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	<title>STOP MORTALIT&#201; &#201;PILEPSIE</title>
	<link>https://stopmep.fr/</link>
	<description>En 2020, un article de l'European Journal of Neurology d&#233;plorait que le nombre de d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie restait &#233;lev&#233;, le taux de d&#233;c&#232;s ayant augment&#233; de 6,8 pour mille &#224; 9,1 pour mille entre 2009 et 2015 [1].
En France, on estime que, chaque jour, 11 personnes avec &#233;pilepsie d&#233;c&#232;dent. Dans deux cas sur 3, le d&#233;c&#232;s est li&#233; &#224; l'&#233;pilepsie (y compris les cas o&#249; l'&#233;pilepsie est le sympt&#244;me d'une maladie sous-jacente) [2].
Selon l'article pr&#233;cit&#233;, 78% des d&#233;c&#232;s des jeunes adultes (entre 20 et 30 ans) seraient &#233;vitables.
Ce site a &#233;t&#233; cr&#233;&#233; par des familles endeuill&#233;es par l'&#233;pilepsie qui se sont constitu&#233;es en association loi 1901 en juin 2025 : STOP MORTALIT&#201; &#201;PILEPSIE (STOPMEP) ; Nous souhaitons agir pour la r&#233;duction des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; cette maladie.
STOPMEP milite pour une information compl&#232;te des patients sujets &#224; des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es tonico-cloniques (les principaux expos&#233;s) et de leurs familles sur les risques de d&#233;c&#232;s pouvant survenir &#224; l'occasion d'une crise convulsive, et en particulier celui de mort subite et inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP)[2].
En effet, la mort subite et inattendue en &#233;pilepsie (MSIE, SUDEP en anglais, acronyme de &#034; Sudden and unexpected Death in Epilepsy&#034;) est l'une des premi&#232;res causes de d&#233;c&#232;s ( cf rubrique Mortalit&#233; et MSIE et l'article Les chiffres dans cette rubrique : https://stopmep.fr/LES-CHIFFRES). Les patients sont rarement inform&#233;s de ce risque, contrairement &#224; d'autres.
Ce site a pour le double objectif de pr&#233;senter et d'expliciter nos demandes, et de fournir une information fiable sur ces risques aux personnes concern&#233;es par l'&#233;pilepsie, qu'il s'agisse des patients, de leurs familles ou des professionnels de sant&#233; en :
&#8211; regroupant des donn&#233;es fiables issues d'&#233;tudes fran&#231;aises et internationales reconnues et en apportant des d&#233;tails pratiques
&#8211; informant de l'&#233;volution des pratiques &#224; l'&#233;tranger concernant la gestion des risques li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie, notamment celui de Sudep/MSIE
&#8211; partageant des retours d'exp&#233;riences (t&#233;mognages dans la rubrique d&#233;di&#233;e)
Vous pouvez prendre connaissance de nos demandes dans notre courrier de d&#233;cembre 2024 au Conseil National Professionnel de Neurologie (https://stopmep.fr/1ere-actu) et de nos projets dans la rubrique d&#233;di&#233;e, ou nous contacter : msiepilepsie@gmail.com.
NB Le moteur de recherche &#034;Rechercher&#034;, en bas &#224; droite sous la liste des rubriques (ordinateur) ou tout en bas de la page (t&#233;l&#233;phone), permet de s&#233;lectionner les articles sur un th&#232;me particulier. Pour une recherche restreinte, il est pr&#233;f&#233;rable de ne saisir qu'un mot.
[1] https://www.santelog.com/actualites/epilepsie-les-deces-augmentent-pourtant-beaucoup-pourraient-etre-evites ; En anglais : European Academy of of Neurology, 24 May 2020 &#034; Epilepsy related deaths common in young adults are not reducing..&#034; ; Dr Gashirai Mbizvo, Univ ; d'Edimbourg&#8230; et https://www.epilepsy.ie/content/study-suggests-epilepsy-deaths-are-not-decreasing-despite-advances-treatments.
[2] D'apr&#232;s les donn&#233;es du R&#233;seau Sentinelle Mortalit&#233; Epilepsie (RSME) le d&#233;tail : https://stopmep.fr/LES-CHIFFRES-et-definition-de-la-MSIE-SUDEP. 1 d&#233;c&#232;s sur 3 correspond donc &#224; la mortalit&#233; observ&#233;e dans la population g&#233;n&#233;rale.
[3] Une bonne introduction sur la mort subite en &#233;pilepsie est la vid&#233;o de l'association allemande traduite en Fran&#231;ais par une soeur endeuill&#233;e, disponible via le lien : https://www.youtube.com/watch?v=QC6D2vP9k1U&amp;t=7s qui souligne bien l'importance de la pr&#233;sence d'un tiers lors de la crise d'&#233;pilepsie et dans la phase post-crise.
IMPORTANT sur la navigation sur le site : Pour naviguer sur ce site : utiliser les menus en haut ( rubriques principales accessibles par le bandeau violet) ou, sur ordinateur, &#224; gauche ( rappel des rubriques principales, et sous-rubriques quand il y en a). Ne pas utiliser les fl&#232;ches ci-dessous qui permettent de faire d&#233;filer l'ensemble des articles par ordre de publication et non par th&#232;me.</description>
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		<title>&lt;font color=#EC3C4C&gt;STOP M&lt;/font&gt;&lt;font color=#692FA0&gt;ORTALIT&#201;&lt;/font&gt; &lt;font color=#EC3C4C&gt;&#201;P&lt;/font&gt;&lt;font color=#692FA0&gt;ILEPSIE&lt;/font&gt;</title>
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		<title>Modulation de la respiration selon le moment de la journ&#233;e et implications pour la SUDEP</title>
		<link>http://abc-epilepsie.fr/Modulation-de-la-respiration-selon-le-moment-de-la-journee-et-implications-pour</link>
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		<dc:date>2026-05-19T20:48:24Z</dc:date>
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		<description>&lt;p&gt;Cet article regarde les liens possibles entre les troubles du sommeil comme l'apn&#233;e du sommeil et la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://abc-epilepsie.fr/Mecanismes-et-Causes-de-la-mort-subite-en-epilepsie" rel="directory"&gt;Causes et M&#233;canismes de la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Traduction de l'article : The role of sleep state and time of day in modulating breathing in epilepsy : implications for sudden unexpected death in epilepsy. Front Neural Circuits. 2022 Aug 23 ;16:983211. doi : 10.3389/fncir.2022.983211. PMID : 36082111 ; PMCID : PMC9445500.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9445500/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9445500/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le r&#244;le de l'&#233;tat de sommeil et du moment de la journ&#233;e dans la modulation de la respiration chez les personnes &#233;pileptiques : implications pour la mort subite inattendue en cas d'&#233;pilepsie&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Katelyn G. Joyal (1),(2),(3) - Benjamin L. Kreitlow (1),(2),(3),(4) - Gordon F. Buchanan (1),(2),(3),(4)&lt;br class='autobr' /&gt;
(1) Programme interdisciplinaire d'&#233;tudes sup&#233;rieures en neurosciences, Facult&#233; de m&#233;decine Carver, Universit&#233; de l'Iowa, Iowa City, IA, &#201;tats-Unis&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) D&#233;partement de neurologie, Facult&#233; de m&#233;decine Carver, Universit&#233; de l'Iowa, Iowa City, IA, &#201;tats-Unis&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Institut des neurosciences de l'Iowa, Facult&#233; de m&#233;decine Carver, Universit&#233; de l'Iowa, Iowa City, IA, &#201;tats-Unis&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) Programme de formation des chercheurs en m&#233;decine, Facult&#233; de m&#233;decine Carver, Universit&#233; de l'Iowa, Iowa City, IA, &#201;tats-Unis&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;sum&#233; : &lt;br class='autobr' /&gt;
La mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) est la principale cause de d&#233;c&#232;s chez les patients atteints d'&#233;pilepsie r&#233;fractaire. Bien que l'&#233;tiologie exacte de la SUDEP demeure inconnue, de plus en plus de donn&#233;es sugg&#232;rent que les troubles respiratoires jouent un r&#244;le d&#233;clencheur dans les cas de d&#233;c&#232;s induits par une crise. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un trouble de la r&#233;gulation respiratoire peut survenir chez les patients &#233;pileptiques pendant et apr&#232;s les crises, ainsi qu'en dehors de celles-ci. Nombre d'entre eux pr&#233;sentent d'ailleurs des troubles respiratoires du sommeil (TRS), tels que l'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS).&lt;br class='autobr' /&gt; La majorit&#233; des cas de SUDEP surviennent la nuit, la victime &#233;tant retrouv&#233;e en position ventrale dans ou pr&#232;s d'un lit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;tant donn&#233; que la respiration varie &#224; la fois en fonction de l'heure de la journ&#233;e et de l'&#233;tat de sommeil, il est pertinent d'&#233;tudier l'impact suppl&#233;mentaire des crises nocturnes sur la fonction respiratoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette revue explore l'&#233;tat actuel des connaissances sur la relation entre la fonction respiratoire, l'&#233;tat de sommeil, le moment de la journ&#233;e, et l'&#233;pilepsie. Nous soulignons que le sommeil repr&#233;sente une p&#233;riode particuli&#232;rement vuln&#233;rable pour les personnes atteintes d'&#233;pilepsie et insistons sur le fait que ce sujet m&#233;rite d'&#234;tre approfondi afin de d&#233;velopper des interventions th&#233;rapeutiques pour att&#233;nuer le risque de SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Introduction&lt;/strong&gt;
&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pilepsie est l'un des troubles neurologiques les plus fr&#233;quents. Aux &#201;tats-Unis, une personne sur 26 d&#233;veloppera une &#233;pilepsie au cours de sa vie (Kotsopoulos et al.,2002 ; Hesdorffer et al.,2011.) &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; sa pr&#233;valence, environ 35 % des patients ne parviendront pas &#224; une disparition compl&#232;te des crises gr&#226;ce au traitement m&#233;dical (Kwan et Brodie,2000 ; Chen et al.,2018). Bien que la disponibilit&#233; des m&#233;dicaments anti&#233;pileptiques (MAE) ait continu&#233; de s'accro&#238;tre, les patients qui ne r&#233;pondent pas suffisamment au traitement initial par MAE sont susceptibles de souffrir d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante (Kwan et Brodie,2000). La principale cause de d&#233;c&#232;s chez ces personnes pr&#233;sentant un mauvais contr&#244;le des crises est la mort subite inattendue en &#233;pilepsie ou SUDEP (Devinsky et al.,2016). La SUDEP est d&#233;finie comme &#171; la mort subite, inattendue, avec ou sans t&#233;moin, non traumatique et non par noyade, chez les patients &#233;pileptiques, avec ou sans preuve de crise, et &#224; l'exclusion de l'&#233;tat de mal &#233;pileptique document&#233;, pour laquelle l'examen post-mortem ne r&#233;v&#232;le aucune cause toxicologique ou anatomique de d&#233;c&#232;s &#187; (Nashef et al.,1998).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Bien que, par d&#233;finition, la SUDEP ne survienne pas n&#233;cessairement apr&#232;s une crise d'&#233;pilepsie, de solides preuves sugg&#232;rent qu'elle en fait un ph&#233;nom&#232;ne li&#233; aux crises d'&#233;pilepsie, dont les m&#233;canismes agoniques d&#233;butent pendant ou imm&#233;diatement apr&#232;s une crise (Nashef et al.,1998 ; Nilsson et al.,1999 ; Surges et al.,2009 ; Surges et Sander,2012 ; Bozorgi et Lhatoo,2013). On observe une l&#233;g&#232;re pr&#233;dominance des cas de SUDEP chez les hommes par rapport aux femmes (Tennis et al.,1995 ; Nilsson et al.,1999 ; Shankar et al.,2013).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le fardeau consid&#233;rable que repr&#233;sente la SUDEP, ses m&#233;canismes pathologiques sous-jacents sont mal compris. Cependant, des preuves s'accumulent qui impliquent l'insuffisance respiratoire li&#233;e aux crises d'&#233;pilepsie comme facteur majeur de ce ph&#233;nom&#232;ne mortel (Ryvlin et al.,2013 ; Buchanan et al.,2014 ; Kim et al.,2018 ; Dhaibar et al.,2019). &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les cas de SUDEP enregistr&#233;s dans les unit&#233;s de surveillance de l'&#233;pilepsie (USE), l'apn&#233;e terminale a pr&#233;c&#233;d&#233; l'asystolie terminale dans tous les cas (Ryvlin et al.,2013). De plus, il a &#233;t&#233; constat&#233; que la ventilation m&#233;canique r&#233;duisait consid&#233;rablement la mortalit&#233; induite par les crises d'&#233;pilepsie, tant chez les patients humains que dans les mod&#232;les animaux (Tupal et Faingold,2006 ; Ryvlin et al.,2013 ; Buchanan et al.,2014). Ainsi, des recherches plus approfondies sur les dysfonctionnements respiratoires dans l'&#233;pilepsie sont essentielles pour &#233;lucider les m&#233;canismes sous-jacents de la SUDEP et pour aider les cliniciens &#224; d&#233;velopper des interventions ax&#233;es sur la fonction respiratoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre observation constante est que les cas de SUDEP surviennent principalement pendant la nuit (Nobili et al.,2011 ; Lamberts et al.,2012 ; Sveinsson et al.,2018). Environ 95 % des cas de SUDEP surviennent au domicile de la victime, la majorit&#233; des victimes &#233;tant retrouv&#233;es dans ou pr&#232;s d'un lit, en position ventrale (Opeskin et Berkovic,2003 ; Zhuo et coll.,2012 ; Ali et al.,2017 ; Sveinsson et al.,2018). Bien que se produisant si pr&#232;s de leur domicile, la grande majorit&#233; de ces cas se produisent sans t&#233;moins (Lamberts et al.,2012 ; Zhuo et coll.,2012 ; Rugg-Gunn et al.,2016 ; Purnell et al.,2018). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les patients d&#233;c&#233;d&#233;s de SUDEP ont deux fois plus de risques d'avoir des ant&#233;c&#233;dents de crises nocturnes ; la pr&#233;sence de crises nocturnes est donc consid&#233;r&#233;e comme un facteur de risque de SUDEP (Lamberts et al.,2012 ; Shankar et al.,2013 ; Sveinsson et al.,2018 ; Van Der Lende et al.,2018). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les crises et les d&#233;charges &#233;pileptiformes surviennent plus fr&#233;quemment pendant le sommeil paradoxal (NREM) chez les patients humains et les mod&#232;les animaux (Bazil et Walczak,1997 ; Malow et al.,1998). L'&#233;tat de sommeil peut influencer la fr&#233;quence, la gravit&#233; et la dur&#233;e des crises (Bazil et Walczak,1997 ; Ng et Pavlova,2013). Les crises survenant pendant le sommeil ont tendance &#224; &#234;tre plus longues et sont plus susceptibles d'&#233;voluer en crises tonico-cloniques focales et bilat&#233;rales (Bazil et Walczak,1997).&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme les humains ont tendance &#224; consolider leur sommeil pendant la nuit, de nombreuses &#233;tudes et conclusions sur les facteurs de risque de SUDEP confondent &#233;tat de sommeil et p&#233;riode nocturne. En r&#233;alit&#233;, le sommeil et le rythme circadien peuvent modifier ind&#233;pendamment les processus physiologiques, notamment les fonctions respiratoires et cardiaques (Snyder et al.,1964 ; Browne et al.,1983 ; Spengler et al.,2000 ; Mortola,2004 ; Buchanan,2013). L'influence majeure du sommeil et du rythme circadien sur la respiration en fait un point d'examen essentiel dans le cadre de la physiopathologie de la SUDEP. L'objectif de cette revue est d'examiner les influences distinctes du sommeil et des rythmes circadiens sur la respiration, tant dans un cerveau sain que chez les patients &#233;pileptiques (cf figure )&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous esp&#233;rons non seulement mettre en &#233;vidence les facteurs qui rendent les crises nocturnes plus mortelles, mais aussi mieux diff&#233;rencier les influences de l'&#233;tat de sommeil et du moment de la journ&#233;e sur la respiration, afin que les cliniciens puissent d&#233;velopper des strat&#233;gies pr&#233;ventives sp&#233;cifiques pour les dysfonctionnements respiratoires mortels induits par les crises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Figure 1&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_250 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://abc-epilepsie.fr/IMG/png/fig_1.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L500xH375/fig_1-f28c3.png?1779286013' width='500' height='375' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Facteurs de risque potentiels associ&#233;s aux crises survenant pendant le sommeil par rapport aux crises nocturnes et comment ils peuvent favoriser la SUDEP en modulant l'&#233;pilepsie, les crises et la respiration, ainsi que la mort induite par la crise elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Influence du sommeil sur la respiration&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est reconnu depuis longtemps que la respiration est r&#233;gul&#233;e en fonction de l'&#233;tat de sommeil (Snyder et al.,1964 ; Spengler et al.,2000 ; Haxhiu et al.,2003 ; Mortola,2004 ; Malik et al.,2012 ;Buchanan,2013). La stimulation inspiratoire est plus faible pendant le sommeil NREM et minimale pendant le sommeil paradoxal (REM), le volume courant (VC) &#233;tant r&#233;duit &#224; 73 % de son niveau pendant l'&#233;veil (Douglas et al.,1982a ;Figure 2A&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours du sommeil NREM, le nadir de la ventilation minute (VE) survient pendant le stade 3 (N3) du sommeil NREM, probablement en raison de la r&#233;duction du volume courant (VC). Il en r&#233;sulte une concentration de dioxyde de carbone en fin d'expiration (ETCO2) sup&#233;rieure de 1 &#224; 2 torr &#224; celle de l'&#233;tat d'&#233;veil (Krieger, 2005). Cette diminution de VC et VE est probablement due &#224; une baisse de la chimiosensibilit&#233; lors de l'endormissement (Bulow,1963 ; Douglas et al.,1982b,c). Pendant le sommeil, on observe une diminution de la r&#233;ponse respiratoire &#224; l'hypercapnie (Reed et Kellogg,1958 ; Birchfield et al.,1959Cherniack,1981 ; Douglas et al.,1982c Berthon-Jones et Sullivan,1984 ;Figure 3A) ainsi que l'hypoxie (Berthon-Jones et Sullivan,1982 ; Douglas et al.,1982b ; Malik et al.,2012). Tout comme la commande inspiratoire, la diminution de la commande respiratoire induite par l'hypoxie est encore plus importante pendant le sommeil paradoxal (REM) que pendant le sommeil lent (NREM) (Berthon-Jones et Sullivan,1984 ; Malik et al.,2012). Il existe des diff&#233;rences li&#233;es au sexe dans la r&#233;ponse &#224; l'hypercapnie : les hommes pr&#233;sentent une diminution de 50 % de la r&#233;ponse ventilatoire hypercapnique (RVH) par rapport &#224; l'&#233;tat de veille, tandis que les femmes pr&#233;sentent une RVH r&#233;duite &#224; l'&#233;tat de veille par rapport aux hommes, mais des r&#233;ductions moins marqu&#233;es de la r&#233;ponse pendant le sommeil (Berthon-Jones et Sullivan,1984). Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que la progest&#233;rone stimule la respiration pendant le sommeil, notamment en augmentant les r&#233;ponses respiratoires hypoxiques et hypercapniques (Javaheri et Guerra,1990 ; Saaresranta et al.,1999). &lt;br class='autobr' /&gt;
