young et al., 1993), repose sur un &#233;chantillon probabiliste d'employ&#233;s de l'&#201;tat du Wisconsin et pr&#233;sente une faible diversit&#233; ethnique, avec 96 % de participants de type caucasien et aucun participant HMONG. Dans l'&#233;tude WSC, les donn&#233;es sont recueillies par auto-&#233;valuation (questionnaire et entretien) et par un examen comprenant un large &#233;ventail de mesures, notamment une poly-somnographie en laboratoire comprenant un enregistrement sur 18 canaux du sommeil, de la respiration, de la fr&#233;quence cardiaque, des mouvements et d'autres fonctions tout au long de la nuit (Grass Instruments, Quincy, MA), ainsi que d'autres tests (Young et al., 1993). Les enregistrements nocturnes ont &#233;t&#233; &#233;valu&#233;s pour l'IAH &#224; l'aide de d&#233;finitions standard (Groupe de travail de l'Acad&#233;mie am&#233;ricaine de m&#233;decine du sommeil, 1999). Bien que les participants aient &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s &#224; plusieurs reprises (&#224; environ 4 ans d'intervalle), afin de garantir la coh&#233;rence de cette &#233;tude, nous avons s&#233;lectionn&#233; les donn&#233;es WSC les plus proches dans le temps de la date de collecte des donn&#233;es de l'&#233;chantillon HMONG.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Collecte des donn&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Questionnaire &#8212; Les questions portaient sur la fr&#233;quence des troubles du sommeil, les facteurs socio-d&#233;mographiques, les indicateurs d'acculturation, les pratiques et croyances culturelles, ainsi que la sant&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;1. Probl&#232;mes de sommeil.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Informations sur la pr&#233;sence et la fr&#233;quence de divers troubles du sommeil, notamment les indicateurs d'apn&#233;e du sommeil (ronflements, pauses respiratoires), les troubles li&#233;s au sommeil paradoxal, y compris la paralysie du sommeil au moment de s'endormir, au r&#233;veil et au milieu de la nuit, les hallucinations hypnagogiques, les cauchemars, les sympt&#244;mes de type cataplexie tels que les &#171; genoux qui flanchent &#187; lors d'un fou rire ou d'une forte excitation, l'insomnie et la somnolence diurne excessive (SDE). Une &#233;chelle semi-qualitative a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour les fr&#233;quences de r&#233;ponse comme suit : Jamais ; Rarement (1 &#224; 2 nuits par an) ; Parfois (quelques nuits par mois) ; Souvent (quelques nuits par semaine) et Tr&#232;s souvent (tous les soirs ou presque tous les soirs)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2. Donn&#233;es socio-d&#233;mographiques.&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Des questions ont &#233;t&#233; pos&#233;es concernant le sexe, l'&#226;ge et le nombre d'enfants et d'adultes dans le foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;3. Acculturation. &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Afin d'estimer le degr&#233; d'acculturation, des questions ont &#233;t&#233; incluses sur le type de r&#233;gime alimentaire (HMONG vs occidental), le nombre d'ann&#233;es pass&#233;es aux &#201;tats-Unis et les pratiques religieuses (chamanisme, christianisme ou &#171; autre &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;4. Croyances traditionnelles et exp&#233;riences. &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Des questions ont &#233;t&#233; pos&#233;es concernant la connaissance et l'exp&#233;rience personnelle de la visite cauchemardesque d'un esprit (Dab Tsog) qui s'assoit sur la poitrine et qui, selon la croyance, vole le souffle de la personne, la connaissance de d&#233;c&#232;s li&#233;s au syndrome MSNI chez des proches ou des connaissances, ainsi que le sentiment d'avoir &#233;t&#233; affect&#233; d'une mani&#232;re ou d'une autre, y compris par le stress, par l'exp&#233;rience de la guerre du Vietnam. Une liste d'exp&#233;riences possibles li&#233;es &#224; la guerre du Vietnam a &#233;t&#233; fournie, avec la possibilit&#233; de choisir &#171; aucune exp&#233;rience &#187;. L'une des r&#233;ponses suivantes a &#233;t&#233; cod&#233;e comme affirmative pour une exp&#233;rience stressante li&#233;e &#224; la guerre du Vietnam : j'&#233;tais dans l'arm&#233;e ; j'ai &#233;t&#233; expos&#233; &#224; la guerre chimique ; j'ai perdu des membres de ma famille, des proches ou des amis ; j'ai v&#233;cu d'autres exp&#233;riences stressantes dues &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;5. Sant&#233;. &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les participants ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; indiquer leur taille et leur poids, et &#224; pr&#233;ciser s'ils souffraient de : maladie cardiaque, hypertension, diab&#232;te, douleur chronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Polysomnographie &#8212; &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le sommeil et la respiration de 37 participants HMONG ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s &#224; l'aide d'un appareil de poly-somnographie portable &#224; domicile, comprenant un EEG pour d&#233;terminer le stade de sommeil, une oxym&#233;trie pour la saturation en oxyg&#232;ne, des thermistances pour le d&#233;bit d'air et une pl&#233;thysmographie Respitrace pour les excursions respiratoires (Compumedics, Abbotsford, Victoria, AU). Les enregistrements nocturnes ont &#233;t&#233; &#233;valu&#233;s pour d&#233;terminer les stades de sommeil et les &#233;v&#233;nements d'apn&#233;e et d'hypopn&#233;e &#224; l'aide des m&#234;mes d&#233;finitions standard que celles utilis&#233;es dans le WSC (Groupe de travail de l'Acad&#233;mie am&#233;ricaine de m&#233;decine du sommeil, 1999) afin de d&#233;terminer le nombre moyen d'&#233;v&#233;nements d'apn&#233;e et d'hypopn&#233;e pendant le sommeil indiqu&#233; par l'EEG (indice d'apn&#233;e-hypopn&#233;e, IAH). L'IAH a &#233;t&#233; d&#233;termin&#233; pour la dur&#233;e totale du sommeil et pour la dur&#233;e de la phase REM (IAH REM).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;thodes statistiques&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les donn&#233;es recueillies dans le cadre de cette &#233;tude ont &#233;t&#233; analys&#233;es &#224; l'aide des modules du logiciel SAS (9.2) pour les statistiques descriptives, les tableaux de contingence et la r&#233;gression logistique multiple. Nous avons regroup&#233; les variables en trois cat&#233;gories : les donn&#233;es socio-d&#233;mographiques (&#226;ge, sexe) ; la fr&#233;quence des sympt&#244;mes des troubles du sommeil (ronflements, pauses respiratoires, somnolence diurne, paralysie du sommeil, cauchemars, hallucinations hypnagogiques, sympt&#244;mes de type cataplexie, difficult&#233; &#224; s'endormir et sommeil agit&#233;) ; des variables culturellement pertinentes (adh&#233;sion aux croyances spirituelles chamaniques, r&#233;gime alimentaire HMONG, nombre de personnes dans le foyer, ann&#233;es pass&#233;es aux &#201;tats-Unis, exp&#233;rience de la guerre du Vietnam, connaissance d'un parent ou d'une connaissance d&#233;c&#233;d&#233;(e) des suites d'un SMSNI, et exp&#233;rience personnelle du Dab Tsog) ; et des variables de sant&#233; (indice de masse corporelle, troubles cardiaques, hypertension, diab&#232;te, douleur chronique). Nous avons compar&#233; les pr&#233;valences des sympt&#244;mes de troubles du sommeil issues des donn&#233;es de l'enqu&#234;te HMONG et de celles de la Wisconsin Sleep Cohort Study (n = 1 170) &#224; l'aide de tableaux de contingence avec un test du chi-carr&#233; pour &#233;valuer la signification statistique des diff&#233;rences entre les groupes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons ensuite examin&#233; les facteurs de risque potentiels (socio-d&#233;mographiques, culturels et de sant&#233;) pour les sympt&#244;mes de troubles du sommeil (en tant que variables d&#233;pendantes) &#224; l'aide d'une mod&#233;lisation par r&#233;gression logistique multiple. Tout d'abord, l'&#226;ge et le sexe ont &#233;t&#233; examin&#233;s dans le mod&#232;le de base, puis utilis&#233;s comme co-variables avec chacune des variables culturelles dans des mod&#232;les individuels. La signification statistique des coefficients de r&#233;gression logistique a &#233;t&#233; &#233;valu&#233;e par des tests du chi-carr&#233; de Wald. Les coefficients b&#234;ta estim&#233;s et les erreurs-types ont &#233;t&#233; utilis&#233;s pour calculer les rapports de cotes et les intervalles de confiance &#224; 95 %. Pour les personnes ayant subi une poly-somnographie, nous avons compar&#233; la pr&#233;valence des troubles respiratoires du sommeil &#224; l'aide de l'IAH (bas&#233; &#224; la fois sur la dur&#233;e du sommeil en phase REM et sur la dur&#233;e totale du sommeil) &#224; deux seuils (&#8805; 5 et &#8805; 15) entre les participants HMONG et WSC. Les mod&#232;les de r&#233;gression logistique pour les variables de l'IAH ont &#233;t&#233; ajust&#233;s en fonction de l'&#226;ge, du sexe et de l'indice de masse corporelle. Une variable a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e pour repr&#233;senter la source de l'&#233;chantillon (HMONG ou WSC). Les rapports de cotes ont &#233;t&#233; estim&#233;s &#224; partir du coefficient b&#234;ta de cette variable afin de d&#233;terminer le risque d'apn&#233;e du sommeil indiqu&#233; par les niveaux de gravit&#233; de l'IAH (en phase de sommeil paradoxal et en dur&#233;e totale de sommeil) chez les HMONG, en prenant les WSC comme groupe de r&#233;f&#233;rence. Dans toutes les analyses, les r&#233;sultats pr&#233;sentant une valeur p inf&#233;rieure &#224; 0,05 ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme statistiquement significatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Caract&#233;ristiques descriptives de l'&#233;chantillon combin&#233; HMONG (n = 747) Le tableau 1 montre que la plupart des participants pratiquaient une religion chamanique, suivaient un r&#233;gime alimentaire HMONG et vivaient en moyenne dans des m&#233;nages assez nombreux. Vingt-neuf pour cent connaissaient un parent ou une connaissance d&#233;c&#233;d&#233;(e) des suites d'un syndrome de mort subite non explicable (SMSNI). Bien que les participants r&#233;sident aux &#201;tats-Unis depuis plusieurs ann&#233;es en moyenne, il semble que la plupart restent tr&#232;s attach&#233;s &#224; la culture HMONG. Une forte pr&#233;valence de douleurs chroniques a &#233;t&#233; signal&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Fr&#233;quence des sympt&#244;mes de troubles du sommeil &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tableau 2 pr&#233;sente la fr&#233;quence rapport&#233;e des sympt&#244;mes et troubles du sommeil, notamment le ronflement, les pauses respiratoires, la somnolence diurne excessive (SDE), l'insomnie, la paralysie du sommeil, les cauchemars et autres anomalies du sommeil li&#233;es au sommeil paradoxal, ainsi que le trouble du sommeil sp&#233;cifique &#224; la culture appel&#233; &#171; Dab Tsog &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les HMONG ont signal&#233; des fr&#233;quences &#233;lev&#233;es (par exemple, au moins quelques nuits par mois &#224; &#171; toujours &#187;) de plusieurs sympt&#244;mes de troubles du sommeil, en particulier ceux li&#233;s au sommeil paradoxal, notamment la paralysie du sommeil, un sympt&#244;me de type cataplexie se traduisant par un affaiblissement des genoux en cas d'excitation, et les cauchemars. &lt;br class='autobr' /&gt;
31% ont d&#233;clar&#233; avoir fait l'exp&#233;rience du Dab Tsog, une visite de l'esprit qui oppresse la poitrine, 17 % d'entre eux rapportant que cela se produisait au moins quelques nuits par mois ou plus souvent (c'est-&#224;-dire parfois, souvent, tr&#232;s souvent). &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Pr&#233;valence des sympt&#244;mes de troubles du sommeil &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Afin de d&#233;terminer si les pr&#233;valences des sympt&#244;mes du sommeil &#233;taient significativement diff&#233;rentes dans l'&#233;chantillon HMONG, nous avons dichotomis&#233; les variables de fr&#233;quence du sommeil selon des seuils couramment utilis&#233;s (indiqu&#233;s en gris&#233; dans le tableau 2). &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s ajustement en fonction de l'&#226;ge, du sexe et de l'IMC, nous avons compar&#233; la pr&#233;valence de ces troubles du sommeil avec celle observ&#233;e dans le WSC. Comme le montre la figure 1, bien que la pr&#233;valence des pauses respiratoires soit similaire dans les deux groupes, celle du ronflement &#233;tait plus faible chez les HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;sultat le plus frappant &#233;tait la pr&#233;valence statistiquement significative plus &#233;lev&#233;e de la paralysie du sommeil chez les HMONG par rapport au WSC (30 % contre 3 %). Des pr&#233;valences plus &#233;lev&#233;es ont &#233;galement &#233;t&#233; observ&#233;es pour les sympt&#244;mes de type cataplexie (genoux flageolants lors d'une excitation ou d'un fou rire), les cauchemars et l'insomnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Facteurs de risque des sympt&#244;mes de troubles du sommeil chez les HMONG &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Afin d'&#233;tudier le r&#244;le des croyances culturelles et des exp&#233;riences li&#233;es au sommeil propres &#224; cette population (telles que le Dab Tsog) dans les troubles du sommeil chez les HMONG, nous avons examin&#233; l'association entre les variables d&#233;mographiques et culturelles et les sympt&#244;mes de troubles du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tableau 3a pr&#233;sente les associations, indiqu&#233;es par des rapports de cotes (ajust&#233;s en fonction de l'&#226;ge et du sexe), concernant le risque de signaler des sympt&#244;mes d'apn&#233;e du sommeil (ronflements, pauses respiratoires et somnolence diurne), compte tenu de la pr&#233;sence des facteurs culturels. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tableau 3b pr&#233;sente le risque de souffrir de paralysie du sommeil fr&#233;quente et d'autres anomalies du sommeil li&#233;es au sommeil paradoxal ainsi que d'insomnie en fonction des variables sp&#233;cifiques &#224; la culture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Corr&#233;lats des sympt&#244;mes d'apn&#233;e du sommeil auto-d&#233;clar&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme le montre le tableau 3a, la fr&#233;quence des ronflements &#233;tait significativement associ&#233;e au fait d'&#234;tre un homme et &#224; l'&#226;ge avanc&#233; (deux facteurs de risque &#233;tablis pour l'apn&#233;e du sommeil), mais n'&#233;tait pas li&#233;e au stress sp&#233;cifique &#224; la culture tel que le Dab Tsog. &lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, la fr&#233;quence des pauses respiratoires &#233;tait fortement associ&#233;e au Dab Tsog (OR = 4,2, p &lt; 0,001). &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette divergence est potentiellement importante, puisque le ronflement est g&#233;n&#233;ralement signal&#233; en m&#234;me temps que des pauses respiratoires, tant dans les &#233;chantillons de population que dans les &#233;chantillons cliniques. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, contrairement &#224; l'&#233;chantillon WSC, la pr&#233;valence du ronflement, mais pas celle des pauses respiratoires, &#233;tait plus faible chez les HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, nos donn&#233;es indiquent que les questions relatives &#224; la fr&#233;quence du ronflement et des pauses respiratoires peuvent susciter des r&#233;ponses diff&#233;rentes chez les HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
La forte corr&#233;lation entre les pauses respiratoires et le Dab Tsog sugg&#232;re que le signalement des pauses respiratoires ne repose pas sur le r&#233;cit d'un partenaire de lit concernant les pauses respiratoires du sujet, mais plut&#244;t sur le sentiment propre du sujet de se r&#233;veiller en raison d'un arr&#234;t de la respiration. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien qu'il puisse s'agir d'un &#233;pisode d'apn&#233;e, cela peut faire partie de la constellation de sympt&#244;mes li&#233;s &#224; l'exp&#233;rience du Dab Tsog. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres variables sp&#233;cifiques &#224; la culture n'&#233;taient pas syst&#233;matiquement li&#233;es aux marqueurs de l'apn&#233;e du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Corr&#233;lats de la paralysie du sommeil et d'autres sympt&#244;mes de troubles du sommeil de type REM &lt;br class='autobr' /&gt;
Des rapports de cotes allant de 2 &#224; 4, avec p &lt; 0,0001, sont pr&#233;sent&#233;s dans le tableau 3b pour les sympt&#244;mes du sommeil li&#233;s au REM que sont la paralysie du sommeil, les cauchemars, les hallucinations hypnagogiques, les exp&#233;riences de type cataplexie et l'insomnie, avec des facteurs de risque sp&#233;cifiques &#224; la culture comprenant : les exp&#233;riences de Dab Tsog, la connaissance de d&#233;c&#232;s li&#233;s au syndrome MSNI chez des proches et des amis, le stress li&#233; &#224; la guerre du Vietnam, l'acculturation et la douleur chronique. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres variables refl&#233;tant l'acculturation (pratique du chamanisme, respect du r&#233;gime alimentaire HMONG, ann&#233;es pass&#233;es aux &#201;tats-Unis) n'&#233;taient pas syst&#233;matiquement li&#233;es &#224; ces troubles du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, le diab&#232;te, les probl&#232;mes cardiaques et l'hypertension n'&#233;taient pas significativement associ&#233;es &#224; l'un quelconque des param&#232;tres du sommeil (non pr&#233;sent&#233;). En revanche, la douleur chronique &#233;tait syst&#233;matiquement associ&#233;e &#224; tous les troubles du sommeil li&#233;s &#224; la phase paradoxale pr&#233;sent&#233;s dans le tableau 3b.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;moignages personnels sur les probl&#232;mes de sommeil et les exp&#233;riences li&#233;s &#224; la culture&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les participants de l'&#233;chantillon de Madison ayant pris part au protocole de poly-somnographie &#224; domicile (sous-&#233;chantillon HMONG de Madison, n = 37) ont &#233;galement r&#233;pondu &#224; des questions ouvertes concernant leur connaissance du SMSNI, s'ils connaissaient quelqu'un d&#233;c&#233;d&#233; des suites du SMSNI, ce qu'ils pensaient &#234;tre la cause du SMSNI, et s'ils avaient eu des exp&#233;riences personnelles li&#233;es au Dab Tsog. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur l'&#233;chantillon total de 37 personnes, dix participants ont refus&#233; de r&#233;pondre, ce qui a donn&#233; lieu &#224; 27 entretiens complets. Les r&#233;ponses sont r&#233;sum&#233;es ci-dessous, illustr&#233;es par quelques t&#233;moignages personnels. Parmi les 27 personnes ayant fourni des r&#233;ponses d&#233;taill&#233;es : &lt;br class='autobr' /&gt;
25 connaissaient le SMSNI.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 16 ont r&#233;pondu qu'elles n'en connaissaient pas la cause. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3 avaient connaissance de d&#233;c&#232;s chez un parent ou une connaissance proche. Une femme a r&#233;pondu que son mari &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233; du SMSNI en Tha&#239;lande. Elle a d&#233;clar&#233; que son mari n'avait pas &#233;t&#233; malade, mais qu'avant son d&#233;c&#232;s, elle l'avait entendu ronfler, renifler et &#233;mettre des sons indiquant qu'il avait &#171; du mal &#224; respirer &#187;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 2 participants ont r&#233;pondu qu'ils avaient connaissance de &#171; nombreux &#187; d&#233;c&#232;s dus au SMSNI. Une femme connaissait un homme en Tha&#239;lande qui &#171; ne pouvait pas tousser et est mort du syndrome de mort subite du dormeur &#187;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3 ont donn&#233; des r&#233;ponses assez objectives, affirmant qu'ils pensaient que la cause du syndrome de mort subite du dormeur &#233;tait due &#224; une obstruction des voies respiratoires ou &#224; une maladie. L'un d'eux a d&#233;clar&#233; : &#171; Je ne crois pas aux superstitions. Je pense que le syndrome de mort subite du dormeur est caus&#233; par des habitudes de sommeil anormales qui obstruent le flux d'air normal et entra&#238;nent la mort. &#187; Un autre a d&#233;clar&#233; que la cause &#233;tait &#171; des art&#232;res ou des veines bouch&#233;es &#187;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3 ont indiqu&#233; que cela &#233;tait d&#251; au stress. Il est int&#233;ressant de noter que tous ces participants avaient &#233;galement une grande peur du SMSNI, ce qui indique peut-&#234;tre que la peur du SMSNI en soi peut causer du stress.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'un des participants a d&#233;clar&#233; qu'il &#171; s'inqui&#233;tait beaucoup et avait du mal &#224; s'endormir &#187;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 6 ont d&#233;clar&#233; avoir v&#233;cu l'exp&#233;rience du Dab Tsog (6/27 = 45 %). Un participant a rapport&#233; que &#171; quelque chose sur la poitrine s'est produit tr&#232;s souvent &#187;. Un autre s'est plaint d'avoir des cauchemars 2 &#224; 3 fois par an dans lesquels il ne peut ni bouger ni respirer, avec une pression sur la poitrine, ce qui l'a amen&#233; &#224; d&#233;clarer qu'il &#171; s'inqui&#232;te d'avoir des cauchemars et de ne pas pouvoir respirer &#187;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 4 ont d&#233;clar&#233; que c'&#233;tait quelque chose sur leur poitrine qui les emp&#234;chait de bouger et de respirer. Dans un r&#233;cit similaire, un autre participant a d&#233;crit un cauchemar survenu pendant un sommeil profond dans lequel il &#171; ne pouvait pas respirer et sentait quelque chose sur sa poitrine, comme un chat &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
1 pensait que la cause &#233;tait d'ordre spirituel. Le participant a d&#233;clar&#233; que le SMSNI &#233;tait &#171; d&#251; &#224; l'inqui&#233;tude et au fait de ne pas suivre Dieu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poly-somnographie &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tableau 4 compare les r&#233;sultats de la poly-somnographie concernant l'apn&#233;e du sommeil (indiqu&#233;e par le nombre moyen d'apn&#233;es et d'hypopn&#233;es par heure de sommeil) entre le sous-&#233;chantillon HMONG de Madison et les participants WSC. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les HMONG pr&#233;sentaient un risque plus &#233;lev&#233; d'apn&#233;e du sommeil l&#233;g&#232;re (IAH &gt; 5) ou plus grave (IAH &gt; 15). La pr&#233;valence plus &#233;lev&#233;e de l'apn&#233;e du sommeil chez les HMONG a &#233;t&#233; observ&#233;e tant pour la dur&#233;e totale du sommeil que pour le sommeil paradoxal. Par rapport aux donn&#233;es du groupe WSC, l'analyse par r&#233;gression logistique a montr&#233; que les HMONG pr&#233;sentaient un risque 8,8 &#224; 10 fois plus &#233;lev&#233; de souffrir d'apn&#233;e du sommeil l&#233;g&#232;re ou plus grave, et un risque 6,7 &#224; 7,2 fois plus &#233;lev&#233; de souffrir d'apn&#233;e du sommeil mod&#233;r&#233;e &#224; s&#233;v&#232;re, tant pendant le sommeil paradoxal que pendant la dur&#233;e totale du sommeil. Les diff&#233;rences &#233;taient statistiquement significatives avec p &lt; 0,001.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;sultats, bas&#233;s sur le plus grand &#233;chantillon de population HMONG &#233;tudi&#233; &#224; ce jour, montrent d'importantes diff&#233;rences ethniques dans le profil des troubles du sommeil chez les immigrants HMONG du Wisconsin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus particuli&#232;rement, les pr&#233;valences de la paralysie du sommeil et d'autres troubles de type REM, ainsi que de l'apn&#233;e du sommeil mesur&#233;e objectivement (tous consid&#233;r&#233;s comme des d&#233;clencheurs potentiels du SMSNI), &#233;taient significativement plus &#233;lev&#233;es que chez les non-HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, plusieurs variables li&#233;es au stress culturel, notamment l'exp&#233;rience fr&#233;quente du Dab Tsog, le fait de conna&#238;tre des proches d&#233;c&#233;d&#233;s des suites du SMSNI et les exp&#233;riences traumatisantes de la guerre du Vietnam, &#233;taient fortement corr&#233;l&#233;es aux sympt&#244;mes de sommeil li&#233;s au sommeil paradoxal, tels que la paralysie du sommeil, les cauchemars, les hallucinations hypnagogiques, les exp&#233;riences de type cataplexie et l'insomnie. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif de cette &#233;tude &#233;tait d'examiner l'&#233;pid&#233;miologie, y compris la pr&#233;valence et les corr&#233;lats culturels des sympt&#244;mes de troubles du sommeil chez les HMONG, en raison du risque &#233;lev&#233; de SMSNI et de ses sympt&#244;mes de sommeil inhabituels. L'apn&#233;e du sommeil et les anomalies li&#233;es au sommeil paradoxal ont &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233;es comme facteurs d&#233;clenchants du SMSNI chez les personnes pr&#233;sentant une vuln&#233;rabilit&#233; g&#233;n&#233;tique aux arythmies, comme on l'observe dans le syndrome de Brugada (Gami &amp; Somers, 2008 ; Macedo et al., 2011). &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, le stress culturel, qu'il soit d&#251; &#224; de fortes croyances en des esprits malveillants et/ou &#224; des conflits li&#233;s &#224; la difficult&#233; de respecter ces croyances spirituelles, a &#233;t&#233; identifi&#233; comme un facteur d&#233;clenchant pour le SMSNI, gr&#226;ce aux travaux approfondis d'Adler (1994, 1995). Adler aborde notamment le r&#244;le de l'isolement culturel forc&#233; d&#251; aux &#233;v&#233;nements traumatisants de la guerre du Vietnam, &#224; la r&#233;installation qui s'en est suivie et &#224; la rupture avec le mode de vie traditionnel (Adler, 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;sultats, qui montrent une pr&#233;valence &#233;lev&#233;e des troubles du sommeil et une corr&#233;lation avec le Dab Tsog et d'autres variables culturelles, corroborent les hypoth&#232;ses ci-dessus et t&#233;moignent des probl&#232;mes de sant&#233; plus g&#233;n&#233;raux li&#233;s aux troubles graves du sommeil chez les HMONG. D'apr&#232;s notre &#233;chantillon de population, les croyances traditionnelles et le stress sont &#233;troitement li&#233;s &#224; des troubles du sommeil importants, en particulier ceux pr&#233;sentant des sympt&#244;mes de type SMSNI tels que le Dab Tsog, la paralysie du sommeil, l'obstruction respiratoire et les hallucinations. Les pr&#233;valences de sympt&#244;mes fr&#233;quents li&#233;s au sommeil paradoxal et d'apn&#233;e du sommeil diagnostiqu&#233;e par poly-somnographie &#233;taient nettement plus &#233;lev&#233;es chez les HMONG que chez les participants WSC. &lt;br class='autobr' /&gt;
