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	<title>STOP MORTALIT&#201; &#201;PILEPSIE</title>
	<link>https://abc-epilepsie.fr/</link>
	<description>En 2020, un article de l'European Journal of Neurology d&#233;plorait que le nombre de d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie restait &#233;lev&#233;, le taux de d&#233;c&#232;s ayant augment&#233; de 6,8 pour mille &#224; 9,1 pour mille entre 2009 et 2015 [1].
En France, on estime que, chaque jour, 11 personnes avec &#233;pilepsie d&#233;c&#232;dent. Dans deux cas sur 3, le d&#233;c&#232;s est li&#233; &#224; l'&#233;pilepsie (y compris les cas o&#249; l'&#233;pilepsie est le sympt&#244;me d'une maladie sous-jacente) [2].
Selon l'article pr&#233;cit&#233;, 78% des d&#233;c&#232;s des jeunes adultes (entre 20 et 30 ans) seraient &#233;vitables.
Ce site a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par des familles endeuill&#233;es par l'&#233;pilepsie qui se sont constitu&#233;es en association loi 1901 en juin 2025 : STOP MORTALIT&#201; &#201;PILEPSIE (STOPMEP) ; Nous souhaitons agir pour la r&#233;duction des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; cette maladie.
STOPMEP milite pour une information compl&#232;te des patients sujets &#224; des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques (les principaux expos&#233;s) et de leurs familles sur les risques de d&#233;c&#232;s pouvant survenir &#224; l'occasion d'une crise convulsive, et en particulier celui de mort subite et inattendue en &#233;pilepsie [2].
En effet, la mort subite et inattendue en &#233;pilepsie (MSIE, SUDEP en anglais, acronyme de &#034; Sudden and unexpected Death in Epilepsy&#034;) est l'une des premi&#232;res causes de d&#233;c&#232;s ( cf rubrique Mortalit&#233; et MSIE et l'article Les chiffres dans cette rubrique : https://stopmep.fr/LES-CHIFFRES). Les patients sont rarement inform&#233;s de ce risque, contrairement &#224; d'autres.
Ce site a pour le double objectif de pr&#233;senter et d'expliciter nos demandes, et de fournir une information fiable sur ces risques aux personnes concern&#233;es par l'&#233;pilepsie, qu'il s'agisse des patients, de leurs familles ou des professionnels de sant&#233; en :
&#8211; regroupant des donn&#233;es fiables issues d'&#233;tudes fran&#231;aises et internationales reconnues et en apportant des d&#233;tails pratiques
&#8211; informant de l'&#233;volution des pratiques &#224; l'&#233;tranger concernant la gestion des risques li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie, notamment celui de Sudep/MSIE
&#8211; partageant des retours d'exp&#233;riences (t&#233;mognages dans la rubrique d&#233;di&#233;e)
Vous pouvez prendre connaissance de nos demandes dans notre courrier de d&#233;cembre 2024 au Conseil National Professionnel de Neurologie (https://stopmep.fr/1ere-actu) et de nos projets dans la rubrique d&#233;di&#233;e, ou nous contacter : msiepilepsie@gmail.com.
NB Le moteur de recherche &#034;Rechercher&#034;, en bas &#224; droite sous la liste des rubriques (ordinateur) ou tout en bas de la page (t&#233;l&#233;phone), permet de s&#233;lectionner les articles sur un th&#232;me particulier. Pour une recherche restreinte, il est pr&#233;f&#233;rable de ne saisir qu'un mot.
[1] https://www.santelog.com/actualites/epilepsie-les-deces-augmentent-pourtant-beaucoup-pourraient-etre-evites ; En anglais : European Academy of of Neurology, 24 May 2020 &#034; Epilepsy related deaths common in young adults are not reducing..&#034; ; Dr Gashirai Mbizvo, Univ ; d'Edimbourg&#8230; et https://www.epilepsy.ie/content/study-suggests-epilepsy-deaths-are-not-decreasing-despite-advances-treatments.
[2] D'apr&#232;s les donn&#233;es du R&#233;seau Sentinelle Mortalit&#233; Epilepsie (RSME) le d&#233;tail : https://stopmep.fr/LES-CHIFFRES-et-definition-de-la-MSIE-SUDEP. 1 d&#233;c&#232;s sur 3 correspond donc &#224; la mortalit&#233; observ&#233;e dans la population g&#233;n&#233;rale.
[3] Une bonne introduction sur la mort subite en &#233;pilepsie est la vid&#233;o de l'association allemande traduite en Fran&#231;ais par une soeur endeuill&#233;e, disponible via le lien : https://www.youtube.com/watch?v=QC6D2vP9k1U&amp;t=7s qui souligne bien l'importance de la pr&#233;sence d'un tiers lors de la crise d'&#233;pilepsie et dans la phase post-crise.
IMPORTANT sur la navigation sur le site : Pour naviguer sur ce site : utiliser les menus en haut ( rubriques principales accessibles par le bandeau violet) ou, sur ordinateur, &#224; gauche ( rappel des rubriques principales, et sous-rubriques quand il y en a). Ne pas utiliser les fl&#232;ches ci-dessous qui permettent de faire d&#233;filer l'ensemble des articles par ordre de publication et non par th&#232;me.</description>
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		<title>&lt;font color=#EC3C4C&gt;STOP M&lt;/font&gt;&lt;font color=#692FA0&gt;ORTALIT&#201;&lt;/font&gt; &lt;font color=#EC3C4C&gt;&#201;P&lt;/font&gt;&lt;font color=#692FA0&gt;ILEPSIE&lt;/font&gt;</title>
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		<title>L'information en Angleterre : Fondation Pierre Doody</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/L-information-en-Angleterre-Fondation-Pierre-Doody</link>
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		<dc:date>2026-03-07T19:35:39Z</dc:date>
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		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La Fondation Peter Doody a cess&#233; ses activit&#233;s, mais sa vid&#233;o sur la mort subite en &#233;pilepsie et la d&#233;faillance de l'information qui en est faite reste accessible sur Internet : &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.youtube.com/watch?v=wYlAR_jSZk8 &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette vid&#233;o aborde diff&#233;rents aspects sur l'importance de l'information sur la mort subite en &#233;pilepsie. Tout d'abord, elle compare l'information sur les risques avec celle donn&#233;e concernant l'asthme, qui fait moins de d&#233;c&#232;s que l'&#233;pilepsie : or, pour l'asthme, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/A-l-etranger" rel="directory"&gt;L'information &#224; l'&#233;tranger&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Fondation Peter Doody&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;(du nom d'un jeune homme d&#233;c&#233;d&#233; en 2019,&#224; 21 ans, de mort subite, sans avoir (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; a cess&#233; ses activit&#233;s, mais sa vid&#233;o sur la mort subite en &#233;pilepsie et la d&#233;faillance de l'information qui en est faite reste accessible sur Internet :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=wYlAR_jSZk8&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=wYlAR_jSZk8&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette vid&#233;o aborde diff&#233;rents aspects sur l'importance de l'information sur la mort subite en &#233;pilepsie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tout d'abord, elle compare l'information sur les risques avec celle donn&#233;e concernant l'asthme, qui fait moins de d&#233;c&#232;s que l'&#233;pilepsie : or, pour l'asthme, l'information des patients ne pose aucun probl&#232;me et va de soi (cf interview du Dr Rohit Shanker).&lt;br class='autobr' /&gt;
Un passage int&#233;ressant concerne la responsabilit&#233; des m&#233;decins concernant cette information et les ressorts de leur difficult&#233; &#224; aborder le sujet : cela r&#233;sulte &#224; la fois de leur propre anxi&#233;t&#233; et de leur appr&#233;ciation toute particuli&#232;re de l''urgence&#034; &#224; informer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M. Williamson pose implicitement la question du contenu de l'information sur la sudep : il a remarqu&#233; que certains professionnels estiment avoir parl&#233; du sudep (et l'inscrivent dans leur compte-rendu), alors qu'ils n'ont abord&#233; que les risques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il met ainsi en lumi&#232;re le fait qu'il ne suffit pas de prononcer le mot sudep pour avoir satisfait &#224; la mission d'information, il se pose la question du contenu de l'information apport&#233;e. Selon lui, il est n&#233;cessaire de formaliser les choses et d'&#233;tablir un discours clair afin que tout le monde comprenne la m&#234;me chose.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Analogie avec l'asthme &lt;/strong&gt; : Le Professeur de neuropsychiatrie Rohit Shanker fait l'analogie avec l'asthme (&#224; 22:39 )&lt;br class='autobr' /&gt; &#034;Tout le monde conna&#238;t l'&#233;pilepsie (et l'asthme). &lt;br class='autobr' /&gt;
Demandez &#224; quelqu'un dans la rue, il vous r&#233;pondra : &#171; Ah oui, l'&#233;pilepsie. &#187; Mais (...) si vous lui demandez lequel est le plus dangereux, il choisira g&#233;n&#233;ralement l'asthme. Au Royaume-Uni, (environ) 5,5 millions de personnes vivent avec l'asthme, et malheureusement, environ 1 300 en meurent. De m&#234;me, environ 600 000 personnes vivent avec l'&#233;pilepsie, et un nombre presque similaire en meurt. L' &#233;pilepsie est donc 8 &#224; 10 fois plus meurtri&#232;re, mais on n'en parle pas. &#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur la n&#233;cessit&#233; d'un plan national ( au Royaume-Uni), l'anxi&#233;t&#233; des m&#233;decins &#224; donner l'information, et la responsabilit&#233; professionnelle des soignants en la mati&#232;re pour permettre aux patients de se prendre en charge de mani&#232;re &#233;clair&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Interview de Neil Williamson Infirmier sp&#233;cialis&#233; en &#233;pilepsie &#224; 31:50 :&lt;br class='autobr' /&gt; L' &#233;pilepsie est per&#231;ue comme une maladie tellement impr&#233;visible les gens se disent souvent : &#171; Ah oui, ils avaient l'&#233;pilepsie &#187;, ce qui est un peu ce que tu dis, non ? C'est comme si on disait : &#171; &lt;br class='autobr' /&gt;
Je sais que tu es en deuil et en col&#232;re, mais vraiment, ils l'avaient , non ? &#187; Attends une minute, arr&#234;tons-nous un instant. Il y a des choses que tu ne m'as pas dites. Et si je les avais sues&#8230; Car, on en revient au proverbe bien connu sur la charit&#233; : donner un poisson &#224; un homme, c'est le nourrir pour un jour ; lui donner un filet, c'est le nourrir pour toujours.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;32:27 Vous recevez toutes les informations et on vous dit : &#171; le SUDEP, voil&#224; de quoi il s'agit, voici quelques unes des mesures que vous pouvez prendre pour essayer de r&#233;duire les risques. Rentrez chez vous et r&#233;fl&#233;chissez-y. Appelez-moi si vous avez des questions. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;32:40 Ce n'est pas comme cela que cela se passe. (...). ce n'est pas quelque chose qu'on ajoute &#224; la l&#233;g&#232;re &#224; la fin si on a deux minutes, c'est un &#233;l&#233;ment essentiel de la discussion sur l'&#233;pilepsie. Les gens&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;m&#233;decins, note de STOPMEP&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; disent : &#171; Je n'ai que 20 minutes, je n'ai que ceci, je n'ai que cela. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
(...)&lt;br class='autobr' /&gt;
Le SUDEP, principale cause de d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie, doit &#234;tre un &#233;l&#233;ment central des discussions sur l'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;33:28 Nous devons informer tout le monde, quel que soit leur niveau de risque, et expliquer leur exposition &#224; ce risque. Ensuite, nous devons proposer une &#233;valuation individuelle des risques chaque ann&#233;e, comme pour les urgences. Un plan de prise en charge annuel, ou plut&#244;t un plan de pr&#233;vention du SUDEP chaque ann&#233;e, est n&#233;cessaire. De la m&#234;me mani&#232;re que vous avez votre plan de soins individualis&#233; ou votre plan de gestion des crises d'&#233;pilepsie (comme un plan d'intervention en cas de crise d'&#233;pilepsie de 5 minutes), nous avons &#233;galement besoin d'un plan de pr&#233;vention du SUDEP. La majorit&#233; des personnes d&#233;c&#232;dent d'un &#233;tat de mal &#233;pileptique ou de SUDEP ; c'est la r&#233;alit&#233;. Alors pourquoi avons-nous un plan de soins (&#8230;) pour la deuxi&#232;me cause de d&#233;c&#232;s, le mal &#233;pileptique ? Alors que nous n'avons pas de plan pour le SUDEP. Et quand nous en avons un, il semble qu'il ne soit pas suffisamment bien &#233;crit pour que les gens comprennent que tout le monde est expos&#233; &#224; un risque de SUDEP. Je pense donc que nous ne devrions privil&#233;gier personne par rapport &#224; un autre. Nous disons simplement que tout le monde doit &#234;tre inform&#233; de la SUDEP. (Il faut une ) discussion annuelle sur la SUDEP, et il y a peut-&#234;tre d'autres moments de l'ann&#233;e o&#249; une reprise de ces discussions sera n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;34:38 Mais pour l'instant, il s'agit du minimum requis d'un plan sur la SUDEP, car nous avons besoin d'un plan formel. Je pense que c'est la seule fa&#231;on de r&#233;gler ce probl&#232;me : nous avons besoin d'un plan formalis&#233; au niveau national sur la SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;34:51 L'id&#233;e est de formaliser la prise en charge nationale des urgences en &#233;pilepsie , car il n'existe pas de plan de prise en charge standardis&#233;. Chaque plan est diff&#233;rent, et le plan de prise en charge des urgences &#233;pileptiques est r&#233;dig&#233; par le m&#233;decin ou l' infirmier(&#232;re) local(e), ce qui ne devrait pas &#234;tre le cas, nous devrions avoir un cadre national . Et au-del&#224; nous avons besoin d'un plan pour la pr&#233;vention du SUDEP, un plan qui soit un outil d'&#233;valuation des risques qui dise comment nous avons engag&#233; la conversation sur le risque de SUDEP avec les familles, les jeunes et les adultes, (....)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux cliniciens affirment avoir eu une conversation sur la SUDEP, mais qu'est-ce que cela signifie concr&#232;tement ? Ils ont parl&#233; de risques, certes, mais ils n'ont pas vraiment abord&#233; la question des SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;35:40 Je pense que les SUDEP ont de nombreuses causes sous-jacentes, dont une d'origine&lt;br class='autobr' /&gt; cardiaque. Une autre est certainement li&#233;e &#224; la survenue d'une crise en l'absence de t&#233;moins. Il y a aussi un lien avec le m&#233;canisme de la respiration, en particulier &#224; la fin d'une crise tonico-clonique ou d'une crise convulsive clonique. Il y a ce moment pr&#233;cis, et puis c'est comme si quelqu'un avait red&#233;marr&#233; l'ordinateur. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s avoir visionn&#233; des centaines de vid&#233;os de parents filmant les crises d'&#233;pilepsie de leurs enfants pour nous les transmettre, je pense que, pour un parent, voir son enfant faire une convulsion est un moment terrifiant, jusqu'&#224; ce que les convulsions cessent et qu'il ne fasse plus rien. C'est &#224; ce moment-l&#224; que je vois toujours la cam&#233;ra ou le t&#233;l&#233;phone jet&#233; de c&#244;t&#233;, quelqu'un demandant ce qui se passe.&lt;br class='autobr' /&gt;
36:31 Et si ce moment est crucial, en Afrique du Sud, je pense que nous ne pouvons pas emp&#234;cher les crises dans tous les cas &#8211; vous le comprenez mieux que quiconque &#8211;, nous pouvons nous assurer que chacun comprenne les risques et les mesures &#224; prendre pour les att&#233;nuer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela me ram&#232;ne &#224; mon point concernant les professionnels de sant&#233; : je pense que beaucoup d'entre eux ne sont pas suffisamment &#224; l'aise pour aborder des sujets difficiles en dehors d'une situation critique. Imaginez un m&#233;decin consultant face &#224; un enfant ou un adulte en arr&#234;t respiratoire ou cardiaque, et vous devez g&#233;rer la situation. L&#224;, ils auront cette discussion. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais si vous les installez dans leur salle de consultation, leurs patients d&#233;filent et ils se disent : &#171; Je n'ai pas l'impression que ce soit le moment d'avoir une conversation difficile. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt; Et pourtant, si.&lt;br class='autobr' /&gt;
37:29 Je pense que l'anxi&#233;t&#233; professionnelle est un probl&#232;me important, et je crois que c'est un comportement humain naturel de vouloir l'ignorer. C'est comme dire : &#171; Je veux &#233;crire un livre &#187;, et deux ans plus tard, &#171; Je n'ai pas &#233;crit un mot &#187; parce que je n' ai pas vraiment envie d &#187;&#233;crire un livre. Je l'ai juste dit, n'est-ce pas ?&lt;br class='autobr' /&gt;
37:51 Dans ce cas pr&#233;cis, les gens disent vouloir parler, &#171; Je veux &#234;tre un bon professionnel&lt;br class='autobr' /&gt;
et prot&#233;ger mes patients &#187;, mais en r&#233;alit&#233;, ce n'est pas le cas.&lt;br class='autobr' /&gt; Alors je vais trouver des excuses.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je vais dire : &#171; Oh, la clinique &#233;tait bond&#233;e &#187;, &#171; Oh, on avait 20 minutes de retard &#187;, &#171; Oh, c'&#233;tait ceci &#187;, &#171; Oh, c'&#233;tait cela &#187;, &#171; Oh, le parent n'avait pas l'air pr&#233;par&#233; &#187;, &#171; L'enfant semblait un peu effray&#233; &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Non. Cela doit devenir aussi fondamental que la planification des soins d'urgence, qui est elle-m&#234;me une pierre angulaire en mati&#232;re de soins de l'&#233;pilepsie. Nous passons &#224; c&#244;t&#233; de quelque chose d'essentiel car nous ne sommes pas suffisamment convaincus que nous pouvons donner aux gens les moyens de pr&#233;venir et de comprendre ce risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;38:33 Vous savez, plus on apprend, plus on souffre. Je le comprends, et c'est pourquoi les gens disent : &#171; Je ne veux pas leur dire, car &#231;a va les rendre tristes. &#187; &#199;a les attriste parce que cela&lt;br class='autobr' /&gt;
leur permet d'&#234;tre &#233;clair&#233;s. Et &#234;tre &#233;clair&#233; est un besoin plus important sur l'&#233;chelle des besoins que la s&#233;curit&#233;. Si nous apprenons aux gens &#224; g&#233;rer leur maladie, ils vont comprendre quel est le risque et comment le g&#233;rer. Parce que je ne serai pas l&#224; le matin o&#249; &#231;a arrive, et on ne peut pas s'attendre &#224; ce qu'une personne y arrive toute seule. Notre r&#244;le n'est pas seulement de prescrire des m&#233;dicaments.&lt;br class='autobr' /&gt; Notre r&#244;le est d'&#233;clairer les gens sur la maladie avec laquelle ils vivent et de les aider. Je ne peux pas les emp&#234;cher de mourir, et je n'ai pas &#224; le faire, car ce n'est pas mon r&#244;le. Mon r&#244;le est de r&#233;duire les risques, de les aider &#224; &#234;tre autonomes et de les aider &#224; comprendre comment rester en s&#233;curit&#233; et heureux. Voil&#224; notre r&#244;le. Et je pense que nous leur faisons du tort en persistant &#224; croire que nous savons mieux que les autres, car ce n'est pas le cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;39:36 Je vois un enfant, et ces parents sont l&#224; avec lui. Ils s'appr&#234;tent &#224; le ramener chez eux et &#224; s'en occuper. Ne devrais-je pas m'assurer de les avoir inform&#233;s des risques que je connais maintenant, &#224; cause du diagnostic pos&#233; sur l'enfant, des traitements et autres &#233;l&#233;ments en ma possession ? J'ai donc une obligation l&#233;gale de rendre des comptes, conform&#233;ment au code de d&#233;ontologie du NMC (Nursing and Midwifering Council) et &#224; votre argument sur le principe de non-nuisance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40:05 Il est certain que j'ai la responsabilit&#233; professionnelle de dire aux parents : &#171; au fait, il y a risque de noyade , de SUDEP, (voici) les facteurs de risque, etc car il s'agit d' une maladie chronique g&#233;r&#233;e &#224; domicile. Pourquoi est-ce si important que ce soit une infirmi&#232;re plut&#244;t qu'un parent qui prenne en charge l'enfant ? Parce que c'est une maladie chronique g&#233;r&#233;e &#224; domicile. Nous ne pouvons pas prendre cela &#224; la l&#233;g&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;40:35 Nous devons formaliser les choses, &#233;tablir des normes claires pour que tout le monde comprenne la m&#234;me chose. Cela m'est &#233;gal de faire peur, car je sais, si j'ai bien compris, que les parents qui rentreront chez eux et s'inqui&#232;teront de toute mani&#232;re en lisant sur la SUDEP , je pr&#233;f&#233;rerais qu'un expert comme moi soit assis avec vous dans un h&#244;pital ; c'est le lieu o&#249; l'on annonce aux gens des choses terribles, qu'on leur dit que &#231;a pourrait arriver.&lt;br class='autobr' /&gt; Je suppose que vous voulez dire que je n'avais pas le choix d'avoir peur, et j'aurais pr&#233;f&#233;r&#233; avoir peur plut&#244;t que de perdre mon fils (..).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;(du nom d'un jeune homme d&#233;c&#233;d&#233; en 2019,&#224; 21 ans, de mort subite, sans avoir &#233;t&#233; inform&#233; du risque de sudep : &lt;a href=&#034;https://www.bbc.com/news/uk-england-leeds-64816100&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.bbc.com/news/uk-england-leeds-64816100&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;m&#233;decins, note de STOPMEP&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le site Internet R&#233;seau Sentinelle Mortalit&#233; Epilepsie </title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Le-site-Internet-Reseau-Sentinelle-Mortalite-Epilepsie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/Le-site-Internet-Reseau-Sentinelle-Mortalite-Epilepsie</guid>
		<dc:date>2026-03-03T13:34:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;C'est le RSME qui donne l'information sur la mort subite et les moyens de pr&#233;vention la plus compl&#232;te que l'on puisse trouver sur un site fran&#231;ais : &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.epilepsie-info.fr/sudep/ &lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;anmoins, ces recommandations et informations ne sont pas reprises dans le petit livret t&#233;l&#233;chargeable sur les risques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Voir aussi : https://stopmep.fr/Les-consignes-de-conduite-a-tenir&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/En-France" rel="directory"&gt;L'information en France&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH94/rsme-2-3e00f.png?1772893066' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='94' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est le RSME qui donne l'information sur la mort subite et les moyens de pr&#233;vention la plus compl&#232;te que l'on puisse trouver sur un site fran&#231;ais :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.epilepsie-info.fr/sudep/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsie-info.fr/sudep/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_216 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://abc-epilepsie.fr/IMG/png/rsme_sudep1.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L500xH77/rsme_sudep1-f1195.png?1772937444' width='500' height='77' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div class='spip_document_215 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://abc-epilepsie.fr/IMG/png/rsme_sudep.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L500xH230/rsme_sudep-c4748.png?1772937445' width='500' height='230' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, ces recommandations et informations ne sont pas reprises dans le petit livret t&#233;l&#233;chargeable sur les risques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Voir aussi : &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Les-consignes-de-conduite-a-tenir&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Les-consignes-de-conduite-a-tenir&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Consignes actuelles &#224; harmoniser</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Consignes-en-cas-de-crise-convulsive-a-adapter</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/Consignes-en-cas-de-crise-convulsive-a-adapter</guid>