La progest&#233;rone oscille selon un rythme circadien, avec un pic aux alentours de minuit (Junkermann et al.,1982 ; Gharib et al.,2018). Aucune diff&#233;rence li&#233;e au sexe n'a &#233;t&#233; identifi&#233;e dans les r&#233;ponses respiratoires &#224; l'hypoxie (Malik et al.,2012).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Figure 2&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_251 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='http://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L412xH647/fig_2-d1394.png?1779222928' width='412' height='647' alt='' /&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Effets circadiens et d&#233;pendants de l'&#233;tat de sommeil sur la ventilation.(UN) Trac&#233;s sur 72 h de la ventilation minute moyenne (en haut), du volume courant (au milieu) et de la fr&#233;quence respiratoire (en bas) chez des rats m&#226;les adultes maintenus sous un cycle lumi&#232;re/obscurit&#233; de 12 h/12 &#8203;&#8203;h et recevant de l'air ambiant (21 % d'O&#8322;).2, solde N2Les barres horizontales pleines en bas indiquent les p&#233;riodes o&#249; les lumi&#232;res &#233;taient &#233;teintes.(B) Enregistrement sur 24 heures de la ventilation minute moyenne chez le rat pendant l'&#233;veil, le sommeil lent (NREM) et le sommeil paradoxal (REM), comme indiqu&#233;. Tous les animaux &#233;taient maintenus dans un cycle lumi&#232;re/obscurit&#233; de 12 h/12 &#8203;&#8203;h.(UN) Redessin&#233; avec la permission de Seifert et Mortola (2002).(B) Redessin&#233; avec l'autorisation de Stephenson et al. (2001). &lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Figure 3&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_252 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://abc-epilepsie.fr/IMG/png/fig_3.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L500xH185/fig_3-da2d8.png?1779286013' width='500' height='185' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Effets circadiens et li&#233;s &#224; l'&#233;tat de sommeil sur la r&#233;ponse ventilatoire &#224; l'hypercapnie (HCVR). (A) Trac&#233; sur 48 heures des variations circadiennes de la HCVR chez l'adulte. (B) Diff&#233;rences de la HCVR li&#233;es &#224; l'&#233;tat de sommeil chez les hommes adultes. (A) Redessin&#233; avec l'autorisation de Spengler et al. (2000). (B) Redessin&#233; avec l'autorisation de Bulow (1963).&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La respiration pendant le sommeil NREM pr&#233;sente un sch&#233;ma plus r&#233;gulier que la respiration pendant l'&#233;veil, sans modifier la fr&#233;quence respiratoire moyenne (Malik et al.,2012). &#192; l'inverse, pendant le sommeil paradoxal, les sch&#233;mas respiratoires pr&#233;sentent une plus grande variabilit&#233;, notamment une fr&#233;quence accrue, une r&#233;gularit&#233; diminu&#233;e et de br&#232;ves p&#233;riodes d'apn&#233;e centrale (Aserinsky et Kleitman,1953Cherniack,1981 ; Malik et al.,2012). Certaines donn&#233;es sugg&#232;rent que cette respiration irr&#233;guli&#232;re est une r&#233;ponse &#224; des entr&#233;es corticales qui refl&#232;tent le contenu du r&#234;ve de l'individu (Oudiette et al.,2018).&lt;br class='autobr' /&gt;
La respiration p&#233;riodique, caract&#233;ris&#233;e par des s&#233;ries de respirations s&#233;par&#233;es par des intervalles d'apn&#233;e centrale ou de quasi-apn&#233;e, survient parfois aussi pendant le sommeil. Bien qu'on ait longtemps pens&#233; qu'elle r&#233;sultait d'une affection neurologique ou cardiovasculaire grave, on a maintenant constat&#233; qu'elle pouvait se produire chez des individus sains, notamment en cas d'hypoxie (Berssenbrugge et al.,1983 , Cherniack,1999 ; Ainslie et al.,2013). Lors des phases de respiration p&#233;riodique, les variations cycliques de la ventilation ainsi que des pressions partielles de dioxyde de carbone (CO2) et d'oxyg&#232;ne (O2) peuvent d&#233;clencher des oscillations de la fr&#233;quence cardiaque, de la pression art&#233;rielle, de l'activit&#233; du syst&#232;me nerveux autonome et de la r&#233;sistance des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures. Ceci peut cr&#233;er une boucle de r&#233;troaction par laquelle ces oscillations, &#224; leur tour, affectent la ventilation et augmentent la dur&#233;e et la sym&#233;trie de ces cycles respiratoires p&#233;riodiques (Cherniack,1999). Les m&#226;les ont tendance &#224; pr&#233;senter une respiration p&#233;riodique en r&#233;ponse &#224; l'hypoxie plus fr&#233;quemment que les femelles (Pramsohler et al., 1997).al.,2019). Les sch&#233;mas respiratoires d&#233;pendent fortement du complexe pr&#233;-B&#246;tzinger (pr&#233;-B&#246;tC ; Smith et al.,1991 ; Buchanan,2013 ; Del Negro et al.,2018 ; Mu&#241;oz-Ortiz et al.,2019). &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s l'ablation bilat&#233;rale des neurones exprimant les r&#233;cepteurs de la neurokinine-1 (NK1R) chez des rats adultes, on observait une perturbation progressive et irr&#233;versible de la stabilit&#233; respiratoire, qui survenait initialement uniquement pendant le sommeil, mais finissait par entra&#238;ner une respiration ataxique &#233;galement &#224; l'&#233;tat de veille (McKay et Feldman,2008). En revanche,apr&#232;s l'ablation unilat&#233;rale de ces neurones pr&#233;-B&#246;tC exprimant NK1R, on observait une perturbation du rythme respiratoire et une augmentation de la fr&#233;quence des apn&#233;es et hypopn&#233;es centrales du sommeil uniquement pendant le sommeil, en particulier pendant le sommeil paradoxal, qui ne se d&#233;veloppaient jamais &#224; l'&#233;tat de veille (McKay et Feldman,2008).&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant le sommeil, la perm&#233;abilit&#233; des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures diminue et la r&#233;sistance respiratoire augmente. Ceci est d&#251; &#224; une r&#233;duction pr&#233;f&#233;rentielle du tonus des muscles laryng&#233;s et pharyng&#233;s qui contribuent au maintien de la structure des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures (Cherniack,1981 ; Haxhiu et al.,1987 ; Buchanan,2013 ; Kubin,2016). Cette perm&#233;abilit&#233; r&#233;duite peut s'av&#233;rer particuli&#232;rement probl&#233;matique pendant le sommeil paradoxal, lorsque la respiration est particuli&#232;rement instable (Cherniack,1981). Le tonus des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures est contr&#244;l&#233; par les aff&#233;rences des motoneurones trig&#233;minaux (V), faciaux (VII) et hypoglosses (XII) (Buchanan,2013). Le muscle g&#233;nioglosse, innerv&#233; par les motoneurones hypoglosses, est le plus grand et le plus &#233;tudi&#233; des muscles dilatateurs des voies respiratoires. Il a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233; que la diminution des aff&#233;rences s&#233;rotoninergiques et noradr&#233;nergiques aux motoneurones hypoglosses pendant le sommeil paradoxal provoque l'atonie du g&#233;nioglosse (Fenik et al.,2005). Le g&#233;nioglosse et les autres muscles des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures n&#233;cessitent une activation inspiratoire &#224; la fois tonique et phasique afin de se prot&#233;ger contre l'affaissement (Kubin,2016). Lorsque le tonus de ces muscles dilatateurs des voies respiratoires ne peut plus s'opposer &#224; la pression inspiratoire n&#233;gative, il en r&#233;sulte une apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS), caract&#233;ris&#233;e par des &#233;pisodes r&#233;currents d'hypopn&#233;es et d'apn&#233;es (Remmers et al.,1978 ; Kubin,2016). Bien que ces apn&#233;es obstructives ne surviennent que pendant le sommeil, des apn&#233;es du sommeil fr&#233;quentes et une hypoventilation peuvent entra&#238;ner des anomalies respiratoires &#224; l'&#233;tat d'&#233;veil (Simonds,1994).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des modifications de plusieurs m&#233;canismes respiratoires non centraux sont &#233;galement associ&#233;es &#224; l'endormissement. Pendant le sommeil NREM, l'activit&#233; des muscles intercostaux est accrue par rapport &#224; l'&#233;tat de veille (Malik et al.,2012). Cela peut indiquer une contribution accrue de la paroi thoracique &#224; la respiration afin de compenser la diminution de la commande inspiratoire centrale. Pendant le sommeil paradoxal, on observe une perte d'activit&#233; tonique au niveau des muscles intercostaux et du diaphragme (Tusiewicz et al.,1977 ; Bryan et Muller,1980 ; Malik et al.,2012). La compliance de la paroi thoracique augmente &#233;galement pendant cette p&#233;riode et, associ&#233;e &#224; une diminution du tonus intercostal, peut provoquer un affaissement paradoxal de la cage thoracique lors de l'inspiration (Malik et al.,2012). Enfin, le r&#233;flexe d'&#233;tirement des r&#233;cepteurs pulmonaires et le r&#233;flexe des r&#233;cepteurs d'irritation sont supprim&#233;s pendant le sommeil ; ainsi, la toux en r&#233;ponse &#224; l'apn&#233;e ne survient qu'apr&#232;s un &#233;veil (Douglas,2000). En r&#233;sum&#233;, le sommeil est une p&#233;riode o&#249; de nombreux aspects de la respiration sont inhib&#233;s, ce qui en fait une p&#233;riode particuli&#232;rement vuln&#233;rable &#224; d'autres agressions du syst&#232;me respiratoire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Influences circadiennes sur la respiration&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les premi&#232;res &#233;tudes sur la variabilit&#233; diurne de la physiologie respiratoire des mammif&#232;res (rats adultes) ont r&#233;v&#233;l&#233; des diff&#233;rences diurnes dans la respiration ; cependant, l'effet &#233;tait limit&#233; &#224; la production de CO2 et au d&#233;bit d'air inspiratoire moyen (Peever et Stephenson,1997). Dans des conditions d'hypercapnie, la fr&#233;quence respiratoire et la ventilation semblaient &#233;galement d&#233;pendre du moment de la journ&#233;e. Malheureusement, ces &#233;tudes ne portaient que sur deux points temporels, ce qui limitait la r&#233;solution d'un rythme circadien, lequel pouvait &#234;tre masqu&#233; par des variations ultradiennes de fr&#233;quence plus &#233;lev&#233;e de la respiration (Stupfel et Pletan,1983 ; Stupfel et al.,1985).&lt;br class='autobr' /&gt;
La premi&#232;re preuve claire que la fonction respiratoire pr&#233;sentait des oscillations quotidiennes provient de Seifert et al. (2000). Des rats adultes ont &#233;t&#233; plac&#233;s dans des chambres barom&#233;triques de 10 L avec un contr&#244;le pr&#233;cis des flux de gaz entrant et sortant, permettant la mesure de leur physiologie respiratoire sur plusieurs jours. Des diff&#233;rences nycth&#233;m&#233;rales nettes ont &#233;t&#233; observ&#233;es au niveau de la fr&#233;quence respiratoire, du volume courant (VC) et de la ventilation (VE). Les valeurs les plus &#233;lev&#233;es ont &#233;t&#233; observ&#233;es pendant la phase nocturne, co&#239;ncidant avec une temp&#233;rature et une activit&#233; &#233;lev&#233;es. Ces r&#233;sultats ont &#233;t&#233; approfondis dans une &#233;tude ult&#233;rieure, d&#233;montrant que la consommation d'O2 (une mesure de la consommation d'oxyg&#232;ne) &#233;tait influenc&#233;e par la consommation d'oxyg&#232;ne.L'activit&#233; m&#233;tabolique), le temps inspiratoire et le temps expiratoire ont &#233;galement vari&#233; au cours de la journ&#233;e (Seifert et Mortola,2002 ;Figure 2B). Il est int&#233;ressant de noter que la prise en compte du niveau d'activit&#233; n'a pas permis d'&#233;liminer l'influence du moment de la journ&#233;e sur la ventilation (VE), le volume courant (VC), la fr&#233;quence respiratoire ou la consommation d'oxyg&#232;ne. Les auteurs concluent que la variabilit&#233; quotidienne observ&#233;e au niveau de la respiration (et plus particuli&#232;rement de la ventilation) est probablement due &#224; d'autres variables physiologiques fluctuant au cours de la journ&#233;e, telles que la temp&#233;rature et la consommation d'oxyg&#232;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
En utilisant des m&#233;thodes similaires &#224; celles de Seifert et al.,2000, une surveillance respiratoire &#224; long terme chez les primates non humains a &#233;galement &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e (Iizuka et al.,2010). Une pl&#233;thysmographie corporelle totale a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e chez 11 macaques cynomolgus m&#226;les non anesth&#233;si&#233;s et non contraints. &#192; l'instar des r&#233;sultats obtenus chez les rats adultes, plusieurs param&#232;tres respiratoires, dont la fr&#233;quence respiratoire, le volume courant (VC) et la ventilation (VE), ont vari&#233; en fonction du moment de la journ&#233;e. Cependant, les enregistrements n'ont &#233;t&#233; effectu&#233;s que toutes les heures, et il n'est pas certain que l'&#233;tat de sommeil ait &#233;t&#233; pris en compte.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une variabilit&#233; diurne de plusieurs param&#232;tres respiratoires a &#233;galement &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;e chez l'homme (Spengler et Shea,2000 ; Spengler et al.,2000). Dans un environnement de laboratoire rigoureusement contr&#244;l&#233;, incluant la suppression des rep&#232;res temporels externes (&#224; l'exception de l'&#233;clairage), une temp&#233;rature ambiante constante, un apport alimentaire contr&#244;l&#233; et des horaires de sommeil strictement r&#233;glement&#233;s, les variations temporelles de la temp&#233;rature rectale et du cortisol plasmatique ont &#233;t&#233; utilis&#233;es comme marqueurs circadiens endog&#232;nes. L'ETCO2, la consommation d'O2 et la production de CO2 ont toutes pr&#233;sent&#233; des oscillations au cours des 24 heures, avec des niveaux maximaux le matin. De mani&#232;re int&#233;ressante, une variabilit&#233; diurne de l'amplitude de la r&#233;ponse ventilatoire &#224; l'hypoxie (HCVR) a &#233;galement &#233;t&#233; observ&#233;e, un r&#233;sultat pr&#233;c&#233;demment d&#233;montr&#233; chez le rat adulte &#233;veill&#233; (Peever et Stephenson, 2011).1997 ;Figure 3B), ce qui sugg&#232;re que la chimiosensibilit&#233; influen&#231;ant la respiration pourrait &#233;galement &#234;tre soumise &#224; une r&#233;gulation circadienne. La sensibilit&#233; &#224; une stimulation hypoxique isocapnique pr&#233;sente certaines indications de d&#233;pendance &#224; l'heure de la journ&#233;e ; cependant, l'effet est beaucoup moins prononc&#233; (Siekierka et al.,2007).&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que les &#233;tudes d&#233;crites ci-dessus chez le rat, le singe et l'homme d&#233;montrent une variation temporelle de la physiologie respiratoire, elles n'ont pas contr&#244;l&#233; l'effet rythmique de la lumi&#232;re. Par cons&#233;quent, il est impossible de conclure si cette variabilit&#233; est due &#224; l'effet d'un signal temporel externe ou &#224; celui d'un rythme circadien endog&#232;ne. La premi&#232;re &#233;tude sur la d&#233;pendance de la physiologie respiratoire &#224; l'heure de la journ&#233;e, prenant en compte l'influence de la lumi&#232;re, a &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e chez la couleuvre ray&#233;e (Hicks et Riedesel, 1997).1983). Les animaux &#233;taient maintenus soit dans un cycle lumi&#232;re-obscurit&#233; de 14 h/10 h, soit dans l'obscurit&#233; constante. Dans ces conditions, il a &#233;t&#233; constat&#233; que la variabilit&#233; diurne de la consommation d'oxyg&#232;ne, de la fr&#233;quence respiratoire, du volume courant (VC) et de la ventilation (VE) persistait m&#234;me dans l'obscurit&#233; constante, sugg&#233;rant une r&#233;gulation endog&#232;ne de ces param&#232;tres respiratoires.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que cette variation de la respiration en fonction du moment de la journ&#233;e est endog&#232;ne et circadienne chez la souris, et qu'elle est m&#233;di&#233;e par le stimulateur circadien central de l'organisme, le noyau suprachiasmatique (Purnell et Buchanan,2020). Des souris C57BL/6J ont &#233;t&#233; maintenues dans des environnements &#224; cycle lumi&#232;re-obscurit&#233; de 12 h/12 &#8203;&#8203;h ou dans l'obscurit&#233; constante. Des roues d'exercice ont &#233;t&#233; utilis&#233;es pour &#233;valuer le d&#233;but de la phase active et d&#233;terminer les rythmes locomoteurs individuels en activit&#233; libre. L'&#233;tat de sommeil influen&#231;ant la respiration (comme d&#233;crit en d&#233;tail pr&#233;c&#233;demment), les mesures respiratoires ont &#233;t&#233; effectu&#233;es uniquement lorsque les animaux &#233;taient &#233;veill&#233;s. Une variabilit&#233; diurne de la fr&#233;quence respiratoire et de l'intensit&#233; ventilatoire (IV), mais pas du volume courant (VC), a &#233;t&#233; observ&#233;e. La fr&#233;quence et l'IV &#233;taient maximales pendant la phase obscure de la journ&#233;e. Ce rythme diurne s'est av&#233;r&#233; circadien, car ces deux rythmes persistaient m&#234;me lorsque les animaux &#233;taient maintenus dans l'obscurit&#233; constante. La l&#233;sion &#233;lectrolytique du noyau suprachiasmatique a &#233;limin&#233; ces rythmes respiratoires, sugg&#233;rant que la variation circadienne de la respiration est contr&#244;l&#233;e par ce noyau.&lt;br class='autobr' /&gt;
Bien que le noyau suprachiasmatique soit fr&#233;quemment consid&#233;r&#233; comme l'oscillateur circadien principal, des noyaux situ&#233;s en dehors du noyau suprachiasmatique et des tissus p&#233;riph&#233;riques peuvent contenir des horloges circadiennes autonomes (Mohawk et al.,2012). De telles horloges p&#233;riph&#233;riques ont &#233;t&#233; d&#233;crites dans les neurones du tronc c&#233;r&#233;bral et de la moelle &#233;pini&#232;re impliqu&#233;s dans la coordination et la production des signaux n&#233;cessaires au maintien d'une respiration normale. En mesurant des transcrits du g&#232;ne de l'horloge mol&#233;culaire, tels que&#8230;Clock ,Bmal1, et Per, 1/2, des chercheurs ont identifi&#233; des rythmes robustes des g&#232;nes de l'horloge mol&#233;culaire dans le noyau du tractussolitarius (Kaneko et al.,2009 ; Chrobok et al.,2020), noyau moteur phr&#233;nique (Kelly et al.,2020), et les tissus laryng&#233;s, trach&#233;aux, bronchiques et pulmonaires &#224; l'int&#233;rieur des voies respiratoires (Bando et al.,2007). Bando et al. (2007) a d&#233;montr&#233; que l'horloge p&#233;riph&#233;rique des tissus des voies respiratoires pouvait devenir arythmique suite &#224; une l&#233;sion &#233;lectrolytique du noyau suprachiasmatique. De m&#234;me, De m&#234;me, les souris knock-out pour les g&#232;nes Clock 1/Clock2, g&#233;n&#233;tiquement arythmiques, ne montraient pas de rythmicit&#233; p&#233;riph&#233;rique de l'expression des g&#232;nes d'horloge dans les tissus des voies respiratoires. &lt;br class='autobr' /&gt;