La paralysie du sommeil isol&#233;e serait rare (au moins une fois dans la vie) chez 40 &#224; 50 % de la population g&#233;n&#233;rale, mais seuls 3 &#224; 6 % la signalent comme un trouble chronique (American Academy of Sleep Medicine, 2005, pp. 148&#8211;170 ; Buzzi &amp; Cirignotta, 2000). &lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, 31 % de notre &#233;chantillon HMONG ont signal&#233; une occurrence fr&#233;quente (au moins une fois par semaine) de paralysie du sommeil. La pr&#233;valence des cauchemars tr&#232;s fr&#233;quents (plusieurs nuits par semaine ou toutes les nuits) (15 %) et de l'insomnie (20 %) &#233;tait &#233;galement statistiquement significative chez les HMONG par rapport aux WSC. L'apn&#233;e du sommeil est un facteur d&#233;clenchant pr&#233;sum&#233; du SMSNI (Gami &amp; Somers, 2008 ; Macedo et al., 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la pr&#233;valence des cas de ronflement signal&#233;s chez les HMONG (l'indicateur le plus courant de l'apn&#233;e du sommeil) ne soit pas &#233;lev&#233;e, l'&#233;valuation par polysomnographie de l'apn&#233;e du sommeil dans notre sous-&#233;chantillon de HMONG de Madison (n = 37) a r&#233;v&#233;l&#233; des pr&#233;valences &#233;lev&#233;es d'apn&#233;e du sommeil, allant de l&#233;g&#232;re &#224; s&#233;v&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La comparaison avec les pr&#233;valences observ&#233;es chez les WSC sugg&#232;re que les HMONG pourraient avoir un risque 6 &#224; 10 fois plus &#233;lev&#233; (p &lt; 0,001) de souffrir d'apn&#233;e du sommeil l&#233;g&#232;re ou plus grave, sur la base de l'IAH estim&#233; par poly-somnographie tant pendant le sommeil paradoxal que sur la dur&#233;e totale du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;cart entre la fr&#233;quence subjective du ronflement et les r&#233;sultats objectifs de la poly-somnographie pourrait indiquer que la question sur le ronflement a &#233;t&#233; mal comprise ou sous-d&#233;clar&#233;e en raison de l'absence de plaintes de la part du partenaire de lit ou d'autres informateurs concernant le ronflement du sujet. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres variables culturelles ont pu influencer la d&#233;claration du ronflement. Par exemple, les HMONG dorment-ils g&#233;n&#233;ralement ensemble dans le m&#234;me lit ? Existe-t-il une stigmatisation sociale li&#233;e au ronflement contribuant &#224; sa sous-d&#233;claration ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'existe aucune donn&#233;e concernant la validit&#233; des d&#233;clarations subjectives relatives au ronflement chez les HMONG. Quoi qu'il en soit, les donn&#233;es issues de ces 37 enregistrements PSG constituent les seules donn&#233;es objectives, issues d'une population non s&#233;lectionn&#233;e, sur les &#233;pisodes d'apn&#233;e et d'hypopn&#233;e pendant le sommeil chez les HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, malgr&#233; leurs limites, ces r&#233;sultats fournissent une premi&#232;re estimation de la pr&#233;valence &#233;lev&#233;e de l'apn&#233;e du sommeil chez les HMONG et sugg&#232;rent que l'&#233;valuation clinique habituelle des ant&#233;c&#233;dents de ronflement pourrait ne pas &#234;tre appropri&#233;e pour le d&#233;pistage de l'apn&#233;e du sommeil chez cette population. On sait que la peur et le stress dus &#224; des exp&#233;riences traumatisantes ou &#224; des croyances traditionnelles en des forces malveillantes ont des effets profonds sur tous les aspects de la sant&#233; physique et mentale (Cohen &amp; Herbert, 1996). De nombreuses recherches soutiennent l'hypoth&#232;se selon laquelle les troubles graves du sommeil constituent un facteur &#233;tiologique ou comorbide du syndrome de stress post-traumatique (Fukuda et al., 1987 ; Hinton, Pich, Chhean, Pollack, &amp; McNally, 2005 ; Spanos, McNulty, DuBreuil, &amp; Pires, 1995). &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus largement, la m&#233;decine int&#233;grative et comportementale a mis en &#233;vidence l'importance du lien entre le corps et l'esprit dans l'explication de l'&#233;tiologie des &#233;tats de sant&#233; d&#233;favorables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque le SMSNI est consid&#233;r&#233; dans la perspective de la culture traditionnelle HMONG ainsi que d'autres cultures d'Asie du Sud-Est (Fukuda et al., 1987 ; de Jong, 2005), il appara&#238;t que le SMSNI pourrait n'&#234;tre qu'une cons&#233;quence n&#233;gative du stress sp&#233;cifique &#224; la culture qui affecte la physiopathologie du sommeil et entra&#238;ne des cons&#233;quences n&#233;gatives importantes sur la sant&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le lien entre la paralysie du sommeil, le Dab Tsog et les croyances traditionnelles en des esprits malveillants est soulign&#233; par nos r&#233;sultats, qui montrent que le risque de paralysie du sommeil est 2 &#224; 4 fois plus &#233;lev&#233; chez les HMONG d&#233;clarant souffrir de Dab Tsog, ayant une exp&#233;rience personnelle du SMSNI ou ayant v&#233;cu des exp&#233;riences stressantes pendant la guerre du Vietnam. Outre le traumatisme psychobiologique inh&#233;rent, nos donn&#233;es sugg&#232;rent des cons&#233;quences n&#233;fastes sur la sant&#233;, comme en t&#233;moignent les associations fortes entre la paralysie du sommeil et d'autres troubles du sommeil de type REM d'une part, et la douleur chronique d'autre part. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une &#233;tude r&#233;cente men&#233;e aupr&#232;s de patients chinois et ta&#239;wanais (Hsieh, Lai, Liu, Lan et Hsu,(2010), la paralysie du sommeil (appel&#233;e &#171; oppression par les fant&#244;mes &#187; en chinois) a &#233;t&#233; associ&#233;e &#224; plusieurs indicateurs de la qualit&#233; de vie li&#233;e &#224; la sant&#233;. Les auteurs soulignent que la paralysie du sommeil n'est pas seulement une exp&#233;rience terrifiante pendant le sommeil, mais qu'elle est &#233;galement consid&#233;r&#233;e comme un mauvais pr&#233;sage ayant des cons&#233;quences psychosociales (Hsieh et al., 2010). &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est possible que le stress, les peurs et les croyances d'origine culturelle jouent un r&#244;le causal dans l'exp&#233;rience du Dab Tsog, ce qui influence &#224; son tour le signalement des pauses respiratoires et des troubles de type REM, en particulier la paralysie du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'inverse, les sympt&#244;mes des troubles du sommeil peuvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s comme l'exp&#233;rience du Dab Tsog. Le Dab Tsog &#233;tait tr&#232;s fortement associ&#233; &#224; des probl&#232;mes de sommeil importants, notamment la paralysie du sommeil, d'autres troubles de type REM, l'insomnie, les pauses respiratoires et la somnolence diurne, ainsi qu'&#224; des douleurs chroniques.&lt;br class='autobr' /&gt; Avec 17 % de notre &#233;chantillon rapportant que l'exp&#233;rience du Dab Tsog se produit plusieurs nuits par semaine ou toutes les nuits, et beaucoup craignant qu'elle ne se produise, cette condition constitue un traumatisme et un fardeau sanitaire importants pour les HMONG.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusions : &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nos donn&#233;es confirment clairement une forte pr&#233;valence des troubles du sommeil ainsi qu'un niveau &#233;lev&#233; de stress culturel sp&#233;cifique li&#233; &#224; la prise de conscience du statut de victime du syndrome MSNI et &#224; l'exp&#233;rience du &#171; Dab Tsog &#187;. D'apr&#232;s notre &#233;tude portant sur 747 hommes et femmes HMONG du Wisconsin, nous concluons que les HMONG pr&#233;sentent un risque &#233;lev&#233; de d&#233;velopper les facteurs d&#233;clenchants nocturnes hypoth&#233;tiques du SMSNI, notamment l'apn&#233;e du sommeil, la paralysie du sommeil et d'autres sympt&#244;mes de type REM, ainsi que des exp&#233;riences stressantes sp&#233;cifiques &#224; leur culture (notamment la connaissance personnelle de victimes du SMSNI et l'exp&#233;rience du Dab Tsog). De plus, les exp&#233;riences stressantes sp&#233;cifiques &#224; la culture &#233;taient significativement associ&#233;es &#224; la plupart des sympt&#244;mes de troubles du sommeil, en particulier les troubles li&#233;s au sommeil paradoxal, ce qui sugg&#232;re un lien bio-psychologique. Que ces troubles du sommeil soient ou non impliqu&#233;s dans l'&#233;tiologie du SMSNI, ils repr&#233;sentent un fardeau significatif pour la sant&#233; mentale et physique, avec des r&#233;percussions sur la qualit&#233; de vie qui m&#233;ritent une attention particuli&#232;re. Les professionnels de sant&#233; et les gu&#233;risseurs traditionnels HMONG doivent &#234;tre conscients du risque &#233;lev&#233; de troubles du sommeil et du stress li&#233; &#224; la culture qui affectent n&#233;gativement le sommeil chez les HMONG, mettre en &#339;uvre des mesures adapt&#233;es pour le d&#233;pistage des cas et orienter les patients vers des &#233;valuations du sommeil et d'autres soins appropri&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SUNDS = Sudden Unexplained Nocturnal Death Syndrome : Syndrome de la Mort subite nocturne inexpliqu&#233;e : SMSNI&lt;br class='autobr' /&gt;
&#169; 2012 Elsevier Ltd. Tous droits r&#233;serv&#233;s. *Auteur correspondant.eyoung4@wisc.edu . . Manuscrit de l'auteur en acc&#232;s public NIH Soc Sci Med. Manuscrit de l'auteur ; disponible dans PMC le 1er f&#233;vrier 2014.Publi&#233; dans sa version finale r&#233;vis&#233;e sous le titre : Soc Sci Med. F&#233;vrier 2013 ; 79 : 57&#8211;65. doi:10.1016/j.socscimed.2012.06.009. Manuscrit de l'auteur NIH-PA Manuscrit de l'auteur NIH-PA Manuscrit de l'auteur NIH-PA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences : &lt;br class='autobr' /&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>O&#249; l'on parle de la mort subite en &#233;pilepsie au grand public</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Ou-l-on-parle-de-la-mort-subite-en-epilepsie-au-grand-public</link>
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		<dc:date>2026-04-20T11:21:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans ce livre de vulgarisation scientifique consacr&#233; au corps humain , Bill Bryson &#233;voquait en 2019, en quelques lignes, la mort subite en &#233;pilepsie, dans le chapitre sur le cerveau : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Chaque ann&#233;e, 1 &#233;pileptique sur 1 000 meurt au cours d'une crise : c'est la mort subite inattendue et inexpliqu&#233;e en &#233;pilepsie (MSIE). Elle a frapp&#233; le fr&#232;re de l'&#233;crivain Colin Grant , qui a racont&#233; l'histoire de cette &#233;trange affection. &#034;Personne ne sait ce qui se produit de tels d&#233;c&#232;s lit-on sous sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L103xH150/corps_humain_bbryson-985f0.png?1792063614' class='spip_logo spip_logo_right' width='103' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ce livre de vulgarisation scientifique consacr&#233; au corps humain , Bill Bryson &#233;voquait en 2019, en quelques lignes, la mort subite en &#233;pilepsie, dans le chapitre sur le cerveau :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Chaque ann&#233;e, 1 &#233;pileptique sur 1 000 meurt au cours d'une crise : c'est la mort subite inattendue et inexpliqu&#233;e en &#233;pilepsie (MSIE). Elle a frapp&#233; le fr&#232;re de l'&#233;crivain Colin Grant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A Smell of Burning : The story of epilepsy, Londres, Jonathan Cape, 2016&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui a racont&#233; l'histoire de cette &#233;trange affection. &#034;Personne ne sait ce qui se produit de tels d&#233;c&#232;s lit-on sous sa plume. Le coeur s'arr&#234;te simplement de battre&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt; D'autres &#233;pileptiques meurent tragiquement pour avoir simplement perdu connaissance : ils peuvent se noyer dans leur bain ou se fracasser le cr&#226;ne en tombant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Source : Bill Bryson, Une histoire du corps humain &#224; destination de ses (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques pages plus loin, dans le chapitre sur le coeur, Bill Bryson &#233;voque la mort subite nocturne inexpliqu&#233;e :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Pour des raisons inconnues, les Hmong d'Asie du Sud Est sont particuli&#232;rement touch&#233;s par le syndrome de la mort subite nocturne inexpliqu&#233;e (SUNDS). Le coeur des victimes cesse soudain de battre pendant leur sommeil, et pourtant les autopsies r&#233;v&#232;lent presque toujours qu'il &#233;tait normal.&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;id, p 148&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A Smell of Burning : The story of epilepsy, Londres, Jonathan Cape, 2016&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Source : Bill Bryson, Une histoire du corps humain &#224; destination de ses occupants, Petite Bibli Payot Irr&#233;sistibles, 2023, p 92.- version originale en anglais en 2019&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;id, p 148&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LES CHIFFRES et d&#233;finition de la MSIE/SUDEP</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/LES-CHIFFRES-et-definition-de-la-MSIE-SUDEP</link>
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		<dc:date>2025-12-28T11:44:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;pilepsie entraine une surmortalit&#233; globale par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le ratio de mortalit&#233; standard (SMR) est de 2,3 : c'est-&#224;-dire qu'une personne souffrant d'&#233;pilepsie a 2,3 fois plus de chances de d&#233;c&#233;der qu'une personne n'en souffrant pas . Certains chercheurs rapportent un taux de 3 fois sup&#233;rieur. C'est le cas d'une &#233;tude en France portant sur 620 000 patients de l2 &#224; 60 ans entre 2009 et 2019 : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH90/statistiques-chiffres-7f7a6.png?1792061075' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='90' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;pilepsie entraine une surmortalit&#233; globale par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ratio de mortalit&#233; standard (SMR) est de 2,3 : c'est-&#224;-dire qu'une personne souffrant d'&#233;pilepsie a 2,3 fois plus de chances de d&#233;c&#233;der qu'une personne n'en souffrant pas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elizabeth Donner,-conf&#233;rence du 17 sept 2021 &#171; Sudep : lessons Learned &#187; :&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Certains chercheurs rapportent un taux de 3 fois sup&#233;rieur. C'est le cas d'une &#233;tude en France portant sur 620 000 patients de l2 &#224; 60 ans entre 2009 et 2019&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;chiffres l&#233;g&#232;rement arrondis&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2950433324001642#:~:text=Au%20total%2C%20619%20753%20personnes,plus%20que%20la%20population%20g%C3%A9n%C3%A9rale&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2950433324001642#:~:text=Au%20total%2C%20619%20753%20personnes,plus%20que%20la%20population%20g%C3%A9n%C3%A9rale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pendant la p&#233;riode, il y a eu 60 000 d&#233;c&#232;s [&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;] , ce qui correspond &#224; 9,5 patients-ann&#233;e, soit 6 000 patients par an, et 16 personnes par jour&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette &#233;tude de Chris Serrand trouve un SMR de 3,3 et souligne qu'il existe (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut estimer que l'&#233;pilepsie (ou la maladie causale dont elle est le ou un des sympt&#244;me(s) -cf ci-dessous) entraine le d&#233;c&#232;s d'environ 11 personnes par jour (ce qui repr&#233;sente une surmortalit&#233; de 200 &#224; 230% - 2 &#224; 2,3 pour mille par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale. Cela correspond &#224; environ deux tiers du nombre de d&#233;c&#232;s constat&#233;s dans la population touch&#233;e par l'&#233;pilepsie). Autrement dit, quand une personne touch&#233;e par l'&#233;pilepsie d&#233;c&#232;de, une fois sur 3, elle serait d&#233;c&#233;d&#233;e sans l'&#233;pilepsie, mais dans 2 cas sur 3 son d&#233;c&#232;s est li&#233; &#224; l'&#233;pilepsie ou &#224; la maladie qui a entrain&#233; l'&#233;pilepsie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'on regarde le nombre d'ann&#233;es de vie perdues, la mort subite inexpliqu&#233;e en &#233;pilepsie cause la perte de plus de la moiti&#233; d'ann&#233;es de vie que les AVC (101 000 vs 189 000) et pr&#232;s du double de'Alzheimer (57 000, chiffres 2010), en raison du jeune &#226;ge des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;M.-C. Picot. SUDEP : &#233;pid&#233;miologie et prise en charge. Pratique Neurologique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cela devrait en faire une cause prioritaire de sant&#233; publique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;c&#232;s des personnes atteintes d'&#233;pilepsie peuvent &#234;tre class&#233;s de la mani&#232;re suivante&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sophie Dupont, &#034;Epilepsies de l'enfant, de l'adolescent et de l'adulte, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les d&#233;c&#232;s dus &#224; une maladie neurologique sous-jacente, comme une tumeur au cerveau ou des AVC, qui entra&#238;ne aussi de l'&#233;pilepsie ; les d&#233;c&#232;s peuvent &#234;tre imputables &#224; la tumeur au cerveau ou &#224; l'AVC, ou &#224; d'autres causes iatrog&#233;niques ou g&#233;n&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les d&#233;c&#232;s li&#233;es &#224; l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me : les noyades, les accidents de la route, les chutes, &lt;br class='autobr' /&gt;
br&#251;lures, d'autres accidents survenus pendant la crise , l'&#233;tat de mal&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#233;tat de mal est une crise d'&#233;pilepsie prolong&#233;e de plus de 10 minutes, ou (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et la mort subite et inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; des comorbidit&#233;s comme une d&#233;pression mortelle, menant au suicide, ou aux effets iatrog&#233;niques des m&#233;dicaments utilis&#233;s contre l'&#233;pilepsie ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, pour comprendre les raisons de cette surmortalit&#233;, il est important d'avoir &#224; l'esprit que l'&#233;pilepsie peut &#234;tre une pathologie en tant que telle et &#234;tre le seul probl&#232;me de sant&#233; rencontr&#233; par une personne en bonne sant&#233; par ailleurs ; elle peut aussi &#234;tre le sympt&#244;me ou un des sympt&#244;mes d'une maladie plus grave ou complexe qui peut &#234;tre elle-m&#234;me d&#233;l&#233;t&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a pour cons&#233;quence qu'une partie de la surmortalit&#233; n'est pas imputable &#224; l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me mais &#224; la pathologie qui a entrain&#233; l'&#233;pilepsie. Ceci explique que le taux de d&#233;c&#232;s est proportionnellement plus &#233;lev&#233; pour les enfants car, pour eux, il est plus fr&#233;quent que l'&#233;pilepsie soit le sympt&#244;me d'une maladie ou malformation grave, et c'est alors cette pathologie sous-jacente qui peut entrainer un d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233; avant que le patient n'ait atteint l'&#226;ge adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le taux de mortalit&#233; des enfants dans la population g&#233;n&#233;rale est tr&#232;s faible, cela entraine un RMS de 9 fois sup&#233;rieur &#224; celui de la population infantile g&#233;n&#233;rale ( source : Dr Donner [1]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233;s des adolescents ou des adultes atteints d'&#233;pilepsie, ils surviennent en g&#233;n&#233;ral pour une raison li&#233;e &#224; l'&#233;pilepsie (donc non imputable &#224; une autre pathologie) : RMS de 3,8 vs 1,7, source : Dr Donner). C'est aussi le cas des enfants atteints d'un syndrome &#233;pileptique comme la maladie de Dravet, qui d&#233;c&#232;dent donc plus souvent d'une cause li&#233;e &#224; l'&#233;pilepsie qu'&#224; une autre pathologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les causes de d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie les plus fr&#233;quentes sont alors : la mort subite/sudep, le mal &#233;pileptique et la noyade ou un traumatisme lors d'une crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les d&#233;c&#232;s par mort soudaine et inattendue :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rappel, la mort subite et inattendue a &#233;t&#233; tardivement rep&#233;r&#233;e en tant que telle (1997). Cette cause de d&#233;c&#232;s reste mal appr&#233;hend&#233;e, tant en terme quantitatif (nombre de d&#233;c&#232;s) qu'en terme &#034;qualitatif&#034; (m&#233;canismes et causes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que son identification ait &#233;t&#233; tardive, elle est une cause de d&#233;c&#232;s qui n'est pas marginale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cette identification tardive refl&#232;te plut&#244;t le manque d'int&#233;r&#234;t pour cette (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est en effet tr&#232;s difficile d'estimer le nombre de d&#233;c&#232;s par MSIE, car la MSIE est difficile &#224; identifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, selon &lt;strong&gt;la d&#233;finition du Dr Nashef (1997) une MSIE est :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; une mort soudaine, inattendue,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; avec ou sans t&#233;moin,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; non traumatique et sans noyade&lt;/li&gt;&lt;li&gt; chez une personne &#233;pileptique,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; avec ou sans signe de crise &#233;pileptique et&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#224; l'exclusion d'un &#233;tat de mal &#233;pileptique document&#233;,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; lorsque l'autopsie ne r&#233;v&#232;le aucune cause toxicologique ou anatomique du d&#233;c&#232;s&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs raisons expliquent cette difficult&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les MSIE/SUDEP sont une cause de d&#233;c&#232;s identifi&#233;e depuis plus de 20 ans, les m&#233;decins fran&#231;ais n'abordent ce risque au cours de leur formation en &#233;pileptologie que depuis 2 ans gr&#226;ce &#224; l'action d'Epilepsie France qui a fait introduire un enseignement dans le DU concern&#233;. Par cons&#233;quent, la mort subite en &#233;pilepsie n'est pas une cause connue pas tous les m&#233;decins l&#233;gistes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans de nombreux cas de sudep, la cause port&#233;e sur le certificat de d&#233;c&#232;s va (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le plus souvent , si une cause potentielle de d&#233;c&#232;s est d&#233;tect&#233;e ( exemple : ath&#233;roscl&#233;rose chez une personne de plus de 40 ans), le d&#233;c&#232;s va &#234;tre attribu&#233; &#224; cette autre cause en priorit&#233;. Le diagnostic de mort subite est en effet un diagnostic par d&#233;faut, parce qu'aucune cause n'a &#233;t&#233; trouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette difficult&#233; est rencontr&#233;e dans la plupart des pays occidentaux. La r&#233;cente &#233;tude n&#233;o-z&#233;landaise en t&#233;moigne ( cf : &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Etude-Neo-Zelandaise-sur-l-incidence-de-la-mort-subite-de-mai-2025-le-taux&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Etude-Neo-Zelandaise-sur-l-incidence-de-la-mort-subite-de-mai-2025-le-taux&lt;/a&gt;). Les &#233;tudes en Su&#232;de et dans l'Etat de Toronto ont n&#233;cessit&#233; un grand travail en amont d'identification des cas et de sensibilisation des m&#233;decins l&#233;gistes &#224; la caract&#233;risation des d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, tous les d&#233;c&#232;s des personnes trait&#233;es pour &#233;pilepsie ne sont pas trac&#233;s : quand une personne atteinte d'&#233;pilepsie d&#233;c&#232;de, son m&#233;decin n'en est pas forc&#233;ment inform&#233;, et m&#234;me en cas de d&#233;c&#232;s soudain, son &#233;tat de patient &#233;pileptique ne sera pas forc&#233;ment indiqu&#233; sur le certificat de d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le croisement des fichiers de l'assurance- maladie et de celui des d&#233;c&#232;s de l'INSEE n'&#233;tant pas autoris&#233; aucun recensement exhaustif n'est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; De ce fait, parmi les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me, les estimations de cas de MSIE varient du simple au double puisqu'on estime qu'ils repr&#233;sentent de 40 &#224; 80% des d&#233;c&#232;s selon les &#233;tudes ( ref : E.Donner, Neurology, 2017 qui compile les r&#233;sultats de 4 &#233;tudes : &lt;a href=&#034;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28242084/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28242084/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces &#233;tudes, les d&#233;c&#232;s par &#233;tat de mal (&#034;status epilepticus&#034; [2] ne repr&#233;sentent que 8 &#224; 28% des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie, ceux par inhalation de 8 &#224; 20% d'entre eux, et la noyade de 0 &#224; 20%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Taux d'incidence de la mort subite en &#233;pilepsie &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regardons maintenant le taux d'incidence de la mort subite en &#233;pilepsie (et non plus le pourcentage de d&#233;c&#232;s par SUDEP par rapport &#224; l'ensemble des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie) qui donne une id&#233;e pr&#233;cise du nombre de d&#233;c&#232;s par mort subite chez les patients suivis pour &#233;pilepsie, chaque ann&#233;e : il est estim&#233; &#224; 1&#8240; &#224; 1,2 &#8240; patients ann&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#224; noter : l'&#233;tude neo-z&#233;alandaise de 2025 qui estime que ce taux est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce taux, publi&#233; en 2019 par l'Acad&#233;mie Am&#233;ricaine de Neurologie, est identique pour les enfants et les adultes.