		<dc:date>2026-01-24T18:53:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les consignes diffus&#233;es sur la plupart des sites sp&#233;cialis&#233;s ne prennent pas en compte les risques d'inhalation ni de mort subite. Seules les consignes du RSME dans la rubrique SUDEP de son site Internet prennent en compte le rique de mort subite et donnent les mesures permettant de le minimiser.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Les-consignes-de-conduite-a-tenir" rel="directory"&gt;Des consignes de conduite &#224; tenir &#224; adapter&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH75/panneau-de-consignes-5001c.png?1770815957' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='75' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les consignes diffus&#233;es sur la plupart des sites sp&#233;cialis&#233;s ne prennent pas en compte les risques d'inhalation ni de mort subite ( cf ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seules les indications du RSME dans la rubrique SUDEP de son site Internet&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;, &#034;Comment r&#233;duire le risque&#034;&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; prennent en compte le rique de mort subite et donnent les mesures permettant de le minimiser :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#034;(...) &lt;i&gt;quand une personne vient de faire une crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e tonico-clonique, il faut la surveiller et la stimuler d&#232;s la fin des convulsions. En effet, l'&#233;tude europ&#233;enne MORTENUS a montr&#233; que le risque de d&#233;c&#232;s par mort subite est maximal dans les 3 &#224; 10 minutes qui suivent la fin des convulsions. Parler, toucher, secouer ou retrouner la personne apr&#232;s la crise constitue une stimulation externe qui peut favoriser la reprise de la respiration. Pour &#233;viter le risque d'inhalation, la personne doit &#234;tre mise en position lat&#233;rale de s&#233;curit&#233; d&#232;s que possible, avant m&#234;me la fin des convulsions. Dans tous les cas, il faut v&#233;rifier que la personne respire, en pla&#231;ant la main sur sa poitrine&lt;/i&gt;&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y est mentionn&#233; l'importance de la stimulation et de la surveillance de la respiration jusqu'au retour &#224; la conscience. L'int&#233;r&#234;t des dispositifs de surveillance et l'existence de p&#233;riodes &#224; risque sont &#233;galement mis en avant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En dehors de la rubrique d&#233;di&#233;e du RSME , les consignes n'&#233;voquent jamais le risque de Sudep APR&#200;S la crise (plus exactement apr&#232;s la phase convulsive, pendant la p&#233;riode d'inconscience).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, voici les consignes de conduite &#224; tenir en cas de crise d'&#233;pilepsie que l'on trouve sur les principaux sites sp&#233;cialistes en direction du grand public :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; FFRE (Fondation Fran&#231;aise de Recherche sur l'&#201;pilepsie : &lt;a href=&#034;https://www.fondation-epilepsie.fr/soutien-aux-patients/risques-et-mortalite/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.fondation-epilepsie.fr/soutien-aux-patients/risques-et-mortalite/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &#201;pilepsie France : Livret de consignes : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.epilepsie-france.com/wp-content/uploads/2025/10/Flyer-GESTES-DURGENCE.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsie-france.com/wp-content/uploads/2025/10/Flyer-GESTES-DURGENCE.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; LFCE (Ligue Fran&#231;aise contre l'&#201;pilepsie) : Gestes &#224; effectuer en cas de crise d'&#233;pilepsie :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.epilepsie-info.fr/fiche_infos_patients/gestes-a-effectuer-en-cas-de-crise-depilepsie/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsie-info.fr/fiche_infos_patients/gestes-a-effectuer-en-cas-de-crise-depilepsie/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Ameli : &lt;a href=&#034;https://www.ameli.fr/hauts-de-seine/assure/sante/themes/epilepsie/symptomes-diagnostic&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.ameli.fr/hauts-de-seine/assure/sante/themes/epilepsie/symptomes-diagnostic&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me le livret du RSME consacr&#233; aux risques de l'&#233;pilepsie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et qui pourtant cite bien le risque de mort soudaine ( sudep) [3], ne reprend pas les consignes de sa rubrique d&#233;di&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aucune de ces consignes ne pr&#233;cisent qu'il faut exercer une surveillance rapproch&#233;e (surveillance de la respiration) et active (stimulation de la personne) jusqu'au retour complet &#224; la conscience. Elles se contentent d'indiquer qu'il faut rester pr&#232;s du patient pour le rassurer quand il revient &#224; lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces recommandations devraient &#234;tre g&#233;n&#233;ralis&#233;es car quels parents non inform&#233;s du risque de sudep iraient regarder cette rubrique en particulier, et feraient pr&#233;valoir ces consignes sur celles donn&#233;es par un m&#233;decin qui estime que l'&#233;pilepsie de son patient est ma&#238;tris&#233;e ? Et surtout comment expliquer la co-existence de consignes quasi contradictoires ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour minimiser les risques de d&#233;c&#232;s apr&#232;s une crise convulsive tonico-clonique, il faudrait donc compl&#233;ter les consignes pr&#233;sent&#233;es par les principales institutions en reprenant celles pr&#233;conis&#233;es par le RSME dans la rubrique consacr&#233;e au SUDEP [1], car il est maintenant admis que toute personne sujette &#224; des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques est expos&#233;e au risque de sudep (&#224; des degr&#233;s variables, certes, en fonction notamment de la fr&#233;quence des crises). Il est donc incoh&#233;rent que des consignes &#034;&#233;dulcor&#233;es&#034; coexistent avec des consignes &#034;sudep&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un sujet souvent &#233;voqu&#233; lors des conf&#233;rences sur le sudep est la difficult&#233; que peuvent avoir les m&#233;decins &#224; aborder le sujet avec leurs patients. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une partie de cette difficult&#233; serait peut-&#234;tre r&#233;solue en rendant coh&#233;rentes les consignes car actuellement, aborder le sujet implique d'aller &#224; contre-courant des consignes &#034;officielles&#034; , ce qui ne peut que constituer un obstacle suppl&#233;mentaire pour le m&#233;decin qui souhaite d&#233;livrer l'information &#224; son patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il sera plus facile aux m&#233;decins de rassurer les personnes qu'ils estiment peu expos&#233;es quant au caract&#232;re &#034;alarmiste&#034; des indications de conduite &#224; tenir en invoquant le principe de pr&#233;caution, que d'expliquer &#224; l'ensemble de leurs patients faisant des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques que les consignes qu'elles ont eues sont incompl&#232;tes.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.epilepsie-info.fr/sudep/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsie-info.fr/sudep/&lt;/a&gt;, &#034;Comment r&#233;duire le risque&#034;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;https://www.epilepsie-info.fr/wp-content/uploads/2023/02/DEPLIANT_RSME_RisquesliesEpilepsie.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsie-info.fr/wp-content/uploads/2023/02/DEPLIANT_RSME_RisquesliesEpilepsie.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>MORT SUBITE EN &#201;PILEPSIE </title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/MORT-SUBITE-EN-EPILEPSIE</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/MORT-SUBITE-EN-EPILEPSIE</guid>
		<dc:date>2026-01-09T10:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>


		<dc:subject>Mortemus</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;M&#233;canismes et causes av&#233;r&#233;es ou probables de la Mort subite en &#233;pilepsie&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mecanismes-et-Causes-de-la-mort-subite-en-epilepsie" rel="directory"&gt;Causes et M&#233;canismes de la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortemus" rel="tag"&gt;Mortemus&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH71/suden-death__electroencephalogramme-5261e.png?1770815957' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='71' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quelques faits peu controvers&#233;s :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Le diagnostic d'une mort subite en &#233;pilepsie est un diagnostic par d&#233;faut, quand l'autopsie d'une personne sujette &#224; l'&#233;pilepsie et d&#233;c&#233;d&#233;e subitement n'a pas permis d'identifier de cause au d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La mort subite en &#233;pilepsie se distingue du d&#233;c&#232;s survenant lors d'un &#233;tat de mal &#233;pileptique. Ce dernier est une crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e prolong&#233;e ou une s&#233;rie de crises se succ&#233;dant sans retour &#224; la conscience. Cet &#233;tat a le plus souvent des s&#233;quelles neurologiques graves et peut entrainer le d&#233;c&#232;s mais il ne s'agit pas &#224; ce moment -l&#224; d'une mort subite en &#233;pilepsie, la cause du d&#233;c&#232;s &#233;tant bien identifi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le mal &#233;pileptique : &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Risques-des-crises-prolongees-et-etat-de-mal-epileptique&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Risques-des-crises-prolongees-et-etat-de-mal-epileptique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mort subite en &#233;pilepsie est le plus souvent cons&#233;cutive &#224; une crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e tonico-clonique. Elle se produit apr&#232;s la fin des convulsions, pendant la phase de coma, dans les 3 &#224; 10 mn suivant la fin de la crise g&#233;n&#233;ralis&#233;e (il serait d'ailleurs plus rigoureux de d&#233;finir la fin de la crise comme le retour &#224; la conscience et non pas comme actuellement la simple fin de la phase convulsive). L'&#233;tude Mortemus a montr&#233; le d&#233;roul&#233; des &#233;v&#233;nements qui conduisaient &#224; la mort subite&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Intensification de la respiration suivie dans les 3 minutes d'un collapsus (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. L'arr&#234;t cardiaque pourrait &#234;tre premier &#224; un arr&#234;t de la respiration.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Il y a n&#233;anmoins des cas de morts subites se produisant sans signe qu'une crise convulsive se soit produit pr&#233;c&#233;demment. &lt;a href=&#034;https://www.epilepsy.com/complications-risks/early-death-sudep#Can-SUDEP-Be-Prevented&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsy.com/complications-risks/early-death-sudep#Can-SUDEP-Be-Prevented&lt;/a&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Tous les types d'&#233;pilepsie g&#233;n&#233;ralis&#233;e tonico-cloniques sont concern&#233;es, quelle que soit leur origine (symptomatique, g&#233;n&#233;tique, idiopathique)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur les causes de l'&#233;pilepsie : -&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . &lt;br class='autobr' /&gt;
Certains syndromes sont particuli&#232;rement touch&#233;s ( ex : syndrome de Dravet).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; D'autres facteurs de risque ont &#233;t&#233; rep&#233;r&#233;s : faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque et syndrome du QT long.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le syndrome du QT long pourrait m&#234;me engendrer de l'&#233;pilepsie. &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Le-syndrome-du-QT-Long&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Le-syndrome-du-QT-Long&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certains facteurs seraient identiques &#224; ceux mis en &#233;vidence dans la Mort subite des Nourrissons (MSN) pour lesquels on n'a pas attendu d'avoir des certitudes pour faire de la pr&#233;vention active. Une &#233;tude am&#233;ricaine a d'ailleurs montr&#233; (sur un nombre de cas r&#233;duit) qu'une proportion &#233;lev&#233;e de nourrissons d&#233;c&#233;d&#233;s de MSN avaient convuls&#233; avant l'arr&#234;t cardiaque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voir aussi : &lt;a href=&#034;https://www.epilepsy.com/complications-risks/early-death-sudep&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsy.com/complications-risks/early-death-sudep&lt;/a&gt; (Epilepsy Foundation, en anglais)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Intensification de la respiration suivie dans les 3 minutes d'un collapsus cardiorespiratoire terminal ou transitoire. S'il est transitoire, le dysfonctionnement survient de nouveau apr&#232;s quelques minutes, conduisant &#224; une apn&#233;e terminale puis &#224; un arr&#234;t cardiaque&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur les causes de l'&#233;pilepsie :&lt;br class='autobr' /&gt; -&lt;a href=&#034;https://www.fondation-epilepsie.fr/comprendre-epilepsie/causes/#:~:text=Elles%20sont%20dues%20%C3%A0%20une,anomalies%20des%20chromosomes%2C%20malformations%20c%C3%A9r%C3%A9brales%E2%80%A6&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.fondation-epilepsie.fr/comprendre-epilepsie/causes/#:~:text=Elles%20sont%20dues%20%C3%A0%20une,anomalies%20des%20chromosomes%2C%20malformations%20c%C3%A9r%C3%A9brales%E2%80%A6&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LES CHIFFRES et d&#233;finition de la MSIE/SUDEP</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/LES-CHIFFRES-et-definition-de-la-MSIE-SUDEP</link>
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		<dc:date>2025-12-28T16:44:18Z</dc:date>
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		<dc:subject>Mortemus</dc:subject>
		<dc:subject>Incidence</dc:subject>
		<dc:subject>SMR</dc:subject>
		<dc:subject>MSIE- d&#233;finition</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;L'&#233;pilepsie entraine une surmortalit&#233; globale par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le ratio de mortalit&#233; standard (SMR) est de 2,3 : c'est-&#224;-dire qu'une personne souffrant d'&#233;pilepsie a 2,3 fois plus de chances de d&#233;c&#233;der qu'une personne n'en souffrant pas . Certains chercheurs rapportent un taux de 3 fois sup&#233;rieur. C'est le cas d'une &#233;tude en France portant sur 620 000 patients de l2 &#224; 60 ans entre 2009 et 2019 : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortemus" rel="tag"&gt;Mortemus&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Incidence" rel="tag"&gt;Incidence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/SMR" rel="tag"&gt;SMR&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/MSIE-definition" rel="tag"&gt;MSIE- d&#233;finition&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH90/statistiques-chiffres-7f7a6.png?1770815957' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='90' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;pilepsie entraine une surmortalit&#233; globale par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le ratio de mortalit&#233; standard (SMR) est de 2,3 : c'est-&#224;-dire qu'une personne souffrant d'&#233;pilepsie a 2,3 fois plus de chances de d&#233;c&#233;der qu'une personne n'en souffrant pas&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elizabeth Donner,-conf&#233;rence du 17 sept 2021 &#171; Sudep : lessons Learned &#187; :&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; . Certains chercheurs rapportent un taux de 3 fois sup&#233;rieur. C'est le cas d'une &#233;tude en France portant sur 620 000 patients de l2 &#224; 60 ans entre 2009 et 2019&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;chiffres l&#233;g&#232;rement arrondis&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2950433324001642#:~:text=Au%20total%2C%20619%20753%20personnes,plus%20que%20la%20population%20g%C3%A9n%C3%A9rale&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2950433324001642#:~:text=Au%20total%2C%20619%20753%20personnes,plus%20que%20la%20population%20g%C3%A9n%C3%A9rale&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Pendant la p&#233;riode, il y a eu 60 000 d&#233;c&#232;s [&lt;strong&gt;2&lt;/strong&gt;] , ce qui correspond &#224; 9,5 patients-ann&#233;e, soit 6 000 patients par an, et 16 personnes par jour&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette &#233;tude de Chris Serrand trouve un SMR de 3,3 et souligne qu'il existe (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut estimer que l'&#233;pilepsie (ou la maladie causale dont elle est le ou un des sympt&#244;me(s) -cf ci-dessous) entraine le d&#233;c&#232;s d'environ 11 personnes par jour (surmortalit&#233; de 200 &#224; 230% - 2 &#224; 2,3 pour mille par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale, soit environ deux tiers par rapport au nombre de d&#233;c&#232;s constat&#233;s dans la population touch&#233;e par l'&#233;pilepsie). Autrement dit, quand une personne touch&#233;e par l'&#233;pilepsie d&#233;c&#232;de, une fois sur 3, elle serait d&#233;c&#233;d&#233;e sans l'&#233;pilepsie, mais dans 2 cas sur 3 son d&#233;c&#232;s est li&#233; &#224; l'&#233;pilepsie ou &#224; la maladie qui a entrain&#233; l'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;c&#232;s des personnes atteintes d'&#233;pilepsie peuvent &#234;tre class&#233;s de la mani&#232;re suivante&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sophie Dupont, &#034;Epilepsies de l'enfant, de l'adolescent et de l'adulte, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les d&#233;c&#232;s dus &#224; une maladie neurologique sous-jacente, comme une tumeur au cerveau ou des AVC, qui entra&#238;ne aussi de l'&#233;pilepsie ; les d&#233;c&#232;s peuvent &#234;tre imputables &#224; la tumeur au cerveau ou &#224; l'AVC, ou &#224; d'autres causes iatrog&#233;niques ou g&#233;n&#233;tiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les d&#233;c&#232;s li&#233;es &#224; l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me : les noyades, les accidents de la route, les chutes, &lt;br class='autobr' /&gt;
br&#251;lures, d'autres accidents survenus pendant la crise , l'&#233;tat de mal&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;L'&#233;tat de mal est une crise d'&#233;pilepsie prolong&#233;e de plus de 10 minutes, ou (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et la mort subite et inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; des comorbidit&#233;s comme une d&#233;pression mortelle, menant au suicide, ou aux effets iatrog&#233;niques des m&#233;dicaments utilis&#233;s contre l'&#233;pilepsie ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, pour comprendre les raisons de cette surmortalit&#233;, il est important d'avoir &#224; l'esprit que l'&#233;pilepsie peut &#234;tre une pathologie en tant que telle et &#234;tre le seul probl&#232;me de sant&#233; rencontr&#233; par une personne en bonne sant&#233; par ailleurs ; elle peut aussi &#234;tre le sympt&#244;me ou un des sympt&#244;mes d'une maladie plus grave ou complexe qui peut &#234;tre elle-m&#234;me d&#233;l&#233;t&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela a pour cons&#233;quence qu'une partie de la surmortalit&#233; n'est pas imputable &#224; l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me mais &#224; la pathologie qui a entrain&#233; l'&#233;pilepsie. Ceci explique que le taux de d&#233;c&#232;s est proportionnellement plus &#233;lev&#233; pour les enfants car, pour eux, il est plus fr&#233;quent que l'&#233;pilepsie soit le sympt&#244;me d'une maladie ou malformation grave, et c'est alors cette pathologie sous-jacente qui peut entrainer un d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233; avant que le patient n'ait atteint l'&#226;ge adulte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le taux de mortalit&#233; des enfants dans la population g&#233;n&#233;rale est tr&#232;s faible, cela entraine un RMS de 9 fois sup&#233;rieur &#224; celui de la population infantile g&#233;n&#233;rale ( source : Dr Donner [1]).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant aux d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233;s des adolescents ou des adultes atteints d'&#233;pilepsie, ils surviennent en g&#233;n&#233;ral pour une raison li&#233;e &#224; l'&#233;pilepsie (donc non imputable &#224; une autre pathologie) : RMS de 3,8 vs 1,7, source : Dr Donner). C'est aussi le cas des enfants atteints d'un syndrome &#233;pileptique comme la maladie de Dravet, qui d&#233;c&#232;dent donc plus souvent d'une cause li&#233;e &#224; l'&#233;pilepsie qu'&#224; une autre pathologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les causes de d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie les plus fr&#233;quentes sont alors : la mort subite/sudep, le mal &#233;pileptique et la noyade ou un traumatisme lors d'une crise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les d&#233;c&#232;s par mort soudaine et inattendue :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour rappel, la mort subite et inattendue a &#233;t&#233; tardivement rep&#233;r&#233;e en tant que telle (1997). Cette cause de d&#233;c&#232;s reste mal appr&#233;hend&#233;e, tant en terme quantitatif (nombre de d&#233;c&#232;s) qu'en terme &#034;qualitatif&#034; (m&#233;canismes et causes).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que son identification ait &#233;t&#233; tardive, elle est une cause de d&#233;c&#232;s qui n'est pas marginale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;cette identification tardive refl&#232;te plut&#244;t le manque d'int&#233;r&#234;t pour cette (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est en effet tr&#232;s difficile d'estimer le nombre de d&#233;c&#232;s par MSIE, car la MSIE est difficile &#224; identifier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, selon &lt;strong&gt;la d&#233;finition du Dr Nashef (1997) une MSIE est :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; une mort soudaine, inattendue,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; avec ou sans t&#233;moin,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; non traumatique et sans noyade&lt;/li&gt;&lt;li&gt; chez une personne &#233;pileptique,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; avec ou sans signe de crise &#233;pileptique et&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &#224; l'exclusion d'un &#233;tat de mal &#233;pileptique document&#233;,&lt;/li&gt;&lt;li&gt; lorsque l'autopsie ne r&#233;v&#232;le aucune cause toxicologique ou anatomique du d&#233;c&#232;s&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs raisons expliquent cette difficult&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les MSIE/SUDEP sont une cause de d&#233;c&#232;s identifi&#233;e depuis plus de 20 ans, les m&#233;decins fran&#231;ais n'abordent ce risque au cours de leur formation en &#233;pileptologie que depuis 2 ans gr&#226;ce &#224; l'action d'Epilepsie France qui a fait introduire un enseignement dans le DU concern&#233;. Par cons&#233;quent, la mort subite en &#233;pilepsie n'est pas une cause connue pas tous les m&#233;decins l&#233;gistes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dans de nombreux cas de sudep, la cause port&#233;e sur le certificat de d&#233;c&#232;s va (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le plus souvent , si une cause potentielle de d&#233;c&#232;s est d&#233;tect&#233;e ( exemple : ath&#233;roscl&#233;rose chez une personne de plus de 40 ans), le d&#233;c&#232;s va &#234;tre attribu&#233; &#224; cette autre cause en priorit&#233;. Le diagnostic de mort subite est en effet un diagnostic par d&#233;faut, parce qu'aucune cause n'a &#233;t&#233; trouv&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette difficult&#233; est rencontr&#233;e dans la plupart des pays occidentaux. La r&#233;cente &#233;tude n&#233;o-z&#233;landaise t&#233;moigne de cette difficult&#233; ( cf &#034;Actualit&#233;s&#034;). Les &#233;tudes en Su&#232;de et dans l'Etat de Toronto ont n&#233;cessit&#233; un grand travail en amont d'identification des cas et de sensibilisation des m&#233;decins l&#233;gistes &#224; la caract&#233;risation des d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, tous les d&#233;c&#232;s des personnes trait&#233;es pour &#233;pilepsie ne sont pas trac&#233;s : quand une personne atteinte d'&#233;pilepsie d&#233;c&#232;de, son m&#233;decin n'en est pas forc&#233;ment inform&#233;, et m&#234;me en cas de d&#233;c&#232;s soudain, son &#233;tat de patient &#233;pileptique ne sera pas forc&#233;ment indiqu&#233; sur le certificat de d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le croisement des fichiers de l'assurance- maladie et de celui des d&#233;c&#232;s de l'INSEE n'&#233;tant pas autoris&#233; aucun recensement exhaustif n'est possible.