En conclusion, la phase circadienne exerce une influence importante sur la respiration, ind&#233;pendamment de l'&#233;tat de vigilance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Effets des crises d'&#233;pilepsie sur la respiration&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Certains patients &#233;pileptiques pr&#233;sentent des anomalies respiratoires au repos qui peuvent s'aggraver lors d'une crise. Sainju et al. ont constat&#233; une r&#233;ponse ventilatoire hypercapnique att&#233;nu&#233;e chez un sous-groupe de patients &#233;pileptiques, les exposant &#224; un risque accru d'hypoventilation p&#233;ri-ictale (Sainju et al.,2019). Les patients atteints du syndrome de Dravet (DS) pr&#233;sentent &#233;galement une diminution de la r&#233;ponse ventilatoire au CO2 (Kim et al.,2018). Plusieurs mod&#232;les animaux d'&#233;pilepsie pr&#233;sentent une dysr&#233;gulation respiratoire, m&#234;me en l'absence de crise. Le mod&#232;le murin Kcna1-null pr&#233;sente un dysfonctionnement respiratoire progressif avec l'&#226;ge (Simeone et al.,2018). Tout comme leurs homologues humains, le mod&#232;le murin knock-in humain Scn1aR1407X/+ du syndrome de Down pr&#233;sente une r&#233;ponse ventilatoire r&#233;duite au CO&#8322;, ainsi qu'une hypoventilation et une apn&#233;e de base (Kuo et al.,2019). Une perte similaire de la r&#233;ponse ventilatoire hypercapnique a &#233;t&#233; observ&#233;e chez des animaux ayant subi une stimulation amygdalienne (Totola et al.,2019). Hajek et Buchanan (2016). &lt;br class='autobr' /&gt;
Des &#233;tudes ont montr&#233; que les souris pr&#233;sentant une variabilit&#233; accrue de leur fr&#233;quence respiratoire basale sont plus susceptibles de mourir apr&#232;s une crise d'&#233;pilepsie induite par &#233;lectrochoc maximal (MES). Ces r&#233;sultats confortent l'hypoth&#232;se selon laquelle un dysfonctionnement respiratoire intercritique pourrait servir de biomarqueur chez les personnes pr&#233;sentant un risque plus &#233;lev&#233; de mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les crises elles-m&#234;mes peuvent provoquer des alt&#233;rations profondes de la respiration, notamment la toux, l'apn&#233;e, l'hyperventilation, les spasmes bronchiques, l'augmentation de la pression vasculaire pulmonaire, le laryngospasme et l'&#339;d&#232;me pulmonaire (Bayne et Simon,1981 ; Kennedy et al.,2015 ; Nakase et al.,2016 ; Rugg-Gunn et al.,2016). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les crises semblent provoquer des degr&#233;s variables de dysr&#233;gulation respiratoire en fonction du type et de l'origine de la crise (Bateman et al.,2008 ; Blum,2009). Une dur&#233;e plus longue des crises est associ&#233;e &#224; un degr&#233; de dysfonctionnement plus important, notamment en ce qui concerne l'hypercapnie, la pression pulmonaire et l'&#339;d&#232;me pulmonaire (Bayne et Simon,1981 ; Bateman et al.,2008 ; Seyal et al.,2010 ; Kennedy et al.,2015).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'hypoventilation pendant une crise peut survenir en raison d'une obstruction des voies respiratoires ou d'une d&#233;r&#233;gulation des centres respiratoires du cerveau et entra&#238;ne g&#233;n&#233;ralement une hypercapnie et une hypox&#233;mie (Rugg-Gunn et al.,2016).Les patients atteints du syndrome de Dravet pr&#233;sentent notamment une hypoventilation p&#233;ri-ictale, qui pr&#233;c&#232;de l'apparition de la bradycardie (Kim et al.,2018). L'hypoventilation peut entra&#238;ner une insuffisance cardiaque secondaire, notamment lors de crises convulsives o&#249; la saturation en oxyg&#232;ne (SaO2) chute en dessous de 90 % (Seyal et al.,2011). L'apn&#233;e centrale est une cause possible d'hypoventilation ictale. L'apn&#233;e centrale ictale (ACI) est relativement fr&#233;quente lors des crises d'&#233;pilepsie, en particulier celles impliquant les deux h&#233;misph&#232;res c&#233;r&#233;braux (Nashef et al.,1996 ; Rugg-Gunn et al.,2016). L'ACI survient exclusivement dans l'&#233;pilepsie focale, apparaissant lors de 33 &#224; 50 % des crises focales (Lacuey et al.,2018 ; Vilella et al.,2019 ; Tio et al.,2020). L'ACI peut pr&#233;c&#233;der l'activit&#233; &#233;pileptique &#233;lectrographique ainsi que le d&#233;but clinique de la crise jusqu'&#224; 7 &#224; 10 s (Nishimura et al.,2015 ; Tio et al.,2020). Ces apn&#233;es ont tendance &#224; &#234;tre br&#232;ves et n'ont pas d'impact significatif sur la saturation en O2 (Bateman et al.,2008). Une analyse multivari&#233;e a indiqu&#233; que la propagation controlat&#233;rale de la crise et sa dur&#233;e contribuent mutuellement &#224; l'augmentation de l'ETCO2 qui suit l'ACI (Seyal et al.,2010). Plusieurs mod&#232;les animaux d'&#233;pilepsie et de SUDEP pr&#233;sentent une ACI, notammentScn1aR1407X/+chez les souris, chez lesquelles la ventilation m&#233;canique peut pr&#233;venir l'arr&#234;t respiratoire fatal induit par une crise convulsive (Kim et al.,2018). De plus, un mod&#232;le d'&#233;tat de mal &#233;pileptique induit chez le mouton pr&#233;sente une ACI et une hypoventilation chez 100 % des animaux, certains entra&#238;nant la mort (Johnston et al.,1997). L'apn&#233;e centrale post-convulsive (ACPC), en revanche, survient aussi bien dans les &#233;pilepsies focales que g&#233;n&#233;ralis&#233;es, ce qui sugg&#232;re une physiopathologie distincte de celle de l'ACI (Vilella et al.,2019). La PCCA est moins fr&#233;quente queL'ACI (cause c&#233;r&#233;brale aigu&#235;) ne survient que dans 18 % des crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es. Cependant, la PCCA (cause c&#233;r&#233;brale post&#233;rieure) peut &#234;tre beaucoup plus dangereuse que l'ACI. La PCCA est associ&#233;e &#224; un temps de r&#233;cup&#233;ration plus long apr&#232;s une hypox&#233;mie et est consid&#233;r&#233;e par certains comme un biomarqueur de la SUDEP (Jin et al.,2017 ; Vilella et al.,2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les crises convulsives peuvent alt&#233;rer la capacit&#233; d'une personne &#224; s'autor&#233;animer apr&#232;s une apn&#233;e centrale. L'autor&#233;animation est un ph&#233;nom&#232;ne cardiorespiratoire protecteur spontan&#233; qui favorise le r&#233;tablissement d'une respiration et d'un rythme cardiaque normaux apr&#232;s une apn&#233;e primaire en d&#233;clenchant un r&#233;flexe de suffocation (Adolph,1969 ; Guntheroth et Kawabori,1975). L'&#233;chec de l'autor&#233;animation a &#233;t&#233; document&#233; dans des cas de d&#233;c&#232;s de nourrissons qui ont finalement &#233;t&#233; class&#233;s comme syndrome de mort subite du nourrisson (SMSN ; Meny et al.,1994 ; Sridhar et al.,2003). Il existe de nombreux parall&#232;les entre la mort subite du nourrisson (MSN) et la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP), notamment une autopsie normale, la position ventrale, une pr&#233;dominance nocturne, un m&#233;canisme respiratoire pr&#233;dit et des signes de dysfonctionnement du syst&#232;me s&#233;rotoninergique (Richerson et Buchanan,2011 ; Buchanan,2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'apn&#233;e obstructive, ou laryngospasme, est un autre ph&#233;nom&#232;ne associ&#233; aux crises d'&#233;pilepsie qui peut entra&#238;ner la mort (Stewart,2018). Les souris DBA/2, qui pr&#233;sentent des crises audiog&#232;nes mortelles, ont un taux de mortalit&#233; significativement r&#233;duit apr&#232;s les crises suite &#224; l'implantation d'un tube en T trach&#233;al comme voie respiratoire de substitution (Irizarry et al.,2020). Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que des crises induites via l'acide ka&#239;nique chez les rats provoque une fermeture glottique partielle ou compl&#232;te et la mort subs&#233;quente (Nakase et al.,2016 ; Budde et al.,2018 ; Jefferys et al.,2019). Il a &#233;t&#233; postul&#233; que l'apn&#233;e obstructive fatale est une cons&#233;quence de spasmes bronchiques ou d'une hypotonie des muscles impliqu&#233;s dans la respiration (St&#246;llberger et Finsterer,2004). Nakase et al. ont sugg&#233;r&#233; que le laryngospasme ictal est caus&#233; par la propagation d'une crise d'&#233;pilepsie via des r&#233;gions motrices m&#233;dullaires autonomes des branches laryng&#233;es du nerf vague (Nakase et al.,2016).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La propagation de la d&#233;polarisation (PD) pourrait &#234;tre l'un des m&#233;canismes sous-jacents &#224; l'insuffisance cardiorespiratoire dans la SUDEP. Chez les souris mutantes Cacna1a &lt;i&gt;S218L&lt;/i&gt; porteuses d'une mutation &#224; gain de fonction du canal calcique voltage-d&#233;pendant Cav2.1, une SD du tronc c&#233;r&#233;bral survient lors de toutes les crises fatales spontan&#233;es, ainsi que dans un sous-ensemble de crises non fatales (Jansen et al.,2019). De plus, la SD li&#233;e aux crises dans la moelle ventrolat&#233;rale est corr&#233;l&#233;e &#224; l'incidence de la suppression respiratoire (Jansen et al.,2019). Les crises d'&#233;pilepsie induites chimiquement chez les souris mutantes Kcna1 et Scn1a provoquent une vague de SD dans la moelle dorsale, ce qui peut temporairement r&#233;duire au silence les cellules qui serviraient &#224; r&#233;oxyg&#233;ner le cerveau apr&#232;s une crise (Aiba et Noebels,2015).Ce blocage d&#233;polarisant peut provoquer une boucle de r&#233;troaction positive dans laquelle le cerveau ne peut pas se r&#233;oxyg&#233;ner apr&#232;s une crise d'&#233;pilepsie au cours de laquelle la saturation en oxyg&#232;ne a chut&#233; de fa&#231;on spectaculaire, ce qui peut potentiellement conduire &#224; un arr&#234;t cardiorespiratoire complet (Aiba et Noebels,2015).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De nombreux autres m&#233;canismes potentiels sous-jacents au dysfonctionnement et &#224; l'insuffisance respiratoire ictale ont &#233;t&#233; propos&#233;s. Une hypoth&#232;se majeure est que les crises activent des projections sous-corticales inhibitrices vers les centres respiratoires du tronc c&#233;r&#233;bral (Dlouhy et al.,2015).Lacuey et al.,2017).Il a &#233;galement &#233;t&#233; constat&#233; que l'apn&#233;e centrale survient chez les patients humains lorsque les crises se propagent &#224; l'amygdale (Dlouhy et al.,2015 ; Rhone et al.,2020).De m&#234;me, la stimulation de l'amygdale ainsi que de l'hippocampe produit une apn&#233;e centrale dont les patients ne sont pas conscients (Dlouhy et al.,2015).Lacuey et al.,2017 ; Nobis et al.,2018), et ils sont capables de d&#233;clencher volontairement une inspiration lorsqu'ils y sont invit&#233;s (Dlouhy et al.,2015).Des &#233;tudes compl&#233;mentaires ont r&#233;v&#233;l&#233; que la stimulation de l'amygdale basale en particulier (y compris les noyaux basom&#233;dial et basolat&#233;ral) &#233;tait particuli&#232;rement susceptible de provoquer des apn&#233;es, tandis que la stimulation de r&#233;gions plus lat&#233;rales produisait moins d'apn&#233;es (Rhone et al.,2020).Chez les souris DBA/1, des l&#233;sions unilat&#233;rales de l'amygdale suffisaient &#224; supprimer l'arr&#234;t respiratoire induit par les crises (S-IRA) (Marincovich et al.,2021).Cela sugg&#232;re que l'apn&#233;e est due &#224; la perte de la commande ventilatoire involontaire plut&#244;t qu'&#224; un probl&#232;me au niveau des voies motrices respiratoires ou de la musculature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; l'implication des dysfonctionnements respiratoires et cardiaques dans la SUDEP, des donn&#233;es r&#233;centes sugg&#232;rent que l'insuffisance respiratoire pr&#233;c&#232;de l'insuffisance cardiaque lors des d&#233;c&#232;s induits par une crise d'&#233;pilepsie. En 2013, une &#233;tude multicentrique sur la mortalit&#233; dans les unit&#233;s de surveillance (MORTEMUS) portant sur les cas de SUDEP dans ces unit&#233;s a r&#233;v&#233;l&#233; que tous les cas enregistr&#233;s pr&#233;sentaient un arr&#234;t respiratoire terminal avant l'asystolie terminale (Ryvlin et al.,2013). &lt;br class='autobr' /&gt;
Des r&#233;sultats similaires ont &#233;t&#233; obtenus dans le mod&#232;le de souris Kcna1-nul (Dhaibar et al.,2019) et dans un mod&#232;le MES (Buchanan et al.,2014).Un autre indicateur du r&#244;le crucial de l'insuffisance respiratoire dans la SUDEP est que la ventilation m&#233;canique, si elle est administr&#233;e imm&#233;diatement, peut r&#233;duire consid&#233;rablement la mortalit&#233; chez les patients humains et dans les mod&#232;les animaux (Tupal et Faingold,2006 ; Ryvlin et al.,2013 ; Buchanan et al.,2014). De m&#234;me, l'oxyg&#233;nation avant l'induction de la crise peut pr&#233;venir les crises audiog&#232;nes fatales chez plusieurs souches de souris audiog&#232;nes, sans incidence sur la fr&#233;quence ou la gravit&#233; des crises (Venit et al.,2004).En r&#233;sum&#233;, les crises d'&#233;pilepsie provoquent des alt&#233;rations profondes de la respiration qui peuvent contribuer directement &#224; la mort induite par les crises.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Effets des crises d'&#233;pilepsie sur le sommeil et le rythme circadien, et leur impact sur la respiration&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Environ 10 &#224; 15 % des patients &#233;pileptiques pr&#233;sentent des crises uniquement ou principalement pendant le sommeil (Grigg-Damberger et Foldvary-Schaefer,2021).Les crises survenant pendant le sommeil ont tendance &#224; &#234;tre plus longues et sont plus susceptibles d'&#233;voluer en crises tonico-cloniques focales et bilat&#233;rales (Bazil et Walczak,1997).Comme mentionn&#233; pr&#233;c&#233;demment, les crises convulsives plus longues sont associ&#233;es &#224; un degr&#233; accru de dysfonctionnement respiratoire (Bayne et Simon,1981 ; Bateman et al.,2008 ; Seyal et al.,2010 ; Kennedy et al.,2015).Les crises survenant pendant le sommeil sont &#233;galement plus susceptibles d'&#234;tre associ&#233;es &#224; la pr&#233;sence d'une suppression g&#233;n&#233;ralis&#233;e post-critique de l'EEG (PGES) et &#224; une d&#233;saturation en oxyg&#232;ne plus importante (Latreille et al.,2017). Une &#233;tude clinique men&#233;e aupr&#232;s de 20 patients &#233;pileptiques a r&#233;v&#233;l&#233; que 44 % des crises nocturnes sont associ&#233;es &#224; une ACI, et bien que la diff&#233;rence n'ait pas atteint le seuil de signification statistique, une plus petite proportion de crises survenant &#224; l'&#233;veil &#233;tait accompagn&#233;e d'ACI (28 % ; Latreille et al.,2017).Les crises d'&#233;pilepsie induites par MES chez la souris pendant le sommeil NREM sont &#233;galement associ&#233;es &#224; un dysfonctionnement respiratoire plus important que celles induites pendant l'&#233;veil (Hajek et Buchanan,2016).En tenant compte du moment de la journ&#233;e, les crises d'&#233;pilepsie induites par stimulation &#233;lectrique m&#233;senchymateuse (MES) pendant la journ&#233;e, phase d'inactivit&#233; du rongeur, ont entra&#238;n&#233; une suppression respiratoire et &#233;lectroenc&#233;phalographique post-critique plus importante que celles induites pendant la nuit. Cet effet &#233;tait encore plus marqu&#233; lorsque les crises &#233;taient induites pendant le sommeil paradoxal (NREM) (Purnell et al.,2017). Lorsque des souris DBA/1, mod&#232;le de crises audiog&#232;nes, ont &#233;t&#233; expos&#233;es &#224; un stimulus audiog&#232;ne pendant la journ&#233;e, les crises qui en ont r&#233;sult&#233; ont entra&#238;n&#233; la mort dans 21,7 % des essais. &#192; l'inverse, les crises induites pendant la nuit ont entra&#238;n&#233; la mort par crise dans 46,7 % des essais (Purnell et al.,2021b ;Figure 4A. &lt;br class='autobr' /&gt;
La m&#234;me &#233;tude a utilis&#233; des souris vivant dans l'obscurit&#233; constante pour &#233;valuer l'influence du rythme circadien sur la mort induite par les crises d'&#233;pilepsie dans le mod&#232;le murin MES. Ils ont constat&#233; que pendant la nuit subjective, il y avait une diminution de la ventilation post-critique et une augmentation de la probabilit&#233; de mort induite par les crises d'&#233;pilepsie sans alt&#233;rer la gravit&#233; des crises (Purnell et al.,2021b ;Figure 4B). Les souris Kv1.1 knockout (KO) et SCN1A &lt;i&gt;R1407X/+&lt;/i&gt;, qui pr&#233;sentent une dysr&#233;gulation respiratoire progressive (Kim et al.,2018 ; Kuo et al.,2019 ; Iyer et al.,2020), subissent &#233;galement plus fr&#233;quemment des d&#233;c&#232;s par crise d'&#233;pilepsie pendant la nuit (Figures 4C,D).&lt;br class='autobr' /&gt;