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce taux d'incidence est &#233;galement comparable &#224; celui trouv&#233; par une &#233;tude (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Il est calcul&#233; sur l'ensemble des personnes souffrant d'&#233;pilepsie. Cela veut dire que, chaque ann&#233;e, sur 5 000 patients suivis pour &#233;pilepsie, 6 vont d&#233;c&#233;der de mort subite inattendue en &#233;pilepsie. Appliqu&#233; &#224; la population fran&#231;aise suivie pour &#233;pilepsie (680 000 personnes), cela donne un total de 816 d&#233;c&#232;s par an, plus de 2 par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Or, en r&#233;alit&#233;, la mort subite et inattendue concerne principalement les personnes sujettes &#224; des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques, c'est &#224; dire une cat&#233;gorie de patients ne repr&#233;sentant qu'une partie ( 20% &#224; un tiers) des personnes souffrant d'&#233;pilepsie. En effet, l'&#233;pilepsie rev&#234;t diverses formes (on parle d'ailleurs &#034;des&#034; &#233;pilepsies) et la majorit&#233; des personnes &#233;pileptiques ne font pas de crises convulsives g&#233;n&#233;ralis&#233;es, mais pr&#233;sentent des crises partielles ou des absences, et ne font pas de crises convulsives. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces 1,2 d&#233;c&#232;s sur 1000 par an sont donc 1,2 d&#233;c&#232;s sur les 200 ou 300 qui font des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques (CGTC) parmi les 1 000 patients, ce qui multiplie par 3 ou 5 le taux d'incidence sur la population r&#233;ellement concern&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autrement dit, les 816 d&#233;c&#232;s annuels en France se concentrent sur les 120 000 &#224; 200 000 personnes faisant des CGTC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;tudes ont affin&#233; ce taux d'incidence selon la fr&#233;quence de l'&#233;pilepsie : pour des personnes qui font plus de 3 crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques (CGTC) par an, le taux de d&#233;c&#232;s par mort subite est 15 fois sup&#233;rieur au taux moyen de 1&#8240;, soit un taux de 1,5 % [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, bien que les personnes faisant des crises fr&#233;quentes soient plus expos&#233;es, l'Acad&#233;mie Am&#233;ricaine soulignait en 2019 que la MSE concerne tous les types d'&#233;pilepsies, m&#234;me les &#233;pilepsies bien-contr&#244;l&#233;es : des crises conduisant &#224; des d&#233;c&#232;s ont pu se produire en cas d'oubli de m&#233;dicaments, de manque de sommeil et m&#234;me en l'absence de crise depuis un an.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Even people with well-controlled epilepsy may be at risk for sudden death (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette raison, cette &#233;tude pr&#233;conisait que l'information sur le risque de SUDEP devait &#234;tre g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; l'ensemble des personnes sujettes &#224; des CGTC, voire &#224; celles faisant des absences car l'&#233;pilepsie de ces derni&#232;res est susceptible d'&#233;voluer vers des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce point est confirm&#233; par le Dr Donner qui souligne que 33% des SUDEP signal&#233;s dans le registre canadien NASR concernaient des personnes qui avaient eu moins de 10 crises GTC au cours de leur vie (et 4% n'ayant jamais eu de crises signal&#233;es) , et que seulement 11 % des d&#233;c&#232;s concernaient des personnes atteintes d'enc&#233;phalopathies &#233;pileptiques r&#233;fractaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe d'autres statistiques &#233;tablissant qu'environ 10% des MSIE surviennent avant que le diagnostic d'&#233;pilepsie ne soit pos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il est capital de souligner que le taux d'incidence est un taux annuel : le risque se cumule au fil du temps : Une &#233;tude de 2010, qui porte sur des patients &#233;pileptiques depuis l'enfance suivis sur une p&#233;riode de 40 ans, donne un pourcentage de 7 &#224; 13% de d&#233;c&#232;s par mort subite avec un &#226;ge m&#233;dian de d&#233;c&#232;s de 26 ans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Long-Term Mortality in Childhood-Onset Epilepsy &#187; New England Journal of (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tude de 2024 sur la technologie num&#233;rique (&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Technologie-numerique-portable-pour-l-epilepsie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Technologie-numerique-portable-pour-l-epilepsie&lt;/a&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Wearable Digital Health Technology for Epilepsy&#034;, : E. Donner,, O.Devinsky, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, convertit ce taux moyen en taux sur dix ans :&#171; &lt;i&gt;Le risque moyen de mort subite inattendue pour une personne &#233;pileptique est de 1 % par d&#233;cennie.&#171; &lt;/i&gt; &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes ces raisons font qu'il est n&#233;cessaire d'apporter une information appropri&#233;e aux personnes touch&#233;es par l'&#233;pilepsie &#224; partir du moment o&#249; elles font des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques, ou sont suspect&#233;es d'en faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le point sur le taux d'incidence de la mort subite et inattendue chez les enfants &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il a circul&#233; pendant de nombreuses ann&#233;es des taux d'incidence de la mortalit&#233; par MSIE des enfants et des adultes qui sous-estimaient d'un facteur 5 celui des enfants. Le taux de 1 pour mille &#233;tant d&#232;j&#224; estim&#233; comme correspondant &#224; un risque tr&#232;s faible, un risque cinq fois plus petit &#233;tait consid&#233;r&#233; comme inexistant ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette sous-estimation du risque pour les enfants a pour cons&#233;quence que l'information sur risque n'a pas &#233;t&#233; faite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or ce taux est encore celui mis en avant par la HAS (m&#234;me si elle cite d'autres &#233;tudes plus r&#233;centes qui le remettent en cause).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut noter que le RSME a bien apport&#233; la correction &#224; ce taux d&#232;s 2019 (&lt;a href=&#034;https://www.edimark.fr/revues/la-lettre-du-neurologue/n-9-novembre-2019/epilepsie-et-mortalite-commentenparler&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edimark.fr/revues/la-lettre-du-neurologue/n-9-novembre-2019/epilepsie-et-mortalite-commentenparler&lt;/a&gt; ). &lt;br class='autobr' /&gt;
Heureusement, certaines &#233;quipes d'&#233;pileptologues sont bien inform&#233;es des chiffres r&#233;els (cf l'article &#034;Sommet national de l'&#233;pilepsie de novembre 2024&#034; et conf&#233;rence d'Epilepsie France du 12 d&#233;cembre 2025 : &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=As7IfBHk6sI&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=As7IfBHk6sI&lt;/a&gt; &#224; partir de 13:56) mais ce n'est pas le cas tous les professionnels. Pour ceux d'entre eux pour lesquels les recommandations de la HAS sont une source d'information, il est urgent de faire les corrections n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Elizabeth Donner,-conf&#233;rence du 17 sept 2021 &#171; Sudep : lessons Learned &#187; :&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=eaYQziFWAIQ&amp;ab_channel=CETNCanadianEpilepsyTeachingNetwork&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=eaYQziFWAIQ&amp;ab_channel=CETNCanadianEpilepsyTeachingNetwork&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;chiffres l&#233;g&#232;rement arrondis&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette &#233;tude de Chris Serrand trouve un SMR de 3,3 et souligne qu'il existe une forte h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; en fonction de l'&#226;ge et du sexe. Si les taux de mortalit&#233; augmentent r&#233;guli&#232;rement avec l'&#226;ge, le SMR diminue ( le taux de mortalit&#233; dans la population g&#233;n&#233;rale augmente aussi). N&#233;anmoins, il constate que, entre 20 et 40 ans, les femmes avec &#233;pilepsie ont jusqu'&#224; deux fois plus de risques de mourir que les hommes, par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;M.-C. Picot. SUDEP : &#233;pid&#233;miologie et prise en charge. Pratique Neurologique - FMC, 2019, 10, pp.141 - 146.&#10216;10.1016/j.praneu.2019.02.015&#10217;. &#10216;hal-03486519&#10217;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sophie Dupont, &#034;Epilepsies de l'enfant, de l'adolescent et de l'adulte, Monographies de neurologie&#034;, Ed Elsevier Masson, avril 2020, p 3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'&#233;tat de mal est une crise d'&#233;pilepsie prolong&#233;e de plus de 10 minutes, ou une succession de crises sans retour &#224; la conscience entre temps. Il ne conduit pas n&#233;cessairement au d&#233;c&#232;s, mais peut laisser des s&#233;quelles neurologiques d&#233;finitives telles que des troubles de l'attention, des troubles cognitifs, une d&#233;t&#233;rioration intellectuelle, ou l'aggravation d'une &#233;pilepsie car il entraine une d&#233;t&#233;rioration du cerveau - ce que ne fait pas une crise d'&#233;pilepsie &#034;normale&#034;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cette identification tardive refl&#232;te plut&#244;t le manque d'int&#233;r&#234;t pour cette maladie remontant &#224; des temps imm&#233;moriels et apparaissant myst&#233;rieuse et peut-&#234;tre in&#233;vitable, et non pas parce que le nombre de cas aurait explos&#233; au cours du 20&#232; si&#232;cle&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans de nombreux cas de sudep, la cause port&#233;e sur le certificat de d&#233;c&#232;s va &#234;tre &#034;cause naturelle&#034; ou &#034;&#233;pilepsie&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#224; noter : l'&#233;tude neo-z&#233;alandaise de 2025 qui estime que ce taux est probablement sous-estim&#233; de 80%&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce taux d'incidence est &#233;galement comparable &#224; celui trouv&#233; par une &#233;tude su&#233;doise (1,1 &#224; 1,2 &#8240; ) : A nation wide population-based case-control study, O. Sveinsonn, T. Andersson, etc, in Neurology 2020, Jan 2894 (4) ; l'&#233;tude a port&#233; sur les patients enregistr&#233;s dans la base nationale comme ayant &#233;t&#233; pris en charge pour &#233;pilepsie ( hospitalisation y compris ambulatoire) entre 1998 et 2005 (78424 personnes) et qui vivaient toujours le 30 juin 2009 (60952 personnes).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Even people with well-controlled epilepsy may be at risk for sudden death &#187; , American Academy of Neurology, June 19, 2019 ; &lt;a href=&#034;https://medicalxpress.com/news/2019-06-people-well-controlled-epilepsy-sudden-death.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://medicalxpress.com/news/2019-06-people-well-controlled-epilepsy-sudden-death.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Long-Term Mortality in Childhood-Onset Epilepsy &#187; New England Journal of Medicine (NEJM), 23 Dec 2010, vol 363, p2522-2529 . Un taux de 12 % sur 40 ans est &#233;voqu&#233; dans une &#233;tude comparable cit&#233; dans &#171; EpM. Sillanp&#228;&#228; and S. Shinnarilepsies de l'enfant, de l'adolescent, de l'adulte &#187; Sophie Dupont, Ed Elsevier Masson, p 3. - Cette &#233;tude est reprise par le Dr Dupont ( [3]) : &#034;les MSI seraient responsables de 5,2% des d&#233;c&#232;s de patients &#233;pileptiques et de 36% de ces d&#233;c&#232;s dans la tranche 0-15 ans avec un risque cumulatif de d&#233;c&#232;s par sudep allant jusqu'&#224; 12% sur 40 ans en cas de facteur de risque av&#233;r&#233;. Elle rel&#232;ve aussi que les d&#233;c&#232;s par MSIE sont &#171; tr&#232;s certainement sous-estim&#233;s &#187;, ce qui est &#233;galement la conclusion d'une &#233;tude n&#233;o-z&#233;landaise de 2025 :&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Etude-Neo-Zelandaise-sur-l-incidence-de-la-mort-subite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Etude-Neo-Zelandaise-sur-l-incidence-de-la-mort-subite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;Wearable Digital Health Technology for Epilepsy&#034;, : E. Donner,, O.Devinsky, and D. Friedman,&lt;br class='autobr' /&gt;
N Engl J Med 2024 ;390:736-745 ? , DOII : 10.1056/NEJMra2301913,VOL. 390 NO. 8&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
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		<title>Facteurs de risque - Comparaison avec la population g&#233;n&#233;rale</title>
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		<dc:date>2025-12-27T11:41:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Plusieurs facteurs de risque, comparables &#224; ceux en population g&#233;n&#233;rale, ont &#233;t&#233; identifi&#233;s. Il existe &#233;galement des analogies avec certains cas de mort subite des nourrissons (MSN). &lt;br class='autobr' /&gt;
Facteurs de risque : faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque et syndrome du QT long Le syndrome du QT long, d'origine g&#233;n&#233;tique, &#233;t&#233; identifi&#233; comme pouvant conduire &#224; la mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale et pourrait aussi &#234;tre &#224; l'origine de certaines MSIE. Cette cause a fait l'objet d'une &#233;tude (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L142xH150/facteurs-de-risque-pour-l-illustration-abstraite-vecteur-concept-hpv-diagnostics-humains-prevention-des-infections-dues-aux-196910628-7c477.jpg?1792063614' class='spip_logo spip_logo_right' width='142' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs facteurs de risque, comparables &#224; ceux en population g&#233;n&#233;rale, ont &#233;t&#233; identifi&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe &#233;galement des analogies avec certains cas de mort subite des nourrissons (MSN).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Facteurs de risque : faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque et syndrome du QT long&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le syndrome du QT long, d'origine g&#233;n&#233;tique, &#233;t&#233; identifi&#233; comme pouvant conduire &#224; la mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale et pourrait aussi &#234;tre &#224; l'origine de certaines MSIE. Cette cause a fait l'objet d'une &#233;tude aux &#201;tats-Unis, suite &#224; laquelle le d&#233;pistage syst&#233;matique via un &#233;lectrocardiogramme (ECG) est maintenant pr&#233;conis&#233; (cf &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Le-syndrome-du-QT-Long&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Le-syndrome-du-QT-Long&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre cause suspect&#233;e, mais avec un moindre indice de preuve (on ignore si c'est parce que des &#233;tudes n'en ont pas apport&#233; la preuve certaine, ou si c'est parce qu'aucune &#233;tude n'a &#233;t&#233; men&#233;e) : La faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque &#224; l'effort a &#233;t&#233; identifi&#233; comme un facteur de risque de mort subite en &#233;pilepsie. (cf : Alexandre Leclancher . &#171; Fonction autonomique cardiaque chez les patients &#233;pileptiques d&#233;c&#233;d&#233;s de SUDEP : une &#233;tude cas-t&#233;moin &#187;. M&#233;decine humaine et pathologie. 2019. ffdumas-02304461f)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Analogie avec la mort subite du nourrisson (MSN)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndrome du QT long d'origine g&#233;n&#233;tique a &#233;t&#233; mis en cause dans un certain nombre de d&#233;c&#232;s de nourrissons par mort subite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ind&#233;pendamment de ce syndrome, une &#233;tude am&#233;ricaine r&#233;cente a montr&#233; qu'un nombre significatif de d&#233;c&#232;s par mort subite de nourrissons avaient &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;s de crises convulsives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patients &#233;pileptiques : N&#233;cessit&#233; d'une d&#233;tection des probl&#232;mes cardiaques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;veloppement de la cardiog&#233;n&#233;tique, la prise en charge des maladies cardiaques g&#233;n&#233;tiques s'est am&#233;lior&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.inserm.fr/actualite/maladies-du-coeur-une-simple-prise-de-sang-pour-prevenir-la-mort-subite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.inserm.fr/actualite/maladies-du-coeur-une-simple-prise-de-sang-pour-prevenir-la-mort-subite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il est probable que, parmi les MSIE, un petit nombre rel&#232;vent des m&#234;mes causes que les d&#233;c&#232;s par mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale (origine cardiaque et g&#233;n&#233;tique - les personnes souffrant d'&#233;pilepsie &#233;tant aussi concern&#233;es par ce risque - cf ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il arrive que des patients sont faussement diagnostiqu&#233;s &#233;pileptiques et trait&#233;s en cons&#233;quence alors qu'ils souffrent d'une pathologie cardiaque entrainant des spasmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.rtl.fr/actu/sante/epilepsie-quand-un-etrange-arret-cardiaque-remet-en-cause-le-diagnostic-7900222015&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rtl.fr/actu/sante/epilepsie-quand-un-etrange-arret-cardiaque-remet-en-cause-le-diagnostic-7900222015&lt;/a&gt; (syndrome de Brugada et angor de Prinzmetal).&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;un jeune homme de 27 ans soign&#233; depuis 2 ans pour &#233;pilepsie hospitalis&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le syndrome du QT long&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-10/synthese_mg_syndrome_du_qt_long.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-10/synthese_mg_syndrome_du_qt_long.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la mort subite des nourrissons (MSN) pr&#233;c&#233;d&#233;e de convulsion : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://lesprosdelapetiteenfance.fr/etude-les-convulsions-pourraient-etre-lorigine-de-morts-subites-inexpliquees-du-nourrisson#:~:text=Des%20convulsions%2030%20mn%20avant%20la%20mort%20subite%20des%20nourrissons&amp;text=Ces%20d%C3%A9c%C3%A8s%2C%20apparemment%20inexpliqu%C3%A9s%2C%20ont,le%20d%C3%A9c%C3%A8s%20de%20chaque%20enfant&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lesprosdelapetiteenfance.fr/etude-les-convulsions-pourraient-etre-lorigine-de-morts-subites-inexpliquees-du-nourrisson#:~:text=Des%20convulsions%2030%20mn%20avant%20la%20mort%20subite%20des%20nourrissons&amp;text=Ces%20d%C3%A9c%C3%A8s%2C%20apparemment%20inexpliqu%C3%A9s%2C%20ont,le%20d%C3%A9c%C3%A8s%20de%20chaque%20enfant&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/crises-epilepsie-convulsion-role-mort-subite-enfant-124464.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.science-et-vie.com/corps-et-sante/crises-epilepsie-convulsion-role-mort-subite-enfant-124464.html&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(en fran&#231;ais) et
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;https://www.neurology.org/doi/10.1212/WNL.0000000000208038&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.neurology.org/doi/10.1212/WNL.0000000000208038&lt;/a&gt; (source, en anglais)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques &#233;l&#233;ments sur la mort subite cardiaque en population g&#233;n&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort subite cardiaque se d&#233;finit comme une mort naturelle avec perte brutale de conscience dans l'heure qui suit le d&#233;but des sympt&#244;mes, chez un sujet ayant ou non une maladie cardiaque connue. Le moment et le mode de survenue sont inattendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son incidence est estim&#233;e &#224; 1/1000 habitants par an ce qui repr&#233;sente environ 60 000 d&#233;c&#232;s chaque ann&#233;e en France.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe un pic de fr&#233;quence entre 45 et 75 ans. Elle survient 3 &#224; 4 fois plus souvent chez l'homme que chez la femme.&lt;br class='autobr' /&gt;
La maladie coronaire et les cardiomyopathies sont les causes les plus fr&#233;quentes dans la population &#226;g&#233;e de plus de 35 ans. Le m&#233;canisme de la mort subite est un trouble du rythme ventriculaire (fibrillation ventriculaire ou tachycardie ventriculaire) dans plus de 80% des cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, le taux de survie &#224; une mort subite sans s&#233;quelles neurologiques majeures, est inf&#233;rieur &#224; 3%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Population g&#233;n&#233;rale et population &#233;pileptique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le taux d'incidence de la mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale est identique &#224; celui de la mort subite en &#233;pilepsie (1 pour mille). La HAS met d'ailleurs en avant cette similitude dans son argumentaire scientifique de 2020&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il toucherait un patient sur 200 en cas d'&#233;pilepsie s&#233;v&#232;re, moins d'1/1 000 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or cette apparente similitude recouvre des r&#233;alit&#233;s tr&#232;s diff&#233;rentes. &lt;br class='autobr' /&gt;
La mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale n'a pas le caract&#232;re inattendu qu'elle a dans l'&#233;pilepsie : elle survient &#224; plus de 80% chez des personnes pr&#233;dispos&#233;es pour lesquelles on retrouve des causes physiologiques ou g&#233;n&#233;tiques, en moyenne beaucoup plus &#226;g&#233;es que celles victimes de MSIE&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;( ceci a une incidence en terme d'ann&#233;es de vie perdues : la MSIE est au (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certains chercheurs estiment que celui parmi les personnes &#233;pileptiques est 24 fois sup&#233;rieur &#224; celui dans la population g&#233;n&#233;rale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;in Fonction autonomique cardiaque chez des patients &#233;pileptiques, Alexandre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, les d&#233;c&#232;s par mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale ne sont pas diminu&#233;s par la pr&#233;sence d'un tiers, alors que 75% &#224; 90% des d&#233;c&#232;s par MSIE se produisent sans t&#233;moin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre diff&#233;rence, le taux de survie &#224; une mort subite sans s&#233;quelles neurologiques majeures reste inf&#233;rieur &#224; 3% dans la population g&#233;n&#233;rale en France, et ce malgr&#233; une prise en charge qui peut &#234;tre rapide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la mort subite en France : &lt;a href=&#034;https://www.coeur-recherche.fr/mort-subite-de-l-adulte-ifr81e0#:~:text=La%20mort%20subite%20de%20l,entre%2045%20et%2075%20ans&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.coeur-recherche.fr/mort-subite-de-l-adulte-ifr81e0#:~:text=La%20mort%20subite%20de%20l,entre%2045%20et%2075%20ans&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;un jeune homme de 27 ans soign&#233; depuis 2 ans pour &#233;pilepsie hospitalis&#233; apr&#232;s un &#233;tat de mal au cours duquel il fait une fibrillation ventriculaire : il s'av&#232;re que il souffre d'un angor de Prinzmetal)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il toucherait un patient sur 200 en cas d'&#233;pilepsie s&#233;v&#232;re, moins d'1/1 000 en cas d'&#233;pilepsie idiopathique non s&#233;v&#232;re, quand l'incidence annuelle en population g&#233;n&#233;rale serait autour de 1/500 &#224; 1/1 000 (44) (niveau de preuve 3) in : &#201;pilepsies : Prise en charge des enfants et des adultes M&#233;thode Recommandations pour la pratique clinique ARGUMENTAIRE SCIENTIFIQUE* Octobre 2020, p 31&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;( ceci a une incidence en terme d'ann&#233;es de vie perdues : la MSIE est au niveau de la maladie de Parkinson ou de la scl&#233;rose en plaque quand on prend en compte ce crit&#232;re)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;in Fonction autonomique cardiaque chez des patients &#233;pileptiques, Alexandre Leclancher, , Oct 3, 2019, HA. Pour les enfants, il est 98 fois plus &#233;lev&#233; (ceci en raison du tr&#232;s faible nombre de d&#233;c&#232;s par mort subite chez les enfants non &#233;pileptiques)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Etude N&#233;o-Z&#233;landaise sur l'incidence de la mort subite de mai 2025 : le taux estim&#233; de 1 pour mille pourrait &#234;tre sous-&#233;valu&#233;</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Etude-Neo-Zelandaise-sur-l-incidence-de-la-mort-subite-de-mai-2025-le-taux</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/Etude-Neo-Zelandaise-sur-l-incidence-de-la-mort-subite-de-mai-2025-le-taux</guid>
		<dc:date>2025-06-22T10:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Cet article sur l'&#233;tude n&#233;o-z&#233;landaise a un triple int&#233;r&#234;t : il met en &#233;vidence la difficult&#233; d'identifier les cas de mort subite, m&#234;me dans un pays de population r&#233;duite. Ensuite, en d&#233;terminant une incidence de la MSIE en Nouvelle-Z&#233;lande &#224; presque le double de celle estim&#233;e pour les pays d&#233;velopp&#233;s, les chercheurs d&#233;duisent que l'incidence de la mort subite au niveau mondial est probablement sous-&#233;valu&#233;e. Enfin il t&#233;moigne du fait que les chercheurs n&#233;o-z&#233;landais, contrairement &#224; leurs coll&#232;gues fran&#231;ais, pensent qu'une g&#233;n&#233;ralisation de l'utilisation d'appareils de d&#233;tection des crises est susceptible de diminuer le nombre de d&#233;c&#232;s par mort subite ( passage en gras en fin d'article), &#233;volution qu'ils esp&#232;rent constater dans le cadre de cette &#233;tude et du suivi des cas de d&#233;c&#232;s par MSIE en Nouvelle-Z&#233;lande qu'ils poursuivent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les auteurs proposent par ailleurs d'&#233;tablir le taux de d&#233;c&#232;s par rapport &#224; la population totale plut&#244;t que par personne avec &#233;pilepsie, le taux de pr&#233;valence &#233;tant plus difficile &#224; conna&#238;tre.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH95/drapeau-nouvelle-zelande-41a96.jpg?1792063614' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='95' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; suivi du texte int&#233;gral de l'article publi&#233; par Epilepsia en Mai 2025 accessible sur le site : &lt;a href=&#034;https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/epi.18452&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://onlinelibrary.wiley.com/doi/epdf/10.1111/epi.18452&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
L' &#233;tude met en &#233;vidence la difficult&#233; d'identifier les cas de mort subite, m&#234;me dans un pays de population r&#233;duite. Un recensement correct et exhaustif des cas requiert un important travail en amont avec les m&#233;decins l&#233;gistes. Cela avait aussi &#233;t&#233; le pr&#233;alable &#224; l'&#233;tude men&#233;e en Ontario par le Dr Donner comme elle le rappelait dans sa conf&#233;rence sur la mort subite de 2021 (cf : &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Conference-d-Elisabeth-Donner-Septembre-2022&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Conference-d-Elisabeth-Donner-Septembre-2022&lt;/a&gt;).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les chercheurs &#224; l'origine de cette &#233;tude montrent &#233;galement qu'ils s'attendent &#224; ce qu'une utilisation plus fr&#233;quente des appareils de d&#233;tection de crises contribue &#224; significativement diminuer le nombre de d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction par Deepl revue et modifi&#233;e par STOPMEP&lt;br class='autobr' /&gt;
NB. Pour les notes : se reporter au texte original sur le lien ci-dessus&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Auteurs : &lt;br class='autobr' /&gt;
Peter S. Bergin ( P.S.B.)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Health New Zealand Te Toka TumaiAuckland, Auckland, New Zealand&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Centre for Brain Research, MedicalSchool, University of Auckland,Auckland, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; | Sunayana Sasikumar (S.S.)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;id 1.&#034; id=&#034;nh4-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; | Erica Beilharz (E.B.)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;id 1.&#034; id=&#034;nh4-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; | Charley Glenn (C.G.)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Communio Mortality Management,Auckland, New Zealand&#034; id=&#034;nh4-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; |Robert Scragg&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Faculty of Medical and HealthSciences, University of Auckland,Auckland, New (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233; et Objectif : &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;tude a &#233;t&#233; entreprise pour d&#233;terminer l'incidence de la mort subite non anticip&#233;e dans l'&#233;pilepsie (MSIE/SUDEP) en Nouvelle-Z&#233;lande.M&#233;thodes : Nous avons tent&#233; d'identifier r&#233;trospectivement toutes les personnes atteintes d'&#233;pilepsie (PAE) en Nouvelle-Z&#233;lande qui sont d&#233;c&#233;d&#233;es d'une MSIE/ SUDEP apr&#232;s le 1er ao&#251;t 2019. Les informations sur le d&#233;c&#232;s et l'&#233;pilepsie des patients ont &#233;t&#233; enregistr&#233;es dans la base de donn&#233;es EpiNet. Deux neurologues (P.S.B. et S.S.) ont examin&#233; chaque cas et d&#233;termin&#233; la cat&#233;gorie de MSIE. Les recensements nationaux de 2018 et 2023 ont &#233;t&#233; utilis&#233;s comme population d&#233;nominatrice : Les dossiers de 440 PAE d&#233;c&#233;d&#233;s entre le 1er ao&#251;t 2019 et le 31 juillet 2021 ont &#233;t&#233; examin&#233;s. Nous avons conclu que 103 personnes sont d&#233;c&#233;d&#233;es d'une MSIE d&#233;finie, d&#233;finie plus, probable, probable plus ou r&#233;anim&#233;e (ci-apr&#232;s d&#233;nomm&#233;e MSIE). Une MSIE possible a &#233;t&#233; diagnostiqu&#233;e chez 54 d'entre elles. L'incidence brute de la MSIE &#233;tait de 10,7 (intervalle de confiance &#224; 95 % [IC] = 8,7-12,9)/1 million de personnes-ann&#233;es. Si la pr&#233;valence de l'&#233;pilepsie active en Nouvelle-Z&#233;lande est de 5,49/1000 personnes, l'incidence de la SUDEP chez les personnes &#226;g&#233;es est de 1,93 (IC 95 % = 1,46-2,55) pour 1000 personnes-ann&#233;es. Si l'on inclut les cas possibles, l'incidence brute de la MSIE &#233;tait de 16,2 (IC 95 % = 13,8-18,9) pour 1 million de personnes-ann&#233;es, et de 2,94 (IC 95 % = 2,23-3,89) pour 1 000 personnes-ann&#233;es chez les personnes &#226;g&#233;es. Soixante-cinq patients &#233;taient de sexe masculin et 38 de sexe f&#233;minin (ratio d'incidence [IRR] = 1,75, IC &#224; 95 % = 1,18-2,63, p = 0,005). Le taux de MSIE &#233;tait plus faible chez les Asiatiques vivant en Nouvelle-Z&#233;lande que chez les Europ&#233;ens de Nouvelle-Z&#233;lande (IRR = 0,33, IC 95 % = 0,10- 0,83, p = 0,015). Il y avait une tendance &#224; une incidence plus &#233;lev&#233;e chez les M&#257;ori et les peuples du Pacifique. La situation professionnelle &#233;tait connue pour 62 personnes, dont 23 &#233;taient au ch&#244;mage : L'incidence de la MSIE en Nouvelle-Z&#233;lande chez les PAE (1,93/1000 personnes-ann&#233;es) est plus &#233;lev&#233;e que celle habituellement rapport&#233;e pour les pays &#224; haut revenu, bien qu'il y ait une incertitude concernant la pr&#233;valence de l'&#233;pilepsie en Nouvelle-Z&#233;lande. Nous pensons que l'incidence r&#233;elle de la MSIE dans le monde est plus &#233;lev&#233;e que ce qui est habituellement rapport&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;ARTICLE INTEGRAL TRADUIT :&lt;i&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Points cl&#233;s&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Dans cette &#233;tude prospective, l'incidence brute de la MSIE en Nouvelle-Z&#233;lande &#233;tait de 10,7 (IC &#224; 95 % = 8,7- 12,9)/1 million de personnes-ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; L'incidence de la MSIE est probablement de 1,93 (IC &#224; 95 % = 1,46-2,55)/1 000 personnes atteintes d'&#233;pilepsie, bien que la pr&#233;valence de l'&#233;pilepsie en Nouvelle-Z&#233;lande soit incertaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Un nombre tr&#232;s &#233;lev&#233; de personnes d&#233;c&#233;d&#233;es de la MSIE en Nouvelle-Z&#233;lande &#233;taient sans emploi.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Le taux d'incidence chez les hommes par rapport aux femmes &#233;tait de 1,73 (IC &#224; 95 % = 1,16&#8211;2,60, p = 0,007).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;1| Introduction&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort subite et inattendue dans l'&#233;pilepsie (MSIE) est une trag&#233;die pour toutes les personnes concern&#233;es. Elle est devenue beaucoup plus visible au cours des derni&#232;res ann&#233;es. Dans le pass&#233;, l'&#233;ventualit&#233; d'une MSIE n'&#233;tait g&#233;n&#233;ralement pas abord&#233;e avec les patients ou leurs familles,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(1)&#8211;(3)&#034; id=&#034;nh4-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; mais au cours des deux derni&#232;res d&#233;cennies, le risque a &#233;t&#233; reconnu de mani&#232;re beaucoup plus ouverte(1) et de nombreux neurologues et &#233;pileptologues abordent d&#233;sormais cette question peu apr&#232;s le diagnostic d'&#233;pilepsie d'un patient.&lt;br class='autobr' /&gt; Plusieurs &#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques ont sugg&#233;r&#233; que l'incidence de la MSIE dans les pays occidentaux est d'environ 1,2/1000 personnes atteintes d'&#233;pilepsie (PAE)/an.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(4),(5)&#034; id=&#034;nh4-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les causes de la MSIE restent incertaines. Des m&#233;canismes cardiaques et respiratoires ont &#233;t&#233; propos&#233;s. Un certain nombre de facteurs de risque ont &#233;t&#233; identifi&#233;s. Ceux-ci ont &#233;t&#233; examin&#233;s de mani&#232;re exhaustive par Giussani et al.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(5)&#034; id=&#034;nh4-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : Le jeune &#226;ge, la gravit&#233; de la maladie, l'&#233;pilepsie symptomatique et la r&#233;ponse aux m&#233;dicaments anti&#233;pileptiques (MAE) semblent &#234;tre des facteurs pr&#233;dictifs ind&#233;pendants de la MSIE.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le diagnostic de MSIE n'est pas souvent simple &#224; &#233;tablir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sveinsson et al. ont not&#233; que seuls 62 des 99 cas de MSIE (63 %) qu'ils ont identifi&#233;s ont &#233;t&#233; correctement identifi&#233;s sur les certificats de d&#233;c&#232;s.(6) La MSIE n'est pas un diagnostic utilis&#233; de mani&#232;re coh&#233;rente par les m&#233;decins l&#233;gistes.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(7),(8)&#034; id=&#034;nh4-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Certains patients qui d&#233;c&#232;dent lors d'une de leurs premi&#232;res crises n'&#233;taient pas encore diagnostiqu&#233;s &#233;pileptiques. M&#234;me lorsqu'un patient est diagnostiqu&#233;, il peut &#234;tre difficile de d&#233;terminer s'il est d&#233;c&#233;d&#233; d'une MSIE ou d'une arythmie cardiaque arythmie cardiaque.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(9)&#034; id=&#034;nh4-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Des cas initialement d&#233;crits comme des MSIE en Nouvelle-Z&#233;lande et ailleurs se sont par la suite r&#233;v&#233;l&#233;s &#234;tre dus &#224; des syndromes arythmiques primaires tels que le syndrome du QT long et la tachycardie ventriculaire polymorphe cat&#233;cholaminergique.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(10)-(12)&#034; id=&#034;nh4-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; En Nouvelle-Z&#233;lande, un tiers des familles finalement diagnostiqu&#233;es comme atteintes du syndrome du QT long pr&#233;sentaient initialement un premier membre de la famille diagnostiqu&#233; &#224; tort comme &#233;pileptique.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(11)&#034; id=&#034;nh4-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tant donn&#233; que l'autopsie standard est souvent n&#233;gative tant dans les cas de MSIE que dans ceux de syndromes arythmiques, les tests g&#233;n&#233;tiques et les investigations aupr&#232;s des membres de la famille peuvent &#234;tre importants pour diff&#233;rencier la cause du d&#233;c&#232;s. Il est essentiel de faire un diagnostic correct, car d'autres membres de la famille peuvent &#234;tre &#224; risque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avions pr&#233;c&#233;demment men&#233; une &#233;tude r&#233;trospective sur la MSIE en Nouvelle-Z&#233;lande.(13) L'&#233;tude que nous pr&#233;sentons maintenant est une &#233;tude prospective visant &#224; d&#233;terminer l'incidence de la MSIE en Nouvelle-Z&#233;lande.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2 | MAT&#201;RIEL ET M&#201;THODES&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;tude prospective sur la MSIE a &#233;t&#233; lanc&#233;e en 2019.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un effort concert&#233; a &#233;t&#233; fait pour identifier toutes les personnes atteintes d' &#233;pilepsie en Nouvelle-Z&#233;lande qui auraient pu d&#233;c&#233;der des suites d'une MSIE.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs sources d'informations se recoupant ont &#233;t&#233; utilis&#233;es pour identifier les personnes &#233;pileptiques d&#233;c&#233;d&#233;es subitement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des notifications ont &#233;t&#233; demand&#233;es aux :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; m&#233;decins l&#233;gistes ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; neurologues exer&#231;ant en Nouvelle-Z&#233;lande ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; membres du groupe de soutien aux patients, Epilepsy New Zealand ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; communaut&#233; &#233;pileptique ; et&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Cardiac Inherited Diseases Group, qui enqu&#234;te officiellement sur les d&#233;c&#232;s subits au nom du m&#233;decins l&#233;gistes en chef.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le m&#233;decin l&#233;giste en chef a demand&#233; &#224; tous les m&#233;decins l&#233;gistes de Nouvelle-Z&#233;lande d'informer l'&#233;quipe de recherche de tout d&#233;c&#232;s subit de patient &#233;pileptique dont ils auraient &#233;t&#233; eux-m&#234;mes inform&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les six mois environ, des recherches suppl&#233;mentaires ont &#233;t&#233; effectu&#233;es dans la base de donn&#233;es de m&#233;decine l&#233;gale afin d'identifier les patients qui auraient pu &#234;tre omis lors du processus initial.&lt;br class='autobr' /&gt;
De multiples notifications ont &#233;t&#233; envoy&#233;es &#224; tous les neurologues et neurop&#233;diatres de Nouvelle-Z&#233;lande de l'&#233;tude. Des pr&#233;sentations ont &#233;t&#233; faites lors de la conf&#233;rence scientifique annuelle de l'Association neurologique de Nouvelle-Z&#233;lande, et des visites ont &#233;t&#233; effectu&#233;es dans les services de neurologie des principaux centres. Les neurologues de chaque centre ont accept&#233; d'&#234;tre responsables des remont&#233;es d'information &#224; l'&#233;quipe de recherche.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque fois que l'&#233;quipe de recherche &#233;tait inform&#233;e du d&#233;c&#232;s d'une personne atteinte d'&#233;pilepsie, un dossier &#233;tait cr&#233;&#233; pour le patient dans le registre de mortalit&#233; EpiNet.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(14)&#034; id=&#034;nh4-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Les rapports du personnel ambulancier, de la police (lorsqu'ils &#233;taient disponibles), des pathologistes et des m&#233;decins l&#233;gistes ont &#233;t&#233; examin&#233;s ind&#233;pendamment par deux neurologues (P.S.B. et S.S.), qui ont d&#233;termin&#233; si une MSIE &#233;tait probable. Les dossiers hospitaliers du patient ont &#233;t&#233; examin&#233;s et, si n&#233;cessaire, le m&#233;decin g&#233;n&#233;raliste du patient &#233;tait contact&#233; afin de confirmer le diagnostic d'&#233;pilepsie et de d&#233;terminer s'il existait une autre cause probable du d&#233;c&#232;s. En cas d'incertitude quant &#224; la cause du d&#233;c&#232;s, le cas &#233;tait examin&#233; par un pathologiste (C.G.) ; cette &#233;tape &#233;tait notamment entreprise lorsque les neurologues n'&#233;taient pas d'accord avec la cause du d&#233;c&#232;s indiqu&#233;e par un pathologiste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les d&#233;c&#232;s ont &#233;t&#233; class&#233;s selon les crit&#232;res modifi&#233;s propos&#233;s par Devinsky et al.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(15)&#034; id=&#034;nh4-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; comme suit :&lt;br class='autobr' /&gt;
MSIE certaine, MSIE certaine avec autre comorbidit&#233;, MSIE probable, MSIE probable avec autre comorbidit&#233;,MSIE possible, MSIE r&#233;anim&#233;e ou non MSIE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si un m&#233;decin l&#233;giste d&#233;terminait qu'une personne &#233;tait susceptible d'&#234;tre d&#233;c&#233;d&#233;e d'une MSIE, il envoyait une lettre &#224; la famille ou aux proches du d&#233;funt pour les informer de l'&#233;tude et leur demander si un membre de la famille serait dispos&#233; &#224; discuter des circonstances du d&#233;c&#232;s. Si la famille acceptait, un membre de l'&#233;quipe de recherche la contactait pour mener un entretien t&#233;l&#233;phonique afin d'en savoir plus sur les circonstances du d&#233;c&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, fin 2023, nous avons pu t&#233;l&#233;charger les donn&#233;es provenant de la base de donn&#233;es du minist&#232;re de la Sant&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Celles-ci comprenaient tous les patients dont l'&#233;pilepsie &#233;tait mentionn&#233;e comme l'une des causes du d&#233;c&#232;s sur leur certificat de d&#233;c&#232;s mais dont le d&#233;c&#232;s n'avait pas &#233;t&#233; signal&#233; aux m&#233;decins l&#233;gistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.1 La base de donn&#233;es EpiNet&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La base de donn&#233;es EpiNet a &#233;t&#233; con&#231;ue pour collecter de mani&#232;re prospective des donn&#233;es sur tous les patients atteints d'&#233;pilepsie, o&#249; qu'ils se trouvent dans le monde (&lt;a href=&#034;http://www.epinet.co.nz&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.epinet.co.nz&lt;/a&gt;).&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;14,16,17&#034; id=&#034;nh4-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; La base de donn&#233;es est accessible aux chercheurs agr&#233;&#233;s via un site web s&#233;curis&#233; et prot&#233;g&#233; par mot de passe. Toutes les donn&#233;es personnelles transmises sont crypt&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les informations sont collect&#233;es selon plusieurs axes : aper&#231;u de l'&#233;pilepsie, ant&#233;c&#233;dents de crises, syndrome &#233;pileptique, &#233;tiologie, examens, traitement m&#233;dicamenteux et autres probl&#232;mes de sant&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; Un nouveau formulaire a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; dans EpiNet afin de collecter des informations relatives &#224; une MSIE possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons commenc&#233; &#224; enregistrer les informations relatives aux causes de d&#233;c&#232;s dans le registre de mortalit&#233; EpiNet au d&#233;but de l'ann&#233;e 2019. Mi-2019, nous avions acquis la certitude d'avoir connaissance de tous les d&#233;c&#232;s dus &#224; la MSIE. Nous avons lanc&#233; l'&#233;tude d'incidence le 1er ao&#251;t 2019. L'&#233;tude se poursuit, mais nous pr&#233;sentons dans cet article l'incidence de la MSIE au cours des deux premi&#232;res ann&#233;es (du 1er ao&#251;t 2019 au 31 juillet 2021).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2.2 | Analyse statistique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les populations utilis&#233;es au d&#233;nominateur pour calculer les taux d'incidence de la MSIE au niveau national &#233;taient bas&#233;es sur les chiffres de la population r&#233;sidente habituelle recens&#233;s en 2018&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(18)&#034; id=&#034;nh4-17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et 2023.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(18)&#034; id=&#034;nh4-18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; La somme des chiffres de ces deux recensements a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour estimer la population centr&#233;e autour du milieu de l'ann&#233;e 2020 (4 846 839) pour les deux ann&#233;es de suivi au cours desquelles les cas ont &#233;t&#233; recens&#233;s. Les taux d'incidence pour la population totale et pour les sous-groupes d&#233;mographiques importants, ainsi que les ratios de taux d'incidence (RTI), avec des intervalles de confiance (IC) &#224; 95 %, ont &#233;t&#233; calcul&#233;s &#224; l'aide d'OpenEpi.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(19)&#034; id=&#034;nh4-19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque de MSIE est g&#233;n&#233;ralement exprim&#233; en nombre de d&#233;c&#232;s par MSIE pour 1 000 personnes &#233;pileptiques. L'incidence et la pr&#233;valence de l'&#233;pilepsie en Nouvelle-Z&#233;lande ne sont pas bien connues. Une m&#233;ta-analyse de 222 &#233;tudes d'incidence et de pr&#233;valence de l'&#233;pilepsie bas&#233;es sur la population a &#233;t&#233; publi&#233;e en 2017.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(20)&#034; id=&#034;nh4-20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;valence ponctuelle de l'&#233;pilepsie active dans les pays &#224; revenu &#233;lev&#233; a &#233;t&#233; estim&#233;e &#224; 5,49/1 000 personnes (IC &#224; 95 % = 4,16-7,26). Si cette pr&#233;valence est correcte pour la Nouvelle-Z&#233;lande, on estime alors &#224; 26 700 le nombre de personnes atteintes d'&#233;pilepsie vivant en juin 2020 (IC &#224; 95 % = 20 200-35 200).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont les d&#233;nominateurs que nous avons utilis&#233;s pour calculer le taux d'incidence de la MSIE chez les personnes atteintes d'&#233;pilepsie.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tude a &#233;t&#233; approuv&#233;e par le Comit&#233; d'&#233;thique de la sant&#233; et du handicap du Nord de la Nouvelle-Z&#233;lande (19/NTA/71).