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; De ce fait, parmi les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me, les estimations de cas de MSIE varient du simple au double puisqu'on estime qu'ils repr&#233;sentent de 40 &#224; 80% des d&#233;c&#232;s selon les &#233;tudes ( ref : E.Donner, Neurology, 2017 qui compile les r&#233;sultats de 4 &#233;tudes : &lt;a href=&#034;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28242084/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28242084/&lt;/a&gt; )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans ces &#233;tudes, les d&#233;c&#232;s par &#233;tat de mal (&#034;status epilepticus&#034; [2] ne repr&#233;sentent que 8 &#224; 28% des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie, ceux par inhalation de 8 &#224; 20% d'entre eux, et la noyade de 0 &#224; 20%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Taux d'incidence de la mort subite en &#233;pilepsie &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Regardons maintenant le taux d'incidence de la mort subite en &#233;pilepsie (et non plus le pourcentage de d&#233;c&#232;s par SUDEP par rapport &#224; l'ensemble des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie) qui donne une id&#233;e pr&#233;cise du nombre de d&#233;c&#232;s par mort subite chez les patients suivis pour &#233;pilepsie, chaque ann&#233;e : il est estim&#233; &#224; 1&#8240; &#224; 1,2 &#8240; patients ann&#233;es&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#224; noter : l'&#233;tude neo-z&#233;alandaise de 2025 qui estime que ce taux est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce taux, publi&#233; en 2019 par l'Acad&#233;mie Am&#233;ricaine de Neurologie, est identique pour les enfants et les adultes.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce taux d'incidence est &#233;galement comparable &#224; celui trouv&#233; par une &#233;tude (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Il est calcul&#233; sur l'ensemble des personnes souffrant d'&#233;pilepsie. Cela veut dire que chaque ann&#233;e sur 1 000 patients suivis pour &#233;pilepsie, 1,2 va d&#233;c&#233;der. Appliqu&#233; &#224; la population fran&#231;aise suivie pour &#233;pilepsie (680 000 personnes), cela donne un total de 816 d&#233;c&#232;s par an, plus de 2 par jour.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Or, en r&#233;alit&#233;, la mort subite et inattendue concerne principalement les personnes sujettes &#224; des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques, c'est &#224; dire une cat&#233;gorie de patients ne repr&#233;sentant qu'une partie ( 20% &#224; un tiers) des personnes souffrant d'&#233;pilepsie. En effet, l'&#233;pilepsie rev&#234;t diverses formes (on parle d'ailleurs &#034;des&#034; &#233;pilepsies) et la majorit&#233; des personnes &#233;pileptiques ne font pas de crises convulsives g&#233;n&#233;ralis&#233;es, mais pr&#233;sentent des crises partielles ou des absences, et ne font pas de crises convulsives. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces 1,2 d&#233;c&#232;s sur 1000 par an sont donc 1,2 d&#233;c&#232;s sur les 200 ou 300 qui font des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques (CGTC) parmi les 1 000 patients, ce qui multiplie par 3 ou 5 le taux d'incidence sur la population r&#233;ellement concern&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autrement dit, les 816 d&#233;c&#232;s annuels en France se concentrent sur les 120 000 &#224; 200 000 personnes faisant des CGTC.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des &#233;tudes ont affin&#233; ce taux d'incidence selon la fr&#233;quence de l'&#233;pilepsie : pour des personnes qui font plus de 3 crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques (CGTC) par an, le taux de d&#233;c&#232;s par mort subite est 15 fois sup&#233;rieur au taux moyen de 1&#8240;, soit un taux de 1,5 % [5].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, bien que les personnes faisant des crises fr&#233;quentes soient plus expos&#233;es, l'Acad&#233;mie Am&#233;ricaine soulignait en 2019 que la MSE concerne tous les types d'&#233;pilepsies, m&#234;me les &#233;pilepsies bien-contr&#244;l&#233;es : des crises conduisant &#224; des d&#233;c&#232;s ont pu se produire en cas d'oubli de m&#233;dicaments, de manque de sommeil et m&#234;me en l'absence de crise depuis un an.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Even people with well-controlled epilepsy may be at risk for sudden death (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour cette raison, cette &#233;tude pr&#233;conisait que l'information sur le risque de SUDEP devait &#234;tre g&#233;n&#233;ralis&#233;e &#224; l'ensemble des personnes sujettes &#224; des CGTC, voire &#224; celles faisant des absences car l'&#233;pilepsie de ces derni&#232;res est susceptible d'&#233;voluer vers des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce point est confirm&#233; par le Dr Donner qui souligne que 33% des SUDEP signal&#233;s dans le registre canadien NASR concernaient des personnes qui avaient eu moins de 10 crises GTC au cours de leur vie (et 4% n'ayant jamais eu de crises signal&#233;es) , et que seulement 11 % des d&#233;c&#232;s concernaient des personnes atteintes d'enc&#233;phalopathies &#233;pileptiques r&#233;fractaires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe d'autres statistiques &#233;tablissant qu'environ 10% des MSIE surviennent avant que le diagnostic d'&#233;pilepsie ne soit pos&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il est capital de souligner que le taux d'incidence est un taux annuel : le risque se cumule au fil du temps : Une &#233;tude de 2010, qui porte sur des patients &#233;pileptiques depuis l'enfance suivis sur une p&#233;riode de 40 ans, donne un pourcentage de 7 &#224; 13% de d&#233;c&#232;s par mort subite avec un &#226;ge m&#233;dian de d&#233;c&#232;s de 26 ans&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; Long-Term Mortality in Childhood-Onset Epilepsy &#187; New England Journal of (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutes ces raisons font qu'il est n&#233;cessaire d'apporter une information appropri&#233;e aux personnes touch&#233;es par l'&#233;pilepsie &#224; partir du moment o&#249; elles font des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques, ou sont suspect&#233;es d'en faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le point sur le taux d'incidence de la mort subite et inattendue chez les enfants &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Il a circul&#233; pendant de nombreuses ann&#233;es des taux d'incidence de la mortalit&#233; par MSIE des enfants et des adultes qui sous-estimaient d'un facteur 5 celui des enfants. Le taux de 1 pour mille &#233;tant d&#232;j&#224; estim&#233; comme correspondant &#224; un risque tr&#232;s faible, un risque cinq fois plus petit &#233;tait consid&#233;r&#233; comme inexistant ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette sous-estimation du risque pour les enfants a pour cons&#233;quence que l'information sur risque n'a pas &#233;t&#233; faite. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or ce taux est encore celui mis en avant par la HAS (m&#234;me si elle cite d'autres &#233;tudes plus r&#233;centes qui le remettent en cause).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut noter que le RSME a bien apport&#233; la correction &#224; ce taux d&#232;s 2019 (&lt;a href=&#034;https://www.edimark.fr/revues/la-lettre-du-neurologue/n-9-novembre-2019/epilepsie-et-mortalite-commentenparler&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.edimark.fr/revues/la-lettre-du-neurologue/n-9-novembre-2019/epilepsie-et-mortalite-commentenparler&lt;/a&gt; ). &lt;br class='autobr' /&gt;
Heureusement, certaines &#233;quipes d'&#233;pileptologues sont bien inform&#233;es des chiffres r&#233;els (cf l'article &#034;Sommet national de l'&#233;pilepsie de novembre 2024&#034; et conf&#233;rence d'Epilepsie France du 12 d&#233;cembre 2025 : &lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=As7IfBHk6sI&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=As7IfBHk6sI&lt;/a&gt; &#224; partir de 13:56) mais ce n'est pas le cas tous les professionnels. Pour ceux d'entre eux pour lesquels les recommandations de la HAS sont une source d'information, il est urgent de faire les corrections n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Elizabeth Donner,-conf&#233;rence du 17 sept 2021 &#171; Sudep : lessons Learned &#187; :&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=eaYQziFWAIQ&amp;ab_channel=CETNCanadianEpilepsyTeachingNetwork&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=eaYQziFWAIQ&amp;ab_channel=CETNCanadianEpilepsyTeachingNetwork&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;chiffres l&#233;g&#232;rement arrondis&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette &#233;tude de Chris Serrand trouve un SMR de 3,3 et souligne qu'il existe une forte h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; en fonction de l'&#226;ge et du sexe. Si les taux de mortalit&#233; augmentent r&#233;guli&#232;rement avec l'&#226;ge, le SMR diminue ( le taux de mortalit&#233; dans la population g&#233;n&#233;rale augmente aussi). N&#233;anmoins, il constate que, entre 20 et 40 ans, les femmes avec &#233;pilepsie ont jusqu'&#224; deux fois plus de risques de mourir que les hommes, par rapport &#224; la population g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sophie Dupont, &#034;Epilepsies de l'enfant, de l'adolescent et de l'adulte, Monographies de neurologie&#034;, Ed Elsevier Masson, avril 2020, p 3&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;L'&#233;tat de mal est une crise d'&#233;pilepsie prolong&#233;e de plus de 10 minutes, ou une succession de crises sans retour &#224; la conscience entre temps. Il ne conduit pas n&#233;cessairement au d&#233;c&#232;s, mais peut laisser des s&#233;quelles neurologiques d&#233;finitives telles que des troubles de l'attention, des troubles cognitifs, une d&#233;t&#233;rioration intellectuelle, ou l'aggravation d'une &#233;pilepsie car il entraine une d&#233;t&#233;rioration du cerveau - ce que ne fait pas une crise d'&#233;pilepsie &#034;normale&#034;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;cette identification tardive refl&#232;te plut&#244;t le manque d'int&#233;r&#234;t pour cette maladie remontant &#224; des temps imm&#233;moriels et apparaissant myst&#233;rieuse et peut-&#234;tre in&#233;vitable, et non pas parce que le nombre de cas aurait explos&#233; au cours du 20&#232; si&#232;cle&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dans de nombreux cas de sudep, la cause port&#233;e sur le certificat de d&#233;c&#232;s va &#234;tre &#034;cause naturelle&#034; ou &#034;&#233;pilepsie&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#224; noter : l'&#233;tude neo-z&#233;alandaise de 2025 qui estime que ce taux est probablement sous-estim&#233; de 80%&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce taux d'incidence est &#233;galement comparable &#224; celui trouv&#233; par une &#233;tude su&#233;doise (1,1 &#224; 1,2 &#8240; ) : A nation wide population-based case-control study, O. Sveinsonn, T. Andersson, etc, in Neurology 2020, Jan 2894 (4) ; l'&#233;tude a port&#233; sur les patients enregistr&#233;s dans la base nationale comme ayant &#233;t&#233; pris en charge pour &#233;pilepsie ( hospitalisation y compris ambulatoire) entre 1998 et 2005 (78424 personnes) et qui vivaient toujours le 30 juin 2009 (60952 personnes).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Even people with well-controlled epilepsy may be at risk for sudden death &#187; , American Academy of Neurology, June 19, 2019 ; &lt;a href=&#034;https://medicalxpress.com/news/2019-06-people-well-controlled-epilepsy-sudden-death.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://medicalxpress.com/news/2019-06-people-well-controlled-epilepsy-sudden-death.htm&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; Long-Term Mortality in Childhood-Onset Epilepsy &#187; New England Journal of Medicine (NEJM), 23 Dec 2010, vol 363, p2522-2529 . Un taux de 12 % sur 40 ans est &#233;voqu&#233; dans une &#233;tude comparable cit&#233; dans &#171; EpM. Sillanp&#228;&#228; and S. Shinnarilepsies de l'enfant, de l'adolescent, de l'adulte &#187; Sophie Dupont, Ed Elsevier Masson, p 3. - Cette &#233;tude est reprise par le Dr Dupont ( [3]) : &#034;les MSI seraient responsables de 5,2% des d&#233;c&#232;s de patients &#233;pileptiques et de 36% de ces d&#233;c&#232;s dans la tranche 0-15 ans avec un risque cumulatif de d&#233;c&#232;s par sudep allant jusqu'&#224; 12% sur 40 ans en cas de facteur de risque av&#233;r&#233;. Elle rel&#232;ve aussi que les d&#233;c&#232;s par MSIE sont &#171; tr&#232;s certainement sous-estim&#233;s &#187;, ce qui est &#233;galement la conclusion d'une &#233;tude n&#233;o-z&#233;landaise de 2025 :&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Etude-Neo-Zelandaise-sur-l-incidence-de-la-mort-subite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Etude-Neo-Zelandaise-sur-l-incidence-de-la-mort-subite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les recommandations de la HAS </title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Les-recommandations-de-la-HAS</link>
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		<dc:date>2025-12-27T20:56:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>


		<dc:subject>HAS</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'&#233;vocation de la mort subite en &#233;pilepsie dans les recommandations de la HAS ( argumentaire scientifique de 2020 )&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/En-France" rel="directory"&gt;L'information en France&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/HAS" rel="tag"&gt;HAS&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH150/publications_de_sante_publique-c1f5d.png?1770815957' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La Haute Autorit&#233; de Sant&#233; (HAS) a produit plusieurs recommandations, guides et fiches de synth&#232;ses concernant la prise en charge de l'&#233;pilepsie. Il s'agit principalement de :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Recommandation de bonne pratique : - &#201;pilepsies : Prise en charge des enfants et des adultes M&#233;thode Recommandations pour la pratique clinique ARGUMENTAIRE SCIENTIFIQUE* Octobre 2020, 168 pages &lt;br class='autobr' /&gt; (* il y est pr&#233;cis&#233; que le document n'est pas le texte des recommandations).&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Recommandation : Epilepsie, Prise en charge des enfants et des adultes, 44 pages, 8/10/2022&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Recommander : Guide Parcours de sant&#233; Adulte, 77 pages, mars 2023&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Recommander : Guide Parcours de sant&#233; Enfants, 87 pages, mars 2023&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la Synth&#232;se points parcours enfant de 2023, 23 mars 2023&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; la Synth&#232;se parcours adulte 2023 , 23 mars 2023,&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#201;pilepsie de l'adulte : les points critiques du parcours, mars 2023, 4 pages : Diagnostic chez un adulte pr&#233;sentant un malaise suspect de crise en l'absence d'&#233;pilepsie connue&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#201;pilepsie de l'enfant : les points critiques du parcours, mars 2023, 4 pages : Diagnostic chez un enfant pr&#233;sentant un &#233;v&#232;nement paroxystique suspect de crise en l'absence d'&#233;pilepsie connue&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#201;pilepsie de l'adulte : 15 messages cl&#233;s pour am&#233;liorer votre pratique, le 23 mars 2023&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &#201;pilepsie de l'enfant : 19 messages cl&#233;s pour am&#233;liorer votre pratique Valid&#233;e par le Coll&#232;ge le 23 mars 2023&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Seuls abordent l'information au patient sur le risque de la mort subite les recommandations et l'argumentaire scientifique de 2020 ainsi que les fiches de synth&#232;ses de 2023. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les messages cl&#233;s ne comportent aucune mention du sudep.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans les recommandations de 2020, il est simplement dit qu'il est pr&#233;f&#233;rable que l'information sur les SUDEP (Sudden Unexpected Death in Epilepsy, mort subite chez un patient avec &#233;pilepsie) soit apport&#233;e aux patients ayant un facteur de risque .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par contre en 2023 la HAS a publi&#233; des fiches Epilepsie, en accompagnement des Guides &#034;parcours&#034; de 2023. Ces fiches pr&#233;conisent d' &#171; &#233;voquer, en particulier dans les &#233;pilepsies actives, le risque de mort subite et inexpliqu&#233;e en &#233;pilepsie (SUDEP Sudden Unexpected Death in Epilepsy), de la mani&#232;re la plus compl&#232;te possible et adapt&#233;e aux capacit&#233;s de compr&#233;hension de la personne &#187; pour les adultes, et d' &#034; informer l'enfant, s'il est en &#226;ge et/ou en capacit&#233; de comprendre, et sa famille ou son(ses) aidant(s) sur la maladie et ses cons&#233;quences (dont le risque de mort subite et inexpliqu&#233;e en &#233;pilepsie (SUDEP Sudden Unexpected Death in Epilepsy), de la mani&#232;re la plus compl&#232;te possible et adapt&#233;e &#224; leurs capacit&#233;s de compr&#233;hension&#034;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela peut sembler une &#233;volution notable mais ces quelques lignes publi&#233;es dans une fiche de 4 pages, noy&#233;es dans la masse, ne font pas le poids au regard des recommandations de 2020.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et ceci d'autant plus que l'argumentaire scientifique de 2020 de 168 pages apportent des &#233;l&#233;ments importants qui tendent &#224; minimiser les risques encourus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des insuffisances&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
La HAS &#233;voque de mani&#232;re tr&#232;s incompl&#232;te le contenu de l'information sur la mort subite &#224; donner aux patients, diss&#233;min&#233;e de ci de l&#224; dans les 168 pages de son argumentaire ( relatif &#224; l'ensemble des recommandations en mati&#232;re de prise en charge des patients &#233;pileptiques). Certaines informations sont au mieux ambig&#252;es pour ne pas dire contradictoires. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, de longues pages sont consacr&#233;es &#224; la pratique des m&#233;decins et aux &#233;tudes internationales qui montrent le faible nombre de m&#233;decins informant leurs patients du risque, sans que de conclusions n'en soient tir&#233;es, et alors qu'aucun argument n'en ressort. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle n'aborde pas la question de la formation des m&#233;decins, urgentistes comme g&#233;n&#233;ralistes, ou au moins de leur information &#224; propos de la MSIE, alors que les parents endeuill&#233;s ont majoritairement constat&#233; que les m&#233;decins ne connaissaient pas le risque de mort subite en &#233;pilepsie. Etonnamment, elle se penche abondamment sur les attentes des patients en mati&#232;re d'information...&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, l'argumentaire &#233;voque l'&#233;tude Mortemus qui a mis en lumi&#232;re l'importance de la stimulation, mais ces r&#233;sultats sont pr&#233;sent&#233;s comme insuffisamment certains. L'appel &#224; des &#233;tudes compl&#233;mentaires n'a pas eu de suite (sans doute en raison de la complexit&#233; de leur mise en oeuvre). Il faut noter que d&#232;s les premiers r&#233;sultats de cette &#233;tude (en 2009), il &#233;tait soulign&#233; qu'il fallait des &#233;tudes compl&#233;mentaires pour confirmer ces r&#233;sultats. Il y a 17 ans .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Concernant la mort subite&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cet article : les extraits concernant la mort subite dans l'argumentaire scientifique de la HAS de 2017, avec leurs notes puis les quelques lignes de recommandations de 2020, et des synth&#232;ses des parcours enfant/adultes et de leurs points cl&#233;s ( synth&#232;ses des synth&#232;ses)&lt;br class='autobr' /&gt;
On remarquera que le risque de SUDEP n'est pas int&#233;gr&#233; aux risques li&#233;s &#224; la survenue d'une crise alors qu'il devrait l'&#234;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
On notera aussi la place d&#233;mesur&#233;e prise par l'&#233;tat des lieux de la pratique des m&#233;decins concernant l'information sur la MSIE donn&#233;e aux patients, et par les attentes des patients. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a aussi confusion entre le taux d'incidence par mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale, et celui de la MSIE&lt;br class='autobr' /&gt;
La synth&#232;se du parcours adulte demande d'&#233;voquer la MSIE &#034;de la mani&#232;re la plus compl&#232;te possible&#034;, or le document de la HAS est loin de remplir cet objectif. Il s'agit plut&#244;t &#224; un patchwork d'&#233;l&#233;ments disparates agglutin&#233;s ensemble sans fil logique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'Argumentaire &#187; scientifique de la HAS de 2020&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#201;pilepsies : prise en charge des enfants et des adultes&lt;br class='autobr' /&gt;
HAS / Service des bonnes pratiques professionnelles / Conseil national professionnel de neurologie / FFN /&lt;br class='autobr' /&gt;
Soci&#233;t&#233; fran&#231;aise de neurologie p&#233;diatrique - octobre 2020&lt;br class='autobr' /&gt;
Recommandations&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;page 26 Annonce du diagnostic&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Diff&#233;rents points peuvent &#234;tre abord&#233;s, de mani&#232;re personnalis&#233;e, en fonction du patient et de sa pathologie, lors de la consultation d'annonce : &lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; &#8226; rappeler les informations d&#233;j&#224; connues par le patient et proposer d'autres sources d'information : &lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; la d&#233;finition de l'&#233;pilepsie, &lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; le risque de r&#233;currence de crise d'&#233;pilepsie et &lt;strong&gt;les risques associ&#233;s &#224; la survenue d'une crise, les pr&#233;cautions &#224; prendre et la conduite &#224; tenir en cas de crise&lt;/strong&gt;, &lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; l&lt;strong&gt;e risque de SUDEP&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; les comorbidit&#233;s, &lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; la discussion de mise en place d'un traitement, des b&#233;n&#233;fices attendus et des risques potentiels, et sa surveillance. Cette discussion peut d&#233;boucher sur une d&#233;cision m&#233;dicale partag&#233;e, favorisant ainsi la participation active du patient aux d&#233;cisions le concernant, &lt;br class='autobr' /&gt; &#8226; les situations particuli&#232;res : grossesse, allaitement, sport, scolarisation, adolescence, vieillissement ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;page 31&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
2.2.3 Morts soudaines inexpliqu&#233;es (SUDEP)&lt;br class='autobr' /&gt;
Un domaine important de l'information &#224; donner aux patients, justifiant d'un paragraphe sp&#233;cifique dans le NICE, en 2012, concerne celui des &#171; morts soudaines inexpliqu&#233;es &#187;, plus commun&#233;ment d&#233;nomm&#233;es SUDEP d'apr&#232;s leur appellation en langue anglaise (Sudden Unexpected Death in Epilepsy). Ce risque de mort subite, qui existe en population g&#233;n&#233;rale, s'est r&#233;v&#233;l&#233; gr&#226;ce aux &#233;tudes effectu&#233;es au cours des derni&#232;res ann&#233;es. Le risque de mort subite est nettement plus fr&#233;quent chez les patients &#233;pileptiques. Il toucherait un patient sur 200 en cas d'&#233;pilepsie s&#233;v&#232;re, moins d'1/1 000 en cas d'&#233;pilepsie idiopathique non s&#233;v&#232;re, quand l'incidence annuelle en population g&#233;n&#233;rale serait autour de 1/500 &#224; 1/1 000 (44) (niveau de preuve 3).&lt;br class='autobr' /&gt;