Figure 4&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_253 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='http://abc-epilepsie.fr/IMG/png/fig_4.png' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/png&#034;&gt; &lt;img src='http://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L500xH391/fig_4-cbea0.png?1779286013' width='500' height='391' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Comme les humains dorment g&#233;n&#233;ralement la nuit, les crises nocturnes passent souvent inaper&#231;ues (Lamberts et al.,2012 ; Zhuo et coll.,2012 ; Rugg-Gunn et al.,2016 ; Purnell et al.,2018). Lamberts et al. (2012) ont rapport&#233; que 86 % des cas de SUDEP surviennent sans t&#233;moin. On suppose que le fait d'&#234;tre seul lors d'une crise nocturne peut comporter un risque encore plus important que la gravit&#233; du dysfonctionnement respiratoire li&#233; au sommeil ou la dur&#233;e de la PGES (Peng et al.,2017 ; Sveinsson et al.,2020). La pr&#233;sence d'une personne capable d'intervenir et d'administrer des mesures de r&#233;animation vitales peut faire la diff&#233;rence entre un cas de SUDEP imminent et un SUDEP av&#233;r&#233; (Nashef et al.,1998 ; Langan et al.,2005 ; Lamberts et al.,2012). L'augmentation de la surveillance nocturne par l'utilisation de dispositifs de surveillance, de contr&#244;les r&#233;guliers ou la pr&#233;sence d'une autre personne dormant dans la m&#234;me pi&#232;ce est associ&#233;e &#224; une diminution du risque de SUDEP (Langan et al.,2005 ; Ryvlin et al.,2006 ; Harden et al.,2017La majorit&#233; des victimes de SUDEP sont retrouv&#233;es allong&#233;es sur le ventre dans ou pr&#232;s d'un lit (Opeskin et Berkovic,2003 ; Sowers et al.,2013 ; Ali et al.,2017 ; Sveinsson et al.,2018). De nombreuses crises g&#233;n&#233;ralis&#233;es sont suivies d'une p&#233;riode de PGES o&#249; le patient est plus susceptible d'&#234;tre immobile, inconscient et de n&#233;cessiter des mesures de r&#233;animation (Semmelroch et al.,2012 ; Kuo et al.,2016). Si un patient ne r&#233;agit pas apr&#232;s une crise convulsive qui le met en d&#233;cubitus ventral, son nez et sa bouche peuvent &#234;tre obstru&#233;s par la literie. Ceci peut entra&#238;ner une occlusion des voies a&#233;riennes sup&#233;rieures ou une asphyxie par contact avec la surface sur laquelle le patient est positionn&#233;. En dehors d'une occlusion totale des voies a&#233;riennes, le fait de terminer une crise convulsive en position ventrale sur la literie peut alt&#233;rer la respiration post-critique en augmentant la r&#233;sistance inspiratoire et en provoquant la r&#233;inhalation d'air emprisonn&#233; (Kemp et al.,1994 ; Tao et al.,2010,2015 ; Rugg-Gunn et al.,2016). Cela provoquerait une augmentation aigu&#235; du CO2 dans le sang, pouvant entra&#238;ner une acidose s&#233;v&#232;re, ce qui potentialiserait l'immobilit&#233; post-critique et prolongerait davantage le dysfonctionnement respiratoire jusqu'&#224; l'apparition d'une apn&#233;e terminale et d'une asystolie (Peng et al.,2017 ; Purnell et al.,2018).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;G&#232;nes d'horloge&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Bien que les crises d'&#233;pilepsie soient souvent consid&#233;r&#233;es comme un ph&#233;nom&#232;ne impr&#233;visible, les patients pr&#233;sentent souvent un rythme circadien d'apparition des crises. Une &#233;tude r&#233;cente men&#233;e aupr&#232;s de patients porteurs de neuro-stimulateurs r&#233;actifs a montr&#233; que pr&#232;s de 90 % des patients atteints d'&#233;pilepsie focale pr&#233;sentaient un rythme circadien d'apparition des crises (Leguia et al.,2021).Il est int&#233;ressant de noter que le risque circadien de d&#233;clenchement des crises d'&#233;pilepsie pourrait &#234;tre regroup&#233; en cinq moments g&#233;n&#233;raux de la journ&#233;e, les crises &#233;tant plus susceptibles de survenir le matin, en milieu d'apr&#232;s-midi, le soir, en d&#233;but de nuit ou tard dans la nuit.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'influence circadienne sur les crises d'&#233;pilepsie pourrait &#234;tre due en partie &#224; la relation bidirectionnelle entre l'&#233;pilepsie et les g&#232;nes de l'horloge biologique. Les alt&#233;rations des m&#233;canismes de l'horloge biologique augmentent la susceptibilit&#233; &#224; l'&#233;pilepsie, tandis que les crises peuvent perturber l'horloge interne (Re et al.,2020).Un courant nettement plus &#233;lev&#233; est n&#233;cessaire pour induire des crises d'&#233;pilepsie maximales et g&#233;n&#233;ralis&#233;es chez les souris de type sauvage (TS) pendant la phase obscure de leur cycle diurne, comparativement &#224; la phase lumineuse. Ce rythme est aboli chez les souris Bmal1 KO, qui pr&#233;sentent &#233;galement des seuils &#233;pileptog&#232;nes significativement plus bas en permanence par rapport &#224; leurs homologues TS (Gerstner et al.,2014).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me, l'inactivation conditionnelle de Bmal1 dans les neurones du gyrus dent&#233; a augment&#233; la susceptibilit&#233; aux crises induites par la pilocarpine chez la souris (Wu et al.,2021).L'expression de BMAL1 dans l'hippocampe diminue au fil du temps chez les rats trait&#233;s &#224; la pilocarpine lorsqu'ils commencent &#224; d&#233;velopper des crises spontan&#233;es, ce qui sugg&#232;re que BMAL1 joue &#233;galement un r&#244;le dans l'&#233;pileptogen&#232;se (Matos et al.,2018). Il a &#233;t&#233; constat&#233; que les niveaux de la prot&#233;ine BMAL1 &#233;taient diminu&#233;s dans le gyrus dent&#233; et la r&#233;gion CA1 des souris atteintes d'&#233;pilepsie du lobe temporal (Wu et al.,2021). Les mutations du r&#233;cepteur orphelin alpha apparent&#233; &#224; RAR (RORAg&#232;ne, qui code pour un activateur de la transcription Bmal1l, ont &#233;t&#233; li&#233;es &#224; un trouble du d&#233;veloppement intellectuel avec ou sans &#233;pilepsie ou ataxie c&#233;r&#233;belleuse (IDDECA) (Guissart et al.,2018). &lt;br class='autobr' /&gt;
La suppression du g&#232;ne Horloge dans les neurones pyramidaux corticaux chez la souris entra&#238;ne des d&#233;charges &#233;pileptiformes dans les neurones excitateurs ainsi qu'une diminution du seuil &#233;pileptog&#232;ne (Li et al.,2017). L'analyse par PCR quantitative en temps r&#233;el (qPCR) a r&#233;v&#233;l&#233; une perte de l'expression rythmique de CLOCK et une diminution des niveaux de son transcrit dans un mod&#232;le de rat post-&#233;tat de mal &#233;pileptique (Santos et al.,2015).L'ARN Horloge et les prot&#233;ines sont &#233;galement sous-r&#233;gul&#233;s dans les tissus c&#233;r&#233;braux r&#233;s&#233;qu&#233;s chez les patients atteints d'&#233;pilepsie du lobe temporal (Li et al.,2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un autre g&#232;ne d'horloge oscillante,Per1, est r&#233;gul&#233;e &#224; la hausse dans l'hippocampe &#224; la suite de crises induites &#233;lectriquement et par l'acide ka&#239;nique chez la souris (Eun et al.,2011).Une &#233;tude a mis en &#233;vidence une alt&#233;ration de l'expression rythmique de PER1, PER2 et PER3 dans un mod&#232;le de rat de crises induites par la pilocarpine (Santos et al.,2015).Cependant, une &#233;tude ult&#233;rieure a r&#233;v&#233;l&#233; une augmentation de l'expression de PER1 et une diminution de l'expression de PER2 avant le d&#233;veloppement de crises spontan&#233;es, tandis que l'expression de PER3 restait inchang&#233;e (Matos et al.,2018).&lt;br class='autobr' /&gt;
En conclusion, le sommeil et la phase circadienne ont des effets directs sur la respiration p&#233;ri-ictale et potentiellement sur le d&#233;veloppement de l'&#233;pilepsie elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Troubles du sommeil, troubles respiratoires du sommeil (TRS) et &#233;pilepsie&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Privation de sommeil/troubles du sommeil&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Outre les crises nocturnes, les patients &#233;pileptiques pr&#233;sentent &#233;galement une pr&#233;valence plus &#233;lev&#233;e de troubles du sommeil que les individus sains (Vaughn et D'cruz,2004). De nombreuses &#233;tudes men&#233;es au cours des 30 derni&#232;res ann&#233;es ont montr&#233; &#224; maintes reprises que les adultes &#233;pileptiques ont 2 &#224; 3 fois plus de risques de souffrir de troubles du sommeil/&#233;veil que la population g&#233;n&#233;rale (Grigg-Damberger et Foldvary-Schaefer, 2021). Les patients atteints d'&#233;pilepsie du lobe temporal pr&#233;sentent une efficacit&#233; du sommeil r&#233;duite et davantage d'&#233;veils que ceux atteints d'&#233;pilepsie du lobe frontal (Crespel et al.,2000). De plus, la stimulation de l'amygdale diminue le sommeil paradoxal chez les animaux de laboratoire, et la privation s&#233;lective de sommeil paradoxal acc&#233;l&#232;re le processus de stimulation (Cohen et Dement,1970 ; Tanaka et Naquet,1975). La souris Scn1aR1407X/+ pr&#233;sente des anomalies dans la r&#233;gulation du sommeil circadien, notamment un rythme fragment&#233; du sommeil NREM et une p&#233;riode circadienne de sommeil allong&#233;e (Sanchez et al.,2019).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La privation de sommeil caus&#233;e par des troubles du sommeil ou des crises nocturnes fr&#233;quentes peut entra&#238;ner une privation de sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
La privation de sommeil elle-m&#234;me peut induire des crises et des pointes interictales (Mattson et al.,1965 ; Pratt et al.,1968 ; Malow et al.,2000b ; Konduru et al.,2021).Chez les chats ayant subi une stimulation de l'amygdale, une privation aigu&#235; de sommeil r&#233;duit le seuil de crise et de d&#233;charge post-crise (Shouse et Sterman,1982).&lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, une privation de sommeil plus prolong&#233;e augmente leur susceptibilit&#233; aux crises d'&#233;pilepsie induites par stimulation &#233;lectrique et par la p&#233;nicilline, quel que soit l'&#233;tat de sommeil (Shouse,1988).&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, lorsqu'on a administr&#233; &#224; des rats sensibilis&#233;s une micro-injection d'un agoniste cholinergique dans la formation r&#233;ticulaire pontique pour am&#233;liorer le sommeil paradoxal, on a observ&#233; une augmentation significative du seuil de courant n&#233;cessaire pour d&#233;clencher des d&#233;charges post-potentielles dans l'amygdale (Kumar et al.,2007).Des &#233;tudes sur la privation de sommeil chez des individus sains ont montr&#233; une hypertension et une augmentation de l'activit&#233; du syst&#232;me nerveux sympathique apr&#232;s des nuits o&#249; le sommeil &#233;tait inf&#233;rieur &#224; 5 h (Lusardi et al.,1996 ; Tochikubo et al.,1996 ; Gangwisch et al.,2006).&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, le manque de sommeil peut non seulement aggraver les crises elles-m&#234;mes, mais aussi rendre les patients plus vuln&#233;rables aux atteintes du syst&#232;me nerveux autonome induites par les crises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;TRS&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jusqu'&#224; 9 &#224; 11 % des patients adultes atteints d'&#233;pilepsie pr&#233;sentent un syndrome d'apn&#233;e du sommeil ((Vendrame et al.,2014 ; Popkirov et al.,2019).Ce chiffre atteint 40 % chez les enfants &#233;pileptiques (Kaleyias et al.,2008).Une &#233;tude de cas r&#233;cente a mis en lumi&#232;re le cas d'un patient de sexe masculin pr&#233;sentant des ant&#233;c&#233;dents de crises tonico-cloniques g&#233;n&#233;ralis&#233;es secondaires et une respiration nocturne paroxystique. Ce patient a connu des &#233;pisodes d'arr&#234;t respiratoire associ&#233;s &#224; un bruit expiratoire atypique, principalement pendant le sommeil paradoxal ou lors de la transition entre le sommeil paradoxal et le sommeil lent, malgr&#233; une absence de crises pendant un an (K&#252;nstler et al.,2022).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) est une forme relativement courante de troubles respiratoires du sommeil, dans laquelle les voies a&#233;riennes sup&#233;rieures s'affaissent, emp&#234;chant la ventilation. L'apn&#233;e qui en r&#233;sulte provoque une r&#233;ponse d'&#233;veil qui permet un repositionnement et la reprise des &#233;changes gazeux (Butler et al.,2015).La pr&#233;valence exacte de l'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) chez les personnes &#233;pileptiques ne fait pas encore l'objet d'un consensus. &lt;br class='autobr' /&gt;
Popkirov et al. estiment que 7 % des patients &#233;pileptiques pr&#233;sentent une AOS l&#233;g&#232;re &#224; mod&#233;r&#233;e (Popkirov et al.,2019).Une &#233;tude polysomnographique distincte postule qu'un tiers des patients atteints d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante et candidats &#224; une chirurgie de l'&#233;pilepsie souffrent &#233;galement d'apn&#233;e obstructive du sommeil (Malow et al.,2000b). Ce r&#233;sultat est &#233;galement plus proche d'une estimation issue d'une m&#233;ta-analyse de 2017, qui a d&#233;termin&#233; que la pr&#233;valence de l'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) l&#233;g&#232;re &#224; s&#233;v&#232;re chez les patients &#233;pileptiques &#233;tait de 33,4 %, soit 2,4 fois plus &#233;lev&#233;e que chez les sujets t&#233;moins sains (Lin et al.,2017).Cette m&#234;me m&#233;ta-analyse a r&#233;v&#233;l&#233; que la pr&#233;valence de l'apn&#233;e obstructive du sommeil chez les patients atteints d'&#233;pilepsie r&#233;fractaire n'&#233;tait pas sup&#233;rieure &#224; la pr&#233;valence globale de l'apn&#233;e obstructive du sommeil chez les patients &#233;pileptiques (Lin et al.,2017).Les patients atteints d'&#233;pilepsie g&#233;n&#233;ralis&#233;e pr&#233;sentent une apn&#233;e obstructive du sommeil plus s&#233;v&#232;re que ceux atteints d'&#233;pilepsie focale. Les deux populations ont rapport&#233; des degr&#233;s similaires de somnolence diurne anormale.Des degr&#233;s similaires de somnolence diurne anormale ont &#233;t&#233; rapport&#233;s dans les deux populations. Un &#226;ge plus avanc&#233;, un indice de masse corporelle (IMC) plus &#233;lev&#233; et des ant&#233;c&#233;dents d'hypertension sont &#233;galement associ&#233;s &#224; une apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) plus s&#233;v&#232;re (Scharf et al.,2020).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'incidence de l'apn&#233;e obstructive du sommeil chez les personnes non &#233;pileptiques est plus &#233;lev&#233;e chez les hommes que chez les femmes (4 % chez les hommes, 2 % chez les femmes) (Block et al.,1979 ; Young et al.,1993). Les hommes sont &#233;galement beaucoup plus susceptibles de pr&#233;senter une d&#233;saturation en O2 pendant l'apn&#233;e que les femmes (Block et al.,1979). Chez les patients &#233;pileptiques, les hommes sont environ trois fois plus susceptibles de souffrir d'apn&#233;e obstructive du sommeil que les femmes (Lin et al.,2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La dur&#233;e des apn&#233;es obstructives tend &#224; augmenter au cours d'une nuit de sommeil (Montserrat et al.,1996 ; Butler et al.,2015). Il est sugg&#233;r&#233; que cela est d&#251; &#224; un att&#233;nuation de la r&#233;ponse d'&#233;veil au CO2 au cours de la nuit, entra&#238;nant des p&#233;riodes d'hypercapnie plus longues avant l'&#233;veil (Montserrat et al.,1996). Il est possible que cette augmentation de l'apn&#233;e obstructive du sommeil chez les patients &#233;pileptiques soit due &#224; une diminution intrins&#232;que de la chimiosensibilit&#233; dans le cerveau &#233;pileptique. Les adolescents ob&#232;ses atteints d'apn&#233;e obstructive du sommeil pr&#233;sentent une augmentation de la r&#233;ponse chimio-sensible &#224; l'hypoxie (HCVR) &#224; l'&#233;tat d'&#233;veil et une diminution de cette HCVR pendant le sommeil (Yuan et al.,2012).&lt;br class='autobr' /&gt;
Il existe &#233;galement des composantes circadiennes endog&#232;nes contribuant &#224; la prolongation des &#233;v&#233;nements respiratoires nocturnes. Aux phases circadiennes correspondant au d&#233;but de la matin&#233;e, la dur&#233;e des apn&#233;es et des hypopn&#233;es est g&#233;n&#233;ralement plus longue, mais l'indice d'apn&#233;e-hypopn&#233;e (IAH), qui mesure la gravit&#233; du syndrome d'apn&#233;es obstructives du sommeil (SAOS), est faible. &lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, en fin d'apr&#232;s-midi et en d&#233;but de soir&#233;e, la dur&#233;e des &#233;v&#233;nements est courte et l'IAH est &#233;lev&#233;. Les &#233;v&#233;nements survenant pendant le sommeil paradoxal ont &#233;galement tendance &#224; &#234;tre 14 % plus longs que ceux survenant apr&#232;s le sommeil lent (Butler et al.,2015).&lt;br class='autobr' /&gt;
La comorbidit&#233; de l'&#233;pilepsie et de l'apn&#233;e obstructive du sommeil peut augmenter l'incidence des arythmies et accro&#238;tre le risque de mort subite cardiaque chez le patient (Gami et Somers,2008 ; Gami et al.,2013). Les patients atteints d'apn&#233;e obstructive du sommeil subissent une perturbation du syst&#232;me nerveux autonome pendant le sommeil (Adlakha et Shepard,1998), qui peut &#234;tre davantage d&#233;s&#233;quilibr&#233; par les crises. Bien qu'aucune corr&#233;lation directe entre l'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) et la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) n'ait &#233;t&#233; identifi&#233;e, des scores SUDEP-7 r&#233;vis&#233;s plus &#233;lev&#233;s [pr&#233;sence de crises au cours des 12 derniers mois, en particulier de crises tonico-cloniques g&#233;n&#233;ralis&#233;es (CTCG), dur&#233;e plus longue de l'&#233;pilepsie, nombre accru de sympt&#244;mes aigus et QI plus faible/troubles cognitifs plus importants] sont associ&#233;s &#224; une SUDEP probable (Phabphal et al.,2021).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'apn&#233;e obstructive du sommeil (AOS) diminue la dur&#233;e du sommeil nocturne, ce qui peut entra&#238;ner une privation de sommeil suppl&#233;mentaire. Cette privation de sommeil est particuli&#232;rement dangereuse pour les personnes &#233;pileptiques car elle peut avoir un effet &#233;pileptog&#232;ne (Nobili et al.,2011 ; Popkirov et al.,2019).Il s'ensuit que lorsque les patients &#233;pileptiques atteints d'apn&#233;e obstructive du sommeil &#233;taient trait&#233;s par pression positive continue (PPC), ils pr&#233;sentaient un meilleur contr&#244;le des crises que leurs pairs non trait&#233;s (Lin et al.,2017).&lt;br class='autobr' /&gt;