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3 | R&#201;SULTATS&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Au cours des deux premi&#232;res ann&#233;es de l'&#233;tude (du 1er ao&#251;t 2019 au 31 juillet 2021), l'&#233;quipe charg&#233;e de l'&#233;tude a &#233;t&#233; inform&#233;e du d&#233;c&#232;s soudain de 159 PAE. Une autopsie a &#233;t&#233; pratiqu&#233;e sur 138 de ces personnes. Les 143 premiers cas ont &#233;t&#233; signal&#233;s &#224; l'&#233;quipe charg&#233;e de l'&#233;tude par les bureaux de la m&#233;decine l&#233;gale, bien qu'il y ait eu d'autres notifications ult&#233;rieures concernant certains de ces cas provenant d'autres sources.&lt;br class='autobr' /&gt; Le t&#233;l&#233;chargement des donn&#233;es du minist&#232;re de la Sant&#233; contenait des informations concernant 281 PAE qui &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;es. L'&#233;quipe charg&#233;e de l'&#233;tude ne disposait d'informations que pour deux de ces patients jusque l&#224;. Aucun de ces patients n'avait fait l'objet d'une autopsie. Apr&#232;s avoir examin&#233; toutes les informations disponibles concernant ces patients, nous avons conclu que 20 d'entre eux &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;s de MSIE probable ou probable plus, et que 22 patients &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;s d'une MSIE possible. Les autres patients (239) n'&#233;taient pas d&#233;c&#233;d&#233;s d'une MSIE.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au total, l'&#233;quipe charg&#233;e de l'&#233;tude a examin&#233; les dossiers de 440 PAE d&#233;c&#233;d&#233;es au cours de la p&#233;riode d'&#233;tude de deux ans. Il a &#233;t&#233; conclu que 103 de ces patients &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;s d'une cause certaine, certaine plus autre comorbidit&#233;, probable, probable plus autre comorbidit&#233;, ou MSIE r&#233;anim&#233;e. Une MSIE possible a &#233;t&#233; diagnostiqu&#233;e chez 54 sujets, et 282 ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme &#233;tant d&#233;c&#233;d&#233;s d'une autre cause (autre que la MSIE ; tableau 1).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les rapports d'autopsie &#233;taient disponibles pour 76 des 103 sujets atteints de MSIE ; huit d'entre eux &#233;taient partiels ou incomplets.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les rapports des m&#233;decins l&#233;gistes &#233;taient disponibles pour 78 sujets. Sur les 54 patients class&#233;s comme &#233;tant d&#233;c&#233;d&#233;s d'une possible MSIE, les maladies cardiaques &#233;taient la cause concurrente pour 36 d'entre eux ; les causes pour les autres patients &#233;taient la pneumonie et/ou l'insuffisance respiratoire (n = 7), les complications li&#233;es &#224; la consommation d'alcool ou de la consommation de drogues (n = 4), un accident vasculaire c&#233;r&#233;bral (n = 3), une maladie r&#233;nale (n = 2) et la d&#233;mence (n = 1).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.1 | Incidence de la MSIE en Nouvelle-Z&#233;lande &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le taux d'incidence brut pour les cas certains, certains plus autres comorbidit&#233;s, probables, probables plus autres comorbidit&#233;s, ou r&#233;anim&#233;s &#233;tait de 10,7 (IC &#224; 95 % = 8,7-12,9) pour 1 million d'ann&#233;es-personnes dans la population totale. Si les cas de MSIE possible sont &#233;galement inclus, ce qui donne un total de 157 cas, le taux d'incidence de la MSIE dans la population totale &#233;tait de 16,2 (IC &#224; 95 % = 13,8-18,9) pour 1 million d'ann&#233;es-personnes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'existe pas de donn&#233;es fiables sur la pr&#233;valence de l'&#233;pilepsie en Nouvelle-Z&#233;lande. Si le nombre de PAE en Nouvelle-Z&#233;lande &#233;tait de 26 700 en juin 2020 (IC &#224; 95 % = 20 200-35 200), alors le taux d'incidence des cas de MSIE certaine, certaine plus, probable, probable plus ou r&#233;anim&#233;e chez les personnes &#233;pileptiques est de 1,93 (IC &#224; 95 % = 1,46- 2,55) pour 1 000 personnes-ann&#233;es au cours de la p&#233;riode de suivi de deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si l'on incluait les cas de MSIE possible, le taux d'incidence de la MSIE chez les personnes &#233;pileptiques serait de 2,94 (IC &#224; 95 % = 2,23-3,89) pour 1 000 personnes-ann&#233;es au cours de la p&#233;riode de suivi de deux ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;valence de l'&#233;pilepsie dans les pays occidentaux est souvent estim&#233;e &#224; 7/1 000.(21) Si telle est la pr&#233;valence r&#233;elle en Nouvelle-Z&#233;lande, alors 33 930 personnes &#233;pileptiques vivaient en Nouvelle-Z&#233;lande en juin 2020, et l'incidence des cas de MSIE certains, certains plus, probables, probables plus ou r&#233;anim&#233;s chez les personnes &#233;pileptiques serait de 1,52/1 000 personnes-ann&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si les cas de MSIE possible sont inclus, l'incidence de la MSIE chez les personnes &#233;pileptiques serait de 2,31/personnes-ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.2 | MSIE certaine et probable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 103 patients d&#233;c&#233;d&#233;s d'une MSIE certaine, certaine plus, probable, probable plus ou r&#233;anim&#233;e font l'objet d'une analyse plus approfondie dans cet article.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cinquante-sept cas ont &#233;t&#233; identifi&#233;s au cours de la premi&#232;re ann&#233;e et 46 au cours de la deuxi&#232;me ann&#233;e. L'&#226;ge des patients variait de 3 ans et 1 mois &#224; 85 ans et 10 mois. Soixante des 103 sujets &#233;taient &#226;g&#233;s de 20 &#224; 49 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Soixante-cinq des 103 patients &#233;taient des hommes et 38 &#233;taient des femmes (RTI = 1,75, IC &#224; 95 % = 1,18-2,63, p = 0,005 ; tableau 3).&lt;br class='autobr' /&gt;
Le taux d'incidence pour les personnes &#226;g&#233;es de &#8804; 19 ans (5,2/106 personnes-ann&#233;es,&lt;br class='autobr' /&gt;
IC &#224; 95 % = 2,9-8,7) &#233;tait significativement plus faible que celui des adultes (&#226;g&#233;s de plus de 19 ans, 12,5/106 personnes-ann&#233;es, IC &#224; 95 % = 10,1-15,3 ; RTI = 2,38, IC &#224; 95 % = 1,37-4,43, p = 0,001).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des deux ann&#233;es de l'&#233;tude, 55 patients ont &#233;t&#233; class&#233;s comme MSIE certaine, 17 comme MSIE certaine avec autre comorbidit&#233;, 27 comme MSIE probable et trois comme MSIE probable avec autre comorbidit&#233;. Sur les 20 patients qui pr&#233;sentaient une autre comorbidit&#233; identifi&#233;e, 12 pr&#233;sentaient une maladie cardiaque comme principale comorbidit&#233;. (Certains patients pr&#233;sentaient &#233;galement d'autres comorbidit&#233;s &#233;num&#233;r&#233;es.) Quatre de ces 12 patients souffraient d'une maladie coronarienne significative (mais sans signe d'infarctus aigu), et six pr&#233;sentaient une cardiomyopathie ou une cardiom&#233;galie. Les autres comorbidit&#233;s sont &#233;num&#233;r&#233;es dans le tableau S1.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus de la moiti&#233; des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es &#233;taient ou n&#233;o-z&#233;landaises (57) ou d'autres pays europ&#233;ens (8). Un taux l&#233;g&#232;rement plus &#233;lev&#233; de MSIE a &#233;t&#233; observ&#233; chez les Maoris et les autres peuples du Pacifique, bien que cela n'ait pas atteint une signification statistique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Cependant, le taux de MSIE &#233;tait nettement inf&#233;rieur chez les Asiatiques vivant en Nouvelle-Z&#233;lande (RTI = 0,26, IC &#224; 95 % = 0,08-0,66, p = 0,002 ; tableau 3).&lt;br class='autobr' /&gt;
La dur&#233;e de l'&#233;pilepsie &#233;tait connue pour 55 sujets.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle variait de 3 &#224; 45 ans (m&#233;diane = 16 ans). Quinze personnes &#233;taient connues pour avoir souffert d'&#233;pilepsie pendant moins de 10 ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
La situation professionnelle &#233;tait connue pour 62 personnes. Parmi celles-ci, 23 &#233;taient sans emploi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Trente des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es &#233;taient connues pour &#234;tre suivies r&#233;guli&#232;rement par un sp&#233;cialiste (neurologue, neurop&#233;diatre ou p&#233;diatre) au moment de leur d&#233;c&#232;s. Vingt-cinq patients n'&#233;taient pas suivis par un sp&#233;cialiste ; aucune information n'&#233;tait disponible pour 48 patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;3.3 | Circonstances du d&#233;c&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lieu du d&#233;c&#232;s &#233;tait connu pour 100 sujets (tableau 2). Quatre-vingt-quatre patients sont d&#233;c&#233;d&#233;s &#224; leur domicile ou dans leur lieu de r&#233;sidence habituel ; un est d&#233;c&#233;d&#233; dans un centre de soins de r&#233;pit. Des informations plus pr&#233;cises concernant le lieu du d&#233;c&#232;s &#233;taient disponibles dans 85 cas ; parmi ceux-ci, 57 (67 %) sont d&#233;c&#233;d&#233;s dans leur lit et sept (8 %) ont &#233;t&#233; retrouv&#233;s morts dans la salle de bain.&lt;br class='autobr' /&gt;
Vingt-trois des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es &#233;taient seules &#224; leur domicile au moment de leur d&#233;c&#232;s, tandis que dans 35 cas, une autre personne se trouvait avec la personne au moment du d&#233;c&#232;s. Les informations font d&#233;faut pour 55 sujets.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les informations concernant la position au moment du d&#233;c&#232;s &#233;taient disponibles pour 53 sujets. Quarante-cinq des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es en position couch&#233;e sur le ventre ; huit &#233;taient en position couch&#233;e sur le dos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;TABLEAU 2 Donn&#233;es d&#233;mographiques et circonstances du d&#233;c&#232;s.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vingt-trois des d&#233;c&#232;s ont &#233;t&#233; observ&#233;s. Dix-neuf de ces personnes ont &#233;t&#233; vues en train de faire une crise dans les heures pr&#233;c&#233;dant leur d&#233;c&#232;s ; 15 de ces crises se sont produites dans les minutes pr&#233;c&#233;dant le d&#233;c&#232;s. Sept de ces crises &#233;taient clairement des crises tonico-cloniques, mais les d&#233;tails concernant les autres crises &#233;taient insuffisants pour d&#233;terminer leur nature exacte. Onze des 23 patients dont le d&#233;c&#232;s a &#233;t&#233; observ&#233; n'ont pas fait l'objet d'une autopsie et ils ont &#233;t&#233; class&#233;s comme &#233;tant d&#233;c&#233;d&#233;s d'une MSIE probable ; neuf des patients sont d&#233;c&#233;d&#233;s d'une MSIE certaine et deux d'une MSIE certaine associ&#233;e &#224; d'autres comorbidit&#233;s. L'un de ces patients pr&#233;sentait une myocardite lymphocytaire &#224; l'autopsie, et l'autre souffrait d'une cardiomyopathie hypertensive et d'une maladie alcoolique du foie. Le dernier patient est d&#233;c&#233;d&#233; plusieurs heures apr&#232;s la crise &#233;pileptique observ&#233;e et a &#233;t&#233; class&#233; comme d&#233;c&#233;d&#233; d'une MSIE r&#233;anim&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une r&#233;animation cardio-pulmonaire (RCP) a &#233;t&#233; tent&#233;e dans 57 des 103 cas. Elle a le plus souvent &#233;t&#233; initi&#233;e par le personnel ambulancier ou des secouristes form&#233;s (n = 36), mais dans 8 cas, les membres de la famille ont commenc&#233; la RCP avant l'arriv&#233;e des secouristes .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 | DISCUSSION&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons d&#233;termin&#233; que l'incidence des cas certains, certains plus autres comorbidit&#233;s, probables, probables plus autres comorbidit&#233;s, ou r&#233;anim&#233;s de MSIE en Nouvelle-Z&#233;lande est comprise entre 1,5 et 2,6/1000 PAE/an. Si l'on inclut les cas possibles de MSIE, ce chiffre passe &#224; entre 2,2 et 3,9/1000 PAE/an.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce taux est plus &#233;lev&#233; que celui rapport&#233; dans la plupart des &#233;tudes pr&#233;c&#233;dentes. Giussani et al. ont entrepris une revue exhaustive de la litt&#233;rature et rapportent que l'incidence de la MSIE variait entre 0,9 et 2,4/1000 personnes-ann&#233;es.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(5)&#034; id=&#034;nh4-21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Certaines &#233;tudes n'incluent que les cas certains et probables (avec ou sans comorbidit&#233;), tandis que d'autres incluent les cas possibles. Cependant, relativement peu de ces &#233;tudes sont des &#233;tudes de population sur la MSIE, et encore moins ont &#233;t&#233; men&#233;es de mani&#232;re prospective.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'une des plus grandes &#233;tudes r&#233;centes a &#233;t&#233; men&#233;e en Su&#232;de, o&#249; 99 d&#233;c&#232;s dus &#224; la MSIE ont &#233;t&#233; identifi&#233;s en examinant r&#233;trospectivement les donn&#233;es du registre national su&#233;dois des patients et du registre national des causes de d&#233;c&#232;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(6)&#034; id=&#034;nh4-22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;,(22)&#034; id=&#034;nh4-23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Les auteurs ont conclu que l'incidence de la MSIE certaine ou probable &#233;tait de 1,74/1 000 personnes &#233;pileptiques/an,(6) ce qui est l&#233;g&#232;rement inf&#233;rieur &#224; notre r&#233;sultat de 1,93/1 000 personnes &#233;pileptiques/an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est possible que nous ayons surestim&#233; l'incidence de la MSIE. Il est possible que nous ayons inclus certains patients qui ne sont pas d&#233;c&#233;d&#233;s des suites d'une MSIE, mais d'une autre cause. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est parfois difficile de savoir si une personne est d&#233;c&#233;d&#233;e des suites d'une MSIE ou d'une autre cause, telle qu'une cardiopathie isch&#233;mique ou une arythmie cardiaque primaire. D'autre part, il se peut que nous n'ayons pas identifi&#233; certaines personnes d&#233;c&#233;d&#233;es d'une MSIE ou que nous ayons exclu certaines personnes qui sont effectivement d&#233;c&#233;d&#233;es d'une MSIE. Il est certain qu'il est plus difficile de diagnostiquer une MSIE certaine ou probable chez les patients plus &#226;g&#233;s en raison d'autres comorbidit&#233;s. Deux des trois patients &#226;g&#233;s de plus de 80 ans que nous avons inclus ici sont d&#233;c&#233;d&#233;s apr&#232;s une crise en pr&#233;sence d'un t&#233;moin, mais d'autres PAE plus &#226;g&#233;s qui ont eu une crise sans t&#233;moin peuvent &#234;tre d&#233;c&#233;d&#233;s de MSIE.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons trouv&#233; un taux de MSIE significativement plus bas chez les personnes &#226;g&#233;es de &#8804;19 ans que chez les personnes plus &#226;g&#233;es. De nombreuses &#233;tudes ant&#233;rieures ont r&#233;v&#233;l&#233; un taux plus faible de MSIE chez les enfants, mais plus r&#233;cemment, il a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233; que le taux chez les enfants &#233;tait similaire &#224; celui des adultes.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(23),(24)&#034; id=&#034;nh4-24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Il est possible que nous n'ayons pas identifi&#233; de cas de MSIE chez les jeunes enfants parce qu'ils n'avaient pas &#233;t&#233; reconnus comme souffrant d'&#233;pilepsie .&lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs personnes ont &#233;t&#233; retrouv&#233;es mortes dans des eaux peu profondes, dont deux dans la douche. Nous avons exclu ces patients , ainsi que le recommandent les groupes d'experts&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(15)&#034; id=&#034;nh4-25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, parce qu'ils sont peut-&#234;tre d&#233;c&#233;d&#233;s de noyade, mais il est possible qu'ils soient morts d'une MSIE avant d'&#234;tre immerg&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons discut&#233; de ces cas difficiles avec un pathologiste qui s'int&#233;resse depuis longtemps &#224; la MSIE (C.G.). En outre, nous avons discut&#233; de plusieurs cas difficiles avec un panel international constitu&#233; pour une &#233;tude cas-t&#233;moins&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(25)&#034; id=&#034;nh4-26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cela a permis aux deux neurologues (P.S.B., S.S.) de calibrer notre pratique. Nous ne pouvons pas &#234;tre certains qu'il n'y a pas d'erreurs , mais nous pensons que les erreurs sont rares. Nous sommes convaincus que le nombre de personnes dont on a d&#233;termin&#233; qu'elles &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;es des suites d'une MSIE est aussi pr&#233;cis que possible. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour calculer l'incidence, il faut conna&#238;tre le d&#233;nominateur . Comme nous l'avons indiqu&#233; pr&#233;c&#233;demment, il n'y a pas actuellement de donn&#233;es fiables concernant la pr&#233;valence de l'&#233;pilepsie en Nouvelle-Z&#233;lande. Nous pensons donc qu'il serait probablement pr&#233;f&#233;rable d'exprimer le taux de MSIE comme le nombre de d&#233;c&#232;s par million d'habitants, car les donn&#233;es concernant la population totale d'un pays sont plus fiables que les donn&#233;es de pr&#233;valence, bien que nous reconnaissions qu'il peut toujours y avoir des erreurs dans les estimations d&#233;riv&#233;es des recensements. Dans notre &#233;tude, il y a eu 10,7 d&#233;c&#232;s dus &#224; la MSIE /million d'habitants/an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous soup&#231;onnons que l'incidence de la MSIE est en fait plus &#233;lev&#233;e dans le monde que ce qui a &#233;t&#233; rapport&#233; dans la plupart des &#233;tudes pr&#233;c&#233;dentes, et nous pensons que la plupart des autres &#233;tudes peuvent avoir manqu&#233; des cas. Nous pensons que c'est la raison la plus probable de l'incidence relativement &#233;lev&#233;e de MSIE que nous rapportons ; nous pensons &#234;tre pass&#233;s &#224; c&#244;t&#233; de tr&#232;s peu de cas. Nous pensons que si nous avons identifi&#233; autant de cas de MSIE , c'est parce que nous avons eu une relation tr&#232;s &#233;troite avec le service des m&#233;decins l&#233;gistes de Nouvelle-Z&#233;lande . Le m&#233;decin l&#233;giste en chef a &#233;t&#233; d'un grand soutien et a encourag&#233; tous les m&#233;decins l&#233;gistes du pays &#224; soutenir l'&#233;tude. Le seuil &#224; partir desquels il leur a &#233;t&#233; demander de notifier l'&#233;quipe de recherche &#233;tait bas, et leurs secr&#233;tariats ont contact&#233; les membres de la famille de PAE qui &#233;taient d&#233;c&#233;d&#233;s pour l'&#233;tude. Nous avons &#233;galement &#233;t&#233; inform&#233;s des d&#233;c&#232;s par de multiples autres sources et nous avons examin&#233; tous les d&#233;c&#232;s dont le certificat mentionnait l'&#233;pilepsie comme facteur contributif, m&#234;me si cela n'&#233;tait pas consid&#233;r&#233; comme la cause principale du d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien s&#251;r &#233;galement possible que l'incidence de la MSIE soit r&#233;ellement plus &#233;lev&#233;e en Nouvelle-Z&#233;lande que dans certains autres pays. Peut-&#234;tre que l'&#233;pilepsie n'est pas bien prise en charge pour de nombreuses personnes atteintes d'&#233;pilepsie en Nouvelle-Z&#233;lande. Il semble y avoir un niveau &#233;lev&#233; de non-observance des traitements anti&#233;pileptiques chez les personnes d&#233;c&#233;d&#233;es. Il semble probable qu'au moins certaines de ces personnes ne seraient pas d&#233;c&#233;d&#233;es si elles avaient pris leurs m&#233;dicaments anti&#233;pileptiques consciencieusement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le taux chez les hommes &#233;tait nettement plus &#233;lev&#233; que chez les femmes dans notre &#233;tude ; cela correspond aux rapports d'autres &#233;tudes, dans lesquelles les jeunes hommes ont &#233;t&#233; identifi&#233;s &#224; plusieurs reprises comme le groupe particuli&#232;rement &#224; risque.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(5)&#034; id=&#034;nh4-27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; La cause exacte de ce ph&#233;nom&#232;ne n'est pas claire. Nous soup&#231;onnons que la non-observance du traitement MAE pourrait &#234;tre un facteur majeur, et que des questions li&#233;es au mode de vie (consommation d'alcool et privation de sommeil) pourraient &#233;galement jouer un r&#244;le important. Nous ne pouvons pas d&#233;terminer si des facteurs biologiques pourraient avoir une influence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est remarquable de constater &#224; quel point le taux de MSIE est faible chez les Asiatiques vivant en Nouvelle-Z&#233;lande, par rapport &#224; d'autres groupes ethniques. D'autre part, il semble y avoir une tendance &#224; une augmentation du risque de MSIE chez les Maoris et les autres peuples du Pacifique. Cela correspond &#224; ce que nous avions pr&#233;c&#233;demment identifi&#233; dans notre &#233;tude sur l'&#233;tat de mal &#233;pileptique (EME).&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(26)&#034; id=&#034;nh4-28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Une fois encore, les Asiatiques &#233;taient nettement moins susceptibles de d&#233;velopper un EME, tandis que les Maoris et les peuples du Pacifique pr&#233;sentaient une incidence plus &#233;lev&#233;e d'EME. Nous n'avons pas d'explication de ces meilleurs r&#233;sultats parmi les Asiatiques. Nous ne sommes pas au courant d'une pr&#233;valence plus faible de l'&#233;pilepsie chez les Asiatiques. &lt;br class='autobr' /&gt; Cependant, il est possible que les crit&#232;res d'immigration pour entrer en Nouvelle-Z&#233;lande s&#233;lectionnent des personnes qui ont une pr&#233;valence plus faible de l'&#233;pilepsie. La pr&#233;f&#233;rence est donn&#233;e aux personnes ayant des qualifications professionnelles et &#224; celles qui sont plus riches. Nous &#233;mettons l'hypoth&#232;se que ces personnes sont peut-&#234;tre plus inform&#233;es en mati&#232;re de sant&#233; et plus enclines &#224; suivre les conseils de sant&#233; que d'autres groupes de la soci&#233;t&#233; n&#233;o-z&#233;landaise. Les Maoris ont g&#233;n&#233;ralement des r&#233;sultats de sant&#233; moins bons en Nouvelle-Z&#233;lande que les autres groupes ethniques.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(27)&#8211;(30)&#034; id=&#034;nh4-29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Il convient de souligner que 23 des 62 personnes dont la situation professionnelle &#233;tait connue dans notre &#233;tude &#233;taient au ch&#244;mage.&lt;br class='autobr' /&gt;
M&#234;me si aucune des 41 personnes dont la situation professionnelle n'&#233;tait pas connue n'&#233;tait au ch&#244;mage, ce chiffre reste tr&#232;s &#233;lev&#233; (22 %). Le taux de ch&#244;mage en Nouvelle-Z&#233;lande en 2020 &#233;tait de 4,6 % (pendant la COVID) et en 2021, il &#233;tait de 3,8 %.31 L'&#233;pilepsie est connue pour &#234;tre associ&#233;e &#224; la pr&#233;carit&#233;. Les personnes sans emploi sont moins susceptibles de consulter un m&#233;decin et d'aller chercher leurs m&#233;dicaments. Nos donn&#233;es montrent clairement que la MSIE est plus susceptible de se produire dans les couches les plus d&#233;favoris&#233;es de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;4.1 | Forces et faiblesses&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La principale force de cette &#233;tude r&#233;side dans la m&#233;thodologie compl&#232;te de collecte de donn&#233;es que nous avons pu utiliser. Nous avons b&#233;n&#233;fici&#233; de multiples notifications qui se recoupaient et d'une excellente coop&#233;ration de la part des m&#233;decins l&#233;gistes, des neurologues et du personnel du groupe de soutien, Epilepsy New Zealand. La principale faiblesse est commune &#224; toutes les &#233;tudes sur la MSIE, &#224; savoir que la MSIE est un diagnostic par d&#233;faut, et qu'il devient de plus en plus difficile d'exclure d'autres causes possibles de d&#233;c&#232;s &#224; mesure que les personnes vieillissent et d&#233;veloppent des comorbidit&#233;s. Certaines de ces d&#233;cisions comporteront toujours une part d'incertitude, et diff&#233;rents &#233;valuateurs pourraient tirer des conclusions diff&#233;rentes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il nous semble peu probable que le risque de MSIE diminue &#224; mesure que les personnes vieillissent, mais le taux d'incidence apparent diminue parce que les d&#233;c&#232;s sont attribu&#233;s &#224; d'autres processus pathologiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