Actuellement, la SUDEP se d&#233;finit comme un &#171; d&#233;c&#232;s inattendu survenant chez un patient ayant une &#233;pilepsie, qu'il y ait ou non un t&#233;moin ou des preuves de la survenue d'une crise pr&#233;c&#233;dant le d&#233;c&#232;s, et dont la cause n'est ni traumatique, ni en rapport avec une noyade ou un &#233;tat de mal &#233;pileptique, avec un examen post-mortem n'ayant r&#233;v&#233;l&#233; aucune autre cause potentielle de d&#233;c&#232;s &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les m&#233;canismes de la SUDEP ne sont pas encore clairement &#233;tablis, mais il existe d'importants arguments pour penser qu'elle serait due &#224; la survenue d'une crise de d&#233;veloppement inhabituel du fait de l'association &#224; des troubles respiratoires et/ou cardiaques conduisant &#224; l'issue fatale (127). Des facteurs de risque de SUDEP ont pu &#234;tre identifi&#233;s : ce risque devient plus &#233;lev&#233; en cas d'&#233;pilepsie mal contr&#244;l&#233;e, et surtout s'il persiste des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es, et il augmente rapidement avec la fr&#233;quence de ces derni&#232;res. Ainsi, l'odds ratio passe de 5,7 chez un sujet faisant une &#224; deux crises par an &#224; 15,4 si la fr&#233;quence des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es d&#233;passe trois crises par an. &lt;strong&gt;Le caract&#232;re nocturne pourrait &#233;galement &#234;tre un facteur de risque, mais le niveau de preuve est jug&#233; faible (10).&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Devant l'impr&#233;visibilit&#233;, la probabilit&#233; malgr&#233; tout faible de SUDEP &#224; l'&#233;chelon individuel, et l'absence de ressources th&#233;rapeutiques pr&#233;ventives, les m&#233;decins ont longtemps consid&#233;r&#233; qu'il n'y avait pas lieu de d&#233;livrer une information sp&#233;cifique &#224; ce sujet. Cette attitude perdure encore aujourd'hui, car le sujet reste mati&#232;re &#224; d'&#233;normes controverses, au vu du risque de provoquer, chez certains patients et/ou l'entourage, une anxi&#233;t&#233; majeure risquant de d&#233;stabiliser encore plus la cellule familiale et la vie du patient que l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me. L'&#233;tude r&#233;cente de Galli et al. met bien en lumi&#232;re ce probl&#232;me : dans un sondage effectu&#233; en 2015 aupr&#232;s de 114 m&#233;decins prenant en charge des enfants &#233;pileptiques, 16 % d&#233;claraient que tous les patients devraient &#234;tre inform&#233;s et conseill&#233;s &#224; propos des SUDEP, 20 % proposaient d'en parler &#224; une majorit&#233;, 52 % &#224; une minorit&#233; seulement et enfin, 12 % consid&#233;raient qu'aucun patient ne devait &#234;tre inform&#233;. Malgr&#233; ces opinions, seulement 1,8 % admettait que dans leur pratique personnelle, ils conseillaient tous leurs patients &#224; ce sujet (128). N&#233;anmoins, certains &#233;l&#233;ments plaident pour informer les patients et leur famille :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; la connaissance du risque pourrait en effet inciter &#224; une meilleure adh&#233;rence au traitement, ce qui devrait s'accompagner d'un meilleur contr&#244;le de la maladie ou tout au moins, des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es. &#192; l'appui de cet argument, une m&#233;ta-analyse regroupant tous les essais therapeutiques d'une mol&#233;cule anti-&#233;pileptique active contre un placebo a mis en evidence que le nombre de SUDEP &#233;tait significativement moins &#233;lev&#233; dans le groupe sous traitement &#224; dose efficace par rapport au groupe de patients qui &#233;tait sous placebo (129). Ce r&#233;sultat pr&#244;ne &#233;galement la poursuite d'une attitude th&#233;rapeutique active en cas d'&#233;pilepsie pharmaco-r&#233;sistante ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8226; le caract&#232;re semble-t-il pr&#233;f&#233;rentiellement nocturne des SUDEP a conduit au d&#233;veloppement, au cours de ces derni&#232;res ann&#233;es, de nombreux syst&#232;mes de supervision nocturne. En effet, le d&#233;c&#232;s pourrait &#234;tre &#233;vit&#233; en cas d'intervention rapide d'un proche, car les stimulations externes emp&#234;cheraient l'aggravation fatale des troubles respiratoires. &lt;strong&gt;De fait, une &#233;tude cas-contr&#244;le aurait mis en &#233;vidence qu'une telle supervision permettait de diminuer le risque de d&#233;c&#232;s (130). N&#233;anmoins, il s'agit d'une &#233;tude &#224; fort risque de biais (131), qui demande &#224; &#234;tre confirm&#233;e&lt;/strong&gt; ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; globalement, les patients souhaitent &#234;tre inform&#233;s du risque de SUDEP, et estiment que le moment le plus appropri&#233; est lors du diagnostic, dans un entretien face &#224; face (132, 133), accompagn&#233; d'un document &#233;crit &#224; emporter &#224; la maison (133). Il est pr&#233;f&#233;rable que l'information soit d&#233;livr&#233;e au sein des informations plus g&#233;n&#233;rales concernant la maladie plut&#244;t que dans un entretien s&#233;par&#233; (133).&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;cemment, l'American Academy of Neurology et l'American Epilepsy Society ont publi&#233; des recommandations communes vis-&#224;-vis du risque de SUDEP et des informations &#224; d&#233;livrer aux patients et leur famille (10) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; en se basant sur 12 &#233;tudes de classe I, et malgr&#233; une importante h&#233;t&#233;rog&#233;n&#233;it&#233; entre les &#233;tudes, l'incidence annuelle des SUDEP est estim&#233;e &#224; 1,2/1 000 chez l'adulte, et 0,22/1 000, soit 1 cas sur 4 500, chez l'enfant. Il convient donc de signaler au patient qu'il existe un &#171; petit &#187; risque, en insistant sur le fait que 999 personnes sur 1 000 ne sont pas touch&#233;es. Chez l'enfant, le risque doit &#234;tre d&#233;clar&#233; comme exceptionnel, 4 499 personnnes sur 4 500 n'&#233;tant pas affect&#233;es (recommandations de grade B) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; du fait des facteurs de risque identifi&#233;s, une supervision nocturne et la poursuite d'une prise en charge th&#233;rapeutique active (essai de nouvelle mol&#233;cule) pourraient &#234;tre propos&#233;es, mais doivent tenir compte du ressenti psychologique du patient vis-&#224;-vis d'attitudes qui peuvent &#234;tre jug&#233;es lourdes et intrusives (recommandations de grade C) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; il parait important d'informer le patient que le contr&#244;le des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es s'accompagne d'une nette diminution du risque de SUDEP. En effet, &#171; cette information pourrait amener le patient &#224; mieux prendre son traitement, augmenter son sentiment de contr&#244;le de la maladie et diminuer son angoisse &#187; (recommandations de grade B).&lt;br class='autobr' /&gt;
N&#233;anmoins, dans deux &#233;tudes, les patients inform&#233;s du risque de SUDEP, et interrog&#233;s respectivement 2 semaines et 6 mois apr&#232;s avoir eu l'information, n'ont pas modifi&#233; significativement leur adh&#233;sion au traitement, bien qu'il existe une tendance vers une meilleure observance dans l'&#233;tude cas-contr&#244;le de Radhakrishnan et al. (116 patients inform&#233;s versus 106 patients contr&#244;les) (132, 134). Ces r&#233;v&#233;lations sur le risque de d&#233;c&#232;s n'entrainaient aucune modification des niveaux d'anxi&#233;t&#233;, de d&#233;pression ou de qualit&#233; de vie des patients, mesur&#233;s &#224; l'aide de diverses &#233;chelles valid&#233;es (134). L'&#233;tude de Tonberg et al., ayant inclus 27 patients &#226;g&#233;s de 16 &#224; 30 ans, &#233;tait plus qualitative et apportait des informations compl&#233;mentaires sur le ressenti des patients (132) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; concernant la conception du ph&#233;nom&#232;ne de SUDEP et de l'appr&#233;ciation du risque au niveau individuel, les auteurs signalent que &#171; la plupart des participants semblent ne pas avoir une compr&#233;hension claire des SUDEP &#187; et qu'&#171; ils semblaient avoir du mal &#224; r&#233;pondre &#224; la question&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; qu'entendez-vous par le terme de SUDEP ? &#187;. Au total, 49 % avaient du mal &#224; &#233;valuer leur risque individuel ou &#233;vitaient d'y r&#233;fl&#233;chir, les autres patients jugeant le risque faible ; 41 % avaient des crises nocturnes, mais ne semblaient pas conscients que cela les pla&#231;ait dans une cat&#233;gorie &#224; risque ou s'identifiaient comme &#233;tant &#224; faible risque ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; concernant la d&#233;livrance de l'information, 81 % des patients r&#233;pondaient que tous les patients devraient &#234;tre inform&#233;s, mais deux patients d&#233;claraient qu'ils auraient pr&#233;f&#233;rer ne pas &#234;tre avertis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; La plupart consid&#233;raient que l'information devait &#234;tre donn&#233;e au d&#233;but de la maladie, soit au moment du diagnostic (36 %), soit un peu plus tard (64 %). Cependant, 77 % jugeaient que le m&#233;decin et la famille &#233;taient les plus &#224; m&#234;me de d&#233;cider du moment opportun, et qu'il fallait prendre en compte l'existence d'un retard des acquisitions, une anxi&#233;t&#233; ou une d&#233;pression. Quatre patients pr&#233;cisaient qu'il devrait y avoir un &#226;ge limite &#224; partir duquel l'information peut &#234;tre d&#233;livr&#233;e, mais sans pr&#233;ciser l'&#226;ge. Enfin, il existait un large consensus pour dire que le patient devait &#234;tre inform&#233; au cours d'un entretien en face &#224; face, les documents &#233;crits pouvant &#234;tre d&#233;livr&#233;s ensuite, comme une source d'information suppl&#233;mentaire ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; concernant l'impact psychologique de cette information, 48 % signalaient ne pas avoir &#233;t&#233; affect&#233;s, et 44 % qu'ils ont ressenti une angoisse initiale, mais de courte dur&#233;e. Sur le plan des cons&#233;quences pratiques, 37 % avaient modifi&#233; leur comportement (observance th&#233;rapeutique, consommation d'alcool, r&#233;gime alimentaire), mais 59 % disaient au contraire n'avoir rien chang&#233;. Une grande partie d'entre eux exprimaient une vision fataliste de la SUDEP, consid&#233;rant &#224; 56 % qu'il n'y avait pas de mesures de pr&#233;vention efficaces.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;page 36&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans certaines syndromes &#233;pileptiques de l'enfant (&#233;pilepsie &#224; pointes centro-temporales, de Panayiotopoulos, &#233;pilepsie occipitale de Gastaut) (144), les diff&#233;rentes recommandations internationales s'accordent pour dire que la mise en place d'un traitement AE n'est pas obligatoire, &lt;br class='autobr' /&gt;
(&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Cet argument doit &#234;tre mis en balance avec le risque effectif de chaque crise, notamment de SUDEP. Une &#233;tude nord-am&#233;ricaine portant sur 189 cas de SUDEP retrouvait parmi l'ensemble des SUDEP trois patients avec le diagnostic d'&#233;pilepsie &#224; pointes centro-temporales (145).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;page 63 &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#9658; P&#233;riode de transition&lt;br class='autobr' /&gt;
La p&#233;riode de transition de la m&#233;decine p&#233;diatrique &#224; la m&#233;decine adulte est une p&#233;riode &#224; haut risque de rupture de parcours de soins pour les adolescents suivis pour maladie chronique (227). De m&#234;me, en &#233;pileptologie, le passage de la m&#233;decine p&#233;diatrique &#224; la m&#233;decine adulte est souvent associ&#233; &#224; un moins bon contr&#244;le des crises, &#224; une perte de qualit&#233; de vie de l'adolescent &lt;strong&gt;et &#224; un risque accru de SUDEP&lt;/strong&gt; (228). Bien qu'il n'y ait aucune preuve de l'am&#233;lioration de l'&#233;quilibre de la maladie &#233;pileptique par un programme de transition, plusieurs experts internationaux ont &#233;tabli un programme de transition permettant de limiter les difficult&#233;s rencontr&#233;es par les patients lors de cette p&#233;riode (229). Les experts recommandent de d&#233;buter le programme de transition t&#244;t, d&#232;s l'&#226;ge de 12 ans, ou au moins 2 ans avant le passage vers la m&#233;decine adulte. Ils divisent le programme de transition en sept &#233;tapes (...)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;page 83&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Concernant le risque de mortalit&#233; ou d'&#233;tat de mal &#233;pileptique durant la grossesse ou le post-partum, il y a peu de donn&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La fr&#233;quence des &#233;tats de mal est estim&#233;e entre 0,55 % et 1,8 % selon les &#233;tudes, mais il n'est pas possible de savoir si ce chiffre diff&#232;re de celui observ&#233; chez la femme &#233;pileptique non enceinte (53).&lt;br class='autobr' /&gt;
Une revue r&#233;trospective de rapports nationaux sur les causes de d&#233;c&#232;s maternels au Royaume-Uni, portant sur les 30 derni&#232;res ann&#233;es, retrouve un taux de d&#233;c&#232;s en rapport avec une &#233;pilepsie de 0,43 pour 100 000 patientes enceintes (311). En estimant que 0,6 % des patientes enceintes sont &#233;pileptiques (pr&#233;valence bas&#233;e sur des &#233;tudes ant&#233;rieures), les auteurs concluent que le taux de d&#233;c&#232;s chez les femmes enceintes &#233;pileptiques est de 1/1 000, soit dix fois plus que la population g&#233;n&#233;rale. La premi&#232;re cause de d&#233;c&#232;s &#233;tait la mort soudaine inexpliqu&#233;e ou SUDEP (Sudden Unexpected Death in Epilepsy), loin devant l'inhalation gastrique et la noyade (311). La majorit&#233; des d&#233;c&#232;s survenait au cours du 3e trimestre. Sur les 10 derni&#232;res ann&#233;es, neuf des 14 patientes d&#233;c&#233;d&#233;es &#233;taient sous lamotrigine, et six patientes sur 14 avaient b&#233;n&#233;fici&#233; de conseils sp&#233;cifiquement d&#233;di&#233;s &#224; la probl&#233;matique &#233;pilepsie et grossesse. Cela laisse la place &#224; l'hypoth&#232;se que certaines patientes aient pu d'elles-m&#234;mes arr&#234;ter leur traitement par peur des risques de malformations cong&#233;nitales li&#233;s aux m&#233;dicaments (312). De ce fait, le NICE, en 2012, inclut dans ces recommandations la n&#233;cessit&#233; &#171; d'informer les patientes pr&#233;voyant d'arr&#234;ter leur traitement durant la grossesse des risques d'&#233;tat de mal et de SUDEP &#187; (44).&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2015, une &#233;tude de cohorte r&#233;trospective men&#233;e aux &#201;tats-Unis sur une tr&#232;s large population a retrouv&#233; de fa&#231;on surprenante et alarmante un taux de mortalit&#233; pr&#232;s de dix fois plus &#233;lev&#233; chez les patientes &#233;pileptiques par rapport &#224; une population non-&#233;pileptique (313). Ces r&#233;sultats inattendus et discordants par rapport aux &#233;tudes ant&#233;rieures, m&#234;me si les comparaisons sont difficiles (p&#233;riode d'analyse sur toute la grossesse d'une part, et sur la seule p&#233;riode de l'accouchement d'autre part) ont g&#233;n&#233;r&#233; de nombreux commentaires et critiques sur la qualit&#233; de l'&#233;tude (314, 315).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notes&lt;br class='autobr' /&gt;
10. American Academy of Neurology, American Epilepsy Society, Harden C, Tomson T, Gloss D, Buchhalter J, et al. Practice guideline summary : sudden unexpected death in epilepsy incidence rates and risk factors. Report of the Guideline Development, Dissemination, and Implementation Subcommittee of the American Academy of Neurology and the American Epilepsy Society. Neurology 2017 ;88(17):1674-80.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://dx.doi.org/10.1212/wnl.0000000000003685&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://dx.doi.org/10.1212/wnl.0000000000003685&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;44. National Clinical Guideline Centre, National Institute for Health and Clinical Excellence. The epilepsies. The diagnosis and management of the epilepsies in adults and children in primary and secondary care. Pharmacological update of clinical guideline 20. Final. Methods, evidence and recommendations. London : Royal College of Physicians ; 2012.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.nice.org.uk/guidance/cg137/evidence/full-guideline-pdf-4840753069&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.nice.org.uk/guidance/cg137/evidence/full-guideline-pdf-4840753069&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;130. Langan Y, Nashef L, Sander JW. Case-control study of SUDEP. Neurology 2005 ;64(7):1131-3.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://dx.doi.org/10.1212/01.Wnl.0000156352.61328.Cb&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://dx.doi.org/10.1212/01.Wnl.0000156352.61328.Cb&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;131. Maguire MJ, Jackson CF, Marson AG, Nolan SJ. Treatments for the prevention of Sudden Unexpected Death in Epilepsy (SUDEP). Cochrane Database of Systematic Reviews 2016 ;Issue 7:CD011792.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://dx.doi.org/10.1002/14651858.CD011792.pub2&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://dx.doi.org/10.1002/14651858.CD011792.pub2&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; 228. Camfield PR, Andrade D, Camfield CS, Carrizosa-Moog J, Appleton R, Baulac M, et al. How can transition to adult care be best orchestrated for adolescents with epilepsy ? Epilepsy Behav 2019 ;93:138-47. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://dx.doi.org/10.1016/j.yebeh.2018.12.015&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://dx.doi.org/10.1016/j.yebeh.2018.12.015&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;229. Andrade DM, Bassett AS, Bercovici E, Borlot F, Bui E, Camfield P, et al. Epilepsy : transition from pediatric to adult care. Recommendations of the Ontario epilepsy implementation task force. Epilepsia 2017 ;58(9):1502-17. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://dx.doi.org/10.1111/epi.13832&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://dx.doi.org/10.1111/epi.13832&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;311. Kapoor D, Wallace S. Trends in maternal deaths from epilepsy in the United Kingdom : a 30-year retrospective review. Obstet Med 2014 ;7(4):160-4.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;http://dx.doi.org/10.1177/1753495x14553257&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://dx.doi.org/10.1177/1753495x14553257&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Recommandations de 2020&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;p12 &lt;br class='autobr' /&gt;
R31 Il est pr&#233;f&#233;rable que l'information sur les SUDEP (Sudden Unexpected Death in EPilepsy), mort subite chez un patient avec &#233;pilepsie) soit apport&#233;e aux patients ayant un facteur de risque dans un entretien en face &#224; face, parmi d'autres informations sur la maladie, sans souligner de mani&#232;re excessive et angoissante le risque que cela repr&#233;sente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Annexe 3. Sujets &#224; aborder lors de l'information du patient &lt;br class='autobr' /&gt;
D'apr&#232;s les recommandations du Scottish Intercollegiate Guidelines Network, 2015 (mise &#224; jour 2018) :&lt;br class='autobr' /&gt;
La mort subite inexpliqu&#233;e*&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* Ces &#233;l&#233;ments sont consid&#233;r&#233;s comme les plus importants et doivent &#234;tre donn&#233;s &#224; un moment adapt&#233; pour le patient.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Synthese points parcours enfant 2023&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Informer l'enfant, s'il est en &#226;ge et/ou en capacit&#233; de comprendre, et sa famille ou son(ses) aidant(s) sur la maladie et ses cons&#233;quences (dont le risque de mort subite et inexpliqu&#233;e en &#233;pilepsie (SUDEP Sudden Unexpected Death in Epilepsy), de la mani&#232;re la plus compl&#232;te possible et adapt&#233;e &#224; leurs capacit&#233;s de compr&#233;hension p2&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Synthese parcours Adulte 2023&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8210; &#201;voquer, en particulier dans les &#233;pilepsies actives, le risque de mort subite et inexpliqu&#233;e en &#233;pilepsie (SUDEP Sudden Unexpected Death in Epilepsy), de la mani&#232;re la plus compl&#232;te possible et adapt&#233;e aux capacit&#233;s de compr&#233;hension de la personne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Facteurs de risque - Comparaison avec la population g&#233;n&#233;rale</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Facteurs-de-risque-Comparaison-avec-la-population-generale</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Plusieurs facteurs de risque, comparables &#224; ceux en population g&#233;n&#233;rale, ont &#233;t&#233; identifi&#233;s. Il existe &#233;galement des analogies avec certains cas de mort subite des nourrissons (MSN). &lt;br class='autobr' /&gt;