La stimulation du nerf vague (SNV) est une technique utilis&#233;e pour traiter l'&#233;pilepsie r&#233;fractaire.via un dispositif de neuro-stimulation. Bien que ces dispositifs aient permis de r&#233;duire la fr&#233;quence et la gravit&#233; des crises, il n'existe pas de preuves concluantes indiquant que la stimulation du nerf vague (SNV) diminue le risque de mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) (Annegers et al.,1998 ; Ryvlin et al.,2018).Il existe cependant des preuves que l'activation du VNS pendant le sommeil peut induire une SAOS l&#233;g&#232;re ou aggraver une SAOS pr&#233;existante. L'activation du VNS pendant le sommeil est &#233;galement li&#233;e &#224; une diminution du VC et de la SaO2, &#224; une augmentation de la fr&#233;quence respiratoire et de l'IAH, ainsi qu'&#224; une somnolence diurne excessive (Malow et al.,2000a ; Holmes et al.,2003 ; Marzec et al.,2003 ; Zambrelli et al.,2016 ; Somboon et al.,2019 ; Kim et al.,2022).&lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;tude r&#233;cente a &#233;galement indiqu&#233; que la pente de la r&#233;ponse ventriculaire gauche (RVG) est att&#233;nu&#233;e chez les patients pr&#233;sentant une stimulation du nerf vague active (Sainju et al.,2021).Des donn&#233;es sugg&#232;rent que l'exacerbation de l'apn&#233;e obstructive du sommeil apr&#232;s la stimulation du nerf vague est due &#224; une r&#233;duction de l'espace glottique ou &#224; un manque de coordination laryngo-respiratoire (Zambrelli et al.,2016).Ceci est important car les patients atteints d'&#233;pilepsie r&#233;fractaire pr&#233;sentent un risque accru de SUDEP (mort subite inattendue en &#233;pilepsie) et sont plus susceptibles d'opter pour la stimulation du nerf vague (SNV) comme m&#233;thode de contr&#244;le des crises. En r&#233;sum&#233;, les personnes &#233;pileptiques sont plus susceptibles de souffrir de troubles du sommeil et de syndrome d'apn&#233;es du sommeil (SAS), ce qui peut influencer directement la fr&#233;quence des crises. De plus, un traitement courant de l'&#233;pilepsie r&#233;fractaire semble aggraver le SAS chez ces patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;canismes des neurotransmetteurs&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les m&#233;canismes sous-jacents aux effets du sommeil et du rythme circadien sur la respiration dans l'&#233;pilepsie. Bien que ces m&#233;canismes ne soient pas encore pleinement compris, de nombreux neurotransmetteurs et mol&#233;cules de signalisation ont &#233;t&#233; impliqu&#233;s. Par exemple, le neurotransmetteur monoaminergique s&#233;rotonine (5-HT) joue un r&#244;le important dans la r&#233;gulation du cycle veille-sommeil et la respiration (Jouvet,1999 ; Richerson,2004 ; Hodges et al.,2009 ; Ptak et al.,2009 ; Hodges et Richerson,2010 ; Depuy et al.,2011 ; Buchanan,2013 ; Iwasaki et al.,2018 ; Smith et al.,2018). Elle est &#233;galement fortement impliqu&#233;e dans la physiopathologie de l'&#233;pilepsie et de la SUDEP (Bagdy et al.,2007 ; Richerson et Buchanan,2011 ; Richerson,2013 ; Feng et Faingold,2017 ; Li et Buchanan,2019 ; Petrucci et al.,2020). Le tonus s&#233;rotoninergique est modul&#233; &#224; la fois en fonction de l'&#233;tat de sommeil et de la phase circadienne, avec un nadir pendant la nuit et le sommeil (Mcginty et Harper,1976 ; Rosenwasser et al.,1985 ; Agren et al.,1986 ; Rao et al.,1994 ; Sakai et Crochet,2001 ; Mateos et al.,2009 ; Sakai,2011 ; Purnell et al.,2018). Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que les neurones 5-HT du m&#233;senc&#233;phale et du raph&#233; m&#233;dullaire sont fortement chimiosensibles (Larnicol et al.,1994 ; Richerson,1995,2004 ; Wang et al.,1998 ; Severson et al.,2003). Il est probable que les neurones 5-HT du bulbe rachidien interviennent dans l'augmentation de la respiration en r&#233;ponse &#224; une hausse du CO2, tandis que les neurones 5-HT du m&#233;senc&#233;phale interviennent dans les r&#233;ponses non respiratoires au CO2, telles que l'&#233;veil (Richerson,2004 ; Buchanan et Richerson,2010 ; Buchanan et al.,2015 ; Kaur et al.,2020). L'activit&#233; des neurones 5-HT du raph&#233; m&#233;dullaire est nettement r&#233;duite pendant la p&#233;riode ictale et post-ictale, ce qui co&#239;ncide avec une d&#233;pression respiratoire s&#233;v&#232;re (Zhan et al.,2016). De plus, des taux s&#233;riques de 5-HT post-critiques plus faibles ont &#233;t&#233; associ&#233;s &#224; l'apn&#233;e centrale post-critique (Murugesan et al.,2019).De nombreuses &#233;tudes ont d&#233;montr&#233; qu'un pr&#233;traitement par agents s&#233;rotoninergiques avant le d&#233;clenchement d'une crise d'&#233;pilepsie peut att&#233;nuer ce dysfonctionnement respiratoire. L'incidence de l'IRA-S chez les souris DBA/2 peut &#234;tre r&#233;duite par l'administration de fluox&#233;tine, un inhibiteur s&#233;lectif de la recapture de la 5-HT (ISRS), avant l'induction de la crise (Tupal et Faingold, 2001).2019). Une d&#233;couverte similaire a &#233;t&#233; faite chez les souris DBA/1, o&#249; il a &#233;galement &#233;t&#233; constat&#233; que la fluox&#233;tine r&#233;duisait le S-IRA sans augmenter la ventilation basale ni la r&#233;ponse ventilatoire &#224; 7 % de CO2 (Zeng et al.,2015 ; Feng et Faingold,2017). D'autres agents s&#233;rotoninergiques, comme la fenfluramine, peuvent bloquer s&#233;lectivement la S-IRA sans influencer le comportement convulsif (Feng et Faingold,2017 ; Tupal et Faingold,2019).&lt;br class='autobr' /&gt;
Une autre mol&#233;cule de signalisation monoaminergique li&#233;e &#224; la r&#233;gulation du sommeil/&#233;veil, &#224; la respiration et &#224; l'&#233;pilepsie est la noradr&#233;naline (NE ; Hobson et al.,1975 ; Aston-Jones et Bloom,1981 ; Foote et al.,1983Les concentrations plasmatiques de NE sont significativement plus faibles pendant le sommeil nocturne que pendant l'&#233;veil (Linsell et al.,1985). Tout comme la 5-HT, la NE pr&#233;sente &#233;galement un rythme circadien, les concentrations les plus faibles &#233;tant observ&#233;es pendant la nuit (Morgan et al.,1973 ; Agren et al.,1986 ; Cagampang et Inouye,1994). L'atomox&#233;tine, un inhibiteur de la recapture de la noradr&#233;naline (IRN), supprime l'arr&#234;t respiratoire induit par les crises apr&#232;s des crises audiog&#232;nes chez les souris DBA/1 (Zhang et al.,2017 ; Zhao et al.,2017) ainsi que les crises MES (Kruse et al.,2019). Un autre inhibiteur de la recapture de la neuraminidase (IRN), la r&#233;box&#233;tine, et l'inhibiteur double de la recapture de la 5-HT/NE (IRSN), la dulox&#233;tine, sont &#233;galement capables de supprimer l'arr&#234;t respiratoire cons&#233;cutif aux crises d'&#233;pilepsie induites par le MES (Kruse et al.,2019). Plus r&#233;cemment, des donn&#233;es ont montr&#233; que l'activation s&#233;lective du r&#233;cepteur noradr&#233;nergique &#945;2 suffit &#224; supprimer la S-IRA chez les souris DBA/1 (Zhang et al.,2021).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'orexine, un neuropeptide excitateur, est &#233;galement impliqu&#233;e dans le sommeil et l'&#233;veil et constitue une substance favorisant l'&#233;veil (Sakurai,2007 ; Bonnavion et De Lecea,2010 ; Nattie et Li,2012). L'orexine pr&#233;sente une forte variation circadienne diurne. Ce rythme a &#233;t&#233; mesur&#233; dans le liquide c&#233;phalo-rachidien (LCR) et l'hypothalamus de rats, avec une variation encore plus marqu&#233;e dans le LCR de rats plus &#226;g&#233;s (Yoshida et al.,2001 ; Desarnaud et al.,2004).Ce rythme circadien robuste est probablement d&#251; en partie aux projections denses que re&#231;oivent les neurones &#224; orexine du noyau suprachiasmatique (NSC), le principal oscillateur circadien du cerveau (Saper et al.,2005). Les neurones &#224; orexine contribuent &#233;galement &#224; la fonction respiratoire, notamment gr&#226;ce &#224; l'innervation orexinergique des noyaux s&#233;rotoninergiques et noradr&#233;nergiques (Kuwaki,2008 ; Inutsuka et Yamanaka,2013).On pense que l'orexine joue un r&#244;le proconvulsivant dans l'&#233;pilepsie, bien qu'il existe une certaine divergence concernant les effets des orexines et de leurs antagonistes sur l'activit&#233; &#233;pileptique.Kcna1Chez les souris mutantes nulles, l'antagoniste double des r&#233;cepteurs de l'orexine (DORA), l'almorexant, diminue l'incidence des crises graves, am&#233;liore la saturation en O2 et augmente la long&#233;vit&#233; globale (Roundtree et al.,2016 ; Iyer et al.,2020).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ad&#233;nosine, un neuromodulateur inhibiteur, est lib&#233;r&#233;e en grande quantit&#233; lors des crises d'&#233;pilepsie (pendantet Spencer,1992 ; Berman et al.,2000 ; Van Gompel et al.,2014). Il s'agit probablement d'un m&#233;canisme d'arr&#234;t des crises (Shen et al.,2010 ; Purnell et al.,2021a). Contrairement &#224; la 5-HT, &#224; la NE et &#224; l'orexine, l'ad&#233;nosine favorise le sommeil et diminue l'&#233;veil (Feldberg et Sherwood,1954 ; Buday et al.,1961 ; Haulic&#462; et al.,1973 ; Huber et al.,2004).Ainsi, les niveaux d'ad&#233;nosine augmentent pendant l'&#233;veil et diminuent pendant le sommeil (Porkka-Heiskanen et al.,2000 ; Bjorness et Greene,2009). L'ad&#233;nosine a un effet inhibiteur sur la respiration, provoquant principalement une r&#233;duction de la fr&#233;quence et du volume courant (Eldridge et al.,1984 ; Lagercrantz et al.,1984 ; Wessberg et al.,1984).L'accumulation et l'&#233;limination de l'ad&#233;nosine sont r&#233;gul&#233;es de mani&#232;re circadienne (Corn&#233;lissen et al.,1985 ; Chagoya De S&#225;nchez et al.,1993 ; Huston et al.,1996). L'hypoth&#232;se de l'ad&#233;nosine dans la SUDEP a &#233;t&#233; propos&#233;e pour la premi&#232;re fois en 2010, lorsque Shen et al. ont constat&#233; qu'une augmentation du tonus d'ad&#233;nosine dans un mod&#232;le d'&#233;pilepsie &#224; l'acide ka&#239;nique supprimait l'activit&#233; &#233;pileptique, mais provoquait paradoxalement la mort lorsque des crises survenaient (Shen et al.,2010). Cette hypoth&#232;se postule qu'une forte lib&#233;ration d'ad&#233;nosine survient lors d'une crise d'&#233;pilepsie, constituant un m&#233;canisme d'arr&#234;t. Cependant, cette augmentation importante d'ad&#233;nosine extracellulaire peut entra&#238;ner une d&#233;pression respiratoire pouvant conduire &#224; une insuffisance respiratoire terminale (Shen et al.,2010 ; Purnell et al.,2021a).&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette liste des principales mol&#233;cules de signalisation impliqu&#233;es dans la fonction respiratoire et la SUDEP est loin d'&#234;tre exhaustive. Toutefois, ces neuro-modulateurs pr&#233;sentent un int&#233;r&#234;t particulier dans le domaine de la SUDEP, et leur r&#244;le complexe dans la r&#233;gulation du cycle veille-sommeil, la respiration et les crises d'&#233;pilepsie en fait d'excellents candidats pour une intervention th&#233;rapeutique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Conclusions&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) est un ph&#233;nom&#232;ne complexe et d&#233;vastateur, dont les m&#233;canismes sous-jacents commencent &#224; peine &#224; &#234;tre &#233;lucid&#233;s. Le moment de la journ&#233;e et l'&#233;tat de sommeil pendant lesquels surviennent les crises sont incontestablement des facteurs de risque suppl&#233;mentaires pour les patients &#233;pileptiques. Bien que nuit et sommeil soient souvent li&#233;s, il est crucial de reconna&#238;tre qu'ils ne sont pas synonymes et qu'ils pr&#233;sentent chacun leurs propres facteurs de risque, issus de m&#233;canismes communs et distincts. L'insuffisance respiratoire est un facteur d&#233;clenchant majeur de la mort subite induite par une crise. Les neurones monoaminergiques, notamment la s&#233;rotonine (5-HT), la noradr&#233;naline (NE) et l'orexine, jouent un r&#244;le crucial dans la fonction respiratoire et ont des propri&#233;t&#233;s protectrices contre les crises. Leur concentration diminue pendant la nuit et encore davantage pendant le sommeil. Ceci pourrait expliquer pourquoi les crises survenant au r&#233;veil ont tendance &#224; &#234;tre plus longues et &#224; provoquer une insuffisance respiratoire plus s&#233;v&#232;re. D'autres mol&#233;cules de signalisation, comme l'ad&#233;nosine, pourraient jouer un r&#244;le encore plus complexe dans la physiopathologie de la SUDEP, contribuant &#224; l'insuffisance respiratoire lors de l'arr&#234;t des crises. De nombreuses victimes de SUDEP sont retrouv&#233;es en position ventrale dans leur lit, ce qui sugg&#232;re que la d&#233;tresse respiratoire a &#233;t&#233; amplifi&#233;e par une obstruction des voies a&#233;riennes. Comme les patients sont plus souvent seuls la nuit, les chances de succ&#232;s d'une intervention sont faibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, bien que le sommeil et la nuit semblent pr&#233;senter un risque propre de SUDEP, leur concomitance contribue fortement &#224; la conjonction de facteurs qui conduit finalement &#224; la mort subite induite par une crise d'&#233;pilepsie. N&#233;anmoins, nous esp&#233;rons que cette analyse permettra de comprendre que l'&#233;tat de sommeil et le moment de la journ&#233;e sont des facteurs &#224; consid&#233;rer ind&#233;pendamment lors de l'&#233;laboration de strat&#233;gies pr&#233;ventives visant &#224; att&#233;nuer la gravit&#233; des troubles respiratoires provoqu&#233;s par les crises d'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;R&#233;f&#233;rences&lt;/strong&gt;&lt;/h2&gt;
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Zhuo, L., Zhang, Y., Zielke, H. R., Levine, B., Zhang, X., Chang, L., et al. (2012). Sudden unexpected death in epilepsy : evaluation of forensic autopsy cases. Forensic Sci. Int. 223, 171&#8211;175. doi : 10.1016/j.forsciint.2012.08.02&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Financement&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce travail publi&#233; a &#233;t&#233; soutenu par les subventions F31NS125955 (&#224; KJ), R01NS095842 (&#224; GB) des National Institutes of Health/National Institute of Neurological Disorders and Stroke, la chaire Beth L. Tross d'&#233;pilepsie du Carver College of Medicine de l'Universit&#233; de l'Iowa (&#224; GB) et la subvention T32GM0073367 (&#224; BK) des National Institutes of Health/National Institute of General Medicine Sciences.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;clarations&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Contributions des auteurs&lt;br class='autobr' /&gt;
KJ et BK ont r&#233;dig&#233; la premi&#232;re version du document. Le manuscrit final a &#233;t&#233; r&#233;vis&#233; et approuv&#233; par KJ, BK et GB. Tous les auteurs ont contribu&#233; &#224; l'article et approuv&#233; la version soumise.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Conflit d'int&#233;r&#234;ts&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les auteurs d&#233;clarent que la recherche a &#233;t&#233; men&#233;e en l'absence de toute relation commerciale ou financi&#232;re pouvant &#234;tre interpr&#233;t&#233;e comme un conflit d'int&#233;r&#234;ts potentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Note de l'&#233;diteur&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les opinions exprim&#233;es dans cet article n'engagent que leurs auteurs et ne refl&#232;tent pas n&#233;cessairement celles de leurs organisations affili&#233;es, ni celles de l'&#233;diteur, des r&#233;dacteurs ou des relecteurs. L'&#233;diteur n'offre aucune garantie ni n'approuve aucun produit &#233;valu&#233; dans cet article, ni aucune all&#233;gation formul&#233;e par son fabricant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Mort subite inattendue nocturne chez les Hmong aux USA</title>
		<link>http://abc-epilepsie.fr/Mort-subite-inattendue-nocturne-chez-les-Hmong-aux-USA</link>
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		<dc:date>2026-05-19T20:22:47Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<description>
&lt;p&gt;Le syndrome de mort subite inexpliqu&#233;e nocturne (MSIN) a &#233;t&#233; identifi&#233; dans les ann&#233;es 1980. C'est &#233;tonnament, &#224; propos d'une s&#233;rie de d&#233;c&#232;s intervenus au sein d'une population tr&#232;s sp&#233;cifique regroupant des caract&#233;ristiques communes qu'il a paru n&#233;cessaire de les regrouper : celle des immigrants HMONG aux Etats-Unis. L'&#233;tude suivante, publi&#233;e des ann&#233;es plus tard, explore les facteurs en cause. Parmi eux, &#224; c&#244;t&#233; de facteurs physiologiques ( syndrome de Brugada), le stress et des croyances (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le syndrome de mort subite inexpliqu&#233;e nocturne (MSIN) a &#233;t&#233; identifi&#233; dans les ann&#233;es 1980.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est &#233;tonnament, &#224; propos d'une s&#233;rie de d&#233;c&#232;s intervenus au sein d'une population tr&#232;s sp&#233;cifique regroupant des caract&#233;ristiques communes qu'il a paru n&#233;cessaire de les regrouper : celle des immigrants HMONG aux Etats-Unis.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;tude suivante, publi&#233;e des ann&#233;es plus tard, explore les facteurs en cause. Parmi eux, &#224; c&#244;t&#233; de facteurs physiologiques ( syndrome de Brugada), le stress et des croyances culturelles ont &#233;t&#233; mis en avant.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;NIH Public Access Author Manuscript Soc Sci Med. Author manuscript ; available in PMC 2014 February 01. Published in final edited form as : Soc Sci Med. 2013 February ; 79 : 57&#8211;65. doi:10.1016/j.socscimed.2012.06.009.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Profil unique des troubles du sommeil chez un &#233;chantillon repr&#233;sentatif de 747 immigrants Hmong dans le Wisconsin&lt;br class='autobr' /&gt; Eric Young* , Se Xiong, Laurel Finn, and Terry Young University of Wisconsin, Madison, USA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des inqui&#233;tudes concernant les troubles du sommeil chez les immigrants HMONG aux &#201;tats-Unis ont &#233;merg&#233; lorsqu'un taux de mortalit&#233; &#233;tonnamment &#233;lev&#233; li&#233; au syndrome de mort subite nocturne inexpliqu&#233;e (SMSNI) a &#233;t&#233; document&#233; chez les hommes HMONG.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le stress, la g&#233;n&#233;tique et les anomalies cardiaques, en interaction avec des troubles du sommeil, ont &#233;t&#233; avanc&#233;s comme facteurs contribuant au SMSNI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus r&#233;cemment, l'apn&#233;e du sommeil a &#233;t&#233; mise en cause dans les d&#233;c&#232;s nocturnes li&#233;s au syndrome de Brugada. On pense que ce syndrome englobe un &#233;ventail de troubles de mort cardiaque subite, y compris le SMSNI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, peu de recherches ont depuis replac&#233; le SMSNI dans le contexte des croyances culturelles, de la sant&#233; ou de la pr&#233;valence d'autres troubles du sommeil chez les HMONG.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pid&#233;miologie des troubles du sommeil et des exp&#233;riences nocturnes terrifiantes chez les HMONG &#233;tant mal document&#233;e, nous avons &#233;tudi&#233; la pr&#233;valence et les corr&#233;lats de l'apn&#233;e du sommeil, des troubles li&#233;s &#224; la phase de sommeil paradoxal (REM) et de l'insomnie dans 3 &#233;chantillons bas&#233;s sur la population (recueillis de 1996 &#224; 2001) comprenant 747 immigrants HMONG du Wisconsin. Les participants ont &#233;t&#233; interrog&#233;s sur leurs probl&#232;mes de sommeil, leurs croyances culturelles, leur sant&#233; et d'autres facteurs. Un sous-&#233;chantillon al&#233;atoire (n = 37) ont subi une poly-somnographie &#224; domicile afin d'&#233;tudier la pr&#233;valence de l'apn&#233;e du sommeil. Les auto-&#233;valuations et les r&#233;sultats de laboratoire ont &#233;t&#233; compar&#233;s &#224; des donn&#233;es recueillies de mani&#232;re similaire dans le cadre de l'&#233;tude Wisconsin Sleep Cohort (WSC) (n = 1 170), une &#233;tude longitudinale de population sur le sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les r&#233;sultats r&#233;v&#232;lent un profil unique des troubles du sommeil chez les HMONG, caract&#233;ris&#233; par une pr&#233;valence &#233;lev&#233;e d'apn&#233;e du sommeil, de paralysie du sommeil et d'autres anomalies du sommeil li&#233;es &#224; la phase paradoxale, ainsi que par l'interaction entre des facteurs de stress nocturnes li&#233;s &#224; la culture et ces troubles du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, les exp&#233;riences de Dab Tsog (esprit nocturne effrayant qui appuie sur la poitrine) &#233;taient fr&#233;quentes et associ&#233;es &#224; des indicateurs d'apn&#233;e du sommeil, de paralysie du sommeil, de cauchemars, d'hallucinations hypnagogiques et d'insomnie. La compr&#233;hension du r&#244;le des troubles du sommeil et des m&#233;canismes culturels susceptibles de les d&#233;clencher ou de conditionner la r&#233;ponse &#224; ceux-ci pourrait, &#224; terme, fournir une base pour le d&#233;pistage et l'intervention visant &#224; r&#233;duire les cons&#233;quences n&#233;fastes sur la sant&#233; et le plan &#233;motionnel de ces troubles chez les HMONG.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Introduction&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Syndrome de mort subite nocturne inexpliqu&#233;e (SMSNI)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1981, une nouvelle affection inhabituelle a attir&#233; l'attention de la communaut&#233; m&#233;dicale : sur la base de rapports de mortalit&#233; apparus pour la premi&#232;re fois en 1977, les Centres pour le contr&#244;le et la pr&#233;vention des maladies (CDC) ont publi&#233; une note internationale indiquant que des r&#233;fugi&#233;s d'Asie du Sud-Est, principalement des HMONG, arriv&#233;s aux &#201;tats-Unis mouraient dans leur sommeil (Centers for Disease Control, CDC,1981). Ce qui rendait ce ph&#233;nom&#232;ne inhabituel &#233;tait non seulement les circonstances de ces d&#233;c&#232;s nocturnes, mais aussi le fait que les victimes &#233;taient des hommes jeunes, auparavant en bonne sant&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les signalements de ces cas se sont multipli&#233;s au cours des six ann&#233;es suivantes ; un taux de mortalit&#233; de 92 pour 100 000 indiquait que ces hommes HMONG mouraient &#224; un rythme &#233;quivalent &#224; celui des cinq principales causes de d&#233;c&#232;s chez les hommes n&#233;s aux &#201;tats-Unis de la m&#234;me tranche d'&#226;ge (Munger, 1987). &lt;br class='autobr' /&gt;