La deuxi&#232;me faiblesse d'une &#233;tude &#233;pid&#233;miologique est qu'elle ne d&#233;termine pas la cause ni les facteurs de risque. Il semble que le fait d'&#234;tre sans emploi soit un facteur de risque, mais nous ne connaissons pas le taux de ch&#244;mage en Nouvelle-Z&#233;lande pour les personnes atteintes d'&#233;pilepsie en g&#233;n&#233;ral. Pour d&#233;terminer l'importance des facteurs de risque, nous devons mener une &#233;tude cas-t&#233;moins. Une &#233;tude cas-t&#233;moins internationale est actuellement en cours parall&#232;lement &#224; la pr&#233;sente &#233;tude, et nous recherchons encore des participants pour cette &#233;tude.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(25)&#034; id=&#034;nh4-30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (Les lecteurs int&#233;ress&#233;s &#224; participer sont invit&#233;s &#224; contacter l'auteur correspondant).&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous pr&#233;voyons de continuer &#224; suivre l'incidence de la MSIE au fil du temps. &lt;strong&gt;Nous esp&#233;rons que l'incidence diminuera &#224; mesure que les soins prodigu&#233;s aux personnes atteintes d'&#233;pilepsie s'am&#233;lioreront et que des interventions seront mises au point pour r&#233;duire le risque de mort subite. &#192; l'heure actuelle, les dispositifs de d&#233;tection des crises ne sont pas largement utilis&#233;s en Nouvelle-Z&#233;lande, et il se peut que l'incidence diminue &#224; mesure que ceux-ci deviendront plus largement disponibles.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;CONTRIBUTIONS DES AUTEURS&lt;br class='autobr' /&gt;
Peter Bergin a con&#231;u l'&#233;tude et r&#233;dig&#233; la premi&#232;re &#233;bauche. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sunayana Sasikumar a d&#233;termin&#233; avec Peter S. Bergin si les patients r&#233;pondaient aux crit&#232;res de la MSIE et a interrog&#233; les membres de leur famille. Erica Beilharz a coordonn&#233; l'&#233;tude et assur&#233; la liaison avec les bureaux du coroner. Charley Glenn a examin&#233; les rapports d'autopsie. Robert Scragg a aid&#233; &#224; concevoir l'&#233;tude et a r&#233;alis&#233; les statistiques. Tous les auteurs ont contribu&#233; &#224; la r&#233;daction de l'article, ont donn&#233; leur accord final sur la version &#224; publier et acceptent d'&#234;tre tenus responsables de tous les aspects du travail.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;REMERCIEMENTS&lt;br class='autobr' /&gt;
Le financement de cette &#233;tude a &#233;t&#233; obtenu aupr&#232;s de la Neurological Foundation of New Zealand et de l'Auckland Medical Research Foundation. Nous tenons &#224; exprimer nos sinc&#232;res remerciements aux personnes suivantes, qui nous ont aid&#233;s dans le cadre de cette &#233;tude : le personnel des bureaux du coroner, en particulier le coroner en chef en 2019, lorsque l'&#233;tude a d&#233;but&#233;, le juge Deborah Marshall ; les neurologues n&#233;o-z&#233;landais, en particulier les Drs C. Spooner, I. Rosemergy, C. Sharpe, N. McGrath et B. Ferrando ; les pathologistes n&#233;o-z&#233;landais, en particulier S. Stables, J. Vuletic et M. Houghton ; les membres du Cardiac Inherited Diseases Group, en particulier Jackie Crawford ; le personnel et le conseil d'administration d'Epilepsy New Zealand, en particulier Ross Smith, PDG, et les &#233;ducateurs ; et les membres de la famille des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es qui ont accept&#233; d'&#234;tre interview&#233;s dans le cadre des &#233;tudes sur la MSIE. Publication en libre acc&#232;s facilit&#233;e par l'universit&#233; d'Auckland, dans le cadre de l'accord entre Wiley et l'universit&#233; d'Auckland via le Council of Australian University Librarians.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#201;CLARATION DE CONFLIT D'INT&#201;R&#202;TS&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucun des auteurs n'a de conflit d'int&#233;r&#234;ts &#224; d&#233;clarer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous confirmons avoir pris connaissance de la position de la revue sur les questions li&#233;es &#224; l'&#233;thique de la publication et affirmons que le pr&#233;sent rapport est conforme &#224; ces directives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#201;CLARATION DE DISPONIBILIT&#201; DES DONN&#201;ES&lt;br class='autobr' /&gt;
Les donn&#233;es qui &#233;tayent les conclusions de cette &#233;tude sont disponibles sur demande aupr&#232;s de l'auteur correspondant. Les donn&#233;es ne sont pas accessibles au public en raison de restrictions li&#233;es &#224; la confidentialit&#233; ou &#224; l'&#233;thique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ORCID&lt;br class='autobr' /&gt;
Peter S. Bergin &lt;a href=&#034;https://orcid.org/0000-0003-0181-1959&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://orcid.org/0000-0003-0181-1959&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15281167, 0, T&#233;l&#233;charg&#233; depuis &lt;a href=&#034;https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/epi.18452&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1111/epi.18452&lt;/a&gt; par Cochrane France, Wiley Online Library le [18/05/2025]. Voir les conditions g&#233;n&#233;rales (&lt;a href=&#034;https://onlinelibrary.wiley.com/terms-and-conditions&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://onlinelibrary.wiley.com/terms-and-conditions&lt;/a&gt;) sur Wiley Online Library pour les r&#232;gles d'utilisation ; les articles en libre acc&#232;s sont r&#233;gis par la licence Creative Commons applicable&lt;br class='autobr' /&gt;
BERGIN et al. | 3&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Health New Zealand Te Toka TumaiAuckland, Auckland, New Zealand&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Centre for Brain Research, MedicalSchool, University of Auckland,Auckland, New Zealand&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;id 1.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;id 1.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Communio Mortality Management,Auckland, New Zealand&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Faculty of Medical and HealthSciences, University of Auckland,Auckland, New Zealand&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(1)&#8211;(3)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(4),(5)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(5)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(7),(8)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(9)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(10)-(12)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(11)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(14)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-15&#034;&gt;
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&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;14,16,17&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(18)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(18)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(19)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(20)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(5)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(6)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;,(22)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(23),(24)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(15)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(25)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(5)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(26)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(27)&#8211;(30)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4-30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(25)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Conf&#233;rence d'Elisabeth Donner 17 Septembre 2021</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Conference-d-Elisabeth-Donner-17-Septembre-2021</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/Conference-d-Elisabeth-Donner-17-Septembre-2021</guid>
		<dc:date>2025-04-21T10:09:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Muriel Lesmond</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Ce w&#233;binaire sur la mort subite en &#233;pilepsie du Dr Donner, neurop&#233;diatre canadienne, est une bonne introduction au sujet de la mort subite en &#233;pilepsie, et sur les id&#233;es fausses qui dominent &#224; ce sujet dans le monde m&#233;dical, selon elle. Elle y pr&#233;sente 4 le&#231;ons cl&#233;s. La premi&#232;re est que les enfants sont autant concern&#233;s que les adultes. Elle pr&#233;cise que tous les types d'&#233;pilepsies &#224; forme tonico-cloniques sont concern&#233;s, et que la pr&#233;sence d'un t&#233;moin actif est protectrice. Elle montre aussi la difficult&#233; &#224; obtenir un recensement exhaustif des cas de d&#233;c&#232;s par mort subite. Enfin, elle plaide pour une information des patients, en particulier aux moments charni&#232;res de leur vie, et consid&#232;re que cette information est une exigence &#233;thique (passages en gras en fin du w&#233;binaire)&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/conference-medical-333e3.png?1792063625' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le Dr Elisabeth Donner a pr&#233;sent&#233; un webinaire sur la mort subite en &#233;pilepsie le 17 septembre 2021 au cours duquel elle revient en particulier sur l'id&#233;e que le taux d'incidence chez les enfants est plus faible que celui des adultes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle aborde &#233;galement la difficult&#233; pour les m&#233;decins l&#233;gistes d'identifier les cas de mort subite, et comment cette difficult&#233; a &#233;t&#233; lev&#233;e dans l'Etat de l'Ontario. Elle montre aussi que tous les types d'&#233;pilepsies &#224; forme tonico-clonique sont concern&#233;s, m&#234;me celles r&#233;put&#233;es peu s&#233;v&#232;res et qu'il faut informer tous les patients ( et leurs familles). Elle &#233;voque aussi les &#233;tapes de vie particuli&#232;res o&#249; l'information doit &#234;tre rappel&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;ces p&#233;riodes correspondant de mani&#232;re implicite &#224; des p&#233;riodes de risque accru&#034; id=&#034;nh5-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et l'utilit&#233; des appareils de d&#233;tection des crises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Replay : &lt;br class='autobr' /&gt;
Elizabeth Donner,-conf&#233;rence du 17 sept 2021 &#171; Sudep : lessons Learned &#187; :&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=eaYQziFWAIQ&amp;ab_channel=CETNCanadianEpilepsyTeachingNetwork&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=eaYQziFWAIQ&amp;ab_channel=CETNCanadianEpilepsyTeachingNetwork&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(d&#233;but manquant)&lt;br class='autobr' /&gt;
Ci-dessous &lt;strong&gt;la traduction&lt;/strong&gt; ( hors graphes) avec indications temporelles&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(D&#233;but non enregistr&#233;)&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
A cette &#233;poque, (Nathan) &#233;tait trait&#233; avec du Stiripentol et du Topiramate. Il avait de l&#233;gers retards de d&#233;veloppement. Ils avaient commenc&#233; &#224; diminuer le topiramate pour le remplacer par du stiripentol, en monoth&#233;rapie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il avait pass&#233; une bonne journ&#233;e le jour pr&#233;c&#233;dant sa mort. Rien de vraiment nouveau, ils &#233;taient all&#233;s au parc pour jouer .. Sa m&#232;re l'a mis au lit ce soir-l&#224;, depuis quelque temps, ils s'effor&#231;aient de l'aider &#224; s'endormir seul et &#224; dormir seul, donc il a &#233;t&#233; laiss&#233; seul dans son lit...et le matin suivant, quand elle est venue le r&#233;veiller, il &#233;tait mort. Ils ont essay&#233; de le r&#233;animer &#233;videmment, mais &#231;a n'a pas &#233;t&#233; possible. Il &#233;tait dans une position int&#233;ressante, quand il a &#233;t&#233; retrouv&#233;, il &#233;tait couch&#233; sur le dos, les fesses relev&#233;es, ses genoux serr&#233;s sous lui comme beaucoup d'entre nous avons souvent vu de petits enfants dormir ; Ce que je trouve int&#233;ressant, c'est qu'il ne semble pas qu'il ait fait une crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e tonico-clonique GTC avant de mourir car cette position n'est pas celle de quelqu'un qui vient d'avoir une crise GTC. Donc, quoi qu'il lui soit arriv&#233; pendant la nuit, il a pu se remettre dans une position confortable avant de mourir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est Olivia. Je ne connaissais pas sa vie, mais j'ai ensuite bien connu sa s&#339;ur Tamzin Jeffs ; Nous avons fond&#233; ensemble Sudep Aware, une association pour l'&#233;ducation sur la Mort soudaine et inattendue en Epilepsie (MSIE, sudep)&lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;) Olivia a commenc&#233; &#224; avoir des crises &#224; l'&#226;ge de 11 ans, elle a eu une crise GTC ; On lui a diagnostiqu&#233; une &#233;pilepsie idiopathique g&#233;n&#233;ralis&#233;e, selon la terminologie de l'&#233;poque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle &#233;tait mari&#233;e et a eu 2 grossesses sans crises. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle travaillait &#224; temps plein.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Vers l'&#226;ge de 32 ans, ses crises se sont aggrav&#233;es : elle avait des crises GTC et des crises d'absence tous les 1 &#224; 2 mois. Elle &#233;tait trait&#233;e avec de l'acide valpro&#239;que mais, comme beaucoup d'entre nous le savent, cela peut avoir des effets secondaires, ce qui entra&#238;ne une mauvaise observance du traitement , en particulier chez les femmes, et ils &#233;taient en train d'ajouter du levetiracetam &#224; l'acide valpro&#239;que. Un jour o&#249; elle &#233;tait au travail, elle ne s'est pas sentie bien. Ils avaient une pi&#232;ce d&#233;di&#233;e o&#249; les gens pouvaient aller s'allonger quand ils ne se sentaient pas bien, donc elle est all&#233;e s'allonger dans cette pi&#232;ce. Ne la voyant pas revenir &#224; son bureau, ses coll&#232;gues sont all&#233;s voir ce qu'il se passait et ils l'ont retrouv&#233; morte dans cette pi&#232;ce. Son d&#233;c&#232;s a aussi &#233;t&#233; attribu&#233; &#224; la MSIE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je voulais vraiment vous donner un tableau des diff&#233;rents types de personnes avec &#233;pilepsie qui peuvent mourir de MSIE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je veux vous parler bri&#232;vement de Jordan. Je ne la connaissais pas dans la vie non plus, mais j'ai &#233;t&#233; amen&#233;e &#224; bien la conna&#238;tre au travers de sa famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jordan &#233;tait une excellente &#233;tudiante, belle, athl&#232;te, au d&#233;veloppement normal, elle jouait au basketball. Elle a commenc&#233; &#224; avoir des crises &#224; l'&#226;ge de 14 ans. Elle avait de rares crises convulsives et aussi de rares crises myocloniques. Je pense qu'elle a probablement fait des crises myocloniques juv&#233;niles, la plupart d'entre vous sont sans doute d'accord avec moi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle aussi a commenc&#233; &#224; &#234;tre trait&#233;e avec de l'acide valpro&#239;que mais n'en aimait pas les effets secondaires. Elle commen&#231;ait &#224; prendre de la lamotrigine. Nous pensons qu'elle suivait scrupuleusement son traitement, elle ne voulait absolument pas avoir de crises, surtout quand elle jouait au basket, donc elle prenait ses m&#233;dicaments. Sa chambre &#233;tait au sous-sol de la maison familiale, comme les adolescents aiment l'avoir, mais on pouvait vraiment compter sur elle, elle &#233;tait du style &#224; &#234;tre la premi&#232;re lev&#233;e le matin et &#224; &#234;tre d&#233;j&#224; attabl&#233;e dans la cuisine quand ses parents se levaient. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un matin alors qu'elle ne s'y trouvait pas, son p&#232;re est all&#233; voir ce qu'il se passait, et il l'a trouv&#233;e, l&#224; aussi, dans son lit, d&#233;c&#233;d&#233;e. Il &#233;tait &#233;vident, dans ce cas pr&#233;cis, qu'elle avait fait une crise, &#224; voir la fa&#231;on dont ses draps &#233;taient sens dessus-dessous, avec un peu de bave sur l'oreiller. Donc il &#233;tait clair qu'elle avait eu une crise &#224; un moment dans la nuit dont elle ne s'&#233;tait pas remise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'esp&#232;re que ces 3 exemples, tout tristes qu'ils soient, et tr&#232;s &#233;mouvants pour moi, vous illustrent le large spectre de la mort subite en &#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons avec certitude que les personnes atteintes d'&#233;pilepsie sont davantage susceptibles de d&#233;c&#233;der de mani&#232;re pr&#233;matur&#233;e que la population g&#233;n&#233;rale, le ratio de mortalit&#233; standard (SMR) est de 2,3 ce qui signifie qu'ils ont 2,3 fois plus de chances de d&#233;c&#233;der.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le SMR est plus &#233;lev&#233; pour les enfants, allant jusqu'&#224; 9 fois celui de la population g&#233;n&#233;rale, ce qui refl&#232;te la mortalit&#233; &#233;lev&#233;e parmi les enfants qui ont des d&#233;ficiences neurologiques majeures et le taux global de mortalit&#233; des enfants heureusement faible.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et nous savons que, quand les personnes atteintes d'&#233;pilepsie meurent pr&#233;matur&#233;ment, c'est en g&#233;n&#233;ral pour une raison li&#233;e &#224; l'&#233;pilepsie plut&#244;t que pour une autre raison.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela vous para&#238;t peut-&#234;tre &#233;vident, mais il est aussi possible qu'une personne atteinte d'&#233;pilepsie est davantage susceptible de mourir, disons, d'un cancer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais en fait quand vous regardez les chiffres ici, ils ont 4 fois plus de chances de mourir d'une cause en lien avec l'&#233;pilepsie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant, nous allons parler de comment classer les d&#233;c&#232;s des personnes atteintes d'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on prend en compte les d&#233;c&#232;s, et comme Tamzin l'a soulign&#233;, je suis une &#233;pileptologue p&#233;diatrique, donc j'ai eu certaine exp&#233;rience des morts subites p&#233;diatriques au cours de ma carri&#232;re&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on regarde les d&#233;c&#232;s d'enfants avec &#233;pilepsie, la majorit&#233; d'entre eux ne sont pas en lien avec l'&#233;pilepsie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a des donn&#233;es issues de 4 &#233;tudes ind&#233;pendantes qui d&#233;montrent que la majorit&#233; des d&#233;c&#232;s ne sont pas li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie ; la cause la plus courante de ces d&#233;c&#232;s d'enfants atteints d'&#233;pilepsie est la pneumonie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et cela n'est pas &#233;tonnant quand on prend en compte le nombre d'enfants qui ont des pathologies complexes et des dysfonctionnements neurologiques, ceux-ci incluant les maladies complexes de la poitrine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, ce n'est pas vrai de toutes les &#233;pilepsies, les donn&#233;es que j'ai pr&#233;sent&#233;es sur la vue pr&#233;c&#233;dente concernaient les enfants avec toutes sortes d' &#233;pilepsie. Mais si vous regardez des syndr&#244;mes sp&#233;cifiques comme par exemple celui de Dravet, et je vous ai parl&#233; tout &#224; l'heure de Serenity et de Nephen, deux enfants morts de mort subite et qui avaient le syndr&#244;me de Dravet. les chiffres montrent que, dans ce syndr&#244;me, les causes de d&#233;c&#232;s les plus fr&#233;quentes sont en lien avec l'&#233;pilepsie, celles-ci &#233;tant la mort subite/sudep, l'&#233;tat de mal et la noyade ou un traumatisme lors d'une crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai essay&#233; d'expliquer un peu comment nous pouvions aborder les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie, et c'est une des fa&#231;ons de le faire, en simplement distinguant :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les d&#233;c&#232;s dus &#224; une crise symptomatique s&#233;v&#232;re, ou &#224; l'&#233;tat de mal ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ceux qui sont indirectement dus &#224; l'&#233;pilepsie, par exemple cons&#233;cutifs &#224; une pneumonie d'aspiration apr&#232;s une crise pendant laquelle le patient aurait aspir&#233; pendant la crise,
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; ceux li&#233;s &#224; des comorbidit&#233;s comme une d&#233;pression mortelle, menant au suicide, ou aux effets iatrog&#233;niques des m&#233;dicaments que nous utilisons contre l'&#233;pilepsie ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les d&#233;c&#232;s dus &#224; une maladie neurologique sous-jacente, comme une tumeur au cerveau ou des AVC, qui entra&#238;ne aussi de l'&#233;pilepsie, mais les personnes peuvent mourir de la tumeur au cerveau ou de l'AVC, ou d'autres causes iatrog&#233;niques ou g&#233;n&#233;tiques. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; et les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et l&#224;, nous parlons d'&#233;tat de mal, bien que je l'aie mentionn&#233; plus t&#244;t, oh d&#233;sol&#233;e, j'aurais d&#251; le dire quand nous avons parl&#233; des crises symptomatiques aig&#252;es, ce n'est pas forc&#233;ment de l'&#233;pilepsie dans ce cas, cela peut &#234;tre des crises dans le contexte d'une autre maladie grave comme une m&#233;ningite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais ici, dans le tableau, les d&#233;c&#232;s dus &#224; l'&#233;pilepsie incluent l'&#233;tat de mal, les noyades, les accidents de la route, les chutes, br&#251;lures, et autres accidents survenus pendant la crise et la mort subite et inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc la MSIE, pour les personnes qui n'ont pas revu la d&#233;finition avant, voici une d&#233;finition qui est souvent utilis&#233;e dans nos recherches et &#233;galement parfois dans les &#233;tudes cliniques, la r&#233;f&#233;rence ci-dessous de Lina Nasheef et ses coll&#232;gues in &#171; Epilepsia &#187; en 2011 : &lt;br class='autobr' /&gt;
Ils la d&#233;finissent ainsi : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le d&#233;c&#232;s d'une personne qui a fait de l'&#233;pilepsie, nous savons tous heureusement d&#233;finir l'&#233;pilepsie, lors de crises non provoqu&#233;es r&#233;currentes
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mort doit avoir &#233;t&#233; inattendue et est survenue soudainement dans des circonstances b&#233;nignes. La mort n'a pas &#233;t&#233; la cons&#233;quence d'un trauma, d'une noyade ou du mal &#233;pileptique document&#233;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est important de savoir si des t&#233;moins &#233;taient ou non pr&#233;sents lors du d&#233;c&#232;s. Dans les 4 d&#233;c&#232;s que je vous ai d&#233;crits il n'y a pas eu de t&#233;moin, bien qu'en r&#233;alit&#233;, quand Serenity est d&#233;c&#233;d&#233;e, je ne vous ai pas racont&#233; toute l'histoire, mais elle a aussi &#233;t&#233; retrouv&#233;e morte dans son lit le matin, en fait elle avait dormi avec ses parents toute la nuit, n&#233;anmoins on peut dire qu'il n'y a pas eu de t&#233;moins dans le sens o&#249; personne ne la regardait &#224; ce moment-l&#224;, m&#234;me si elle &#233;tait avec des gens &#224; ce moment-l&#224;, ils dormaient. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais il est important de noter que parfois, le d&#233;c&#232;s peut s'&#234;tre produit en pr&#233;sence de t&#233;moins. J'ai &#224; l'esprit plusieurs cas o&#249; des gens &#233;taient avec la personne lorsqu'elle est d&#233;c&#233;d&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'est pas n&#233;cessaire qu'il y ait des preuves d'une crise ayant pr&#233;c&#233;d&#233; le d&#233;c&#232;s, et dans certains des cas que je vous ai pr&#233;sent&#233;s, il y en avait, dans d'autres, il n'y en avait pas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Pour remplir tous les crit&#232;res, l'autopsie ou l'examen post-mortem doit ne pas avoir permis de trouver la cause du d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Maintenant, nous travaillons avec diff&#233;rentes cat&#233;gories de MSIE quand nous faisons de la recherche dans ce domaine, car parfois le d&#233;c&#232;s semble &#234;tre une MSIE mais aucune autopsie n'a &#233;t&#233; faite, donc nous le classifions un peu diff&#233;remment, mais nous le prenons quand m&#234;me en compte dans nos &#233;tudes car comme je vais vous l'expliquer dans un moment, c'est difficile de trouver des cas de mort subite, et donc, si nous nous limitions aux seuls cas qui remplissent clairement l'ensemble des crit&#232;res pour &#233;tudier les morts subites nous serions bloqu&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc qu'avons-nous appris ? Qu'ai-je appris, moi ? Qu'a appris la communaut&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le&#231;on Num&#233;ro 1 :&lt;/strong&gt; La mort subite en &#233;pilepsie est aussi courante chez les enfants &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je vous ai d&#233;j&#224; pr&#233;venue que je suis une &#233;pileptologue p&#233;diatrique, et j'aime parler des enfants, donc c'est ma premi&#232;re le&#231;on. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'avais pris part &#224; la r&#233;daction d'un guide pratique publi&#233; en 2016 par l'Acad&#233;mie Am&#233;ricaine de Neurologie (AAN) ; ils nous avaient demand&#233; de regarder les taux d'incidence et les facteurs de risques du MSIE. C'&#233;tait une &#233;valuation exhaustive, comme vous pouvez vous y attendre, &#224; l'initiative conjointe de l'Acad&#233;mie de Neurologie et de la Soci&#233;t&#233; Am&#233;ricaine sur l'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et &#224; cette &#233;poque, le groupe a fait une revue syst&#233;matique de l'incidence dans la population totale des personnes atteintes d'&#233;pilepsie tous &#226;ges confondus ; ensuite parmi les enfants, puis parmi les adultes, comme vous pouvez le voir sur ce tableau. Et ce que vous pouvez voir, c'est que nous avons trouv&#233; &#224; ce moment un facteur 10 dans l'incidence de la MSIE entre les enfants et les adultes. Ces nombres sont exprim&#233;s en patient-ann&#233;e, un patient-ann&#233;e &#233;tant un patient vivant pendant une ann&#233;e avec l'&#233;pilepsie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc pour les adultes, le ratio trouv&#233; s'&#233;levait &#224; 1,2 pour 1000 patient-ann&#233;es, ce qui signifie : vous suivez 1000 patients avec &#233;pilepsie pendant une ann&#233;e, un va mourir de MSIE, l'ann&#233;e d'apr&#232;s, vous en rajoutez 1, suivez 1000 patients, et un autre va d&#233;c&#233;der de MSIE.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais le ratio d&#233;termin&#233; pour les enfants &#233;tait de 0,2 pour 1000 patients ann&#233;es, soit presque 10 fois moins. &lt;br class='autobr' /&gt;