Facteurs de risque : faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque et syndrome du QT long Le syndrome du QT long, d'origine g&#233;n&#233;tique, &#233;t&#233; identifi&#233; comme pouvant conduire &#224; la mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale et pourrait aussi &#234;tre &#224; l'origine de certaines MSIE. Cette cause a fait l'objet d'une &#233;tude (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L142xH150/facteurs-de-risque-pour-l-illustration-abstraite-vecteur-concept-hpv-diagnostics-humains-prevention-des-infections-dues-aux-196910628-7c477.jpg?1771066841' class='spip_logo spip_logo_right' width='142' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs facteurs de risque, comparables &#224; ceux en population g&#233;n&#233;rale, ont &#233;t&#233; identifi&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe &#233;galement des analogies avec certains cas de mort subite des nourrissons (MSN).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Facteurs de risque : faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque et syndrome du QT long&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le syndrome du QT long, d'origine g&#233;n&#233;tique, &#233;t&#233; identifi&#233; comme pouvant conduire &#224; la mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale et pourrait aussi &#234;tre &#224; l'origine de certaines MSIE. Cette cause a fait l'objet d'une &#233;tude aux &#201;tats-Unis, suite &#224; laquelle le d&#233;pistage syst&#233;matique via un &#233;lectrocardiogramme (ECG) est maintenant pr&#233;conis&#233; (cf &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Le-syndrome-du-QT-Long&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Le-syndrome-du-QT-Long&lt;/a&gt;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre cause suspect&#233;e, mais avec un moindre indice de preuve (on ignore si c'est parce que des &#233;tudes n'en ont pas apport&#233; la preuve certaine, ou si c'est parce qu'aucune &#233;tude n'a &#233;t&#233; men&#233;e) : La faible variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque &#224; l'effort a &#233;t&#233; identifi&#233; comme un facteur de risque de mort subite en &#233;pilepsie. (cf : Alexandre Leclancher . &#171; Fonction autonomique cardiaque chez les patients &#233;pileptiques d&#233;c&#233;d&#233;s de SUDEP : une &#233;tude cas-t&#233;moin &#187;. M&#233;decine humaine et pathologie. 2019. ffdumas-02304461f)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Analogie avec la mort subite du nourrisson (MSN)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syndrome du QT long d'origine g&#233;n&#233;tique a &#233;t&#233; mis en cause dans un certain nombre de d&#233;c&#232;s de nourrissons par mort subite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ind&#233;pendamment de ce syndrome, une &#233;tude am&#233;ricaine r&#233;cente a montr&#233; qu'un nombre significatif de d&#233;c&#232;s par mort subite de nourrissons avaient &#233;t&#233; pr&#233;c&#233;d&#233;s de crises convulsives.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Patients &#233;pileptiques : N&#233;cessit&#233; d'une d&#233;tection des probl&#232;mes cardiaques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec le d&#233;veloppement de la cardiog&#233;n&#233;tique, la prise en charge des maladies cardiaques g&#233;n&#233;tiques s'est am&#233;lior&#233;e. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.inserm.fr/actualite/maladies-du-coeur-une-simple-prise-de-sang-pour-prevenir-la-mort-subite&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.inserm.fr/actualite/maladies-du-coeur-une-simple-prise-de-sang-pour-prevenir-la-mort-subite&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, il est probable que, parmi les MSIE, un petit nombre rel&#232;vent des m&#234;mes causes que les d&#233;c&#232;s par mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale (origine cardiaque et g&#233;n&#233;tique - les personnes souffrant d'&#233;pilepsie &#233;tant aussi concern&#233;es par ce risque - cf ci-dessous).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il arrive que des patients sont faussement diagnostiqu&#233;s &#233;pileptiques et trait&#233;s en cons&#233;quence alors qu'ils souffrent d'une pathologie cardiaque entrainant des spasmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;a href=&#034;https://www.rtl.fr/actu/sante/epilepsie-quand-un-etrange-arret-cardiaque-remet-en-cause-le-diagnostic-7900222015&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.rtl.fr/actu/sante/epilepsie-quand-un-etrange-arret-cardiaque-remet-en-cause-le-diagnostic-7900222015&lt;/a&gt; (syndrome de Brugada).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le syndrome du QT long&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-10/synthese_mg_syndrome_du_qt_long.pdf&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2021-10/synthese_mg_syndrome_du_qt_long.pdf&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la mort subite des nourrissons (MSN) pr&#233;c&#233;d&#233;e de convulsion : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://lesprosdelapetiteenfance.fr/etude-les-convulsions-pourraient-etre-lorigine-de-morts-subites-inexpliquees-du-nourrisson#:~:text=Des%20convulsions%2030%20mn%20avant%20la%20mort%20subite%20des%20nourrissons&amp;text=Ces%20d%C3%A9c%C3%A8s%2C%20apparemment%20inexpliqu%C3%A9s%2C%20ont,le%20d%C3%A9c%C3%A8s%20de%20chaque%20enfant&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://lesprosdelapetiteenfance.fr/etude-les-convulsions-pourraient-etre-lorigine-de-morts-subites-inexpliquees-du-nourrisson#:~:text=Des%20convulsions%2030%20mn%20avant%20la%20mort%20subite%20des%20nourrissons&amp;text=Ces%20d%C3%A9c%C3%A8s%2C%20apparemment%20inexpliqu%C3%A9s%2C%20ont,le%20d%C3%A9c%C3%A8s%20de%20chaque%20enfant&lt;/a&gt;. (en fran&#231;ais) et&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://www.neurology.org/doi/10.1212/WNL.0000000000208038&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.neurology.org/doi/10.1212/WNL.0000000000208038&lt;/a&gt; (source, en anglais)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Quelques &#233;l&#233;ments sur la mort subite cardiaque en population g&#233;n&#233;rale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La mort subite cardiaque se d&#233;finit comme une mort naturelle avec perte brutale de conscience dans l'heure qui suit le d&#233;but des sympt&#244;mes, chez un sujet ayant ou non une maladie cardiaque connue. Le moment et le mode de survenue sont inattendus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Son incidence est estim&#233;e &#224; 1/1000 habitants par an ce qui repr&#233;sente environ 60 000 d&#233;c&#232;s chaque ann&#233;e en France.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe un pic de fr&#233;quence entre 45 et 75 ans. Elle survient 3 &#224; 4 fois plus souvent chez l'homme que chez la femme.&lt;br class='autobr' /&gt;
La maladie coronaire et les cardiomyopathies sont les causes les plus fr&#233;quentes dans la population &#226;g&#233;e de plus de 35 ans. Le m&#233;canisme de la mort subite est un trouble du rythme ventriculaire (fibrillation ventriculaire ou tachycardie ventriculaire) dans plus de 80% des cas.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En France, le taux de survie &#224; une mort subite sans s&#233;quelles neurologiques majeures, est inf&#233;rieur &#224; 3%.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Population g&#233;n&#233;rale et population &#233;pileptique&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le taux d'incidence de la mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale est identique &#224; celui de la mort subite en &#233;pilepsie (1 pour mille). La HAS met d'ailleurs en avant cette similitude dans son argumentaire scientifisue de 2020&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il toucherait un patient sur 200 en cas d'&#233;pilepsie s&#233;v&#232;re, moins d'1/1 000 (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Or cette apparente similitude recouvre des r&#233;alit&#233;s tr&#232;s diff&#233;rentes. &lt;br class='autobr' /&gt;
La mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale n'a pas le caract&#232;re inattendu qu'elle a dans l'&#233;pilepsie : elle survient &#224; plus de 80% chez des personnes pr&#233;dispos&#233;es pour lesquelles on retrouve des causes physiologiques ou g&#233;n&#233;tiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
Certains chercheurs estiment que celui parmi les personnes &#233;pileptiques est 24 fois sup&#233;rieur &#224; celui dans la population g&#233;n&#233;rale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;in Fonction autonomique cardiaque chez des patients &#233;pileptiques, Alexandre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En outre, les d&#233;c&#232;s par mort subite dans la population g&#233;n&#233;rale ne sont pas diminu&#233;s par la pr&#233;sence d'un tiers, alors que 75% &#224; 90% des d&#233;c&#232;s par MSIE se produisent sans t&#233;moin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre diff&#233;rence, le taux de survie &#224; une mort subite sans s&#233;quelles neurologiques majeures reste inf&#233;rieur &#224; 3% dans la population g&#233;n&#233;rale en France, et ce malgr&#233; une prise en charge qui peut &#234;tre rapide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur la mort subite en France : &lt;a href=&#034;https://www.coeur-recherche.fr/mort-subite-de-l-adulte-ifr81e0#:~:text=La%20mort%20subite%20de%20l,entre%2045%20et%2075%20ans&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.coeur-recherche.fr/mort-subite-de-l-adulte-ifr81e0#:~:text=La%20mort%20subite%20de%20l,entre%2045%20et%2075%20ans&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb3-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il toucherait un patient sur 200 en cas d'&#233;pilepsie s&#233;v&#232;re, moins d'1/1 000 en cas d'&#233;pilepsie idiopathique non s&#233;v&#232;re, quand l'incidence annuelle en population g&#233;n&#233;rale serait autour de 1/500 &#224; 1/1 000 (44) (niveau de preuve 3) in : &#201;pilepsies : Prise en charge des enfants et des adultes M&#233;thode Recommandations pour la pratique clinique ARGUMENTAIRE SCIENTIFIQUE* Octobre 2020, p 31&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;in Fonction autonomique cardiaque chez des patients &#233;pileptiques, Alexandre Leclancher, , Oct 3, 2019, HA. Pour les enfants, il est 98 fois plus &#233;lev&#233; (ceci en raison du tr&#232;s faible nombre de d&#233;c&#232;s par mort subite chez les enfants non &#233;pileptiques)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La pionni&#232;re de l'information : SUDEP ACTION au Royaume-Uni</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/La-pionniere-de-l-information-SUDEP-ACTION-au-Royaume-Uni</link>
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		<dc:date>2025-12-12T15:32:14Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;SUDEP ACTION est une association britannique de parents et proches endeuill&#233;s qui a jou&#233; un r&#244;le fondamental dans l'information sur la mort subite au plan international, et dans la recherche &#224; ce sujet. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle a contribu&#233; &#224; la reconnaissance et &#224; la d&#233;finition de la mort subite et inexpliqu&#233;e (devenue inattendue au fil du temps) en &#233;pilepsie (SUDEP) en 1997, et &#224; ce que le sujet ne soit plus tabou au Royaume-Uni. &lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en pla&#231;ant au centre de son action la pr&#233;vention de la mort subite en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/A-l-etranger" rel="directory"&gt;L'information &#224; l'&#233;tranger&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH44/sudepactionlogo-b64f6.png?1770815957' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='44' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;SUDEP ACTION est une association britannique de parents et proches endeuill&#233;s qui a jou&#233; un r&#244;le fondamental dans l'information sur la mort subite au plan international, et dans la recherche &#224; ce sujet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle a contribu&#233; &#224; la reconnaissance et &#224; la d&#233;finition de la mort subite et inexpliqu&#233;e (devenue inattendue au fil du temps) en &#233;pilepsie (SUDEP) en 1997, et &#224; ce que le sujet ne soit plus tabou au Royaume-Uni.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est en pla&#231;ant au centre de son action la pr&#233;vention de la mort subite en &#233;pilepsie que SUDEP ACTION en est venue &#224; aborder des sujets comme la qualit&#233; de vie et la sant&#233; mentale des personnes touch&#233;es par l'&#233;pilepsie. Ce faisant, elle compl&#232;te l'autre association britannique consacr&#233;e &#224; l'&#233;pilepsie : Epilepsy Action &lt;a href=&#034;https://www.epilepsy.org.uk&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.epilepsy.org.uk&lt;/a&gt;. &lt;br class='autobr' /&gt;
SUDEP ACTION :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; repr&#233;sente les int&#233;r&#234;ts des patients aupr&#232;s des autorit&#233;s m&#233;dicales et gouvernementales, et tient le registre national des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; assure le soutien psychologique des familles tout en les incitant &#224; s'engager dans ses actions de pr&#233;vention et d'information.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; recueille les donn&#233;es m&#233;dicales sur les d&#233;c&#232;s, les analyse, ce qui a permis de d&#233;montrer que la plupart des d&#233;c&#232;s par sudep concernaient des personnes qui n'&#233;taient pas pharmaco-r&#233;sistantes.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; agit aupr&#232;s des professionnels de sant&#233; pour les former et les informer sur le risque de mort subite et aupr&#232;s du grand public pour qu'il soit averti que l'&#233;pilepsie est une maladie &#224; haut risque.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Tout en restant bien &#233;videmment concentr&#233;e sur l'am&#233;lioration de l'information sur la mort subite en &#233;pilepsie, elle en est venue tout naturellement &#224; prendre en compte l'ensemble des risques li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; d&#233;veloppe des outils afin d'estimer les risques et faciliter la communication entre m&#233;decins et patients.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;30 ans apr&#232;s sa cr&#233;ation, apr&#232;s avoir obtenu des avanc&#233;es significatives concernant l'information aupr&#232;s de la communaut&#233; concern&#233;e par l'&#233;pilepsie et du grand public, elle s'attelle maintenant &#224; la t&#226;che d'obtenir une meilleure prise en charge de l'&#233;pilepsie et la minimisation des risques de d&#233;c&#232;s dans le milieu carc&#233;ral.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Jane Hannah, l'une des fondatrices, identifie les 10 principaux obstacles auxquels SUDEP ACTION a du faire face durant ces 30 ans - Certains sont toujours d'actualit&#233;.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://sudep.org/ten-barriers-sudep-action-has-broken-down-since-1995/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://sudep.org/ten-barriers-sudep-action-has-broken-down-since-1995/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1) &lt;strong&gt;&#171; Ce n'est pas une priorit&#233; en mati&#232;re de soins et de communication &#187; &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; En 2001, le m&#233;decin-chef du Royaume-Uni a d&#233;nonc&#233; l'exclusion culturelle de l'&#233;pilepsie et de la SUDEP. Certaines r&#233;gions apportent leur soutien pour lutter contre la SUDEP et faire des soins une priorit&#233;, mais il n'existe aucun plan national. Nous acc&#233;l&#233;rons le d&#233;ploiement local de nos outils num&#233;riques de sensibilisation et de s&#233;curit&#233; &#224; la SUDEP tout en faisant pression pour obtenir un soutien national. Rejoignez notre mouvement pour le changement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2)&lt;strong&gt; Il n'y avait aucun soutien&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Un d&#233;c&#232;s par mort subite est une catastrophe. Nous avons cr&#233;&#233; une communaut&#233; de soutien et de d&#233;fense des droits alors qu'il n'existait encore rien nulle part dans le monde. Aujourd'hui, les familles peuvent acc&#233;der &#224; du soutien et &#224; l'aide d'experts, sont encourag&#233;es &#224; tirer des enseignements des d&#233;c&#232;s et &#224; s'impliquer dans la cause. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3) &lt;strong&gt;Le secret entourant la SUDEP&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Depuis 30 ans, nous brisons les barri&#232;res gr&#226;ce &#224; la sagesse issue de la pratique et des exp&#233;riences v&#233;cues, ainsi qu'&#224; la science, qui ne doit plus &#234;tre oubli&#233;e quand on consid&#232;re les exclusions douloureuses et des r&#233;alit&#233;s de notre communaut&#233; et de notre mouvement. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le secret entourant la SUDEP, ou l'ignorance, a r&#233;duit les choix, et le manque de droits fondamentaux a historiquement aggrav&#233; l'angoisse et la d&#233;tresse des familles. &lt;br class='autobr' /&gt;
Notre Charlie Card&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De format carte bleue, la Charlie Card permet d'obtenir une petite quantit&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. et nos outils de s&#233;curit&#233; num&#233;riques ont pour but de mettre fin &#224; cette situation, et nous continuons &#224; les int&#233;grer au sein du NHS (S&#233;curit&#233; sociale - Assurance Maladie du Royaume-Uni). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4) &lt;strong&gt;Le mythe selon lequel l'&#233;pilepsie ne tue pas&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Pendant des ann&#233;es, on nous a demand&#233; de garder le silence. Nous avons partag&#233; nos exp&#233;riences v&#233;cues comme un disque ray&#233; jusqu'&#224; ce que les gens commencent &#224; nous croire, &#224; partir d'un atelier international organis&#233; en 1997. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;5) &lt;strong&gt;Le mythe selon lequel le SUDEP n'existe pas.&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous avons travaill&#233; avec des chercheurs pour &#233;tablir la d&#233;finition du SUDEP et avons obtenu sa reconnaissance dans les directives nationales en 2004. Un consensus international sur la d&#233;finition a &#233;t&#233; atteint en 2012.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;6) &lt;strong&gt;&#171; Ce n'est pas une priorit&#233; de recherche &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Depuis 1997, nous avons coproduit un ensemble important de recherches sur le SUDEP dans le cadre d'un d&#233;bat mondial. Nous avons men&#233; une campagne acharn&#233;e pour que la mortalit&#233; soit une priorit&#233; de la recherche sur l'&#233;pilepsie au Royaume-Uni et, r&#233;cemment, l'&#201;tat a investi 19 millions de livres sterling dans 46 projets de recherche sur l'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;7) &lt;strong&gt;Le mythe selon lequel les d&#233;c&#232;s sont tragiques mais in&#233;vitables&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous avons plac&#233; les familles au centre de nombreux rapports sur la pr&#233;vention des d&#233;c&#232;s et d'enqu&#234;tes sur les accidents mortels, et nous avons d&#233;montr&#233; que de nombreux d&#233;c&#232;s sont &#233;vitables. Certaines &#233;tudes d&#233;mographiques r&#233;centes indiquent que jusqu'&#224; 80 % des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie sont &#233;vitables. Au Royaume-Uni, nous d&#233;non&#231;ons depuis 2002 la mauvaise qualit&#233; des services et le manque de gestion des risques et de communication. L'audit national a r&#233;v&#233;l&#233; que la plupart des personnes d&#233;c&#233;d&#233;es ne souffraient pas d'&#233;pilepsie r&#233;fractaire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;8) &lt;strong&gt;Rassembler les donn&#233;es qui vont &#233;tayer les recommandations &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous avons collabor&#233; avec des chercheurs de renom afin de constituer la base de donn&#233;es qui a servi &#224; &#233;laborer les premi&#232;res recommandations nationales (en 2004 pour les cliniciens et en 2006 pour les pathologistes). Les recommandations de l'American Epilepsy Society ont suivi en 2017. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;9) &lt;strong&gt;Renforcer les normes en mati&#232;re de soins aux personnes souffrant d'un trouble d'apprentissage &lt;/strong&gt; &#171; Notre travail sur l'&#233;laboration de la liste de contr&#244;le Clive Treacey se poursuit dans tout le pays. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;10) &lt;strong&gt;&#171; Les professionnels de sant&#233; dans la communaut&#233; ne connaissent pas le SUDEP &#187;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous formons et informons les m&#233;decins g&#233;n&#233;ralistes, les pharmaciens, les personnes qui travaillent dans les &#233;coles et les soignants. Nous disposons d'outils num&#233;riques fond&#233;s sur des donn&#233;es probantes pour aider les cliniciens, tels que la liste de contr&#244;le SUDEP et Seizure Checklist (y compris une version p&#233;diatrique), des ressources faciles &#224; lire et notre application EpSMon. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus r&#233;cemment, nous avons contribu&#233; &#224; la cr&#233;ation et au lancement de la Charlie Card afin de sensibiliser davantage le public au fait que l'&#233;pilepsie est une maladie &#224; haut risque. Ces outils, ainsi que nos actions de sensibilisation en dehors du milieu hospitalier, sont essentiels pour aider les personnes &#224; obtenir le soutien dont elles ont besoin. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LA PR&#201;VENTION DE LA MORT SUBITE EN &#201;PILEPSIE SELON SUDEP ACTION :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des recherches ont montr&#233; qu'il est possible de prendre des mesures pour r&#233;duire les risques chez de nombreuses personnes atteintes d'&#233;pilepsie. Prendre des mesures positives pour r&#233;duire autant que possible les crises est le meilleur moyen d'emp&#234;cher une SUDEP.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est essentiel de proc&#233;der &#224; des &#233;valuations r&#233;guli&#232;res des risques li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est donc important d'avoir des discussions franches et r&#233;guli&#232;res avec des professionnels de l'&#233;pilepsie pour am&#233;liorer ou maintenir la s&#233;curit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;LES FACTEURS DE RISQUE&lt;br class='autobr' /&gt;
Toute personne souffrant de crises &#233;pileptiques peut courir un risque de d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233;. La fr&#233;quence et la gravit&#233; des crises sont des indicateurs cl&#233;s d'un risque accru.&lt;br class='autobr' /&gt; Cependant, la MSIE touche &#233;galement des personnes qui souffrent de crises peu fr&#233;quentes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les recherches ont permis d'identifier de nombreux facteurs de risque :&lt;/p&gt;
&lt;ul class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; Crises tonico-cloniques g&#233;n&#233;ralis&#233;es. Le risque augmente avec le nombre de crises convulsives subies.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Crises nocturnes ou peu apr&#232;s le r&#233;veil&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Non-respect de la prescription de m&#233;dicaments anti&#233;pileptiques.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Crises non contr&#244;l&#233;es par les m&#233;dicaments (&#233;galement appel&#233;es &#233;pilepsie r&#233;sistante au traitement).&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Les changements de mode de vie peuvent augmenter le risque et avoir un impact sur les habitudes et le stress, par exemple d&#233;m&#233;nager, aller &#224; l'universit&#233; ou une grossesse.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Autres probl&#232;mes de sant&#233;.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;
&lt;p&gt;Sexe : la MSIE est plus fr&#233;quente chez les hommes, mais les femmes peuvent &#233;galement &#234;tre &#224; risque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un autre facteur de risque est la dur&#233;e de l'&#233;pilepsie et le fait qu'elle ait commenc&#233; &#224; un jeune &#226;ge (avant 16 ans). &lt;br class='autobr' /&gt;
Le risque est plus &#233;lev&#233; chez les jeunes adultes.&lt;br class='autobr' /&gt; Pour en savoir plus sur les risques et d&#233;couvrir comment am&#233;liorer votre s&#233;curit&#233; en mati&#232;re d'&#233;pilepsie, t&#233;l&#233;chargez notre application gratuite et prim&#233;e EpSMon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(Avec l'aimable autorisation de SUDEP ACTION)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb4-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De format carte bleue, la Charlie Card permet d'obtenir une petite quantit&#233; de ses m&#233;dicaments anti&#233;pileptiques habituels aupr&#232;s de n'importe quelle pharmacie, en cas d'urgence, le temps que son porteur re&#231;oive son ordonnance habituelle. Elle se r&#233;f&#232;re au cadre juridique autorisant la fourniture d'urgence en vertu du r&#232;glement de 2012 sur les m&#233;dicaments &#224; usage humain. Sur sa face recto, il est pr&#233;cis&#233; que l'&#233;pilepsie est une maladie &#224; haut risque&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Jimmy Cliff, 81 ans , 24 novembre 2025</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Jimmy-Cliff-81-ans-24-novembre-2025</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/Jimmy-Cliff-81-ans-24-novembre-2025</guid>
		<dc:date>2025-11-26T17:26:45Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Jimmy Cliff n'est pas d&#233;c&#233;d&#233; d'une mort subite, mais d'une pneumonie d'inhalation. L'inhalation peut survenir pendant la crise, soit pendant la phase convulsive ou pendant la phase de coma ( la mise en PLS vise jsutement &#224; l'&#233;viter) et peut entrainer une obstruction des voies respiratoires, ou une infection tr&#232;s rapide. C'est un autre risque peu connu li&#233; &#224; l'&#233;pilepsie. La mise en oeuvre de consignes plus appropri&#233;es ( surveillance de la respiration) pourrait permettre d'en r&#233;duire le (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Personnalites-decedees-de-mort-subite-ou-des-suites-d-une-crise-d-epilepsie" rel="directory"&gt;Personnalit&#233;s d&#233;c&#233;d&#233;es des suites d'une crise d'&#233;pilepsie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/telechargement-1e3e5.jpg?1770815957' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jimmy Cliff n'est pas d&#233;c&#233;d&#233; d'une mort subite, mais d'une pneumonie d'inhalation. L'inhalation peut survenir pendant la crise, soit pendant la phase convulsive ou pendant la phase de coma ( la mise en PLS vise jsutement &#224; l'&#233;viter) et peut entrainer une obstruction des voies respiratoires, ou une infection tr&#232;s rapide. C'est un autre risque peu connu li&#233; &#224; l'&#233;pilepsie. La mise en oeuvre de consignes plus appropri&#233;es ( surveillance de la respiration) pourrait permettre d'en r&#233;duire le nombre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://fr.wikipedia.org/wiki/Jimmy_Cliff&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://fr.wikipedia.org/wiki/Jimmy_Cliff&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La d&#233;tection des crises : Est-ce que &#231;a marche ? Quels syst&#232;mes choisir ?</title>