Les chercheurs du CDC ont not&#233; que les morts subites non traumatiques chez des jeunes hommes auparavant en bonne sant&#233; et sans cause sous-jacente d&#233;finitive &#233;taient rares (Centers for Disease Control, 1981).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, les caract&#233;ristiques communes des victimes, notamment l'heure du d&#233;c&#232;s, les signes de d&#233;tresse respiratoire pr&#233;c&#233;dant le d&#233;c&#232;s, l'origine ethnique, le jeune &#226;ge et le passage rapide d'un &#233;tat de sant&#233; apparente &#224; la mort, sugg&#233;raient un syndrome distinct ; celui-ci a ensuite &#233;t&#233; appel&#233; &#171; syndrome de mort subite et inattendue pendant le sommeil &#187; (SMSNI) (Holtan, Carlson, Egber, Mielke et Thao, 1984).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les entretiens avec les familles, les enqu&#234;tes sur les cas et les petites &#233;tudes cas-t&#233;moins (Baron &amp; Kirschner, 1983 ; Baron et al., 1983 ; Kirschner, Eckner, &amp; Baron, 1986 ; Munger, 1987 ; Tatsanavivat et al., 1992) n'ont r&#233;v&#233;l&#233; aucun facteur de risque prometteur. Les autopsies n'ont r&#233;v&#233;l&#233; aucun signe de pathophysiologie ant&#233;rieure, mais ont sugg&#233;r&#233; que la cause imm&#233;diate du d&#233;c&#232;s &#233;tait une fibrillation ventriculaire ayant entra&#238;n&#233; un arr&#234;t cardiaque (Munger, 1987 ; Munger et al., 1991 ; Otto et al., 1984). &lt;br class='autobr' /&gt;
D'apr&#232;s les t&#233;moignages des proches et des personnes ayant tent&#233; de porter secours, cet &#233;pisode fatal est aujourd'hui g&#233;n&#233;ralement d&#233;crit comme survenant pendant le sommeil, avec des signes &#233;vidents de respiration agonique, notamment une respiration superficielle et irr&#233;guli&#232;re ponctu&#233;e de pauses, de suffocations, de hal&#232;tements et d'autres signes de respiration difficile. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les victimes semblaient inconscientes et ne r&#233;agissaient pas aux tentatives de les r&#233;veiller (Holtan et al., 1984 ; Munger, 1987 ; Verrier &amp; Josephson, 2011).&lt;br class='autobr' /&gt; Les victimes qui ont &#233;t&#233; r&#233;anim&#233;es ont rapport&#233; des sensations d'obstruction des voies respiratoires, une g&#234;ne ou une pression thoracique, ainsi qu'une faiblesse ou un engourdissement des membres (Verrier &amp; Josephson, 2011). Depuis l'identification du SMSNI il y a trois d&#233;cennies, les recherches &#233;tiologiques ont &#233;t&#233; rares et peu d'hypoth&#232;ses ont &#233;t&#233; test&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ind&#233;pendamment de l'int&#233;r&#234;t port&#233; au SMSNI, des chercheurs en cardiologie ont identifi&#233; en 1992 le syndrome de Brugada, une anomalie cardiaque caract&#233;ris&#233;e par un trac&#233; ECG distinct et un rythme cardiaque irr&#233;gulier (Brugada &amp; Brugada, 1992). &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce syndrome est associ&#233; &#224; la mort subite, la plupart des d&#233;c&#232;s survenant pendant la nuit (Matsuo et al., 1999), et a &#233;t&#233; li&#233; &#224; des mutations g&#233;n&#233;tiques, principalement du g&#232;ne SCNSA (Rook et al., 1999). L'analyse de plusieurs grandes bases de donn&#233;es regroupant des patients atteints du syndrome de Brugada g&#233;notyp&#233;s et des t&#233;moins sains a r&#233;v&#233;l&#233; une mutation du g&#232;ne SCNSA chez environ 21 % des patients atteints du syndrome de Brugada, contre 2 &#224; 5 % chez les t&#233;moins sains, ce qui confirme l'origine g&#233;n&#233;tique de ce syndrome de mort cardiaque subite (Kapplinger et al., 2010). Dans une &#233;tude sur les mutations du g&#232;ne SCNSA chez 10 patients SMSNI survivants et leurs familles, la mutation a &#233;t&#233; mise en &#233;vidence dans 3 familles (Vatta, Dumaine, Varghese et al., 2002).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les auteurs ont conclu que le SMSNI et le syndrome de Brugada constituaient, sur les plans ph&#233;notypique, g&#233;n&#233;tique et fonctionnel, un m&#234;me trouble. Les similitudes avec d'autres cas de mort subite chez des personnes par ailleurs en bonne sant&#233; indiquent que le syndrome de Brugada pourrait englober d'autres troubles tels que la mort subite du nourrisson, en plus du SMSNI (Fowler &amp; Priori, 2009). Comme c'est le cas pour de nombreuses autres maladies g&#233;n&#233;tiques potentiellement mortelles, toutes les personnes porteuses de la mutation du g&#232;ne Brugada ne pr&#233;sentent pas n&#233;cessairement les sympt&#244;mes associ&#233;s. D'autres facteurs d'exposition ou d&#233;clencheurs semblent n&#233;cessaires pour activer le m&#233;canisme g&#233;n&#233;tique et physiopathologique.&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;cemment, le r&#244;le de l'apn&#233;e du sommeil et d'autres troubles du sommeil dans le d&#233;clenchement du rythme cardiaque irr&#233;gulier caract&#233;ristique du syndrome de Brugada a &#233;t&#233; de plus en plus consid&#233;r&#233; comme un m&#233;canisme &#233;tiologique possible (Gami &amp; Somers, 2008 ; Macedo et al., 2011&lt;br class='autobr' /&gt; ; Verrier &amp; Josephson, 2009).&lt;br class='autobr' /&gt;
L'apn&#233;e du sommeil se caract&#233;rise par des &#233;pisodes r&#233;p&#233;t&#233;s de fermetures momentan&#233;es des voies respiratoires (apn&#233;e, fermeture compl&#232;te et pause respiratoire ; hypopn&#233;e, fermeture partielle) r&#233;sultant d'une diminution du tonus des voies respiratoires et de leur affaissement pendant le sommeil. Les pauses respiratoires qui en r&#233;sultent ont des effets aigus d'hypoxie et d'instabilit&#233;s cardiopulmonaires et provoquent de brefs r&#233;veils, qui r&#233;tablissent le tonus des voies respiratoires mais entra&#238;nent une perturbation des sch&#233;mas de sommeil (Henry, 2013). &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans leur &#233;tude de poly-somnographie nocturne portant sur 20 patients atteints du syndrome de Brugada et 11 t&#233;moins sains, Macedo et al. (2011) ont constat&#233; une pr&#233;valence deux fois plus &#233;lev&#233;e de l'apn&#233;e du sommeil chez les patients atteints du syndrome de Brugada (63 %) par rapport aux t&#233;moins (27 %). Les auteurs ont conclu que l'incidence plus &#233;lev&#233;e de d&#233;c&#232;s nocturnes chez les patients atteints du syndrome de Brugada pourrait r&#233;sulter d'une comorbidit&#233; avec l'apn&#233;e du sommeil, les &#233;v&#233;nements apn&#233;iques et l'instabilit&#233; des &#233;tats de sommeil associ&#233;s aux transitions entre le sommeil paradoxal et le sommeil lent exacerbant des anomalies significatives du rythme cardiaque (Macedo et al., 2011). &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, un certain type de facteur d&#233;clenchant ind&#233;sirable li&#233; au sommeil, interagissant avec une pr&#233;disposition g&#233;n&#233;tique aux arythmies cardiaques mortelles (c'est-&#224;-dire le syndrome de Brugada), pourrait expliquer l'&#233;tiologie du SMSNI.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dab Tsog, paralysie du sommeil et autres sympt&#244;mes de troubles du sommeil :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quels sont les troubles courants chez les HMONG ainsi que les facteurs d&#233;clencheurs du SMSNI ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrairement &#224; la nouveaut&#233; que repr&#233;sentait le SMSNI pour la science occidentale en 1981, les HMONG et d'autres populations d'Asie du Sud-Est craignent depuis longtemps cette exp&#233;rience personnelle incarn&#233;e par le SMSNI. Des noms sp&#233;cifiques &#224; leur culture ont &#233;t&#233; donn&#233;s &#224; cette exp&#233;rience ; les HMONG appellent &#171; Dab Tsog &#187; cette terrifiante apparition nocturne d'un esprit qui leur &#233;crase la poitrine (Adler, 1995 ; Bliatout, 1982 ; Fukuda, Miyasity, Inugami et Ishihara, 1987 ; Holtan et al., 1984). Les victimes de la visite de cet esprit rapportent que le Dab Tsog s'asseyait sur leur poitrine avec une force &#233;crasante, les emp&#234;chant de bouger et leur &#171; coupant le souffle &#187;. Bien que des parall&#232;les soient &#233;tablis entre le SMSNI et l'exp&#233;rience du Dab Tsog, le taux de mortalit&#233; &#233;lev&#233; du syndrome m&#233;dical du SMSNI diff&#232;re par rapport au Dab Tsog : des rapports historiques et ethnographiques indiquent que l'exp&#233;rience du Dab Tsog n'est ni rare ni mortelle, et qu'elle est souvent v&#233;cue &#224; plusieurs reprises par les victimes (Adler, 1995, 2011). Ainsi, le sch&#233;ma culturel, les connaissances collectives et la description universelle du Dab Tsog sugg&#232;rent l'existence d'un &#233;tat bio-psychosocial courant dont seul un nombre limit&#233; de cas aboutit &#224; un d&#233;c&#232;s li&#233; au syndrome SMSNI. Dans une &#233;tude portant sur 118 HMONG en Californie, 58 % ont rapport&#233; au moins une exp&#233;rience de visite du Dab Tsog ; des entretiens approfondis ont clairement mis en &#233;vidence une peur, un stress et une angoisse g&#233;n&#233;ralis&#233;s face aux troubles du sommeil au sein de la population HMONG (Adler, 1994). L'exp&#233;rience physique des survivants du SMSNI et des victimes du Dab Tsog sugg&#232;re fortement plusieurs sympt&#244;mes de troubles du sommeil, notamment l'apn&#233;e du sommeil, la paralysie du sommeil, les hallucinations hypnagogiques et les cauchemars. La paralysie du sommeil est caus&#233;e par l'intrusion de l'&#233;tat de veille pendant une p&#233;riode de sommeil paradoxal (REM) au cours de laquelle les muscles squelettiques sont paralys&#233;s (American Academy of Sleep Medicine, 2005, pp. 148&#8211;170). Au cours de cet &#233;v&#233;nement terrifiant, la conscience est pr&#233;serv&#233;e, mais la capacit&#233; de parler ou d'activer toute activit&#233; musculaire volontaire (telle que bouger les membres ou la t&#234;te) est absente (Acad&#233;mie am&#233;ricaine de m&#233;decine du sommeil, 2005, pp. 148&#8211;170). La recherche biom&#233;dicale a eu tendance &#224; se concentrer sur les m&#233;canismes physiologiques aigus comme cause sous-jacente des d&#233;c&#232;s li&#233;s au SMSNI. Cependant, compte tenu de la multitude de rapports historiques et ethnographiques qui d&#233;montrent une connaissance et une exp&#233;rience g&#233;n&#233;ralis&#233;es du Dab Tsog, qui s'apparentent &#233;troitement &#224; la paralysie du sommeil, &#224; l'apn&#233;e du sommeil et &#224; d'autres troubles du sommeil, il est clair que le contexte culturel du SMSNI est essentiel pour brosser un tableau plus complet du fardeau sanitaire et psychosocial des troubles graves du sommeil et du stress qui y est associ&#233; chez les HMONG. Les troubles du sommeil peuvent &#234;tre des facteurs d&#233;clenchants du SMSNI, mais surtout, ils peuvent constituer des probl&#232;mes de sant&#233; tr&#232;s importants chez les HMONG, qui sont sous-estim&#233;s. Des entretiens men&#233;s aupr&#232;s de plusieurs communaut&#233;s HMONG indiquent qu'une forte proportion de HMONG, en dehors des survivants du SMSNI, font &#233;tat d'&#233;pisodes de sommeil caract&#233;ris&#233;s par une pression sur la poitrine et une capacit&#233; respiratoire r&#233;duite, ce qui sugg&#232;re la possibilit&#233; de pauses respiratoires li&#233;es &#224; l'apn&#233;e du sommeil et de troubles de type REM tels que la paralysie du sommeil, les hallucinations et/ou les cauchemars s&#233;v&#232;res (Adler, 2011). &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, des rencontres terrifiantes avec des esprits nocturnes, qu'elles s'inscrivent dans le cadre de la structure de croyances traditionnelle ou qu'elles soient exacerb&#233;es par un conflit ou la perte de cette structure (par exemple, en raison d'un d&#233;racinement culturel li&#233; &#224; l'exp&#233;rience de r&#233;fugi&#233;), ont &#233;t&#233; avanc&#233;es comme causes d'un stress psychologique grave pouvant agir comme d&#233;clencheur du SMSNI (Adler, 1994, 1995, 2011 ; Bliatout, 1982 ; Holtan et al., 1984). Cependant, que des troubles du sommeil graves ou sp&#233;cifiques augmentent ou non le risque de SMSNI, les HMONG souffrent clairement, d'apr&#232;s leurs r&#233;cits historiques, d'exp&#233;riences de sommeil terrifiantes. Si les terreurs nocturnes sp&#233;cifiques &#224; cette culture (c'est-&#224;-dire le &#171; Dab Tsog &#187;), les troubles li&#233;s au sommeil paradoxal et l'apn&#233;e du sommeil sont tr&#232;s r&#233;pandus chez les HMONG, cela augmenterait consid&#233;rablement le risque g&#233;n&#233;ral de morbidit&#233; et de mortalit&#233; chez les HMONG (notamment l'hypertension, les accidents vasculaires c&#233;r&#233;braux, la d&#233;pression, la diminution de la qualit&#233; de vie), au-del&#224; de tout risque &#233;ventuel li&#233; au SMSNI (American Academy of Sleep Medicine, 2005, pp. 148&#8211;170 ; Institut de m&#233;decine, 2006). &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'heure actuelle, la pr&#233;valence des troubles du sommeil chez les HMONG est inconnue. Il n'existe pas de donn&#233;es syst&#233;matiquement collect&#233;es sur les troubles du sommeil aupr&#232;s d'un &#233;chantillon de la population HMONG permettant de d&#233;terminer si ce groupe ethnique, par rapport &#224; la population am&#233;ricaine en g&#233;n&#233;ral, pr&#233;sente effectivement un risque plus &#233;lev&#233; de troubles du sommeil. De plus, les donn&#233;es sur la relation entre les croyances culturelles et le stress li&#233; &#224; la culture d'une part, et ces troubles du sommeil d'autre part, sont rares. Dans un premier temps, afin de mieux comprendre l'&#233;pid&#233;miologie des troubles du sommeil chez les HMONG, nous avons &#233;tudi&#233; la pr&#233;valence et les facteurs de risque des sympt&#244;mes d'apn&#233;e du sommeil, de la paralysie du sommeil et d'autres troubles li&#233;s au sommeil paradoxal, ainsi que de l'insomnie, aupr&#232;s d'un &#233;chantillon de 747 HMONG ayant immigr&#233; dans le Wisconsin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des donn&#233;es similaires issues d'une cohorte de population du Wisconsin (n = 1 170) (Young, 2009 ; Young et al., 1993) ont &#233;t&#233; utilis&#233;es &#224; des fins de comparaison afin de d&#233;terminer si les HMONG pr&#233;sentent un profil particulier en mati&#232;re de troubles du sommeil. De plus, nous avons &#233;tudi&#233; la corr&#233;lation entre les caract&#233;ristiques personnelles, la sant&#233;, les pratiques traditionnelles, l'acculturation et l'exp&#233;rience du Dab Tsog, d'une part, et la survenue de l'apn&#233;e du sommeil, de la paralysie du sommeil et d'autres troubles, d'autre part.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;M&#233;thodes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Constitution de l'&#233;chantillon &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;chantillon total, que nous appellerons ci-apr&#232;s &#171; &#233;chantillon combin&#233; HMONG &#187; (n = 747), comprend les participants de trois &#233;tudes cons&#233;cutives men&#233;es entre 1996 et 2001 afin d'&#233;tudier le sommeil et les exp&#233;riences culturelles des immigrants HMONG dans le Wisconsin. L'autorisation &#233;thique pour cette recherche a &#233;t&#233; d&#233;livr&#233;e par le Comit&#233; d'&#233;thique interne de l'Universit&#233; du Wisconsin. Les trois &#233;chantillons repr&#233;sentatifs de la population d'hommes et de femmes HMONG &#226;g&#233;s de 18 ans et plus ont &#233;t&#233; recrut&#233;s &#224; partir des sources suivantes :&lt;br class='autobr' /&gt;
1. &#201;chantillon de LaCrosse : participants &#224; une f&#234;te du Nouvel An &#224; La Crosse, dans le Wisconsin (n = 134)&lt;br class='autobr' /&gt;