J'ai donc &#224; ce moment exprim&#233; mon inqui&#233;tude &#224; ce sujet, je n'&#233;tais pas la seule &#224; le faire, ma raison personnelle &#233;tait que, en 2001, j'avais publi&#233; dans le Journal de Neurologie une &#233;tude r&#233;trospective, portant sur 10 ans, de la MSIE chez les enfants de la province de l'Ontario. A cette &#233;poque, j'avais consult&#233; de tr&#232;s vieux registres, des registres papier, et demand&#233; des cas autour de moi. En aucun cas, &#231;a n'avait &#233;t&#233; une &#233;tude bas&#233;e sur la totalit&#233; de la population de l'Ontario, je savais que je n'avais pas tous les cas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et quand j'avais soumis mon &#233;tude au &#171; Journal de Neurology &#187;, la revue &#233;tait revenue vers moi en me demandant de calculer un taux d'incidence. J'avais r&#233;pondu que cela me g&#234;nait de calculer un tel taux car je savais qu'il serait sous-estim&#233;, parce que je savais que je n'avais pas recens&#233; l'ensemble des cas survenus dans l'Ontario sur 10 ans. Mais je l'ai fait, avec une mise en garde, et si vous lisez l'article, j'esp&#232;re que j'ai indiqu&#233; de mani&#232;re appropri&#233;e que je n'avais pas le sentiment que l'&#233;tude &#233;tait exhaustive ; mais nous avions trouv&#233; 27 cas de MSIE parmi les enfants de moins de 18 ans dans l'Ontario sur 10 ans. Ce qui en faisant le calcul nous a donn&#233; une incidence de 0,2 pour 1000 patients-ann&#233;e, ce qui est identique &#224; ce que nous avons trouv&#233; pour le guide de l'AAN et l'AAS de 2016.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme je l'ai expliqu&#233;, cela me pr&#233;occupait car je savais que la MSIE &#233;tait sous-estim&#233;e, que mes partenaires et les m&#233;decins l&#233;gistes &#233;taient historiquement tr&#232;s peu sensibilis&#233;s au sujet, or la source de mes cas avait &#233;t&#233; en fait principalement la base de donn&#233;es des m&#233;decins l&#233;gistes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs ann&#233;es plus tard, j'ai d&#233;cid&#233; de cr&#233;er un registre de MSIE p&#233;diatrique clinique, et je sais qu'aujourd'hui parmi vous certains m'ont aid&#233; en y participant, au travers notre collaboration avec le R&#233;seau Canadien P&#233;diatrique d'Epilepsie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons collect&#233; les donn&#233;es sur 24 mois, par 3 sources list&#233;es ici :&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Canadian Pediatry Epilepsy Network&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Canadian Pediatric Surveillance Program&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; Ontario Forensic Pathology Service&lt;br class='autobr' /&gt;
Grace &#224; ce travail avec le service de pathologie l&#233;giste de l'Ontario, j'ai dispos&#233; d'une collection de donn&#233;es bas&#233;es sur l'ensemble de la population de l'Ontario, puis nous avons entrepris de calculer l'incidence. A ce moment nous avions eu, sur 2 ans, 17 d&#233;c&#232;s avant l'&#226;ge de 18 ans ; et, quand nous avons calcul&#233; le taux d'incidence, nous avons trouv&#233; que l'incidence pour les enfants &#233;tait de 1,1 pour 1000 par an, donc en fait, c'est la m&#234;me incidence que pour les (adultes). &lt;br class='autobr' /&gt;
Voici les chiffres.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au moment m&#234;me o&#249; nous faisions ce travail, Sveinsson et son &#233;quipe, en Su&#232;de, ont fait une &#233;tude fantastique sur l'incidence et les facteurs de risque en Su&#232;de, o&#249; ils disposent d'une base de donn&#233;es consid&#233;rable bas&#233;e sur l'ensemble de la population. Ils avaient aussi trouv&#233; que l'incidence pour les enfants ( dans leur cas, &#226;g&#233;s de moins de 16 ans) &#233;tait de 1,11 pour 1000 patients-ann&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc la premi&#232;re le&#231;on que je tire aujourd'hui est que la MSIE est plus courante chez les enfants que pr&#233;c&#233;demment document&#233;, et je dis maintenant aux gens que l'incidence est &#233;gale pour les enfants et les adultes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour toutes les personnes avec &#233;pilepsie, le taux est de 1 pour 1000 patients-ann&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Le&#231;on Num&#233;ro 2. D&#233;terminer qu'il y a eu MSIE est difficile&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'y ai d&#233;j&#224; fait un peu allusion mais, en reparlant des travaux que nous avons publi&#233;s en 2001 et cela a &#233;t&#233; en quelque sorte document&#233; d'autres mani&#232;res &#233;galement, il y a eu un sondage de plus de 500 m&#233;decins l&#233;gistes am&#233;ricains, (et c'&#233;tait la premi&#232;re fois que des gens essayaient de regarder &#231;a de mani&#232;re pr&#233;cise), men&#233; par Elson So qui a vraiment &#233;t&#233; un champion concernant la sensibilisation au sujet de la MSIE , y compris pendant la p&#233;riode o&#249; il a &#233;t&#233; le pr&#233;sident de la Soci&#233;t&#233; ( contre l') Epilepsie, et ce qu'a trouv&#233; d'autre son &#233;quipe est que , malgr&#233; le fait que la MSIE soit reconnue comme une cat&#233;gorie &#224; part enti&#232;re par les m&#233;decins l&#233;gistes, ils ne l'utilisent pas comme diagnostic final sur les certificats de d&#233;c&#232;s ni dans les rapports d'autopsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela, nous avons essay&#233; de tenter de comprendre mieux et je parlerai de cela dans un instant, mais c'est en partie parce que c'est vraiment important, quand on remplit un certificat de d&#233;c&#232;s ou un rapport d'autopsie, qu'il y ait une cause certaine de d&#233;c&#232;s, ou ils disent qu'elle est ind&#233;termin&#233;e. Et, par d&#233;finition, la MSIE est une cause de d&#233;c&#232;s pour laquelle la cause de d&#233;c&#232;s est inconnue. Et c'est difficile pour ces professionnels de mettre cela en avant en l'inscrivant sur un rapport d'autopsie ou un certificat de d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En compl&#233;ment, il a &#233;t&#233; montr&#233; que le nombre d'autopsies pratiqu&#233;es sur des personnes &#233;pileptiques d&#233;c&#233;d&#233;es est faible, parfois en raison de l'absence d'accord de la famille, et, dans certaines r&#233;gions aux Etats-Unis, parce que les familles doivent payer pour l'autopsie ou, quand la r&#233;gion prend en charge le co&#251;t, le financement n'est pas disponible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il a aussi &#233;t&#233; montr&#233; plus r&#233;cemment, dans certains travaux auxquels j'ai particip&#233; avec Devinsky, que classifier des cas est difficile dans les situations r&#233;elles de la vie. Nous en avions conscience, pour quelques-unes des raisons que j'ai &#233;voqu&#233;es, et, avec l'association Nationale des m&#233;decins l&#233;gistes (NAME), nous avons entrepris un travail pour trouver une solution et changer la mani&#232;re dont les m&#233;decins l&#233;gistes remplissent les certificats de d&#233;c&#232;s et les rapports d'autopsie , de mani&#232;re &#224; ce que les chercheurs puissent par la suite trouver des cas de MSIE quand nous avons besoin d'en tirer des enseignements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ce document ici, tout en bas, le &#171; Document de position de la NAME &#187;, avec en premier auteur Owen Middleton en 2018, explicite de mani&#232;re d&#233;taill&#233;e la fa&#231;on dont les m&#233;decins l&#233;gistes doivent mener les investigations lors des d&#233;c&#232;s de personnes &#233;pileptiques, afin que nous puissions identifier les cas de MSIE. Et parfois, il suffit seulement d'indiquer &#171; &#233;pilepsie &#187; sur le certificat de d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons voulu en savoir plus, dans notre propre territoire l'Ontario, sur la mani&#232;re dont les d&#233;c&#232;s de personnes avec &#233;pilepsie figurent dans les rapports d'autopsie. Pour cela, nous avons pass&#233; en revue plus de 15 000 autopsies effectu&#233;es en Ontario et nous en avons trouv&#233; 500 dans lesquelles les personnes d&#233;c&#233;d&#233;es &#233;taient atteintes d' &#233;pilepsie. Puis nous avons pass&#233; en revue ces 500 rapports d'autopsie pour voir s'ils correspondaient &#224; des MSIE ou pas. Nous avons ainsi trouv&#233; 142 cas de MSIE ; ensuite nous avons regard&#233; si ces cas de MSIE tels que d&#233;finis par les personnes faisant de la recherche sur les MSIE et les neurologues &#233;taient bien indiqu&#233;s en tant que MSIE sur le rapport d'autopsie. Et nous avons trouv&#233; que 75 % de ces cas de MSIE conformes &#224; la d&#233;finition des chercheurs &#233;taient en r&#233;alit&#233; attribu&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie et pas &#224; la MSIE : par exemple 83 portaient bien la mention &#171; d&#233;c&#233;d&#233; de MSIE &#187; ce qui &#233;tait bien, et pour 23 autres de ces 142 cas la cause de d&#233;c&#232;s enregistr&#233;e &#233;tait soit &#171; &#233;pilepsie &#187; soit &#171; crise convulsive &#187;. Ainsi, dans l'Ontario, on retrouve 75 % des cas en cherchant la cause de d&#233;c&#232;s &#171; MSIE &#187;, &#171; &#233;pilepsie &#187; ou &#171; crise convulsive &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous avons aussi mis en &#233;vidence que la personne qui r&#233;alise les autopsies a tendance &#224; attribuer une cause de d&#233;c&#232;s autre que la MSIE ou l'&#233;pilepsie dans les cas de complexit&#233; m&#233;dicale ou de comorbidit&#233;s. Cela n'est pas surprenant et cela explique probablement pourquoi pendant longtemps les gens ont cru que le pic de l'&#226;ge de la MSIE se trouvait entre 20 et 40 ans. La raison en est que lorsque vous atteignez un certain &#226;ge, quelle que soit la cause de votre d&#233;c&#232;s, si on vous autopsie, on va trouver des preuves d'autres pathologies qui pourraient vous avoir tu&#233;, comme une maladie coronarienne. Ou vous pouvez avoir d'autres comorbidit&#233;s qui peuvent avoir contribu&#233; &#224; votre d&#233;c&#232;s. Et cela est difficile pour un pathologiste de qualifier de MSIE un d&#233;c&#232;s quand le d&#233;c&#233;d&#233; a 75 % de ses art&#232;res bouch&#233;es. Nous avons aussi montr&#233; dans ce papier auquel je faisais r&#233;f&#233;rence que d&#233;clarer un d&#233;c&#232;s MSIE &#233;tait moins fr&#233;quent pour les d&#233;c&#232;s de sujets &#226;g&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Num&#233;ro 3. La MSIE est vraiment inattendue.&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est une vue que j'utilise depuis des ann&#233;es : elle d&#233;crit les situations typiques des d&#233;c&#232;s de personnes atteintes d'&#233;pilepsie quand la mort est class&#233;e MSIE. Elles sont le plus souvent trouv&#233;es dans leur lit, morte dans leur lit, en d&#233;cubitus ventral. La plupart du temps, la mort n'a pas de t&#233;moins (80-90%) et le plus souvent il y a des signes qu'une crise convulsive a pr&#233;c&#233;d&#233; le d&#233;c&#232;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que les d&#233;c&#232;s d'enfants sont le plus souvent des d&#233;c&#232;s avec t&#233;moins, ce qui n'est pas &#233;tonnant car, comme ceux travaillant en &#233;pilepsie p&#233;diatrique le savent, les parents d'enfants atteints d' &#233;pilepsie dorment souvent avec leur enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(graphe &#224; &lt;strong&gt;[00:23:20]&lt;/strong&gt;)&lt;br class='autobr' /&gt; Donc pour parler des facteurs de risque, si l'on en revient au guide AAN/AAS nous avions entrepris &#224; l'occasion une compilation exhaustive de la litt&#233;rature sur ce sujet, et de loin, le facteur de risque le plus important pour la MSIE, et s'il y a un message &#224; retenir aujourd'hui, c'est celui-l&#224;, la pr&#233;sence et la fr&#233;quence des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques est, de loin, le facteur de risque le plus important pour la MSIE.&lt;br class='autobr' /&gt; Et la raison pour laquelle c'est si important, c'est que nous avons besoin de savoir, que, quand les personnes continuent &#224; avoir des crises GTC, ils augmentent leur risque de d&#233;c&#233;der pr&#233;matur&#233;ment.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et si vous regardez ici je trouve que c'est tr&#232;s puissant, c'est le rapport de cotes2 pour les personnes ayant plus de 3 crises GTC par an. Leur chance de d&#233;c&#233;der de MSIE est fois plus &#233;lev&#233;e. 15 fois.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les autres facteurs de risque incluent une &#233;pilepsie active, c'est-&#224; dire de continuer &#224; avoir des crises malgr&#233; le traitement ; ne pas optimiser le traitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a une &#233;tude tr&#232;s int&#233;ressante de Philip Ryvlin et ses coll&#232;gues. Ils ont regard&#233; un nombre consid&#233;rable d'essais contr&#244;l&#233;s randomis&#233;s (RCT) de nouveaux m&#233;dicaments anti-&#233;pileptiques. Ils ont trouv&#233; que le risque de d&#233;c&#233;der de MSIE, si vous faites partie d'un essai RCT, est presque 10 fois plus &#233;lev&#233; si vous &#234;tes dans le groupe recevant le placebo que si vous recevez la bonne dose, la dose efficace du m&#233;dicament additionnel. Et cela nous montre que quand les gens ont une &#233;pilepsie r&#233;fractaire aux m&#233;dicaments, ajouter de nouveaux m&#233;dicaments est une bonne fa&#231;on de r&#233;duire le risque de MSIE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a aussi des donn&#233;es qui sugg&#232;rent que la surveillance nocturne est une fa&#231;on de r&#233;duire le risque de MSIE et il y a des &#233;tudes qui ont d&#233;montr&#233; que, quand les gens partagent une chambre avec quelqu'un ou vivent dans un lieu o&#249; ils font l'objet d'une surveillance r&#233;guli&#232;re pendant la nuit, ils sont moins susceptibles de d&#233;c&#233;der de MSIE.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et il y a aussi des preuves que l'utilisation d'un appareil de surveillance nocturne comme un babyphone r&#233;duit les risques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous allons parler un peu de comment aborder la MSIE et il y a des informations &#224; ce sujet qui sont particuli&#232;rement pertinentes ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;[00:25:47]&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Revenons- y juste une seconde, cela r&#233;sume ce que nous connaissons &#224; propos des facteurs de risques de la MSIE les mieux &#233;tablis et ce que nous pouvons faire pour les r&#233;duire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais j'ai commenc&#233; ce chapitre en disant que la MSIE est inattendue, et tous ceux d'entre nous qui travaillent dans ce domaine de l'&#233;pilepsie connaissent des gens qui sont d&#233;c&#233;d&#233;s de MSIE qui ne remplissaient pas ces crit&#232;res, et c'est pourquoi ces d&#233;c&#232;s sont vraiment inattendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au travers de travaux avec le Registre Nord-am&#233;ricain des MSIE (RNAM), nous avons publi&#233; 3 cas de morts soudaines et inattendues de personnes souffrant d'une &#233;pilepsie infantile b&#233;nigne avec des pointes centrotemporales ou d'&#233;pilepsie rolandique dont nous pensons qu'elle est b&#233;nigne, beaucoup de personnes d&#233;cident de ne pas la traiter par un traitement m&#233;dicamenteux, mais il y a des cas de MSIE de personnes ayant eu peu de crises GTC. Certains de ces risques peuvent &#234;tre li&#233;s &#224; la pr&#233;sence de crises nocturnes, peuvent venir du fait qu'elles n'ont pas &#233;t&#233; trait&#233;es par des m&#233;dicaments anti&#233;pileptiques, il peut y avoir eu des crises dont nous n'avons pas eu connaissance, ou des facteurs que nous ne comprenons pas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tableau &lt;strong&gt;[00:27:00]&lt;/strong&gt;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons &#233;tudi&#233; 237 MSIE provenant du RNAM et le plus gros message &#224; relayer de ce travail est, c'est &#233;crit ici, tout le spectre des &#233;pilepsies. Donc, c'&#233;tait un peu plus courant chez les hommes, 38 % &#233;taient des femmes, et les &#226;ges allaient de 1 &#224; 70 ans : du nourrisson aux personnes &#226;g&#233;s, avec un &#226;ge m&#233;dian de 26 ans. 40 % avaient une &#233;pilepsie g&#233;n&#233;ralis&#233;e, 60 % une &#233;pilepsie focale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que nous voulons dire par tout le spectre des &#233;pilepsies, c'est que l'on croit que la mort subite n'arrive qu'aux enfants souffrant du syndr&#244;me de Dravet ou les personnes d'&#233;pilepsie s&#233;v&#232;re avec de nombreuses comorbidit&#233;s. Mais seulement 11 % des d&#233;c&#232;s recens&#233;s dans le NASR correspondaient &#224; des personnes avec une enc&#233;phalopathie &#233;pileptique r&#233;fractaire, 3 &#233;taient des personnes avec une &#233;pilepsie b&#233;nigne &#224; pointes centro-temporales que j'ai mentionn&#233;e dans la vue pr&#233;c&#233;dente, 33 % avaient eu, au cours de leur vie, moins de 10 crises GTC. Et 4 % des d&#233;c&#233;d&#233;s n'avaient jamais eu de crises GTC connues. Donc la mort subite, bien que nous ayons ces facteurs de risques et que nous avons en t&#234;te les personnes les plus &#224; risque, nous savons qu'elle peut affecter &#224; peu pr&#232;s n'importe qui souffrant d'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tableau &lt;strong&gt;[00:28:40]&lt;/strong&gt;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans notre travail p&#233;diatrique et ce travail a &#233;t&#233; fait par Robin Whitney dans ses travaux pr&#233;paratoires, nous avions 49 cas p&#233;diatriques de MSIE, le ratio homme/femme &#233;tait &#224; peu pr&#232;s le m&#234;me, et l'&#226;ge m&#233;dian de cette cohorte de moins de 18 ans &#233;tait 8 ans, 69% avaient des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es, seulement 12% avaient des crises focales seulement et 19% avaient des crises &#224; la fois g&#233;n&#233;ralis&#233;es et focales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons 6 enfants avec Dravet, 4 avec le syndrome de West, 2 avec LGS et nous avons aussi 2 avec de l'&#233;pilepsie myoclonique juv&#233;nile, qui est consid&#233;r&#233;e comme b&#233;nigne apparemment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(tableau &lt;strong&gt;[00:29:33]&lt;/strong&gt;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Et alors que vous pensez peut-&#234;tre que ce sont des personnes qui prenaient 3, 4, 5 anticonvulsifs, selon nos donn&#233;es p&#233;diatriques, la majorit&#233; n'en prenait qu'un ou 2. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et nous avions 7 enfants qui avaient eu moins de 10 CGTC dans toute leur vie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ma derni&#232;re le&#231;on pour aujourd'hui est le &lt;strong&gt;Num&#233;ro 4 :( ...) Nous ne parlons toujours pas assez de la MSIE.&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les gens me connaissent, savent combien je me passionne pour cela, Rajesh Ramachandran Nair, un de mes h&#244;tes aujourd'hui est aussi un grand avocat de cette cause et m&#232;ne beaucoup de travaux dans ce domaine.&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc il y des rapports qui nous disent que nous devrions parler davantage de la MSIE, cela remonte au moins &#224; 2008 en Am&#233;rique du Nord, &#224; l'&#233;poque je participais &#224; un rapport de la Soci&#233;t&#233; ( contre l')Epilepsie, qui disait que nous devrions aborder la question du risque potentiellement accru de d&#233;c&#232;s des personnes avec &#233;pilepsie dans le cadre d'un programme complet d'&#233;ducation &#224; l'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rapport de l'Institut de M&#233;decine &#233;galement bas&#233; aux Etats-Unis a tourn&#233; cela joliment en 2012 en recommandant &#8211; j'aime la formulation - : &#171; pour &#233;carter les craintes et pr&#233;venir une anxi&#233;t&#233; inutile, les personnes atteintes d' &#233;pilepsie et leur famille ont besoin d'information compl&#232;te et pr&#233;cise sur les troubles, et cela inclut la MSIE &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois nous sommes en position de pouvoir rassurer les personnes : &#171; Je pense que vous avez peu de chance d'&#234;tre victime d'une MSIE &#187; et cela est utile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et enfin, les recommandations de l'AAN et l'AES dont nous avons parl&#233; pendant la conf&#233;rence aujourd'hui disent que nous devrions informer les personnes atteintes d'&#233;pilepsie et les parents d'enfants avec &#233;pilepsie sur les risques, et plus particuli&#232;rement, que nous devons dire que l'absence de crises GTC est fortement associ&#233; &#224; un risque r&#233;duit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, nous ne faisons probablement pas ce qui est recommand&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt; Ici je pr&#233;sente un travail du Dr Rajesh RamachandranNair ainsi que des travaux de notre NASR, ils sont issus de discussions avec les familles endeuill&#233;es. Donc de la NASR, nous avons d&#233;couvert que seulement 18 % des proches endeuill&#233;s se souvenaient avoir &#233;t&#233; inform&#233;s de la MSIE et que, parmi ceux qui ne s'en souvenaient pas, seuls 2 % auraient aim&#233; ne pas &#234;tre inform&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Je pense que c'est tr&#232;s important n&#233;anmoins de reconna&#238;tre que 10 % ont &#233;t&#233; contents que cela n'ait pas &#233;t&#233; abord&#233; avec eux, et 17 % n'&#233;taient pas s&#251;rs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le travail de Rajesh a d&#233;montr&#233;, ou l'a un peu plus confirm&#233;, il a fait du travail vraiment qualitatif en parlant avec les proches endeuill&#233;s de personnes mortes de MSIE, et il a d&#233;couvert que toutes les familles auraient aim&#233; avoir &#233;t&#233; davantage inform&#233;es, et elles &#233;taient m&#234;me plus pr&#233;cises, elles voulaient que l'information sur la MSIE soit donn&#233;e soit au moment du diagnostic, soit un peu apr&#232;s, elles voulaient la recevoir en personne, et elles voulaient qu'elle provienne du neurologue. Donc elles ne voulaient pas entendre parler de la MSIE par le biais d'une organisation d&#233;di&#233;e ou de professionnels de sant&#233; partenaires, et je pense que c'est vraiment important que ces groupes soutiennent les familles dans leur parcours d'information sur la MSIE, mais elles voulaient en fait recevoir cette information du neurologue, de leur neurologue traitant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que les personnes souffrant d'&#233;pilepsie veulent en savoir davantage sur leurs risques.&lt;br class='autobr' /&gt; Voici une &#233;tude qui a port&#233; sur la recherche sur Google du mot &#171; sudep &#187;. ils ont regard&#233; entre 2004 et 2013, et il y avait un accroissement de 5000 % pour la recherche de l'occurrence &#171; epilepsy sudep &#187; sur Google&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude britannique sur les parents a montr&#233; que 34 % des parents d'enfants atteints d'&#233;pilepsie avaient d&#233;j&#224; entendu parl&#233; de la MSIE et que 91 % voulaient en savoir davantage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y a plusieurs ann&#233;es, j'avais eu l'occasion d'&#233;couter Nancy Collins qui tenait une permanence contre l'&#233;pilepsie et la mortalit&#233;, et &lt;strong&gt;qui, lors d'un meeting a expliqu&#233; pourquoi il est &#233;thique d'informer les familles sur la MSIE. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cela inclut les principes de l'autonomie, qui consiste &#224; consid&#233;rer que les patients et leurs aidants ont &#233;thiquement le droit prendre les d&#233;cisions concernant leur sant&#233;, et pour prendre les d&#233;cisions concernant votre propre sant&#233;, vous devez disposer de toute l'information sur votre situation particuli&#232;re. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand on ne parle pas de MSIE, nous ne disons pas la v&#233;rit&#233; &#224; propos de la MSIE, nous ne disons pas la v&#233;rit&#233; &#224; nos patients, et dire la v&#233;rit&#233; est un principe &#233;thique important et &#233;tablit une relation forte entre les praticiens et les patients, quand nos patients pensent que nous leur disons la v&#233;rit&#233; nous avons une meilleure relation avec eux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le concept de pr&#233;vention, qui est central &#224; notre pratique de la m&#233;decine, et &#224; notre fa&#231;on de d&#233;livrer les soins, qui est respect&#233; quand nous parlons des risques aux patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et conna&#238;tre les risques li&#233;s &#224; notre &#233;tat, &#224; l'&#233;tat d'une personne, aide sur le long terme &#224; proc&#233;der naturellement aux adaptations psychologiques que requiert le diagnostic.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous nous sommes demand&#233;s comment les neurop&#233;diatres s'y prenaient pour parler de la MSIE, aussi nous avons men&#233; une &#233;tude avec le soutien de la soci&#233;t&#233; p&#233;diatrique d'&#233;pilepsie aux USA ; ils ont sond&#233; 369 neurop&#233;diatres et nous avons d&#233;couverts que la plupart ne suivaient pas les recommandations du guide sur la MSIE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seulement 12 % abordaient la question de la MSIE la majorit&#233; du temps, 36 % en parlaient dans la moiti&#233; des cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(graphe &lt;strong&gt;[00:35:37]&lt;/strong&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est assez en ligne avec d'autres &#233;tudes aussi montr&#233;es ici dans cette vue sur les pratiques de discussions des neurologues. Nous avons pu rassembler des donn&#233;es provenant des USA, Am&#233;rique du Nord, Am&#233;rique du Sud, en Europe, et de notre &#233;tude de neurologie p&#233;diatrique ici. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il s'agit de sondages consistant &#224; demander aux neurologues &#171; combien de fois parlez-vous avec vos patients atteints d' &#233;pilepsie de la MSIE ? &#187;. La barre rouge correspond &#224; &#171; jamais &#187;, la barre jaune &#171; parfois &#187;, et la verte &#171; toujours ou la plupart du temps &#187;. Donc vous voyez que c'est principalement &#171; souvent &#187; et rarement &#171; toujours &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;( tableau &lt;strong&gt;[00:36:50]&lt;/strong&gt;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce que nous avons appris de ce sondage est que la connaissance qu'ont de la MSIE les neurologues est variable : 40 % ne connaissaient pas le taux d'incidence chez les enfants, 16 % - ce qui est bas, mais quand m&#234;me ce sont des neuro-p&#233;diatres donc j'aurais pr&#233;f&#233;r&#233; qu'ils le savent tous - que la fr&#233;quence des CTCG est associ&#233;e au risque de MSIE. Le point important ici est que le degr&#233; de connaissance sur la MSIE est proportionnel avec l'information donn&#233;e sur la MSIE. Et nous avons d&#233;couvert cela dans nos travaux, ainsi que dans le sondage de l'AAN/AES &#233;galement, plus les neurologues en savent sur la MSIE, plus ils sont susceptibles d'en parler avec leurs patients. Donc une autre chose que nous avons d&#233;couverte dans un sondage pr&#233;c&#233;dent est que, si vous avez perdu un patient &#224; cause de MSIE, vous &#234;tes davantage susceptible d'en parler avec les autres patients et leurs familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et cela me conduit &#224; mon plaidoyer, &#224; mon appel pour que l'on parle de MSIE aux personnes soign&#233;es pour &#233;pilepsie et &#224; leurs familles. Et j'aimerais mettre en avant les occasions d'aborder la question de la MSIE que nous rencontrons dans notre pratique quotidienne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, comme Reejash l'a montr&#233; dans son &#233;tude, le moment o&#249; les familles veulent en entendre parler est celui du diagnostic.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et apr&#232;s une premi&#232;re crise, je le sais car je travaille avec les familles, les parents sont terrifi&#233;s, je suis certaine que c'est pareil pour quelqu'un qui a vu un proche aim&#233; adulte avoir une crise, et un grand nombre de personnes sont inqui&#232;tes, quand elles voient quelqu'un faire une crise convulsive, elles pensent que la personne va mourir. .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et si les patients et leurs familles ne vous demandent pas si l'&#233;pilepsie est mortelle, ou si elles peuvent mourir d'&#233;pilepsie, c'est souvent comme les habits neufs de l'Empereur, la chose &#224; laquelle tout le monde pense mais dont personne ne veut parler, ils ont simplement peur de prononcer les mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc quand je travaille avec une famille et qu'elle me parle de leur exp&#233;rience d'avoir vu leur proche aim&#233; faire une crise, si elle ne demande pas ; &#8220; peut-on mourir d'une crise ?&#8221;, ou &#8220;j'ai eu peur qu'il meure&#8221;, je dis : &#8220; un grand nombre de familles me disent qu'elles ont eu peur que la personne ne d&#233;c&#232;de de la crise, et je voudrais vous en dire un peu plus &#224; ce sujet&#8221;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre moment est, &#233;videmment, quand ils posent la question. Et nous savons que les praticiens sont tr&#232;s occup&#233;s, et qu'il n'y a pas toujours assez de temps pour que les personnes atteintes d'&#233;pilepsie et leur famille posent toutes les questions qu'elles ont. Mais quand elles le font, nos r&#233;ponses doivent &#234;tre franches. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Il y a aussi les p&#233;riodes o&#249; l'&#233;pilepsie s'arrange, peut-&#234;tre qu'ils connaissent une p&#233;riodes o&#249; il n'y a plus de crises et o&#249; nous envisageons la diminution des m&#233;dicaments ou leur arr&#234;t, ce sont des moments o&#249; il est important de parler du risque de diminuer les m&#233;dicaments et de voir r&#233;apparaitre l'&#233;pilepsie, et &#224; ce moment vous pouvez parler de la MSIE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Inversement, il peut y avoir des p&#233;riodes o&#249; le patient a des difficult&#233;s &#224; adh&#233;rer au traitement et je sais que cela peut &#234;tre d&#233;licat mais je rencontre parfois dans ma pratique des adolescents qui observent mal leur traitement, et c'est important de savoir qu'il ne s'agit pas de simplement se dire &#8220;oh, je ne prends pas mes m&#233;dicaments, et, pas grave, j'aurai une crise en cours de gym ou je vais perdre mon permis de conduire&#8221;, mais cela augmente r&#233;ellement leur risque de d&#233;c&#232;s.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les autres moments cl&#233;s sont &#224; l'occasion de changement au cours de la vie, lors d'&#233;tapes de vie. Pour les adolescents, partir de la maison est un moment important car il va y avoir un changement dans la mani&#232;re de se rappeler les m&#233;dicaments &#224; prendre, et aussi dans la s&#233;curit&#233; de leur environnement, s'ils partagent leur chambre ou pas, l'endroit o&#249; ils dorment. Cela peut &#234;tre le cas aussi pour les plus &#226;g&#233;s qui perdent leur partenaire de vie, ou pour toute personne amen&#233;e &#224; vivre seule apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de son conjoint, cela peut &#234;tre vrai aussi pour les gens qui entament une nouvelle relation ou se marient, ont des enfants, et tous ces moments particuliers sont une opportunit&#233; pour aborder le sujet. &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que, plus vous avez de crises, plus les risques de mort subite sont &#233;lev&#233;s. Et donc quand nous parlons &#224; un patient qui a une &#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante, nous pouvons parler de MSIE &#224; cette occasion. C'est important de parler d'intervention chirurgicale car je sais qu'il peut y avoir beaucoup d'h&#233;sitation, plus particuli&#232;rement chez les adultes atteints d'&#233;pilepsie, pour s'orienter vers une &#233;valuation chirurgicale, et cela vaut la peine de parler des risques de MSIE &#224; ce moment, et de dire ce que l'absence de crises peut entrainer en ce qui concerne la r&#233;duction du risque de MSIE&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc, voil&#224; ce qui r&#233;sume ce que nous avons vu aujourd'hui, je pense que nous avons beaucoup appris sur la MSIE depuis que j'ai commenc&#233; &#224; &#233;tudier le sujet en 1999, et depuis que j'ai commenc&#233;, nous avons fait des progr&#232;s, nous avons pris des initiatives pour am&#233;liorer la classification de la cat&#233;gorie MSIE, nous utilisons des d&#233;finitions standardis&#233;es pour faciliter une recherche de qualit&#233;, nous avons d&#233;termin&#233; des facteurs de risque de MSIE bien document&#233;s et r&#233;alis&#233; des guides clairs pour l'information. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il reste encore de nombreuses questions ; La plus importante est, parmi les patients faisant des CGTC fr&#233;quentes, qu'est-ce qui permet de savoir si et quand un d&#233;c&#232;s va se produire ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Y a-t-il un biomarqueur qui pourrait d&#233;finir la population &#224; haut risque ? Si nous avions un tel biomarqueur, nous pourrions stratifier les risques quand nous conseillons les familles et les patients vivant avec l'&#233;pilepsie. Nous pourrions appliquer des strat&#233;gies de pr&#233;vention &#224; ceux &#224; risque &#233;lev&#233;, et peut-&#234;tre aussi des &#233;tudes sur les interventions, et ces bio marqueurs pourraient agir comme un crit&#232;re d'&#233;valuation substitutif dans les essais cliniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et il y a des travaux en cours vraiment int&#233;ressants dont je n'ai pas parl&#233; aujourd'hui mais qui portent l&#224;-dessus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour le moment, je pense que l'&#233;ducation est l'outil le plus accessible &#224; notre disposition pour la pr&#233;vention de la mort subite en &#233;pilepsie ; aussi, je vous demande juste de parler de la MSIE avec vos coll&#232;gues, ainsi qu'avec les personnes souffrant d'&#233;pilepsie et leur famille.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;( Remerciements)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Traduction d'une m&#232;re de famille, avec l'aide d'une voisine am&#233;ricaine&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb5-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;ces p&#233;riodes correspondant de mani&#232;re implicite &#224; des p&#233;riodes de risque accru&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les risques </title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Les-risques</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/Les-risques</guid>
		<dc:date>2025-04-08T10:47:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Maxime Choucroun</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;A c&#244;t&#233; des risques bien document&#233;s et connus des patients et de leurs proches, existent des risques mal connus et envers lesquels la pr&#233;vention est insuffisante&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/consigne_11783650-stock-illustration-commanded-sign-safety-sign-pictogram.jpg-eeaa0.webp?1792063625' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Insuffisance des consignes sur la conduite &#224; tenir en cas de crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e tonico-clonique (CGTC)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le site de la Ligue Fran&#231;aise contre l'&#233;pilepsie ( LFCE) est une bonne source d'information sur les diff&#233;rentes formes d'&#233;pilepsie, leurs causes et leur traitement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.epilepsie-info.fr/quest-ce-que-lepilepsie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsie-info.fr/quest-ce-que-lepilepsie/&lt;/a&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour plus de d&#233;tails, ce site &#224; destination des neurologues peut &#234;tre consult&#233; :&#034; id=&#034;nh6-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les risques li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie sont aussi abord&#233;s par la LFCE : &lt;a href=&#034;https://www.epilepsie-info.fr/quels-sont-les-risques-lies-a-lepilepsie-2/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsie-info.fr/quels-sont-les-risques-lies-a-lepilepsie-2/&lt;/a&gt; . Une plaquette assez compl&#232;te sur l'ensemble des risques ( hors sudep et inhalation) est t&#233;l&#233;chargeable sur le site.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les risques bien document&#233;s et en g&#233;n&#233;ral connus des patients et de leur famille sont le risque de chute et celui de noyade&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Concernant le risque de noyade, un certain nombre de d&#233;c&#232;s se produisent (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais, pendant une crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e tonico-clonique, les personnes sont expos&#233;es &#224; 3 risques moins bien connus. Il s'agit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; du &lt;strong&gt;risque d'inhalation&lt;/strong&gt; : les vomissements ou la remont&#233;e gastrique qui peuvent se produire obstruent alors les voies a&#233;riennes entrainant un &#233;touffement ou une pneumonie d'inhalation. Le patient &#233;tant inconscient, il ne montre aucun signe de g&#234;ne, il n'y a aucun signe ext&#233;rieur qui t&#233;moigne de cette inahalation et &#233;ventuelle obstruction des voies respiratoires (si ce n'est l'apn&#233;e qui va en r&#233;sulter)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le site de l'assurance Maladie Ameli cite bien ce risque d'inhalation : , (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; du &lt;strong&gt;risque d'&#233;tat de mal &#233;pileptique&lt;/strong&gt; (&#034;status epilepticus&#034;) : une phase convulsive qui se prolonge plus de 5 mn ou une succession de crises sans retour &#224; la conscience entre 2 crises&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;risque &#233;galement cit&#233; par le site de l'assurance maladie : , rubrique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; du &lt;strong&gt;risque de mort subite&lt;/strong&gt; : un arr&#234;t cardiaque ( r&#233;sultant en g&#233;n&#233;ral de l'arr&#234;t de la respiration, c'est &#224; dire d'une apn&#233;e prolong&#233;e). &lt;br class='autobr' /&gt;
Le risque persiste avec la fin des convulsions, tant que la personne n'est pas revenue &#224; la pleine conscience.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui concerne le risque d'inhalation et de mort subite, les consignes &#224; suivre en cas de crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e tonico-clonique sont insuffisantes et p&#232;chent par optimisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les autres formes d'&#233;pilepsie n'exposent pas &#224; ces risques, bien qu'il existe des cas de mort subite sans qu'il n'y ait eu de crise convulsive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque de mort subite augmente avec la fr&#233;quence des crises, mais ne disparait pas avec le contr&#244;le de la maladie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La vigilance est de rigueur tant que la personne n'est pas revenue &#224; la conscience apr&#232;s une crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e tonico-clonique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, ce n'est pas lors de la phase convulsive que se produisent les ph&#233;nom&#232;nes conduisant &#224; la mort subite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il peut y avoir des apn&#233;es pendant cette phase convulsive, mais cela n'est apparemment pas corr&#233;l&#233; &#224; un risque accru de d&#233;c&#232;s.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon le Dr Rheims, l'importance des apn&#233;es pendant la phase convulsive (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le risque de mort subite est maximal dans les 2 &#224; 10 mn qui suivent la fin des convulsions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or, une stimulation externe pourrait dans un certain nombre de cas interrompre le processus conduisant au d&#233;c&#232;s (cf ci-dessous). Ce point n'est jamais &#233;voqu&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les consignes de s&#233;curit&#233; qui sont donn&#233;es sur la plupart des sites sp&#233;cialis&#233;es fran&#231;ais (comme sur la plupart des sites &#233;trangers ) ne conseillent pas de surveiller de pr&#232;s la respiration (qui peut &#234;tre bruyante comme silencieuse), ni de stimuler la personne apr&#232;s la phase convulsive. Elles recommandent de rester &#224; c&#244;t&#233; pour rassurer la personne quand elle reprend conscience, et non pas de la surveiller, ni de participer &#224; son retour &#224; la conscience et de la stimuler.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, l'&#233;tude MORTEMUS a d&#233;montr&#233; qu'une intervention pr&#233;coce pouvait emp&#234;cher l'&#233;volution vers un d&#233;c&#232;s par mort subite.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ryvlin P, Nashef L, Lhatoo SD, Bateman LM, etc &#171; Incidence and mechanisms of (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site Ameli &#233;voque &#233;galement les risques de complication lors d'une crise d'&#233;pilepsie mais ne cite pas le risque de mort subite. En revanche, il mentionne bien le risque d'inhalation mais n'indique pas clairement qu'il y a un risque de d&#233;c&#232;s associ&#233;, il ne parle que de l&#233;sions pulmonaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.ameli.fr/hauts-de-seine/assure/sante/themes/epilepsie/evolution&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ameli.fr/hauts-de-seine/assure/sante/themes/epilepsie/evolution&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rappel &#034; &lt;i&gt;La position lat&#233;rale de s&#233;curit&#233; (ou PLS) est un geste de premiers secours &#224; pratiquer syst&#233;matiquement lorsque l'on est en pr&#233;sence d'une personne inconsciente, qui respire normalement et qui est d&#233;cubitus dorsal (couch&#233;e sur le dos).&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette technique sert &#224; maintenir la libert&#233; des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures, c'est-&#224;-dire le passage de l'air jusqu'aux poumons. En effet, le risque majeur est que la personne s'&#233;touffe par la fermeture de l'&#233;piglotte (clapet qui emp&#234;che normalement les aliments de p&#233;n&#233;trer dans les poumons) et le contenu de l'estomac (qui se vide lentement, puisque le muscle qui le ferme n'a plus de tonus) o&#249; en cas de vomissement. Pour ce faire, on place la victime sur le c&#244;t&#233;, en chien de fusil, en maintenant sa t&#234;te align&#233;e dans l'axe du dos, la bouche ouverte ; en langage m&#233;dical, on parle parfois de d&#233;cubitus lat&#233;ral pour signifier que le corps est horizontal et tourn&#233; sur le c&#244;t&#233;&lt;/i&gt;&#034;. ( source : wikipedia)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.epilepsie-info.fr/les-epilepsies-gp/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsie-info.fr/les-epilepsies-gp/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb6-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour plus de d&#233;tails, ce site &#224; destination des neurologues peut &#234;tre consult&#233; : &lt;a href=&#034;https://www.cen-neurologie.fr/second-cycle/epilepsies-de-lenfant-et-de-ladulte&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.cen-neurologie.fr/second-cycle/epilepsies-de-lenfant-et-de-ladulte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Concernant le risque de noyade, un certain nombre de d&#233;c&#232;s se produisent lors de la douche, quand la bonde est ferm&#233;e. Il y a aussi un risque de br&#251;lures en cas de crise survenant sous la douche. Voir le webinaire d'Epilepsie France de f&#233;vrier 2025 sur la pr&#233;vention des crises, &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=mivmGfALCuA&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=mivmGfALCuA&lt;/a&gt;, qui, sans &#233;voquer la MSIE, cite quelques dispositifs d'alerte en cas de crises nocturnes, et cite de nombreux conseils utiles pour les autres risques&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le site de l'assurance Maladie Ameli cite bien ce risque d'inhalation : &lt;a href=&#034;https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/epilepsie/evolution&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/epilepsie/evolution&lt;/a&gt;, rubrique &#034;Complications&#034;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;risque &#233;galement cit&#233; par le site de l'assurance maladie : &lt;a href=&#034;https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/epilepsie/evolution&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/epilepsie/evolution&lt;/a&gt;, rubrique &#034;Complications&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon le Dr Rheims, l'importance des apn&#233;es pendant la phase convulsive n'est pas un indicateur du degr&#233; de risque de MSIE apr&#232;s la phase convulsive : &lt;i&gt;Le fait d'avoir une respiration forte pendant une crise d'&#233;pilepsie, le fait d'&#234;tre cyanos&#233; pendant une crise d'&#233;pilepsie, on sait que ce sont des choses parfaitement attendues, et (...) on ne peut pas affirmer que &#231;a, c'est un pr&#233;curseur d'ensuite d'entra&#238;ner un arr&#234;t respiratoire puis cardiaque dans les 2, 3, 4 &#224; 5 minutes qui suivent les crises.&lt;/i&gt; in Journ&#233;e Nationale de l'Epilepsie, novembre 2024, Table ronde sudep &#224; 3h59 &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=UhO8u4cBLXo&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=UhO8u4cBLXo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ryvlin P, Nashef L, Lhatoo SD, Bateman LM, etc &#171; Incidence and mechanisms of cardiorespiratory arrests in epilepsy monitoring units (MORTEMUS) : a retrospective study &#187;. Lancet Neurol. 2013 Oct ;12(10):966-77. doi : 10.1016/S1474-4422(13)70214-X. Epub 2013 Sep 4. PMID : 24012372. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tude portait sur les d&#233;c&#232;s de personnes hospitalis&#233;es alors qu'elles &#233;taient sous &#233;lectroenc&#233;phalogramme et &#233;lectrocardiogramme &#8211; hospitalisation pr&#233;liminaire &#224; une &#233;ventuelle chirurgie ; Toutes celles qui avaient fait l'objet d'une r&#233;animation dans les 10 mn suivant la fin de la phase convulsive ont &#233;t&#233; r&#233;anim&#233;es. Bien entendu, la r&#233;animation en milieu hospitalier a des moyens autres que ceux qu'on peut avoir &#224; domicile, mais d'apr&#232;s les auteurs de l'&#233;tude, une stimulation externe pourrait &#234;tre suffisante dans bien des cas.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Risques des crises prolong&#233;es et &#233;tat de mal &#233;pileptique</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Risques-des-crises-prolongees-et-etat-de-mal-epileptique</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/Risques-des-crises-prolongees-et-etat-de-mal-epileptique</guid>
		<dc:date>2024-07-31T11:25:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Fiche sur les crises prolong&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
du Centre de R&#233;f&#233;rence &#171; d&#233;ficience intellectuelle de cause rare et polyhandicap &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
H&#244;pitaux Universitaires de Marseille&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH119/crise_epilepsie-aa407.jpg?1792063625' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='119' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Cette fiche sur les risques li&#233;s aux crises prolong&#233;es et &#224; l'&#233;tat de mal &#233;pileptique nous apprend que certaines &#233;pilepsies rares sont particuli&#232;rement &#224; risque de crise longue, voire contiennent quasi-syst&#233;matiquement des crises longues, mais cette pr&#233;sence de crises longues ne signe pas obligatoirement la gravit&#233; d'une &#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'elle ne mentionne pas le risque de mort subite en &#233;pilepsie, cette fiche met en relief que les crises longues ne sont pas n&#233;cessairement les plus &#224; risque en terme de mortalit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, elles n&#233;cessitent une hospitalisation syst&#233;matique ( sauf indication contraire du m&#233;decin traitant) car il y a malgr&#233; tout un risque plus &#233;lev&#233; d'entrainer des s&#233;quelles. Ce risque serait moins &#233;lev&#233; pour l'enfant que pour l'adulte.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#8220;&lt;a href=&#034;https://fr.ap-hm.fr/sites/default/files/files/013_ficheCRISE%20PROLONGEE%20ETAT%20DE%20MAL%20EPILEPTIQUE&#8221;&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.ap-hm.fr/sites/default/files/files/013_ficheCRISE%20PROLONGEE%20ETAT%20DE%20MAL%20EPILEPTIQUE&#8221;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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