		<link>https://abc-epilepsie.fr/Webinaire-LFCE-Fevrier-2024-Point-sur-la-Detection-et-prevision-des-crises</link>
		<guid isPermaLink="true">https://abc-epilepsie.fr/Webinaire-LFCE-Fevrier-2024-Point-sur-la-Detection-et-prevision-des-crises</guid>
		<dc:date>2025-11-21T21:28:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;Les dispositifs de d&#233;tection des crises pr&#233;sentent un int&#233;r&#234;t pour d&#233;tecter la pr&#233;sence de crise nocturne, v&#233;rifier l'efficacit&#233; d'un m&#233;dicament et &#233;galement de pr&#233;venir des complications graves. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sujet trait&#233; par le Pr William Szurhaj ; le Dr Louis Cousyn a abord&#233; quant &#224; lui la mise au point d'outils de pr&#233;diction de crises&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://abc-epilepsie.fr/Les-dispositifs-de-detection-de-crise" rel="directory"&gt;Les dispositifs de d&#233;tection de crise&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH84/epilepsie_chien-625c8.jpg?1770815957' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='84' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Retranscription du webinaire de f&#233;vrier 2024 - Point sur les dispositifs de d&#233;tection des crises par le Pr William Szurhaj et sur la mise au point d'outils de pr&#233;diction de crises par le Dr Louis Cousyn&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un webinaire sur la d&#233;tection des crises a &#233;t&#233; organis&#233; par la LFCE en f&#233;vrier 2024. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le Pr William Szurhaj y intervenait sur les dispositifs de d&#233;tection des crises. Selon lui, ces dispositifs peuvent permettre d'&#233;viter des blessures et des complications rares mais potentiellement mortelles. Il en a d&#233;taill&#233; certains en soulignant qu'aucun n'est infaillible.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les informations qu'ils fournissent (suivi des crises nocturnes qui peuvent passer inaper&#231;ues) permettent d'avoir une meilleur id&#233;e de la fr&#233;quence des crises, qui serait minor&#233;e dans 40% des cas. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il reconnait que c'est un devenu un enjeu important pour les patients et leurs familles, et souligne que les soci&#233;t&#233;s savantes internationales commencent &#224; les recommander..&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=GH0dCewrsBU&amp;ab_channel=Expulsion&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=GH0dCewrsBU&amp;ab_channel=Expulsion&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce webinaire a aussi abord&#233; les &#233;tudes sur le d&#233;veloppement d'outils de pr&#233;diction des crises (intervention du Dr Louis Cousyn).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Webinaire Outil de d&#233;tection des crises - LFCE f&#233;vrier 2024&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;tection des crises : Est-ce que &#231;a marche ? Quels syst&#232;mes choisir ? Pr William Szurhaj&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;diction des crises ; chim&#232;re ou r&#233;alit&#233;. DR Louis Cousyn&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr Louise Tyvaert&lt;/strong&gt; : Bonjour &#224; tous, c'est avec grand plaisir que nous vous accueillons ce soir pour ce webinaire organis&#233; par la Ligue fran&#231;aise contre l'&#233;pilepsie en cette Journ&#233;e internationale de l'&#233;pilepsie. Il s'agit l&#224; de la deuxi&#232;me &#233;dition de ce webinaire organis&#233; par la Ligue. L'ann&#233;e derni&#232;re a &#233;t&#233; un tr&#232;s franc succ&#232;s et nous avons eu &#224; coeur de renouveler ce rendez-vous en vous accueillant ce soir &#224; nouveau, encore plus nombreux, autour d'une nouvelle th&#233;matique. Et cette th&#233;matique aujourd'hui qui nous rassemble est celle de la d&#233;tection, la pr&#233;diction des crises. O&#249; en est-on ? Et pour ce faire, nous avons deux orateurs de choix, William Szurhaj et Louis Cousyn, qui vont nous faire part du coup de leur vision actuelle et peut-&#234;tre futuriste sur cette th&#233;matique. (..)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dr Marie-Christine Picot&lt;/strong&gt; : Bonsoir &#224; tous. Donc on va &#233;couter le professeur William Szurhaj , chef de service de neurophysiologie clinique du CHU d'Amiens. Il est &#233;galement responsable du centre de r&#233;f&#233;rence des &#233;pilepsies rares. Il s'int&#233;resse dans le cadre de ses recherches aux liens entre coeur et &#233;pilepsie et notamment sur des &#233;tudes sur les moyens pour d&#233;tecter des signes annonciateurs de crise. Il a notamment d&#233;velopp&#233; un outil de d&#233;tection des crises bas&#233; sur l'analyse de l'ECG. Alors c'est dans ce contexte qu'il va aujourd'hui nous parler de ces m&#233;thodes de d&#233;tection des crises ainsi que des crit&#232;res de choix de ces syst&#232;mes de d&#233;tection.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr William Szurhaj &lt;/strong&gt; : Eh bien merci Marie-Christine, merci Louise de cette pr&#233;sentation. Bonjour &#224; tous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Effectivement, je vais vous parler des syst&#232;mes de d&#233;tection des crises, vous montrer comment ils peuvent fonctionner. On verra ensemble si effectivement cela fonctionne correctement ou non. Et puis on d&#233;taillera quelques syst&#232;mes commercialis&#233;s pour essayer d'aiguiller votre choix de syst&#232;me de d&#233;tection des crises. Tout d'abord en pr&#233;ambule, je n'ai pas de lien d'int&#233;r&#234;t avec les soci&#233;t&#233;s qui commercialisent les produits dont je vais vous parler. Alors tout d'abord, &lt;strong&gt;pourquoi d&#233;tecter les crises d'&#233;pilepsie &lt;/strong&gt; ? Je pense que c'est &#233;vident pour tout le monde que l'on soit patient, que l'on soit membre de la famille de quelqu'un qui fait des crises d '&#233;pilepsie ou que l'on soit soignant. On imagine bien que d&#233;tecter les crises d'&#233;pilepsie peut avoir un int&#233;r&#234;t, ne serait-ce que pour essayer d'intervenir en cas de crise, dans le but d'essayer de limiter le risque de blessures qui peut survenir au cours de crise, voire de limiter le risque de complications fatales qui peut survenir, heureusement rarement, apr&#232;s les crises. Et puis en permettant d'alerter l'entourage des patients, voire les secours. Un autre int&#233;r&#234;t moins &#233;vident peut-&#234;tre, c'est &#233;galement d'am&#233;liorer le suivi des patients avec &#233;pilepsie, notamment am&#233;liorer l'information que l'on donne &#224; son m&#233;decin, &#224; son neurologue, puisqu'on sait que la fr&#233;quence des crises est souvent sous-estim&#233;e par les patients, soit parce qu'ils oublient les noter, soit parce que la derni&#232;re consultation date de plusieurs mois et qu'ils ne se souviennent plus s'ils ont fait une crise il y a 4 ou 5 mois. Et aussi parfois simplement parce que le patient ne se rend pas forc&#233;ment compte de la crise. Ainsi, &lt;strong&gt;on sait que la fr&#233;quence des crises est sous-estim&#233;e de l'ordre de 40 &#224; 60% des cas&lt;/strong&gt;. Et puis enfin, b&#233;n&#233;ficier d'un syst&#232;me de d&#233;tection de crise, &#231;a rassure en g&#233;n&#233;ral tout le monde, &#231;a rassure le patient, mais &#233;galement et surtout l'entourage.Donc, ces syst&#232;mes de d&#233;tection, c'est vraiment un enjeu important pour les patients, pour l'entourage et pour les soignants. Et d'ailleurs, les soci&#233;t&#233;s savantes internationales commencent &#224; recommander l'utilisation de ces syst&#232;mes. Alors tout d'abord, comment &#231;a marche ? Comment peut-on d&#233;tecter une crise d'&#233;pilepsie de fa&#231;on automatique ? Eh bien, les premiers outils qui ont &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;s, qui ont cherch&#233; &#224; d&#233;tecter les crises, se sont bas&#233;s sur l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme. Vous le savez, une crise d'&#233;pilepsie, &#231;a vient du cerveau, c'est une d&#233;charge &#233;lectrique &#233;pileptique qui se passe dans certaines r&#233;gions du cerveau. Donc il &#233;tait tout naturel au d&#233;but d'essayer de d&#233;tecter la survenue des crises d'&#233;pilepsie &#224; partir de l 'analyse de l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme. Sauf que enregistrer l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme, &#231;a se fait tr&#232;s bien au laboratoire d'un m&#233;decin, d'un neurologue ou en hospitalisation, parfois m&#234;me sur plusieurs jours. Mais enregistrer l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme de fa&#231;on continue chez des patients qui sont &#224; domicile ou qui sont en ambulatoire, qui vivent leur vie de tous les jours, c'est compliqu&#233; actuellement et on ne sait pas vraiment tr&#232;s bien le faire, en tout cas de bonne qualit&#233;. En plus, analyser la crise &#224; partir de l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme, ce n'est pas facile. Et d'ailleurs, les r&#233;sultats de ces outils sont mitig&#233;s. Alors, il y a pourtant quelques syst&#232;mes commercialis&#233;s qui se vendent pour enregistrer l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme de fa&#231;on continue, comme celui-ci, mais avec des r&#233;sultats tout &#224; fait modestes. Il y a d'autres syst&#232;mes qui marchent tr&#232;s bien, pour le coup, qui sont essentiellement utilis&#233;s aux &#201;tats-Unis, mais qui ne sont pas largement utilis&#233;s, et vous allez rapidement comprendre pourquoi, parce qu'ils n&#233;cessitent d'implanter des &#233;lectrodes directement dans le cerveau des patients et d'implanter m&#234;me le syst&#232;me de d&#233;tection et de stimulation dans l'os au niveau du cr&#226;ne. Et donc, c'est bien s&#251;r un outil extr&#234;mement invasif qui n'a pas pour vocation d'&#234;tre utilis&#233; chez tout le monde. Alors, peu d'outils bas&#233;s sur l'analyse de l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme, en tout cas pour l'instant. Peut-&#234;tre que dans l'avenir, on verra d'autres outils, puisque commence &#224; appara&#238;tre des syst&#232;mes permettant d'enregistrer l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme &#224; partir d'un petit &#233;couteur qui serait dans l'oreille. Et donc, comme il n'&#233;tait pas possible de d&#233;tecter les crises sur l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme, par la suite, on a d&#233;velopp&#233; des m&#233;thodes visant &#224; d&#233;tecter les crises par le biais des mouvements qui survenaient au cours de crise. Vous savez que certaines crises s'accompagnent de convulsions, c'est-&#224;-dire de mouvements rythmiques de l'ensemble du corps. Or, il est assez facile, beaucoup plus facile en tout cas que pour le EEG, d'enregistrer l'activit&#233; motrice. Vous avez plein de bracelets, de montres qui le font, et parmi vous, je suis s&#251;r qu'il y a des sportifs ou m&#234;me d'autres personnes qui enregistrent leur activit&#233; physique, leur activit&#233; motrice par de tels dispositifs. Et donc, effectivement, &lt;strong&gt;il est possible de d&#233;tecter les crises sur l'analyse de ces mouvements rythmiques.&lt;/strong&gt; Mais &#231;a ne marche que pour les crises qui s'accompagnent d'une activit&#233; motrice importante, donc &lt;strong&gt;pour les crises convulsives essentiellement, qui ne repr&#233;sentent que 20% &#224; peu pr&#232;s des crises pr&#233;sent&#233;es par les patients&lt;/strong&gt;, m&#234;me si ce sont les crises les plus invalidantes et les plus s&#233;v&#232;res. Et le probl&#232;me de ces syst&#232;mes &#233;galement, c'est qu'ils vont engendrer beaucoup de fausses alarmes, parce que d&#232;s que le patient va avoir une activit&#233; physique rythmique, le simple fait de se brosser les dents, par exemple, ou d'applaudir, &#231;a peut engendrer des faux positifs. Et donc, ces syst&#232;mes marchent bien, certes, mais surtout pour la nuit, par exemple, quand il y a moins d'activit&#233; physique. Alors, il y a &#233;galement d'autres syst&#232;mes, toujours bas&#233;s sur l'analyse des mouvements, qui reposent sur l'enregistrement vid&#233;o du patient et l'analyse par un algorithme d'intelligence artificielle, la d&#233;tection des mouvements convulsifs. Alors, il y a quelques syst&#232;mes, quelques &#233;tudes, l&#224; encore, qui montrent que &#231;a marche pas mal, que &#231;a permet de d&#233;tecter 90%, voire plus m&#234;me, des crises convulsives, avec un taux de fausses alarmes qui est variable selon les &#233;tudes, entre une fausse alarme tous les 20 nuits, donc une &#224; deux fausses alarmes par mois, parfois, des syst&#232;mes qui font plusieurs fausses alarmes par semaine. Et donc, &#224; chaque fois, un r&#233;veil du patient et de l'entourage. Ces syst&#232;mes sont assez peu utilis&#233;s quand m&#234;me pour l'instant, parce que &#231;a n&#233;cessite, bien s&#251;r, d'enregistrer, d'&#234;tre film&#233; en permanence, et tout le monde n'a peut-&#234;tre pas envie de cela. Et puis, depuis une dizaine d'ann&#233;es, on voit appara&#238;tre d'autres syst&#232;mes de d&#233;tection des crises, &lt;strong&gt;bas&#233;s sur l'analyse de l'&#233;lectrocardiogramme&lt;/strong&gt;, ECG pour l'&#233;lectrocardiogramme. Alors, cela peut para&#238;tre un peu &#233;tonnant de s'int&#233;resser &#224; l'&#233;lectrocardiogramme pour d&#233;tecter les crises, mais en fait, il faut savoir que la grande majorit&#233; des crises d'&#233;pilepsie s'accompagnent d'une acc&#233;l&#233;ration de la fr&#233;quence cardiaque ou d'autres modifications du rythme cardiaque. Or, il est assez facile d'enregistrer l'&#233;lectrocardiogramme de fa&#231;on continue, de fa&#231;on prolong&#233;e pendant des jours et des jours. L&#224; encore, il y a beaucoup de montres, l&lt;strong&gt;'Apple Watch&lt;/strong&gt; mais d'autres montres ou d'autres bracelets qui permettent d'enregistrer l'&#233;lectrocardiogramme ou les battements cardiaques en tout cas de fa&#231;on prolong&#233;e pendant des jours et des jours. En plus, un autre int&#233;r&#234;t d'utiliser l'&#233;lectrocardiogramme c'est que ces modifications &#233;lectriques cardiaques, on les observe pour les crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es convulsives mais &#233;galement pour les crises focales qui ne s'accompagnent pas d'une activit&#233; motrice importante. Et un autre int&#233;r&#234;t c'est qu'il serait probablement possible d'ajuster les param&#232;tres cardiaques &#224; l'individu au type de crise pr&#233;sent&#233;. Et donc depuis une dizaine d'ann&#233;es, un certain nombre d'&#233;quipes dont la n&#244;tre essaient de d&#233;velopper des outils de d&#233;tection des crises bas&#233;s sur l'analyse de l'&#233;lectrocardiogramme avec un certain succ&#232;s puisque vous voyez que ces outils permettent de d&#233;tecter 90% des crises convulsives et pr&#232;s de plus de 80% m&#234;me des crises focales. Le probl&#232;me de ces syst&#232;mes qui en font la principale limitation actuelle est le taux de fausses alarmes, de fausses reconnaissances de crise et fausses alarmes qui peuvent aller parfois de une par jour mais parfois m&#234;me &#224; une par heure pour certains syst&#232;mes et vous comprenez bien que le taux de fausses alarmes pour l'instant limite le d&#233;veloppement de tels outils. Alors l'avenir et m&#234;me presque le pr&#233;sent o&#249; est-il ? C'est probablement en fait &lt;strong&gt;la combinaison de ces diff&#233;rentes approches m&#233;thodologiques&lt;/strong&gt; et un certain nombre de syst&#232;mes commercialis&#233;s dont on va parler tout de suite apr&#232;s, allient les avantages de ces diff&#233;rentes m&#233;thodes et vont utiliser &#224; la fois : la d&#233;tection des mouvements, la d&#233;tection de l'activit&#233; musculaire, L'analyse de la fr&#233;quence cardiaque, Et m&#234;me parfois pour certains outils s'int&#233;ressent &#224; la sudation qui va survenir au cours des crises. Et la combinaison de ces diff&#233;rentes m&#233;thodes de d&#233;tection va permettre d'avoir toujours une sensibilit&#233;, c'est-&#224;-dire un taux de d&#233;tection des crises tr&#232;s int&#233;ressant, le plus souvent aux alentours de 80-90% voire plus, en tout cas pour les crises convulsives avec ces mouvements rythmiques, et au prix de taux de fausses alarmes, de fausses reconnaissances de crise qui est variable selon les syst&#232;mes avec certains syst&#232;mes pour lesquels il peut y avoir une fausse alarme par mois et d'autres syst&#232;mes qui auront toujours un taux de fausses alarmes plus important. On va y revenir. Mais l'avenir c'est tr&#232;s certainement &#224; la combinaison de ces diff&#233;rentes m&#233;thodes de d&#233;tection des crises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Donc &#224; la question &lt;strong&gt;est-ce que ces syst&#232;mes marchent&lt;/strong&gt; ? Eh bien je pense que l'on peut r&#233;pondre oui, oui ils fonctionnent bien m&#234;me, mais pas pour toutes les crises. Ils fonctionnent bien pour la d&#233;tection des crises convulsives qui encore une fois ne sont pas les plus fr&#233;quentes mais probablement les plus invalidantes, celles qui exposent &#224; un risque de complications les plus Importants. Et en revanche, ils fonctionnent moins bien pour les crises focales. Leur utilisation reste encore limit&#233;e par la probl&#233;matique des fausses reconnaissances et donc des fausses alarmes qui restent encore fr&#233;quentes et qui pour certains patients n'est pas acceptable. Alors ceci dit, certains syst&#232;mes permettent de d&#233;sactiver l'alarme quand il s'agit d'une fausse alarme ce qui diminue l'inconv&#233;nient de ces fausses reconnaissances. Ces raisons font que ces syst&#232;mes de d&#233;tection des crises vont surtout &#234;tre int&#233;ressants pour les patients qui font des crises convulsives et notamment des crises convulsives nocturnes parce qu'il y aura &#224; ce moment-l&#224; moins d'artefacts et moins de fausses reconnaissances. Alors certes ils fonctionnent, certes il y a des syst&#232;mes commercialis&#233;s mais comment s'y retrouver parmi tous ces syst&#232;mes commercialis&#233;s ? Si vous tapez sur internet &#171; outils de d&#233;tection des crises &#187;, vous allez avoir plein de syst&#232;mes propos&#233;s. Il y a de nombreux syst&#232;mes commercialis&#233;s parmi lesquels il est difficile parfois de s'y retrouver parce que, pour la majorit&#233; de ces syst&#232;mes, il n'y a pas eu d'&#233;valuation fiable, rigoureuse, scientifique de leur int&#233;r&#234;t. Et en plus, ce sont des syst&#232;mes qui co&#251;tent assez cher. Je vous donnerai quelques exemples. Et encore actuellement, en France, on peut avoir du mal &#224; les faire prendre en charge par le syst&#232;me de sant&#233;. Donc, je ne peux pas vous conseiller un syst&#232;me unique en particulier. Je ne peux pas non plus faire une revue de l'ensemble des syst&#232;mes commercialis&#233;s. Il y en a trop. Et en plus, je ne les connais pas tous loin de l&#224;. Et il n'y a pas de donn&#233;es fiables pour l'ensemble de ces syst&#232;mes. 16:35&lt;br class='autobr' /&gt;
Donc, &lt;strong&gt;j'ai choisi de s&#233;lectionner 4 ou 5 syst&#232;mes&lt;/strong&gt; pour lesquels il y a le plus de donn&#233;es disponibles d'&#233;valuation quant &#224; leur efficacit&#233; et qui correspondent aux syst&#232;mes &#233;galement les plus fr&#233;quemment utilis&#233;s par les patients de par le monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le premier syst&#232;me que j'ai choisi d'illustrer, c'est le syst&#232;me de d&#233;tection de crise bas&#233; sur l'analyse de mouvement par des d&#233;tecteurs qui vont &#234;tre plac&#233;s sous le matelas. Et notamment &lt;strong&gt;le syst&#232;me EMFIT&lt;/strong&gt; qui est distribu&#233; en France par la soci&#233;t&#233; AF&#201;VI, qui consiste en un capteur de mouvement qui est plac&#233; sous le matelas, reli&#233; &#224; une unit&#233; d'alarme. Un capteur qui va &#234;tre d&#233;clench&#233; par des mouvements rythmiques d'une fr&#233;quence de 3 &#224; 20 mouvements par seconde et qui vont durer un certain temps. Et vous pouvez r&#233;gler la dur&#233;e, le d&#233;lai de d&#233;tection avant de d&#233;clencher l'alarme. Et vous pouvez, m&#234;me vous devez, r&#233;gler le poids du patient. On en a fait l'exp&#233;rience et si on adapte mal ces param&#232;tres, il peut y avoir un taux de fausse alarme plus important. Donc c'est important de bien r&#233;gler ces param&#232;tres. Une fois que l'on fait &#231;a, on obtient des r&#233;sultats tout &#224; fait satisfaisants de d&#233;tection des crises convulsives nocturnes. Ce n'est pas la peine de regarder tout ce tableau. J'ai illustr&#233; ici quelques &#233;tudes qui ont &#233;valu&#233; le syst&#232;me EMFIT. Et ces &#233;tudes montrent que concernant les crises convulsives, ce syst&#232;me d&#233;tecte plus de 90% des crises convulsives, ou en tout cas avec une manifestation motrice importante, au prix d'un taux de faux positifs relativement mod&#233;r&#233;, voire relativement faible. Dans l'&#233;tude que nous avions faite, nous avions eu moins d'un faux positif par mois. Ce qui est concordant avec les autres &#233;tudes faites sur ce syst&#232;me. Et nous avons &#233;galement montr&#233; que lorsque ce syst&#232;me &#233;tait utilis&#233; chez des patients hospitalis&#233;s, cela permettait aux infirmi&#232;res d'intervenir plus fr&#233;quemment qu'en l'absence de ce syst&#232;me. Donc un syst&#232;me probablement int&#233;ressant pour les patients qui font des crises nocturnes, et avec un tarif, dont j'ai oubli&#233; le d&#233;tail, mais qui est autour de 650 euros, si je ne dis pas de b&#234;tises, je v&#233;rifierai.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chr 18:43&lt;br class='autobr' /&gt; Autre syst&#232;me commercialis&#233;,&lt;strong&gt; syst&#232;me Epicare, Epicare Fluid, Epicare Mobile&lt;/strong&gt;, distribu&#233; par une bo&#238;te danoise, avec un tarif plus &#233;lev&#233;, vous voyez ici 1000 livres ou 1500 euros. Ce sont des syst&#232;mes qui sont bas&#233;s sur l'analyse des mouvements et de l'activit&#233; musculaire, qui montrent des r&#233;sultats l&#224; aussi satisfaisants, de l'ordre de 90% des crises convulsives d&#233;tect&#233;es, avec un taux de faux positifs, l&#224; encore, annonc&#233; assez faible, en tout cas selon les &#233;tudes. Int&#233;r&#234;t de ces syst&#232;mes, c'est qu'ils ont &#233;t&#233; &#233;galement &#233;tudi&#233;s dans la vie r&#233;elle, chez des enfants, donc &#224; domicile, c'est-&#224;-dire hors de l'h&#244;pital. Petit b&#233;mol peut-&#234;tre, avec un nombre de patients inclus dans ces &#233;tudes assez mod&#233;r&#233;, mais un syst&#232;me qui para&#238;t assez int&#233;ressant, mais qui, &#224; ma connaissance, n'est pas commercialis&#233; en France. On peut se le procurer sur Internet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autre syst&#232;me sur lequel je vais passer assez rapidement, &lt;strong&gt;le syst&#232;me Empatica Embrace&lt;/strong&gt; qui, pareil, d&#233;tecte l'activit&#233; musculaire et l'activit&#233; &#233;lectrodermale, qui est un petit peu moins cher avec un prix fixe &#224; l'achat de 280 dollars, mais avec un abonnement de 10 dollars par mois puisqu'il est connect&#233; &#224; votre t&#233;l&#233;phone et il peut d&#233;clencher une alarme chez vos contacts. Un syst&#232;me qui a &#233;t&#233; &#233;tudi&#233; chez 150 patients hospitalis&#233;s avec un taux de d&#233;tection, voyons, toujours aux alentours de 90%, mais avec un taux de fausse alarme l&#224; un petit peu plus &#233;lev&#233;, c'est-&#224;-dire une fausse alarme tous les 4 jours d'enregistrement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis le dernier syst&#232;me dont je voudrais vous parler, c'est probablement le syst&#232;me le plus utilis&#233; actuellement qui est &lt;strong&gt;la Nightwatch&lt;/strong&gt;, qui se pr&#233;sente sous cette forme avec une sorte de bracelet reli&#233; &#224; une base qu'on peut &#233;galement raccorder &#224; un syst&#232;me d'appel malade qui est bas&#233; sur l'analyse des mouvements et de l'&#233;lectrocardiogramme. Alors un syst&#232;me qui est assez co&#251;teux, 1790 euros, et qui est distribu&#233; en France &#233;galement par la soci&#233;t&#233; Afevii. C'est probablement le syst&#232;me qui a fait l'objet de plus d'&#233;tudes d'&#233;valuation. J'en ai rapport&#233; deux ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux &#233;tudes portaient sur un nombre assez restreint de malades, certes, mais pour une longue dur&#233;e. Vous voyez ici 1800 nuits d'enregistrement, 2300 nuits d'enregistrement, donc vraiment des donn&#233;es assez importantes. Et les donn&#233;es de ces &#233;tudes sont concordantes avec un taux de pr&#232;s de 90% des crises convulsives nocturnes et un taux de fausse alarme relativement faible, aboutissant &#224; un taux de 30% de crises r&#233;elles. C'est-&#224;-dire que lorsque le syst&#232;me rep&#232;re une crise ou pense rep&#233;rer une crise, il s'agit effectivement d'une crise dans 30% des cas, donc un cas sur trois. Donc finalement deux fois plus de fausses d&#233;tections que de vraies d&#233;tections, certes. Donc, en conclusion, ce sont des outils int&#233;ressants, clairement int&#233;ressants, qui sont efficaces, en tout cas pour d&#233;tecter les crises convulsives, moins efficaces actuellement pour d&#233;tecter les crises focales. Ce sont des outils probablement utiles pour les patients et pour les entourages. Pourquoi probablement utiles ? Parce que l'impact quand m&#234;me reste encore &#224; &#234;tre confirm&#233;, &#224; &#234;tre pr&#233;cis&#233;. Certes, on imagine facilement que d&#233;tecter une crise est int&#233;ressant pour l'entourage, mais est-ce que le simple fait de d&#233;tecter la crise va permettre d'emp&#234;cher les blessures, d'emp&#234;cher les traumatismes ? Eh bien, ce n'est pas si &#233;vident que &#231;a, parce qu'il faut que quelqu'un puisse intervenir de fa&#231;on rapide. Et il manque encore d'&#233;tudes permettant d'&#233;valuer l'int&#233;r&#234;t de ces syst&#232;mes en conditions &#233;cologiques, c'est-&#224;-dire dans la vie de tous les jours chez des patients qui vivent une vie comme tout le monde. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chr 22:56&lt;br class='autobr' /&gt;