2. . &#201;chantillon de Madison : liste tir&#233;e de l'annuaire t&#233;l&#233;phonique des noms de clans HMONG dans la r&#233;gion m&#233;tropolitaine de Madison, dans le Wisconsin (n = 83) 3. 3) &#201;chantillon issu du recensement HMONG &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat : &#233;chantillon probabiliste tir&#233; d'un annuaire commercial du Midwest r&#233;pertoriant les r&#233;sidents HMONG du Wisconsin (n = 530). &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans toutes les &#233;tudes, les participants ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; remplir un questionnaire sur leurs habitudes et leurs troubles du sommeil. Les questionnaires contenaient tous une s&#233;rie de questions standard sur le sommeil et des questions socio-d&#233;mographiques, mais des questions suppl&#233;mentaires sur les croyances traditionnelles et les exp&#233;riences (d&#233;taill&#233;es ci-dessous) ont &#233;t&#233; ajout&#233;es aux deux derniers instruments d'enqu&#234;te pour les &#233;chantillons de Madison et du recensement &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat. Les questionnaires des trois &#233;tudes sur les HMONG ont &#233;t&#233; &#233;labor&#233;s avec la contribution de plusieurs conseillers de la communaut&#233; HMONG, afin de reformuler les questions pour une meilleure compr&#233;hension et d' int&#233;grer des questions adapt&#233;es aux probl&#232;mes de sommeil, aux exp&#233;riences culturelles et aux habitudes sp&#233;cifiques aux HMONG. Les questionnaires ont &#233;t&#233; con&#231;us en HMONG et en anglais. Les deux versions ont fait l'objet d'une retraduction afin de garantir leur comparabilit&#233; et ont &#233;t&#233; test&#233;es lors d'une &#233;tude pilote aupr&#232;s de trois groupes de volontaires HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'exception du fait que l'&#226;ge moyen de l'&#233;chantillon de LaCrosse &#233;tait l&#233;g&#232;rement inf&#233;rieur, les trois groupes d'&#233;chantillons ne pr&#233;sentaient pas de diff&#233;rences significatives sur les variables relatives aux autres donn&#233;es d&#233;mographiques, au sommeil ou &#224; la culture, d'apr&#232;s des comparaisons univari&#233;es et des mod&#232;les statistiques incluant un terme pour la source de l'&#233;chantillon. Par cons&#233;quent, les trois groupes ont &#233;t&#233; combin&#233;s pour une analyse plus approfondie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les participants ont &#233;t&#233; recrut&#233;s dans plusieurs r&#233;gions du Wisconsin pour l'&#233;chantillon du recensement HMONG &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat. Cela a donc introduit un risque de double recrutement de HMONG d&#233;j&#224; pr&#233;sents dans les &#233;chantillons de Madison et de LaCrosse. &lt;br class='autobr' /&gt;
En raison du manque de variation des noms de famille HMONG et de la mobilit&#233; r&#233;sidentielle au cours des ann&#233;es d'&#233;tude, il n'a pas &#233;t&#233; possible d'exclure tout risque de double comptage des participants. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, les r&#233;sultats des analyses men&#233;es uniquement sur l'&#233;chantillon du recensement HMONG &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat ne diff&#233;raient pas de ceux des trois &#233;chantillons combin&#233;s. Il est donc peu probable que le double comptage des participants ait &#233;t&#233; significatif ou ait biais&#233; les r&#233;sultats. Une limite de l'&#233;chantillon combin&#233; de la communaut&#233; HMONG r&#233;side dans le manque potentiel de g&#233;n&#233;ralisation des HMONG vivant dans le Wisconsin &#224; ceux r&#233;sidant dans le Minnesota ou en Californie (les deux autres principales zones de peuplement HMONG aux &#201;tats-Unis), dans d'autres r&#233;gions des &#201;tats-Unis ou dans d'autres pays. Il est probable que les facteurs &#233;conomiques, le mode de vie, l'acculturation et d'autres &#233;l&#233;ments diff&#232;rent effectivement, en particulier entre les HMONG vivant dans les grandes agglom&#233;rations et ceux des zones rurales. Bien que les croyances traditionnelles et les rapports sur les troubles du sommeil semblent similaires selon les &#233;tudes men&#233;es au Minnesota et en Californie (Adler, 1995 ; Holtan et al., 1984), des diff&#233;rences soci&#233;tales inconnues pourraient limiter la g&#233;n&#233;ralisation de nos r&#233;sultats, en particulier ceux li&#233;s &#224; l'acculturation. &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;D&#233;tails de l'&#233;chantillon &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;chantillon de LaCrosse (n = 134) &#8212; Des adultes HMONG ont &#233;t&#233; recrut&#233;s lors du festival du Nouvel An HMONG de 1996 &#224; La Crosse, dans le Wisconsin, un &#233;v&#233;nement tr&#232;s attendu tout au long de l'ann&#233;e. La plupart des membres de la communaut&#233; se rassemblent pour assister &#224; des &#233;preuves sportives, &#224; un spectacle culturel et pour visiter les stands vendant de tout, des v&#234;tements aux m&#233;dicaments. Deux enqu&#234;teurs, dont l'un parlait couramment la langue HMONG, &#233;taient pr&#233;sents (S. Xiong, E. Young) pour interagir avec enthousiasme avec les participants et les inviter &#224; remplir un questionnaire ou &#224; se pr&#234;ter &#224; un entretien. Les participants qui ne savaient ni lire ni &#233;crire ont &#233;t&#233; interrog&#233;s en HMONG. Une boisson gratuite leur a &#233;t&#233; offerte en guise d'incitation &#224; participer. Sur un nombre estim&#233; &#224; 250 participants, 146 questionnaires ont &#233;t&#233; remplis lors du recrutement &#224; LaCrosse. Afin de limiter l'&#233;tude aux adultes (&#226;g&#233;s de 18 ans ou plus), nous avons exclu 16 participants, ce qui a donn&#233; un &#233;chantillon final de 134 personnes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;chantillon de Madison (n = 83) &#8212; &#192; partir de l'annuaire t&#233;l&#233;phonique Ameritech 1997-1998 de la r&#233;gion m&#233;tropolitaine de Madison (Wisconsin), des adultes HMONG (&#226;g&#233;s de 18 ans ou plus) ont &#233;t&#233; recrut&#233;s sur la base de leur nom de clan (nom de famille). Les HMONG comptent moins de 20 noms de clan. Par cons&#233;quent, les 18 noms de famille (Cha/Chang, Cheng, Chue, Fang, Hang, Her/Her, Kha/Khang, Kong, Kue/Keu, Lee/Ly, Lo/Lor, Moua, Pha, Thao, Vang, Vue, Xiong/Siong, Yang), y compris leurs variantes orthographiques, ont &#233;t&#233; identifi&#233;s dans l'annuaire t&#233;l&#233;phonique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Tous les m&#233;nages HMONG recens&#233;s ont &#233;t&#233; contact&#233;s par t&#233;l&#233;phone &#224; des moments al&#233;atoires (jusqu'&#224; ce qu'une connexion soit &#233;tablie) et ont r&#233;pondu &#224; une s&#233;rie de questions visant &#224; confirmer qu'il s'agissait bien d'un m&#233;nage HMONG et &#224; identifier un r&#233;sident adulte (&#226;g&#233; de 18 ans ou plus). L'&#233;tude a &#233;t&#233; expliqu&#233;e, et les participants potentiels ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; remplir un questionnaire envoy&#233; par courrier en HMONG, en anglais ou dans les deux langues. Sur les 152 questionnaires envoy&#233;s &#224; des adultes HMONG de la communaut&#233; de Madison et ses environs, 83 questionnaires remplis ont &#233;t&#233; renvoy&#233;s, soit un taux de r&#233;ponse de 55 %. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un sous-&#233;chantillon (n = 37) de l'&#233;chantillon de Madison ont &#233;galement particip&#233; &#224; une &#233;tude de poly-somnographie &#224; domicile et &#224; un entretien. Pour cela, une premi&#232;re vague de r&#233;pondants (n = 50) ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; participer &#224; ce protocole suppl&#233;mentaire. Le protocole &#224; domicile a &#233;t&#233; men&#233; par un chercheur (S Xiong) et un assistant, tous deux d'origine HMONG et parlant couramment la langue. Dans le cadre de l'entretien, les participants ont &#233;t&#233; interrog&#233;s sur leur opinion quant aux causes possibles du SMSNI, ainsi que sur leurs propres exp&#233;riences avec le Dab Tsog.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sommeil et la respiration pendant la nuit ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s &#224; l'aide d'un appareil de poly-somnographie (PSG) portable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#201;chantillon issu du recensement des HMONG &#224; l'&#233;chelle de l'&#201;tat (n = 530) &lt;/strong&gt; &lt;br /&gt;&#8212; Un &#233;chantillon probabiliste de r&#233;sidents HMONG du Wisconsin a &#233;t&#233; obtenu en 2001 aupr&#232;s des &#233;diteurs du r&#233;pertoire &#171; HMONG Social Services Census Directory &#187; (C&amp;W Communications, Minneapolis, MN), disponible dans le commerce. Bien que le r&#233;pertoire du recensement comprenne des HMONG r&#233;sidant &#224; la fois dans le Wisconsin et dans le Minnesota, nous n'avons s&#233;lectionn&#233; que les r&#233;sidents du Wisconsin (n = 3 000). Des questionnaires portant sur les habitudes de sommeil, les troubles du sommeil, l'adh&#233;sion aux croyances religieuses traditionnelles et d'autres facteurs (en anglais et en HMONG) ont &#233;t&#233; envoy&#233;s &#224; l'&#233;chantillon de noms et d'adresses s&#233;lectionn&#233;s. Les questions &#233;taient identiques &#224; celles des questionnaires de LaCrosse et de Madison, mais comprenaient des questions suppl&#233;mentaires sur les croyances et pratiques culturelles. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; notre insu, l'&#233;chantillon du r&#233;pertoire du recensement que nous avions obtenu n'avait pas &#233;t&#233; mis &#224; jour chaque ann&#233;e, contrairement &#224; ce qu'avait indiqu&#233; l'&#233;diteur. En raison d'adresses obsol&#232;tes, environ la moiti&#233; des questionnaires nous ont &#233;t&#233; retourn&#233;s non distribu&#233;s ; nous avons re&#231;u 530 questionnaires remplis et estimons le taux de r&#233;ponse minimal &#224; 33 %.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;chantillon de comparaison : &#233;tude Wisconsin Sleep Cohort (WSC) (n = 1 170)&lt;br class='autobr' /&gt;
_Afin de d&#233;terminer si la pr&#233;valence et les facteurs de risque des troubles du sommeil rapport&#233;s par les participants HMONG &#233;taient sp&#233;cifiques, nous avons utilis&#233; &#224; des fins de comparaison les donn&#233;es d'enqu&#234;te issues de la WSC, une &#233;tude longitudinale en cours sur les troubles du sommeil men&#233;e aupr&#232;s de la population. L'&#233;chantillon de la WSC, d&#233;crit pr&#233;c&#233;demment (Young, 2009 ; Young et al., 1993), repose sur un &#233;chantillon probabiliste d'employ&#233;s de l'&#201;tat du Wisconsin et pr&#233;sente une faible diversit&#233; ethnique, avec 96 % de participants de type caucasien et aucun participant HMONG. Dans l'&#233;tude WSC, les donn&#233;es sont recueillies par auto-&#233;valuation (questionnaire et entretien) et par un examen comprenant un large &#233;ventail de mesures, notamment une poly-somnographie en laboratoire comprenant un enregistrement sur 18 canaux du sommeil, de la respiration, de la fr&#233;quence cardiaque, des mouvements et d'autres fonctions tout au long de la nuit (Grass Instruments, Quincy, MA), ainsi que d'autres tests (Young et al., 1993). Les enregistrements nocturnes ont &#233;t&#233; &#233;valu&#233;s pour l'IAH &#224; l'aide de d&#233;finitions standard (Groupe de travail de l'Acad&#233;mie am&#233;ricaine de m&#233;decine du sommeil, 1999). Bien que les participants aient &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;s &#224; plusieurs reprises (&#224; environ 4 ans d'intervalle), afin de garantir la coh&#233;rence de cette &#233;tude, nous avons s&#233;lectionn&#233; les donn&#233;es WSC les plus proches dans le temps de la date de collecte des donn&#233;es de l'&#233;chantillon HMONG.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Collecte des donn&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Questionnaire &#8212; Les questions portaient sur la fr&#233;quence des troubles du sommeil, les facteurs socio-d&#233;mographiques, les indicateurs d'acculturation, les pratiques et croyances culturelles, ainsi que la sant&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;1. Probl&#232;mes de sommeil.&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Informations sur la pr&#233;sence et la fr&#233;quence de divers troubles du sommeil, notamment les indicateurs d'apn&#233;e du sommeil (ronflements, pauses respiratoires), les troubles li&#233;s au sommeil paradoxal, y compris la paralysie du sommeil au moment de s'endormir, au r&#233;veil et au milieu de la nuit, les hallucinations hypnagogiques, les cauchemars, les sympt&#244;mes de type cataplexie tels que les &#171; genoux qui flanchent &#187; lors d'un fou rire ou d'une forte excitation, l'insomnie et la somnolence diurne excessive (SDE). Une &#233;chelle semi-qualitative a &#233;t&#233; utilis&#233;e pour les fr&#233;quences de r&#233;ponse comme suit : Jamais ; Rarement (1 &#224; 2 nuits par an) ; Parfois (quelques nuits par mois) ; Souvent (quelques nuits par semaine) et Tr&#232;s souvent (tous les soirs ou presque tous les soirs)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;2. Donn&#233;es socio-d&#233;mographiques.&lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Des questions ont &#233;t&#233; pos&#233;es concernant le sexe, l'&#226;ge et le nombre d'enfants et d'adultes dans le foyer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;3. Acculturation. &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Afin d'estimer le degr&#233; d'acculturation, des questions ont &#233;t&#233; incluses sur le type de r&#233;gime alimentaire (HMONG vs occidental), le nombre d'ann&#233;es pass&#233;es aux &#201;tats-Unis et les pratiques religieuses (chamanisme, christianisme ou &#171; autre &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;4. Croyances traditionnelles et exp&#233;riences. &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Des questions ont &#233;t&#233; pos&#233;es concernant la connaissance et l'exp&#233;rience personnelle de la visite cauchemardesque d'un esprit (Dab Tsog) qui s'assoit sur la poitrine et qui, selon la croyance, vole le souffle de la personne, la connaissance de d&#233;c&#232;s li&#233;s au syndrome MSNI chez des proches ou des connaissances, ainsi que le sentiment d'avoir &#233;t&#233; affect&#233; d'une mani&#232;re ou d'une autre, y compris par le stress, par l'exp&#233;rience de la guerre du Vietnam. Une liste d'exp&#233;riences possibles li&#233;es &#224; la guerre du Vietnam a &#233;t&#233; fournie, avec la possibilit&#233; de choisir &#171; aucune exp&#233;rience &#187;. L'une des r&#233;ponses suivantes a &#233;t&#233; cod&#233;e comme affirmative pour une exp&#233;rience stressante li&#233;e &#224; la guerre du Vietnam : j'&#233;tais dans l'arm&#233;e ; j'ai &#233;t&#233; expos&#233; &#224; la guerre chimique ; j'ai perdu des membres de ma famille, des proches ou des amis ; j'ai v&#233;cu d'autres exp&#233;riences stressantes dues &#224; la guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;5. Sant&#233;. &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Les participants ont &#233;t&#233; invit&#233;s &#224; indiquer leur taille et leur poids, et &#224; pr&#233;ciser s'ils souffraient de : maladie cardiaque, hypertension, diab&#232;te, douleur chronique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Polysomnographie &#8212; &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le sommeil et la respiration de 37 participants HMONG ont &#233;t&#233; enregistr&#233;s &#224; l'aide d'un appareil de poly-somnographie portable &#224; domicile, comprenant un EEG pour d&#233;terminer le stade de sommeil, une oxym&#233;trie pour la saturation en oxyg&#232;ne, des thermistances pour le d&#233;bit d'air et une pl&#233;thysmographie Respitrace pour les excursions respiratoires (Compumedics, Abbotsford, Victoria, AU). Les enregistrements nocturnes ont &#233;t&#233; &#233;valu&#233;s pour d&#233;terminer les stades de sommeil et les &#233;v&#233;nements d'apn&#233;e et d'hypopn&#233;e &#224; l'aide des m&#234;mes d&#233;finitions standard que celles utilis&#233;es dans le WSC (Groupe de travail de l'Acad&#233;mie am&#233;ricaine de m&#233;decine du sommeil, 1999) afin de d&#233;terminer le nombre moyen d'&#233;v&#233;nements d'apn&#233;e et d'hypopn&#233;e pendant le sommeil indiqu&#233; par l'EEG (indice d'apn&#233;e-hypopn&#233;e, IAH). L'IAH a &#233;t&#233; d&#233;termin&#233; pour la dur&#233;e totale du sommeil et pour la dur&#233;e de la phase REM (IAH REM).