Et puis, &lt;strong&gt;l'autre point un peu n&#233;gatif, c'est le co&#251;t important de ces outils&lt;/strong&gt; qui ne sont pas encore rembours&#233;s, en tout cas en France. Voil&#224;. Et je termine juste sur ce petit guide, sur ces petites recommandations &#224; vous poser si vous vous int&#233;ressez &#224; un syst&#232;me de d&#233;tection des crises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Eh bien, je pense qu'il y a dix questions &#224; se poser : Est-ce que l'on veut d&#233;tecter les crises pendant le sommeil ou non ? Quel type de crise l'on pr&#233;sente ? Est-ce que le syst&#232;me que l'on va acheter va permettre la d&#233;tection de ces crises ? Est-ce qu'il va &#234;tre confortable et facile &#224; utiliser ? Est-ce que l'on va pouvoir ajuster les param&#232;tres ? Quel est son prix ? Est-ce qu'il va permettre d'alerter l'entourage ? Bref, une dizaine de questions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et je vous propose de terminer sur cette diapositive. Merci de votre attention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dr M-C Picot&lt;/strong&gt; : Merci William pour cette pr&#233;sentation extr&#234;mement claire. On a &#233;norm&#233;ment de questions. Alors tr&#232;s vite, premi&#232;re question, est-ce que ces outils peuvent &#234;tre en lien avec les secours ? &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Pr W. Szurhaj &lt;/strong&gt; : Alors oui, certains syst&#232;mes permettent d'appeler directement les secours, mais le plus souvent, ils permettent d'appeler l'entourage avant. Et &#231;a me para&#238;t pr&#233;f&#233;rable d'appeler l'entourage d'abord, parce que comme vous l'avez vu, il y a un taux de faux positifs qui n'est pas nul et qui est m&#234;me parfois, pour certains syst&#232;mes, assez cons&#233;quent. Donc techniquement, c'est faisable. Est-ce que c'est souhaitable pour l'instant ? Peut-&#234;tre pas encore.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Dr M-C Picot &lt;/strong&gt; : Merci. Est-ce qu'il existe &lt;strong&gt;des d&#233;tecteurs de crise type absence de l'enfant ou de crise atonique &lt;/strong&gt; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Pr W. Szurhaj &lt;/strong&gt; : Alors pour les absences de l'enfant, actuellement commercialis&#233;, non. Il y a des outils &#224; l'&#233;tude, notamment bas&#233;s sur l'analyse de l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme. Il y a m&#234;me une startup fran&#231;aise qui est en train d'essayer de d&#233;velopper &#231;a et qui montre que cela est possible. Mais &#224; ma connaissance, il n'y a pas encore de syst&#232;me commercialis&#233; de d&#233;tection et de quantification des absences. Et pour les crises atoniques, non. Mais il y a &lt;strong&gt;des d&#233;tecteurs de chute qui marchent tr&#232;s bien&lt;/strong&gt; et qui peuvent &#234;tre utilis&#233;s dans le but de d&#233;tecter ces crises atoniques qui se manifestent par des chutes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Dr M-C Picot&lt;/strong&gt; : Une derni&#232;re petite question, et &lt;strong&gt;la mesure de la saturation&lt;/strong&gt; ?&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Pr W. Szurhaj&lt;/strong&gt; : Alors effectivement, les outils actuellement ne le permettent pas encore . Ce sera probablement int&#233;ressant, mais l&#224; on a des difficult&#233;s techniques, m&#233;thodologiques, parce qu'on a du mal &#224; enregistrer la saturation en oxyg&#232;ne de fa&#231;on fiable chez un patient qui bouge, qui a une activit&#233; quotidienne. Dej&#224; en hospitalisation, c'est parfois compliqu&#233;, donc probablement dans l'avenir avec des am&#233;liorations technologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chr 26 : 00&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr L. Tyvaert&lt;/strong&gt; : Merci beaucoup William (...)&lt;br class='autobr' /&gt;
Maintenant nous allons introduire Louis Cousyn et j'ai ce plaisir de l'introduire. C'est un jeune neurologue qui travaille dans l'&#233;quipe du professeur Navarro &#224; la Piti&#233;-Salp&#234;tri&#232;re. Il est int&#233;gr&#233; dans l'&#233;quipe INSERM-CNRS du professeur Charpy et du professeur Navarro. Il travaille en fait dans le cadre de sa recherche sur tous les aspects justement pr&#233;-critiques. Qu'est-ce qui se passe juste avant l'&#233;mergence des crises ? Et donc si on les identifie, qu'est-ce qui va nous permettre de les pr&#233;dire ces crises ? Donc c'est vraiment son petit dada et il va donc nous parler un petit peu de comment maintenant peut-on pr&#233;dire, d&#233;tecter une fois qu'elles sont l&#224;, de les pr&#233;dire avant qu'elles surviennent. Est-ce qu'on peut ? Est-ce que c'est une r&#233;alit&#233; aujourd'hui ou est-ce que finalement c'est un doux r&#234;ve mais on n'y est pas encore ? Alors j'esp&#232;re que tu vas nous faire un peu r&#234;ver Louis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dr Louis Cousyn&lt;/strong&gt; : Bonjour &#224; tous, merci Louise. Effectivement, je vais vous parler de la pr&#233;diction des crises et notamment des innovations technologiques qui ont eu lieu ces derni&#232;res ann&#233;es dans le domaine et de leur &#233;ventuelle implication clinique, en tout cas dans la pratique courante. Donc on va voir si cela est possible ou si cela sera possible. Je n'ai pas de conflit d'int&#233;r&#234;t pour cette pr&#233;sentation. Alors avant de parler de pr&#233;diction des crises, il faut qu'on d&#233;finisse un peu un concept, le concept d'&#233;tat pr&#233;-critique. Alors qu'est-ce que c'est ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Finalement, on peut conceptualiser la survenue d'une crise d'&#233;pilepsie comme la survenue d'un coup de tonnerre dans un ciel calme ou alors on peut imaginer qu'il y aurait des modifications pr&#233;alables, un &#233;tat annonciateur de la survenue d'une crise d'&#233;pilepsie. Et cet &#233;tat pr&#233;alable, c'est ce qu'on d&#233;finit comme l'&#233;tat pr&#233;-critique. Et on pourrait donc avoir des outils adapt&#233;s pour identifier ces modifications qui surviendraient du coup avant que la crise d'&#233;pilepsie ne d&#233;bute. Alors l'&#233;tat pr&#233;-critique ferait partie des diff&#233;rentes &#233;tapes qui jalonnent la naissance de la crise d'&#233;pilepsie. Donc on a : L'&#233;tat intercritique entre les crises litt&#233;ralement, l'&#233;tat de base au calme. L'&#233;tat pr&#233;-critique qui surviendrait juste avant la crise d'&#233;pilepsie en elle-m&#234;me. Et l'&#233;tat post-critique apr&#232;s la crise. Alors cet &#233;tat pr&#233;-critique a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233; dans plusieurs &#233;tudes. Et en fait, il s'agit de la pierre angulaire, c'est vraiment le fondement sur lequel reposent les mod&#232;les de pr&#233;diction des crises. Puisque si on veut pr&#233;dire les crises, il faut qu'il y ait un &#233;tat pr&#233;alable qu'on peut identifier et ce avant la crise. Alors sur quoi reposent ces hypoth&#232;ses, le m&#233;canisme qui serait &#224; l'origine de cet &#233;tat pr&#233;-critique ? Eh bien ce serait finalement au niveau de l'activit&#233; neuronale un recrutement progressif de ces neurones qui aboutirait en fait finalement &#224; la survenue de la crise d'&#233;pilepsie. Donc l&#224; du coup vous saisissez l'enjeu puisqu'il s'agit en fait d'identifier des modifications qui pr&#233;c&#232;dent la survenue de la crise d'&#233;pilepsie. Et si on les identifie, eh bien &#231;a pourrait permettre de les pr&#233;dire. Alors comment les pr&#233;dire ? On a des mod&#232;les de pr&#233;diction. Ces mod&#232;les de pr&#233;diction sont des outils statistiques qui vont tenter de mettre en &#233;vidence des modifications pr&#233;-critiques. Et en fait ces modifications pr&#233;-critiques doivent avoir deux composantes n&#233;cessaires pour &#234;tre utiles. Il faut qu'il s'agisse de modifications sensibles, c'est-&#224;-dire qu'elles soient suffisamment fines pour pouvoir d&#233;tecter cet &#233;tat pr&#233;-critique et sp&#233;cifiques parce qu'il faut que finalement ces modifications n'aient lieu que pendant l'&#233;tat pr&#233;-critique et pas pendant un autre &#233;tat. Par exemple, on pourrait imaginer des fluctuations de la vigilance, le sommeil, etc. o&#249; on aurait &#233;galement ces modifications qui appara&#238;traient. Du coup, ce seraient des modifications qui n'auraient pas de lien avec l'&#233;tat pr&#233;-critique ou en tout cas pas que. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et donc, elles seraient dangereuses puisqu'on pourrait pr&#233;dire des &#233;tats qui ne seraient finalement pas pr&#233;-critiques. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'autre enjeu de ces mod&#232;les, c'est de mettre en &#233;vidence des modifications qui arriveraient suffisamment pr&#233;coces &#224; la survenue de la crise. Et pourquoi ? Parce que finalement, si on identifie un &#233;tat pr&#233;alable &#224; la crise, l'id&#233;e, c'est d'intervenir. C'est de proposer une intervention pour tenter de stopper la crise. Donc, il y a cette notion de d&#233;lai qui est importante. Alors, les mod&#232;les de pr&#233;diction de crise s'aident actuellement &#233;norm&#233;ment de l'intelligence artificielle. L'intelligence artificielle qui va permettre, gr&#226;ce aux outils informatiques, en fait, on va apprendre &#224; notre mod&#232;le informatique &#224; distinguer l'&#233;tat pr&#233;-critique, donc on va lui donner des informations pour alimenter notre algorithme informatique. Il va se nourrir de tout &#231;a. Il va apprendre &#224; caract&#233;riser un &#233;tat pr&#233;-critique avec les informations qu'on lui donne. Et apr&#232;s, on va lui donner de nouvelles donn&#233;es. Et face &#224; ces nouvelles donn&#233;es, il va devoir les classer et distinguer s'il s'agit ou non d'un &#233;tat pr&#233;-critique. Et apr&#232;s, on va &#233;valuer notre mod&#232;le pour voir s'il se trompe ou pas. Et du coup, ce sera les performances de notre mod&#232;le qui seront donc bonnes ou mauvaises. Et tout &#231;a, c'est sur ce processus que reposent beaucoup de mod&#232;les d'intelligence artificielle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chr 31:20&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus r&#233;cemment, on a des mod&#232;les d'apprentissage profond, de deep-learning, qui l&#224;, cette fois-ci, l'algorithme va lui-m&#234;me apprendre un peu de mani&#232;re autonome, c'est-&#224;-dire qu'il n'aura pas besoin de nous pour dire ce qu'il doit apprendre et comment il doit l'apprendre pour distinguer un &#233;tat pr&#233;-critique. Donc, on a vraiment cette dimension d'autonomie, qui est de plus en plus utilis&#233;e dans les &#233;tudes actuelles. On a &#233;galement, en plus de ces nouvelles technologies, l'apport de nouvelles strat&#233;gies, cette fois-ci statistiques, puisqu'on s'aide beaucoup actuellement des sciences m&#233;t&#233;orologiques. Alors, pourquoi les sciences m&#233;t&#233;orologiques ? Parce que comme la crise d'&#233;pilepsie, finalement, la m&#233;t&#233;o repose &#233;galement sur ce qu'on appelle la th&#233;orie du chaos. Donc, c'est la th&#233;orie du chaos, on conna&#238;t tous un petit peu ce concept de battement d'aile de papillon qui pourrait provoquer un tsunami &#224; l'oppos&#233; de la surface du globe. Et en fait, ce que &#231;a veut dire, c'est qu'on a une relation causale qui existe, m&#234;me si, en fait, on ne peut pas la distinguer. C'est un processus qui est tr&#232;s long, complexe. Et avec notre oeil humain, on ne peut pas le mettre en &#233;vidence. C'est &#231;a, en fait, les mod&#232;les chaotiques, comme la m&#233;t&#233;o, les crises d'&#233;pilepsie, c'est un peu la m&#234;me chose. Et donc, du coup, on a finalement une dimension d'incertitude. Et dans cette dimension d'incertitude, on va dire que ce n'est pas blanc ou noir. Ce n'est pas oui, on va faire une crise ou non, on ne va pas en faire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Chr 33:49&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'id&#233;e, en fait, c'est qu'il y aurait peut-&#234;tre aussi une zone grise o&#249; on serait, en fait, &#224; haut risque de faire une crise d'&#233;pilepsie, mais pas compl&#232;tement. C'est-&#224;-dire qu'on serait &#224; haut risque, mais qu'on n'irait pas forc&#233;ment jusqu'&#224; la crise. Donc, c'est vraiment ce continuum, cette dimension d'incertitude, en fait, en ast&#233;ro&#239;de, donc tout ce qui est probabilit&#233;. C'est-&#224;-dire qu'on va, comme pour la m&#233;t&#233;o, o&#249; on a la probabilit&#233; du risque de pluie, on aurait le pourcentage de risque de faire une crise sur la journ&#233;e. Donc, &#231;a, c'est vraiment cette diminution de risque, d'&#233;tat &#224; risque de crise qui est de plus en plus utilis&#233;e dans les mod&#232;les actuels de pr&#233;diction des crises. Alors, maintenant qu'on a vu un peu ces g&#233;n&#233;ralit&#233;s, quels outils on peut utiliser pour identifier un &#233;tat pr&#233;-critique ? Alors, ces outils, en fait, c'est les informations qui vont nourrir nos mod&#232;les de pr&#233;diction. Alors, tout d'abord, on a, comme on a discut&#233; tout &#224; l'heure avec William, les enregistrements EEG, donc &#233;lectro-enc&#233;phalographiques. C'est vraiment ces enregistrements-l&#224; avec lesquels on a d&#233;but&#233; des &#233;tudes de pr&#233;diction de crise. Donc, finalement, on a, &#224; l'aide de l'&#233;lectroenc&#233;phalogramme de scalp, on peut directement sur la bo&#238;te cr&#226;nienne, mais &#233;galement intrac&#233;r&#233;brale. On a donc des &#233;tudes qui ont montr&#233; des modifications EEG qui &#233;taient pr&#233;-critiques. On a notamment des mod&#232;les d'EEG intrac&#233;r&#233;brales o&#249; on fait des mesures de connectivit&#233;. La connectivit&#233;, c'est quoi ? C'est finalement, quand on regarde deux signaux, on va voir comment ils interagissent entre eux, comment ils communiquent entre eux et de voir si, &#224; un moment, ils deviennent tr&#232;s similaires. Donc, l&#224;, c'est une fa&#231;on d'estimer la connectivit&#233;. Et c'est d'ailleurs une &#233;tude qu'on a faite dans l'&#233;quipe. Nous, on a aussi travaill&#233; sur la connectivit&#233; intrac&#233;r&#233;brale. Et l'ensemble de ces &#233;tudes, m&#234;me si elles sont int&#233;ressantes, restent malheureusement incompatibles avev une application clinique en temps r&#233;el. Parce qu'il faut imaginer porter un EEG, alors en commun un EEG intrac&#233;r&#233;bral, en continu &#224; la maison. Alors en commen&#231;ant un EEG intrac&#233;r&#233;bral, on continue &#224; la maison. Ont &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233;s, comme William le signalait &#233;galement, des dispositifs implantables chroniques qui ont permis d'avoir des enregistrements d'ultra longue dur&#233;e sur plusieurs mois &#224; plusieurs ann&#233;es. Ce qui est tr&#232;s int&#233;ressant parce qu'on a une donn&#233;e beaucoup plus longue, beaucoup plus longitudinale, ce qui permet d'alimenter d'autant plus les donn&#233;es de notre algorithme. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chr : 34:50&lt;br class='autobr' /&gt;
Malheureusement, m&#234;me si les &#233;tudes sont tr&#232;s int&#233;ressantes et tr&#232;s prometteuses, malheureusement &#224; l'heure actuelle, ces dispositifs, et notamment le dispositif intracr&#226;nien RNS*, ont une capacit&#233; de stockage qui est tr&#232;s limit&#233;e. Du coup, l'id&#233;e d'alimenter notre algorithme pour qu'il apprenne ce qui est pr&#233;-critique pour apr&#232;s qu'il puisse le d&#233;tecter chez un patient donn&#233;, pour l'instant n'est pas possible du fait de cette limitation en m&#233;moire du dispositif. &lt;br class='autobr' /&gt;
On a &#233;galement des dispositifs qui sont dits mini-invasifs, qui ne sont pas cette fois-ci intracr&#226;niens mais sous-cutan&#233;s, mais qui ont &#233;t&#233; quand m&#234;me moins &#233;tudi&#233;s dans le domaine de la pr&#233;diction, mais qui pourraient s'av&#233;rer utiles. Donc on a des modifications au EEG pr&#233;-critique qui ont pu &#234;tre identifi&#233;es. Par contre, actuellement, on n'a aucun syst&#232;me suffisamment robuste pour pr&#233;dire en temps r&#233;el les crises d'&#233;pilepsie bas&#233;es sur l'EEG. Alors de quoi on poss&#232;de d'autres ? On poss&#232;de aussi de modifications qu'on appelle extra c&#233;r&#233;brales, alors qu'elles soient l'ECG, le rythme cardiaque, pareil l'activit&#233; motrice, le mouvement avec l'acc&#233;l&#233;rom&#233;trie, et &#233;galement l'activit&#233; &#233;lectro-dermale, donc c'est finalement l'activit&#233; &#233;lectrique au niveau de la peau qui refl&#232;te la sudation. Et donc pourquoi s'int&#233;resser &#224; ces modifications extra c&#233;r&#233;brales ? C'est finalement ce qu'on appelle le syst&#232;me nerveux autonome, c'est-&#224;-dire ce syst&#232;me nerveux qui va g&#233;rer pas mal de processus inconscients, donc le rythme cardiaque, la sudation notamment. Certaines &#233;tudes ont rapport&#233; qu'il y avait une modification, un d&#233;s&#233;quilibre qui a pu &#234;tre parfois observ&#233; chez certains patients du syst&#232;me nerveux autonome avant les crises. Du coup l'id&#233;e c'&#233;tait de regarder ce syst&#232;me nerveux autonome en continu et de voir si effectivement : est-ce qu'il se d&#233;s&#233;quilibrait et est-ce que cela pouvait permettre de pr&#233;dire les crises d'&#233;pilepsie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors comment on fait ? On utilise des signaux extra c&#233;r&#233;braux, donc le rythme cardiaque, et pourquoi ? Parce qu'en fait on a ce qu'on appelle la variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque. C'est quoi ? C'est finalement l'intervalle entre deux battements cardiaques qui se module, c'est normal, &#231;a se module d'un battement &#224; l'autre, donc c'est de l'ordre de la milliseconde, c'est quelque chose qui n' est pas perceptible. Et cette modification-l&#224; traduit l'&#233;quilibre du syst&#232;me nerveux autonome et du coup pourrait aussi d&#233;tecter un d&#233;s&#233;quilibre. Et pareil pour l'activit&#233; &#233;lectro-dermale qui refl&#232;te &#233;galement de mani&#232;re indirecte les modifications du syst&#232;me nerveux autonome. Alors comment on fait ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Chr 37:10&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#233;galement ce qu'on disait tout &#224; l'heure. L&#224;, c'est la fa&#231;on d'utiliser des dispositifs portables ambulatoires de type bracelet connect&#233;, montre connect&#233;e, il y a m&#234;me des bagues connect&#233;es. L'avantage, c'est qu'ils sont non invasifs, on peut avoir des enregistrements continus et de longue dur&#233;e, ce qui peut toujours permettre d'alimenter encore plus nos algorithmes, nos mod&#232;les de pr&#233;diction de crise. Ils sont &#233;galement, comme on disait tout &#224; l'heure, multimodaux. Cette dimension de multimodalit&#233; qui est assez int&#233;ressante parce qu'en fait, on pourrait avoir des informations de pas mal de syst&#232;mes diff&#233;rents. Donc, on aura ce syst&#232;me nerveux autonome avec le rythme cardiaque, potentiellement l'activit&#233; &#233;lectro-dermale. On peut &#233;galement avoir le mouvement aussi avec l'acc&#233;l&#233;rom&#233;trie et on peut aussi avoir des donn&#233;es de sommeil quantitatives et qualitatives qui pourraient &#234;tre int&#233;gr&#233;es de mani&#232;re combin&#233;e dans un syst&#232;me de pr&#233;diction de crise. Alors, pourquoi combiner ? Pourquoi il ne s'agit d'informations que compl&#233;mentaires ? Parce qu'en fait, les &#233;tudes qui ont utilis&#233; ces proc&#233;d&#233;s montrent des r&#233;sultats int&#233;ressants, mais qui ne sont pas forc&#233;ment suffisants pour &#234;tre utilis&#233;s seuls. Nous, dans notre &#233;quipe, on avait &#233;tudi&#233; surtout la variabilit&#233; d&#251; rythme cardiaque. Et en fait, la sensibilit&#233; n'est pas tr&#232;s &#233;lev&#233;e, c'est-&#224;-dire qu'on loupe quand m&#234;me des &#233;tats pr&#233;-critiques et il y en a quand m&#234;me pas mal. Du coup, l'int&#233;r&#234;t de cette approche sera dans la multimodalit&#233;, c'est-&#224;-dire que l'id&#233;e sera d'associer tous ces signaux extra c&#233;r&#233;braux aux signaux EEG pour les combiner et renforcer, optimiser notre mod&#232;le de pr&#233;diction de crise. Alors, on a &#233;galement les sympt&#244;mes pr&#233;-critiques qui ont &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s. Alors, c'est quoi les sympt&#244;mes pr&#233;-critiques ? En fait, c'est des prodromes &#233;pileptiques, c'est comme &#231;a qu'on les appelle. C'est des manifestations subjectives qui pourraient pr&#233;c&#233;der la crise, et ce, de plusieurs heures, qui ont &#233;t&#233; rapport&#233;es chez certains patients. Ils sont d'origine non &#233;pileptique. De quoi il s'agit ? Il s'agit en fait de modifications cliniques, donc je vous l'ai d&#233;j&#224; dit, subjectives, mais du coup, ce qui est rapport&#233;, c'est au niveau &#233;motionnel, donc par exemple, une irritabilit&#233; ou un &#233;tat de stress plus &#233;lev&#233;, ou alors au contraire, une diminution, une lev&#233;e de stress. On peut aussi avoir l'&#233;tat de fatigue en lien avec le sommeil, &#233;galement des sympt&#244;mes cognitifs, le fait d'avoir du mal &#224; r&#233;fl&#233;chir ou &#224; &#234;tre assez ralentit. Le fait d'avoir du mal &#224; r&#233;fl&#233;chir ou &#224; &#234;tre assez lent un jour donn&#233;. Et finalement, ces modifications cliniques, donc il y a beaucoup de probl&#232;mes &#233;pileptiques qui ont &#233;t&#233; list&#233;s, qui ont &#233;t&#233; signal&#233;s par certains patients ont &#233;t&#233; analys&#233;s dans les mod&#232;les de pr&#233;diction des crises. Et m&#234;me si on avait des donn&#233;es int&#233;ressantes et qu'on avait probablement quelque chose qui &#233;tait en faveur d'un &#233;tat pr&#233;-critique clinique pour certains, les mod&#232;les de pr&#233;diction avaient clairement un manque de sensibilit&#233;. Par contre, ce qui &#233;tait int&#233;ressant de souligner, c'&#233;tait le r&#244;le de l'auto pr&#233;diction, c'est-&#224;-dire on demandait aux patients est-ce qu'ils pensaient qu'ils &#233;taient &#224; risque ou pas de faire une crise sur la journ&#233;e. &#199;a a &#233;t&#233; beaucoup &#233;tudi&#233; avec des r&#233;sultats &#233;galement tr&#232;s int&#233;ressants, avec un b&#233;mol, parce que finalement, il y a aussi le c&#244;t&#233; de proph&#233;tie autor&#233;alisatrice, le fait de dire oui, je pense que je vais faire une crise aujourd'hui, peut-&#234;tre que &#231;a augmente aussi le risque d'en faire une par effet un peu renforcement positif, entre guillemets. Donc finalement, des modifications cliniques subjectives pr&#233;-critiques, &#231;a a &#233;t&#233; rapport&#233; chez certains patients. Par contre, leur int&#233;r&#234;t dans un mod&#232;le de pr&#233;diction n'est actuellement pas &#233;tabli. Nous, dans l'&#233;quipe, on est en train d'&#233;tudier, on va &#233;tudier un syst&#232;me qui va recueillir ces sympt&#244;mes cliniques-l&#224; pour voir si &#231;a peut aider &#224; identifier un &#233;tat &#224; risque de crise, ce qui n'est pour l'instant pas forc&#233;ment s&#251;r. Qu'est-ce qu'on peut utiliser d'autre comme information pour nous aider dans la pr&#233;diction des crises ? C'est finalement les cycles. Alors des cycles qui peuvent &#234;tre sur une ann&#233;e, des cycles qui peuvent &#233;galement &#234;tre sur une journ&#233;e. En fait, les cycles de crise, c'est quelque chose qui a &#233;t&#233; rapport&#233; de mani&#232;re assez r&#233;cente et qui repose sur le fait que, oui, on a une p&#233;riodicit&#233; de l'excitabilit&#233; c&#233;r&#233;brale, c'est-&#224;-dire qu'on va avoir plusieurs choses qui vont se r&#233;p&#233;ter avec une p&#233;riode donn&#233;e et qui vont modifier notre &#233;tat c&#233;r&#233;bral. &#199;a, on le sait, &#231;a peut &#234;tre les &#233;tats de vigilance, donc le fait de dormir, les cycles de veille-sommeil. Parfois, il y a certains patients qui font plus de crises &#224; certaines p&#233;riodes de la nuit. Il y a &#233;galement les fluctuations hormonales, donc certaines patients qui, parfois, font plus de crises autour de leurs r&#232;gles. Et d'autres processus physiologiques. Donc, on a cette modulation p&#233;riodique de l'excitabilit&#233; c&#233;r&#233;brale. Et en fait, on a mis en &#233;vidence des cycles de crise. Donc, c'est des &#233;tudes qui sont int&#233;ress&#233;es principalement aux ondes de crise initialement. On a vu qu'il y avait des cycles de crise et puis apr&#232;s, qui a &#233;t&#233; confirm&#233; avec cette fois-ci des dispositifs implantables chroniques o&#249; on a vu qu'il y avait effectivement des cycles de crise qui &#233;taient identifi&#233;s et &#233;galement des cycles d'anomalies &#233;pileptiques. Alors, ces cycles, ils peuvent &#234;tre sur une journ&#233;e. Donc, c'est des cycles qui vont se r&#233;p&#233;ter avec une p&#233;riodicit&#233; de toutes les heures, ce qu'on appelle des cycles circadiens. On a &#233;galement des cycles multidiens. Donc, c'est des cycles qui vont se r&#233;p&#233;ter sur une p&#233;riodicit&#233; cette fois-ci en jours ou en semaines, voire une p&#233;riodicit&#233; mensuelle, circannuelle. Et donc, ce qui est int&#233;ressant, c'est de voir cette probabilit&#233; cyclique du risque de crise. Et pourquoi ? Parce que ce caract&#232;re cyclique, donc des anomalies &#233;pileptiques et des crises, c'est une information suppl&#233;mentaire, encore une fois, qu'on pourra int&#233;grer au mod&#232;le de pr&#233;diction des crises et toujours pour augmenter les performances de nos algorithmes. Alors, la question qui vaut de l'or, peut-on pr&#233;dire les crises ? Ce qu'on voit, c'est que finalement, l'&#233;tat pr&#233;-critique, il semble quand m&#234;me assez insaisissable. Alors, on l'a vu, il y a des syst&#232;mes complexes qui le sous-tendent, donc la fameuse th&#233;orie du chaos. Le papillon, c'&#233;tait pour le c&#244;t&#233; en lien avec la th&#233;orie du chaos, mais c'est aussi finalement quelque chose d'insaisissable. Et donc, ces syst&#232;mes complexes qui sont tr&#232;s difficiles &#224; appr&#233;hender et qui n&#233;cessitent du coup des outils statistiques de plus en plus performants pour mettre en &#233;vidence des modifications auxquelles on n'aurait pas forc&#233;ment pens&#233;, &#231;a c'est s&#251;r, mais qu'on n'aurait pas encore individualis&#233;. L'autre complexit&#233; de l'approche de l'&#233;tat pr&#233;-critique, c'est qu'en fait, il est sp&#233;cifique &#224; chaque type d'&#233;pilepsie. Tous les mod&#232;les de pr&#233;diction sont surtout travaill&#233;s sur, et m&#234;me principalement sur les &#233;pilepsies focales. Donc, il y a vraiment une sp&#233;cificit&#233; de l'&#233;tat pr&#233;-critique qui est d&#233;pendante du type d'&#233;pilepsie et &#233;galement &#224; chaque patient. C'est-&#224;-dire qu'il y a certains patients qui seront consid&#233;r&#233;s comme, entre guillemets, bons pr&#233;dicteurs et d'autres, entre guillemets, mauvais pr&#233;dicteurs, parce que finalement, ils auront un &#233;tat pr&#233;-critique qui sera beaucoup moins identifiable. Donc, c'est aussi quelque chose qui devra s'adapter aux patients. Donc, chaque syst&#232;me devra &#234;tre finalement sp&#233;cifique aux patients, ce qui augmente en fait finalement la charge de travail pour l'algorithme de pr&#233;diction, parce qu'il devra d'abord se former pour chaque patient et il ne pourra pas forc&#233;ment s'aider des autres donn&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chr 43:50&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors, par contre, on a quand m&#234;me de l'espoir. Je vous dis &#231;a, ce n'est pas pour d&#233;courager les espoirs de chacun. On a quand m&#234;me des nouvelles strat&#233;gies actuellement de pr&#233;diction. Je vous ai dit, avec les sciences m&#233;t&#233;orologiques, &#224; qui on a emprunt&#233; ce qu'on appelle les pr&#233;visions probabilistes, la probabilit&#233; de faire une crise sur la journ&#233;e, donc entre 0 et 100, avec cette dimension un peu continue et qui n'est pas finalement un &#233;tat binaire, &#171; oui &#187;/ &#171; non &#187;. Et les nouvelles technologies qui sont &#224; disposition et qui vont se d&#233;velopper encore plus, donc les dispositifs implantables chroniques avec la n&#233;cessit&#233; d'avoir une m&#233;moire qui sera plus grande pour pouvoir permettre &#224; nos algorithmes d'apprendre et retenir des informations pour apr&#232;s les d&#233;tecter et cette fois-ci finalement stimuler, non pas quand ils d&#233;tectent la crise, mais quand ils d&#233;tectent un &#233;tat pr&#233;-critique. Donc &#231;a, il faut quand m&#234;me &#234;tre s&#251;r aussi que l'&#233;tat pr&#233;-critique soit bien pr&#233;sent.&lt;br class='autobr' /&gt; Donc &#231;a, c'est des dispositifs qui ne sont pas encore autoris&#233;s en Europe. L'&#233;tude des cycles de crise, l'&#233;tude des cycles de crise qui est vraiment issue de ces donn&#233;es d'ultra-longue dur&#233;e et qui seront n&#233;cessaires pour appr&#233;hender encore plus la probabilit&#233; du risque de crise. L'apprentissage profond, le deep learning, clairement l&#224; on est en plein boom dans l'intelligence artificielle parce qu'il y a de plus en plus de proc&#233;d&#233;s qui sont d&#233;velopp&#233;s et qui clairement vont aider de plus en plus pour individualiser des modifications qui, &#224; l'oeil humain, en fait sont compl&#233;tement imperceptibles. Donc il faudra s'aider aussi de ces outils informatiques. Et l'approche multimodale, pareil, comme pour la d&#233;tection, on parlait de l'approche multimodale, mais finalement pour la pr&#233;diction, c'est un petit peu la m&#234;me chose. C'est que l'id&#233;e c'est de combiner un peu les signes qu'on a, qu'ils soient c&#233;r&#233;braux, extra-c&#233;r&#233;braux. On va combiner l'ensemble des informations pour tenter d'individualiser au mieux l'&#233;tat pr&#233;-critique. Alors dans les perspectives de recherche, il y a aussi les micro&#233;lectrodes, c'est ces petites &#233;lectrodes qui sont aussi fines qu'un cheveu, qui peuvent enregistrer l'activit&#233; neuronale. Donc l'id&#233;e ce sera aussi de regarder qu'est-ce qui se passe &#224; l'&#233;chelle neuronale chez le patient avant la crise. Est-ce qu'on a des modifications des comportements neuronaux, alors chacun de leur c&#244;t&#233; ou alors entre eux, qui pourraient &#234;tre en faveur d'un &#233;tat pr&#233;-critique ou alors c'est quelque chose de plus grand, c'est un r&#233;seau qui se modifie au niveau c&#233;r&#233;bral, du coup on verra rien &#224; cette petite &#233;chelle-l&#224;. Il y a &#233;galement les mod&#232;les de pr&#233;diction canins qui sont en cours d'&#233;tude. Il y a quelques &#233;tudes qui les ont rapport&#233;es. C'est bas&#233; sur l'odeur. En tout cas, c'est des choses clairement encore &#224; l'&#233;tude. Et on verra finalement les r&#233;sultats dans les prochaines ann&#233;es, &#224; savoir est-ce que &#231;a pourrait nous aider. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chr 46:30&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors en conclusion, on a un &#233;tat pr&#233;-critique qui a pu &#234;tre identifi&#233; chez certains patients. Par contre, &#224; l'heure actuelle, on n'a aucun mod&#232;le de pr&#233;diction qui est suffisamment fiable pour &#234;tre propos&#233; aux patients. On a quand m&#234;me l'espoir de ces nouvelles m&#233;thodes statistiques, de toutes ces nouvelles technologies qui apportent clairement un nouveau souffle aux mod&#232;les de pr&#233;diction des crises. Et on esp&#232;re que cela va vraiment aider &#224; optimiser nos algorithmes. Et dans tous les cas, les efforts vont converger dans les ann&#233;es &#224; venir pour avoir un syst&#232;me qui sera non ou mini-invasif, multimodal, plusieurs informations de types diff&#233;rents, portable pour que ce soit compatible avec la vie quotidienne, qui prend en compte cette dimension de cycle et qui permet une intervention en temps r&#233;el parce que le but c'est de d&#233;tecter un &#233;tat, mais c'est effectivement d'intervenir pour tenter de stopper la crise avant qu'elle n'apparaisse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr L. Tyvaert &lt;/strong&gt; : Merci. Merci beaucoup Louis pour cette tr&#232;s belle communication et bien d&#233;taill&#233;e. Je suis s&#251;re que nos auditeurs ont eu plein de r&#233;ponses &#224; leurs questions. &lt;br class='autobr' /&gt;
Alors d&#233;j&#224; une petite question de mon c&#244;t&#233;, mais qui vient du chat &#233;galement. La question, c'est certains peuvent exp&#233;rimenter, comme tu l'as dit, les sympt&#244;mes cliniques qui pr&#233;c&#232;dent les crises, ce qu'on appelle les auras ou m&#234;me juste des changements d'&#233;tat , un petit peu de vigilance ou d'humeur. Et pour certains, &#231;a peut pr&#233;c&#233;der de plusieurs jours m&#234;me la crise. Est-ce que tu penses que cet &#233;tat pr&#233;-critique est pertinent, m&#234;me s'il pr&#233;c&#232;de plusieurs heures, voire m&#234;me plusieurs jours les crises, si toutefois c'est syst&#233;matiquement observ&#233; par le patient ? Mais l'id&#233;e, &#231;a sera vraiment... &#199;a peut &#234;tre si loin en fait, la question.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dr L. Cousyn :&lt;br class='autobr' /&gt;
Oui, alors c'est ce qui est important dans la litt&#233;rature. Apr&#232;s, c'est vrai que c'est tr&#232;s variable la dur&#233;e des sympt&#244;mes. Donc, &#231;a d&#233;pend des patients, &#231;a d&#233;pend des &#233;tudes. Donc, il y a probablement, en tout cas, est-ce que c'est la cause ou la cons&#233;quence, &#231;a, on ne saura jamais. Potentiellement, c'est finalement un &#233;tat plus global qui fait que les patients sont plus fatigu&#233;s et du coup, &#231;a am&#232;ne &#224; la crise. Est-ce que c'est vraiment des sympt&#244;mes pr&#233;-critiques qui sont en lien avec une modification de l'activit&#233; c&#233;r&#233;brale qui aboutit sur la crise ? On ne sait pas. Tout ce qu'on sait, c'est qu'en tout cas, ce n'est pas d'origine &#233;pileptique. On ne sait pas si c'est la cause ou la cons&#233;quence. Dans tous les cas, c'est rapport&#233;. Et l'id&#233;e, c'est quand m&#234;me de voir, par contre, c'est rapport&#233;, mais &#231;a n'a jamais &#233;t&#233; vraiment prouv&#233; de mani&#232;re prospective. L'id&#233;e, ce sera de voir effectivement si &#231;a arrive, mais qu'il n'y a pas de crise derri&#232;re, c'est &#224; quelle fr&#233;quence. Est-ce qu'il y a plus souvent une crise qui arrive derri&#232;re ? Est-ce que finalement, non, g&#233;n&#233;ralement, dans 90% des cas, il n'y a pas de crise qui arrive derri&#232;re. Du coup, on perd clairement en sensibilit&#233;. Donc, &#231;a, c'est quelque chose qu'il faudra r&#233;pondre avec des technologies prospectives, ce qu'on n'a pas encore totalement actuellement.&lt;br class='autobr' /&gt; (&#8230;)&lt;br class='autobr' /&gt;
Chr 49:38&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;strong&gt;Dr M-C Picot&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Est-ce que la MDPH peut prendre en charge en partie les syst&#232;mes de d&#233;tection des crises, William ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr W. Szurhaj&lt;/strong&gt; : Alors c'est une grande question. J'ai effectivement dit tout &#224; l'heure que le probl&#232;me de ces syst&#232;mes &#233;tait leur co&#251;t notamment, et qu'il &#233;tait parfois difficile, m&#234;me souvent difficile, de se les faire prendre en charge. Donc il y a des possibilit&#233;s, plusieurs possibilit&#233;s. Donc la MDPH effectivement, parfois les mutuelles, mais finalement peu de mutuelles acceptent de prendre en charge ces syst&#232;mes. Et puis on m'a &#233;galement rapport&#233; la caisse de retraite aussi. Certains patients arrivaient &#224; se faire prendre en charge par une caisse de retraite. Voil&#224;, donc il faut essayer. En tout cas, avant en g&#233;n&#233;ral d'acheter, il faut d'abord faire un devis et ensuite contacter les mutuelles, MDPH et &#231;a pour essayer d'obtenir une participation &#224; la prise en charge qui n'est pas automatique, malheureusement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr L. Tyvaert&lt;/strong&gt; : Merci bien. Alors une petite question pour Louis. Tu me diras si tu peux y r&#233;pondre. J'ai quelques &#233;l&#233;ments de r&#233;ponse si tu ne sais pas, mais je pense que tu dois savoir. Effectivement, un des auditeurs nous mentionne cette technologie. Finalement, il y a quand m&#234;me des mod&#232;les plus naturels de pr&#233;diction de crise probable et notamment l'utilisation de chiens qui d&#233;tectent les crises chez certains &#233;pileptiques. Est-ce que tu en sais quelque chose ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chr 51:15&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Dr L. Cousyn&lt;/strong&gt; : Oui, j'en ai parl&#233; un petit peu effectivement, mais tu pourras compl&#233;ter si je ne donne pas toutes les r&#233;ponses. Mais effectivement, c'est quelque chose qui est encore &#224; l'&#233;tude. Donc c'est bas&#233; sur l'odorat. Ils ont essay&#233; des &#233;chantillons de sueur de patients qui avaient fait des crises, etc. Il y a effectivement des choses qui marchent avec des chiens qui sont form&#233;s dans cette pr&#233;diction des crises de par la sueur, probablement les ph&#233;romones. En tout cas, c'est ce qui est d&#233;crit. Apr&#232;s, moi j'&#233;mets quand m&#234;me une r&#233;serve parce que finalement, je me pose quand m&#234;me la question, est-ce qu'on n'est pas plut&#244;t sur la d&#233;tection plut&#244;t que la pr&#233;diction ? Parce qu'il y a quand m&#234;me de la litt&#233;rature qui montre que peut-&#234;tre que le chien, m&#234;me s'il aboie avant que la crise soit visible, probablement en fait qu'il peut percevoir aussi quelque chose quelques secondes avant la crise tonico clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e, par exemple, peut-&#234;tre une modification de comportement. Par exemple, son ma&#238;tre qui bouge un petit peu moins. Alors nous, &#224; l'&#339;il humain, on ne le voit pas forc&#233;ment, mais le chien peut le d&#233;tecter. Donc je me pose parfois la question, est-ce qu'on est vraiment sur la pr&#233;diction ? Alors pour les mod&#232;les d'odorat, etc., oui. Mais je pense qu'il y a aussi pas mal de d&#233;tection avec un oeil canin qui serait potentiellement plus fin que celui d'un oeil humain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr L. Tyvaert &lt;/strong&gt; : Apr&#232;s, l'int&#233;r&#234;t, c'est qu'on serait en capacit&#233; quand m&#234;me de pr&#233;venir l'entourage ou le patient avant que les signes cliniques, en tout cas, disparaissent. Donc c'est une sorte quand m&#234;me de pr&#233;diction par rapport &#224; nos capacit&#233;s actuelles d'identification de la crise. En tout cas, affaire &#224; suivre, effectivement, c'est beaucoup moins technologique, mais c'est encore effectivement &#224; prouver et &#224; creuser, bien s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chr 52:50&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dr M-C Picot&lt;/strong&gt; : Oui, est-ce qu'il existe des syst&#232;mes pour la d&#233;tection des troubles respiratoires qui accompagnent les crises ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pr W. Szurhaj&lt;/strong&gt; : : Alors sur les troubles respiratoires, je pense qu'on parle en fait de la d&#233;saturation du taux d'oxyg&#232;ne. Comme je disais tout &#224; l'heure, oui, il y a des syst&#232;mes avec les bracelets qui peuvent permettre de d&#233;tecter la chute du taux d'oxyg&#232;ne dans le sang. &#192; ma connaissance, la d&#233;tection de la diminution du taux d'oxyg&#232;ne n'est pas utilis&#233;e dans la d&#233;tection des crises, mais je pense peut-&#234;tre effectivement enregistr&#233;e. Le probl&#232;me, c'est la qualit&#233; du signal. Il y a &#233;galement des syst&#232;mes, je n'en ai pas parl&#233;, mais par exemple le syst&#232;me EMFIT peut faire &#231;a. Le d&#233;tecteur d&#233;tecte aussi, outre les mouvements, d&#233;tecte aussi les battements cardiaques, en fait, et peuvent donc d&#233;tecter un trouble cardiaque qui suivrait une crise aussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chr 54:15&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Pr L. Tyvaert&lt;/strong&gt; : Tr&#232;s bien, donc une question encore pour Louis, une question tout &#224; fait pertinente. Un auditeur se pose la question : super, donc on pr&#233;dit cette p&#233;riode pr&#233;-crise, tr&#232;s &#224; risque, mais que pouvons-nous proposer aux patients alors qu'il y a une forte suspicion , un fort risque &#233;lev&#233; &#224; ce moment-l&#224; ? Est-ce que c'est bien, mais qu'est-ce qu'on en fait de &#231;a ? Est-ce qu'il y a des traitements pour interrompre ou modifier cet &#233;tat pr&#233;-critique et le remettre en &#233;tat de s&#233;curit&#233; ? Qu'est-ce qu'on propose alors, une fois qu'on l'a d&#233;tect&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dr L. Cousyn&lt;/strong&gt; : Effectivement, oui, c'est assez pertinent parce que c'est quand m&#234;me le but de la pr&#233;diction. Le but, ce n'est pas de juste contempler, m&#234;me si finalement la premi&#232;re solution, c'est quand m&#234;me d&#233;j&#224; la mise en s&#233;curit&#233;. On a dit que c'&#233;tait les patients qui chutent, etc. Potentiellement, ils peuvent d&#233;j&#224; s'asseoir ou s'allonger. Donc &#231;a, c'est de la mise en s&#233;curit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s, pour stopper la crise, oui, &#233;videmment. L'id&#233;e, au niveau m&#233;dicamenteux, c'est potentiellement d'utiliser, si jamais on arrive vraiment &#224; individualiser un &#233;tat pr&#233;-critique certain, d'utiliser un m&#233;dicament &#224; action rapide. Donc c'est g&#233;n&#233;ralement des benzodiaz&#233;pines qui peuvent marcher assez rapidement pour stopper l'&#233;volution vers la crise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s, dans l'avenir, qu'est-ce qu'on pourrait proposer ? C'est finalement ces syst&#232;mes qui sont implantables, qui peuvent provoquer de la stimulation au niveau du foyer &#233;pileptique. Alors l'id&#233;e, c'est de voir si on ne peut pas, apr&#232;s, &#224; l'avenir, avec les syst&#232;mes beaucoup plus ferm&#233;s, notamment les syst&#232;mes RNS* et compagnie, de provoquer cette stimulation pour stopper l'apparition vers la crise. &lt;br class='autobr' /&gt;
(..)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Dr M-C Picot&lt;/strong&gt; : Alors, on a une question sur le stress g&#233;n&#233;r&#233; par les fausses alarmes. Qu'est-ce qu'on peut en dire, William ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chr 55:55&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Pr W. Szurhaj&lt;/strong&gt; : Eh bien, je trouve que c'est une question int&#233;ressante et je ne suis pas s&#251;r que tout le monde se pose cette question quand on parle des syst&#232;mes de d&#233;tection des crises. On voit toujours le bon c&#244;t&#233;, effectivement, qui est de d&#233;tecter la crise et de pr&#233;venir l'entourage, et c'est souvent une demande d'ailleurs de l'entourage, d'&#234;tre au courant quand la personne va faire une crise. Mais est-ce que pour le patient, est-ce que tous les patients veulent un syst&#232;me de d&#233;tection des crises et pr&#233;venir l'entourage qu'il y a une crise ? Eh bien, ce n'est pas si &#233;vident que &#231;a. Il y a des &#233;tudes int&#233;ressantes qui ont &#233;t&#233; faites sur l'&#233;valuation de ces syst&#232;mes de d&#233;tection par les patients. Qu'est-ce qu'ils en attendent ? Est-ce qu'ils attendent d'ailleurs ces syst&#232;mes de d&#233;tection ? Eh bien, vous avez, je ne sais plus les chiffres exacts, mais c'est 30 ou 40 % des patients qui, eux, non, ne veulent pas de tel syst&#232;me qui sonnerait &#224; tout bout de champ pour pr&#233;venir tout le monde qu'une crise arrive. Et donc, effectivement, je pense que c'est une question &#224; se poser. Pourquoi est-ce que l'on veut un syst&#232;me de d&#233;tection des crises ? Et est-ce que le patient, lui, estime que c'est bien ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Pr L. Tyvaert&lt;/strong&gt; :. Une petite question pour Louis sur les donn&#233;es cycliques des crises que l'on a avec les donn&#233;es intrac&#233;r&#233;brales. Donc, du coup, que r&#233;pondrais-tu &#224; l'heure actuelle &#224; une jeune femme, par exemple, qui explique qu'elle a l'impression que les crises sont g&#233;n&#233;r&#233;es pendant les p&#233;riodes menstruelles ? Est-ce que c'est un cycle, finalement, qui appara&#238;t pertinent dans ce qui a &#233;t&#233; enregistr&#233; ou finalement pas si clairement que &#231;a ? Une question difficile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dr L. Cousyn&lt;/strong&gt; : Oui, mais non, mais apr&#232;s, oui, effectivement, les fluctuations des hormones sexuelles sont clairement li&#233;es de toute fa&#231;on. Et puis, il y a &#233;videmment des crises dites catam&#233;niales. Donc, s'il y a quand m&#234;me plus la moiti&#233; des crises qui surviennent en p&#233;riode catam&#233;niale, oui, il faut quand m&#234;me &#233;voquer une notion de cycle. Donc, il faut avoir la r&#233;partition. Si c'est quelque chose qui se r&#233;p&#232;te sur une grosse majorit&#233; des crises, on pourra s'orienter. Si apr&#232;s, finalement, comme les cycles arrivent quand m&#234;me tous les mois, si le fait d'avoir des crises assez souvent et puis qu'elles tombent un peu par hasard pendant la p&#233;riode des r&#232;gles ou avant ou apr&#232;s, c'est l&#224; o&#249; il faut prendre &#231;a un peu avec des pincettes. Mais oui, bien s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dr M-C Picot &lt;/strong&gt; : Merci &#224; tous les deux. Je crois qu'on arrive &#224; l'heure de la conclusion. Donc, je vais dire quelques mots pour finir. D'abord, pour la d&#233;tection des crises, on a vu qu'il existe des solutions qui sont efficaces aujourd'hui. Ces solutions, elles sont accessibles, bien que leur co&#251;t reste encore relativement important pour les familles et les patients. En revanche, on a vu que pour la pr&#233;diction des crises, il y a de multiples approches qui existent, mais des recherches sont encore n&#233;cessaires, notamment dans le domaine de la mod&#233;lisation et avec le soutien de l'IA, pour aboutir on l'a vu &#224; des solutions qui soient plus accessibles, plus fiables et surtout moins invasives. Je crois qu'on va conclure l&#224;-dessus. Merci encore &#224; nos deux orateurs de la grande qualit&#233; de leur pr&#233;sentation et je vous souhaite une bonne soir&#233;e &#224; tous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;*Neuromodulation par stimulation c&#233;r&#233;brale profonde&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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