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M&#233;thodes statistiques&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les donn&#233;es recueillies dans le cadre de cette &#233;tude ont &#233;t&#233; analys&#233;es &#224; l'aide des modules du logiciel SAS (9.2) pour les statistiques descriptives, les tableaux de contingence et la r&#233;gression logistique multiple. Nous avons regroup&#233; les variables en trois cat&#233;gories : les donn&#233;es socio-d&#233;mographiques (&#226;ge, sexe) ; la fr&#233;quence des sympt&#244;mes des troubles du sommeil (ronflements, pauses respiratoires, somnolence diurne, paralysie du sommeil, cauchemars, hallucinations hypnagogiques, sympt&#244;mes de type cataplexie, difficult&#233; &#224; s'endormir et sommeil agit&#233;) ; des variables culturellement pertinentes (adh&#233;sion aux croyances spirituelles chamaniques, r&#233;gime alimentaire HMONG, nombre de personnes dans le foyer, ann&#233;es pass&#233;es aux &#201;tats-Unis, exp&#233;rience de la guerre du Vietnam, connaissance d'un parent ou d'une connaissance d&#233;c&#233;d&#233;(e) des suites d'un SMSNI, et exp&#233;rience personnelle du Dab Tsog) ; et des variables de sant&#233; (indice de masse corporelle, troubles cardiaques, hypertension, diab&#232;te, douleur chronique). Nous avons compar&#233; les pr&#233;valences des sympt&#244;mes de troubles du sommeil issues des donn&#233;es de l'enqu&#234;te HMONG et de celles de la Wisconsin Sleep Cohort Study (n = 1 170) &#224; l'aide de tableaux de contingence avec un test du chi-carr&#233; pour &#233;valuer la signification statistique des diff&#233;rences entre les groupes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous avons ensuite examin&#233; les facteurs de risque potentiels (socio-d&#233;mographiques, culturels et de sant&#233;) pour les sympt&#244;mes de troubles du sommeil (en tant que variables d&#233;pendantes) &#224; l'aide d'une mod&#233;lisation par r&#233;gression logistique multiple. Tout d'abord, l'&#226;ge et le sexe ont &#233;t&#233; examin&#233;s dans le mod&#232;le de base, puis utilis&#233;s comme co-variables avec chacune des variables culturelles dans des mod&#232;les individuels. La signification statistique des coefficients de r&#233;gression logistique a &#233;t&#233; &#233;valu&#233;e par des tests du chi-carr&#233; de Wald. Les coefficients b&#234;ta estim&#233;s et les erreurs-types ont &#233;t&#233; utilis&#233;s pour calculer les rapports de cotes et les intervalles de confiance &#224; 95 %. Pour les personnes ayant subi une poly-somnographie, nous avons compar&#233; la pr&#233;valence des troubles respiratoires du sommeil &#224; l'aide de l'IAH (bas&#233; &#224; la fois sur la dur&#233;e du sommeil en phase REM et sur la dur&#233;e totale du sommeil) &#224; deux seuils (&#8805; 5 et &#8805; 15) entre les participants HMONG et WSC. Les mod&#232;les de r&#233;gression logistique pour les variables de l'IAH ont &#233;t&#233; ajust&#233;s en fonction de l'&#226;ge, du sexe et de l'indice de masse corporelle. Une variable a &#233;t&#233; cr&#233;&#233;e pour repr&#233;senter la source de l'&#233;chantillon (HMONG ou WSC). Les rapports de cotes ont &#233;t&#233; estim&#233;s &#224; partir du coefficient b&#234;ta de cette variable afin de d&#233;terminer le risque d'apn&#233;e du sommeil indiqu&#233; par les niveaux de gravit&#233; de l'IAH (en phase de sommeil paradoxal et en dur&#233;e totale de sommeil) chez les HMONG, en prenant les WSC comme groupe de r&#233;f&#233;rence. Dans toutes les analyses, les r&#233;sultats pr&#233;sentant une valeur p inf&#233;rieure &#224; 0,05 ont &#233;t&#233; consid&#233;r&#233;s comme statistiquement significatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sultats&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Caract&#233;ristiques descriptives de l'&#233;chantillon combin&#233; HMONG (n = 747) Le tableau 1 montre que la plupart des participants pratiquaient une religion chamanique, suivaient un r&#233;gime alimentaire HMONG et vivaient en moyenne dans des m&#233;nages assez nombreux. Vingt-neuf pour cent connaissaient un parent ou une connaissance d&#233;c&#233;d&#233;(e) des suites d'un syndrome de mort subite non explicable (SMSNI). Bien que les participants r&#233;sident aux &#201;tats-Unis depuis plusieurs ann&#233;es en moyenne, il semble que la plupart restent tr&#232;s attach&#233;s &#224; la culture HMONG. Une forte pr&#233;valence de douleurs chroniques a &#233;t&#233; signal&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Fr&#233;quence des sympt&#244;mes de troubles du sommeil &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tableau 2 pr&#233;sente la fr&#233;quence rapport&#233;e des sympt&#244;mes et troubles du sommeil, notamment le ronflement, les pauses respiratoires, la somnolence diurne excessive (SDE), l'insomnie, la paralysie du sommeil, les cauchemars et autres anomalies du sommeil li&#233;es au sommeil paradoxal, ainsi que le trouble du sommeil sp&#233;cifique &#224; la culture appel&#233; &#171; Dab Tsog &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les HMONG ont signal&#233; des fr&#233;quences &#233;lev&#233;es (par exemple, au moins quelques nuits par mois &#224; &#171; toujours &#187;) de plusieurs sympt&#244;mes de troubles du sommeil, en particulier ceux li&#233;s au sommeil paradoxal, notamment la paralysie du sommeil, un sympt&#244;me de type cataplexie se traduisant par un affaiblissement des genoux en cas d'excitation, et les cauchemars. &lt;br class='autobr' /&gt;
31% ont d&#233;clar&#233; avoir fait l'exp&#233;rience du Dab Tsog, une visite de l'esprit qui oppresse la poitrine, 17 % d'entre eux rapportant que cela se produisait au moins quelques nuits par mois ou plus souvent (c'est-&#224;-dire parfois, souvent, tr&#232;s souvent). &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Pr&#233;valence des sympt&#244;mes de troubles du sommeil &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Afin de d&#233;terminer si les pr&#233;valences des sympt&#244;mes du sommeil &#233;taient significativement diff&#233;rentes dans l'&#233;chantillon HMONG, nous avons dichotomis&#233; les variables de fr&#233;quence du sommeil selon des seuils couramment utilis&#233;s (indiqu&#233;s en gris&#233; dans le tableau 2). &lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s ajustement en fonction de l'&#226;ge, du sexe et de l'IMC, nous avons compar&#233; la pr&#233;valence de ces troubles du sommeil avec celle observ&#233;e dans le WSC. Comme le montre la figure 1, bien que la pr&#233;valence des pauses respiratoires soit similaire dans les deux groupes, celle du ronflement &#233;tait plus faible chez les HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le r&#233;sultat le plus frappant &#233;tait la pr&#233;valence statistiquement significative plus &#233;lev&#233;e de la paralysie du sommeil chez les HMONG par rapport au WSC (30 % contre 3 %). Des pr&#233;valences plus &#233;lev&#233;es ont &#233;galement &#233;t&#233; observ&#233;es pour les sympt&#244;mes de type cataplexie (genoux flageolants lors d'une excitation ou d'un fou rire), les cauchemars et l'insomnie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; Facteurs de risque des sympt&#244;mes de troubles du sommeil chez les HMONG &lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Afin d'&#233;tudier le r&#244;le des croyances culturelles et des exp&#233;riences li&#233;es au sommeil propres &#224; cette population (telles que le Dab Tsog) dans les troubles du sommeil chez les HMONG, nous avons examin&#233; l'association entre les variables d&#233;mographiques et culturelles et les sympt&#244;mes de troubles du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tableau 3a pr&#233;sente les associations, indiqu&#233;es par des rapports de cotes (ajust&#233;s en fonction de l'&#226;ge et du sexe), concernant le risque de signaler des sympt&#244;mes d'apn&#233;e du sommeil (ronflements, pauses respiratoires et somnolence diurne), compte tenu de la pr&#233;sence des facteurs culturels. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tableau 3b pr&#233;sente le risque de souffrir de paralysie du sommeil fr&#233;quente et d'autres anomalies du sommeil li&#233;es au sommeil paradoxal ainsi que d'insomnie en fonction des variables sp&#233;cifiques &#224; la culture. &lt;br class='autobr' /&gt;
Corr&#233;lats des sympt&#244;mes d'apn&#233;e du sommeil auto-d&#233;clar&#233;s &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme le montre le tableau 3a, la fr&#233;quence des ronflements &#233;tait significativement associ&#233;e au fait d'&#234;tre un homme et &#224; l'&#226;ge avanc&#233; (deux facteurs de risque &#233;tablis pour l'apn&#233;e du sommeil), mais n'&#233;tait pas li&#233;e au stress sp&#233;cifique &#224; la culture tel que le Dab Tsog. &lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, la fr&#233;quence des pauses respiratoires &#233;tait fortement associ&#233;e au Dab Tsog (OR = 4,2, p &lt; 0,001). &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette divergence est potentiellement importante, puisque le ronflement est g&#233;n&#233;ralement signal&#233; en m&#234;me temps que des pauses respiratoires, tant dans les &#233;chantillons de population que dans les &#233;chantillons cliniques. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, contrairement &#224; l'&#233;chantillon WSC, la pr&#233;valence du ronflement, mais pas celle des pauses respiratoires, &#233;tait plus faible chez les HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, nos donn&#233;es indiquent que les questions relatives &#224; la fr&#233;quence du ronflement et des pauses respiratoires peuvent susciter des r&#233;ponses diff&#233;rentes chez les HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
La forte corr&#233;lation entre les pauses respiratoires et le Dab Tsog sugg&#232;re que le signalement des pauses respiratoires ne repose pas sur le r&#233;cit d'un partenaire de lit concernant les pauses respiratoires du sujet, mais plut&#244;t sur le sentiment propre du sujet de se r&#233;veiller en raison d'un arr&#234;t de la respiration. &lt;br class='autobr' /&gt;
Bien qu'il puisse s'agir d'un &#233;pisode d'apn&#233;e, cela peut faire partie de la constellation de sympt&#244;mes li&#233;s &#224; l'exp&#233;rience du Dab Tsog. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres variables sp&#233;cifiques &#224; la culture n'&#233;taient pas syst&#233;matiquement li&#233;es aux marqueurs de l'apn&#233;e du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
Corr&#233;lats de la paralysie du sommeil et d'autres sympt&#244;mes de troubles du sommeil de type REM &lt;br class='autobr' /&gt;
Des rapports de cotes allant de 2 &#224; 4, avec p &lt; 0,0001, sont pr&#233;sent&#233;s dans le tableau 3b pour les sympt&#244;mes du sommeil li&#233;s au REM que sont la paralysie du sommeil, les cauchemars, les hallucinations hypnagogiques, les exp&#233;riences de type cataplexie et l'insomnie, avec des facteurs de risque sp&#233;cifiques &#224; la culture comprenant : les exp&#233;riences de Dab Tsog, la connaissance de d&#233;c&#232;s li&#233;s au syndrome MSNI chez des proches et des amis, le stress li&#233; &#224; la guerre du Vietnam, l'acculturation et la douleur chronique. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres variables refl&#233;tant l'acculturation (pratique du chamanisme, respect du r&#233;gime alimentaire HMONG, ann&#233;es pass&#233;es aux &#201;tats-Unis) n'&#233;taient pas syst&#233;matiquement li&#233;es &#224; ces troubles du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, le diab&#232;te, les probl&#232;mes cardiaques et l'hypertension n'&#233;taient pas significativement associ&#233;es &#224; l'un quelconque des param&#232;tres du sommeil (non pr&#233;sent&#233;). En revanche, la douleur chronique &#233;tait syst&#233;matiquement associ&#233;e &#224; tous les troubles du sommeil li&#233;s &#224; la phase paradoxale pr&#233;sent&#233;s dans le tableau 3b.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;moignages personnels sur les probl&#232;mes de sommeil et les exp&#233;riences li&#233;s &#224; la culture&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Les participants de l'&#233;chantillon de Madison ayant pris part au protocole de poly-somnographie &#224; domicile (sous-&#233;chantillon HMONG de Madison, n = 37) ont &#233;galement r&#233;pondu &#224; des questions ouvertes concernant leur connaissance du SMSNI, s'ils connaissaient quelqu'un d&#233;c&#233;d&#233; des suites du SMSNI, ce qu'ils pensaient &#234;tre la cause du SMSNI, et s'ils avaient eu des exp&#233;riences personnelles li&#233;es au Dab Tsog. &lt;br class='autobr' /&gt;
Sur l'&#233;chantillon total de 37 personnes, dix participants ont refus&#233; de r&#233;pondre, ce qui a donn&#233; lieu &#224; 27 entretiens complets. Les r&#233;ponses sont r&#233;sum&#233;es ci-dessous, illustr&#233;es par quelques t&#233;moignages personnels. Parmi les 27 personnes ayant fourni des r&#233;ponses d&#233;taill&#233;es : &lt;br class='autobr' /&gt;
25 connaissaient le SMSNI.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 16 ont r&#233;pondu qu'elles n'en connaissaient pas la cause. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3 avaient connaissance de d&#233;c&#232;s chez un parent ou une connaissance proche. Une femme a r&#233;pondu que son mari &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233; du SMSNI en Tha&#239;lande. Elle a d&#233;clar&#233; que son mari n'avait pas &#233;t&#233; malade, mais qu'avant son d&#233;c&#232;s, elle l'avait entendu ronfler, renifler et &#233;mettre des sons indiquant qu'il avait &#171; du mal &#224; respirer &#187;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 2 participants ont r&#233;pondu qu'ils avaient connaissance de &#171; nombreux &#187; d&#233;c&#232;s dus au SMSNI. Une femme connaissait un homme en Tha&#239;lande qui &#171; ne pouvait pas tousser et est mort du syndrome de mort subite du dormeur &#187;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3 ont donn&#233; des r&#233;ponses assez objectives, affirmant qu'ils pensaient que la cause du syndrome de mort subite du dormeur &#233;tait due &#224; une obstruction des voies respiratoires ou &#224; une maladie. L'un d'eux a d&#233;clar&#233; : &#171; Je ne crois pas aux superstitions. Je pense que le syndrome de mort subite du dormeur est caus&#233; par des habitudes de sommeil anormales qui obstruent le flux d'air normal et entra&#238;nent la mort. &#187; Un autre a d&#233;clar&#233; que la cause &#233;tait &#171; des art&#232;res ou des veines bouch&#233;es &#187;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 3 ont indiqu&#233; que cela &#233;tait d&#251; au stress. Il est int&#233;ressant de noter que tous ces participants avaient &#233;galement une grande peur du SMSNI, ce qui indique peut-&#234;tre que la peur du SMSNI en soi peut causer du stress.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'un des participants a d&#233;clar&#233; qu'il &#171; s'inqui&#233;tait beaucoup et avait du mal &#224; s'endormir &#187;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 6 ont d&#233;clar&#233; avoir v&#233;cu l'exp&#233;rience du Dab Tsog (6/27 = 45 %). Un participant a rapport&#233; que &#171; quelque chose sur la poitrine s'est produit tr&#232;s souvent &#187;. Un autre s'est plaint d'avoir des cauchemars 2 &#224; 3 fois par an dans lesquels il ne peut ni bouger ni respirer, avec une pression sur la poitrine, ce qui l'a amen&#233; &#224; d&#233;clarer qu'il &#171; s'inqui&#232;te d'avoir des cauchemars et de ne pas pouvoir respirer &#187;. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 4 ont d&#233;clar&#233; que c'&#233;tait quelque chose sur leur poitrine qui les emp&#234;chait de bouger et de respirer. Dans un r&#233;cit similaire, un autre participant a d&#233;crit un cauchemar survenu pendant un sommeil profond dans lequel il &#171; ne pouvait pas respirer et sentait quelque chose sur sa poitrine, comme un chat &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt;
1 pensait que la cause &#233;tait d'ordre spirituel. Le participant a d&#233;clar&#233; que le SMSNI &#233;tait &#171; d&#251; &#224; l'inqui&#233;tude et au fait de ne pas suivre Dieu &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Poly-somnographie &lt;br class='autobr' /&gt;
Le tableau 4 compare les r&#233;sultats de la poly-somnographie concernant l'apn&#233;e du sommeil (indiqu&#233;e par le nombre moyen d'apn&#233;es et d'hypopn&#233;es par heure de sommeil) entre le sous-&#233;chantillon HMONG de Madison et les participants WSC. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les HMONG pr&#233;sentaient un risque plus &#233;lev&#233; d'apn&#233;e du sommeil l&#233;g&#232;re (IAH &gt; 5) ou plus grave (IAH &gt; 15). La pr&#233;valence plus &#233;lev&#233;e de l'apn&#233;e du sommeil chez les HMONG a &#233;t&#233; observ&#233;e tant pour la dur&#233;e totale du sommeil que pour le sommeil paradoxal. Par rapport aux donn&#233;es du groupe WSC, l'analyse par r&#233;gression logistique a montr&#233; que les HMONG pr&#233;sentaient un risque 8,8 &#224; 10 fois plus &#233;lev&#233; de souffrir d'apn&#233;e du sommeil l&#233;g&#232;re ou plus grave, et un risque 6,7 &#224; 7,2 fois plus &#233;lev&#233; de souffrir d'apn&#233;e du sommeil mod&#233;r&#233;e &#224; s&#233;v&#232;re, tant pendant le sommeil paradoxal que pendant la dur&#233;e totale du sommeil. Les diff&#233;rences &#233;taient statistiquement significatives avec p &lt; 0,001.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Discussion &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;sultats, bas&#233;s sur le plus grand &#233;chantillon de population HMONG &#233;tudi&#233; &#224; ce jour, montrent d'importantes diff&#233;rences ethniques dans le profil des troubles du sommeil chez les immigrants HMONG du Wisconsin. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus particuli&#232;rement, les pr&#233;valences de la paralysie du sommeil et d'autres troubles de type REM, ainsi que de l'apn&#233;e du sommeil mesur&#233;e objectivement (tous consid&#233;r&#233;s comme des d&#233;clencheurs potentiels du SMSNI), &#233;taient significativement plus &#233;lev&#233;es que chez les non-HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, plusieurs variables li&#233;es au stress culturel, notamment l'exp&#233;rience fr&#233;quente du Dab Tsog, le fait de conna&#238;tre des proches d&#233;c&#233;d&#233;s des suites du SMSNI et les exp&#233;riences traumatisantes de la guerre du Vietnam, &#233;taient fortement corr&#233;l&#233;es aux sympt&#244;mes de sommeil li&#233;s au sommeil paradoxal, tels que la paralysie du sommeil, les cauchemars, les hallucinations hypnagogiques, les exp&#233;riences de type cataplexie et l'insomnie. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif de cette &#233;tude &#233;tait d'examiner l'&#233;pid&#233;miologie, y compris la pr&#233;valence et les corr&#233;lats culturels des sympt&#244;mes de troubles du sommeil chez les HMONG, en raison du risque &#233;lev&#233; de SMSNI et de ses sympt&#244;mes de sommeil inhabituels. L'apn&#233;e du sommeil et les anomalies li&#233;es au sommeil paradoxal ont &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233;es comme facteurs d&#233;clenchants du SMSNI chez les personnes pr&#233;sentant une vuln&#233;rabilit&#233; g&#233;n&#233;tique aux arythmies, comme on l'observe dans le syndrome de Brugada (Gami &amp; Somers, 2008 ; Macedo et al., 2011). &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, le stress culturel, qu'il soit d&#251; &#224; de fortes croyances en des esprits malveillants et/ou &#224; des conflits li&#233;s &#224; la difficult&#233; de respecter ces croyances spirituelles, a &#233;t&#233; identifi&#233; comme un facteur d&#233;clenchant pour le SMSNI, gr&#226;ce aux travaux approfondis d'Adler (1994, 1995). Adler aborde notamment le r&#244;le de l'isolement culturel forc&#233; d&#251; aux &#233;v&#233;nements traumatisants de la guerre du Vietnam, &#224; la r&#233;installation qui s'en est suivie et &#224; la rupture avec le mode de vie traditionnel (Adler, 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos r&#233;sultats, qui montrent une pr&#233;valence &#233;lev&#233;e des troubles du sommeil et une corr&#233;lation avec le Dab Tsog et d'autres variables culturelles, corroborent les hypoth&#232;ses ci-dessus et t&#233;moignent des probl&#232;mes de sant&#233; plus g&#233;n&#233;raux li&#233;s aux troubles graves du sommeil chez les HMONG. D'apr&#232;s notre &#233;chantillon de population, les croyances traditionnelles et le stress sont &#233;troitement li&#233;s &#224; des troubles du sommeil importants, en particulier ceux pr&#233;sentant des sympt&#244;mes de type SMSNI tels que le Dab Tsog, la paralysie du sommeil, l'obstruction respiratoire et les hallucinations. Les pr&#233;valences de sympt&#244;mes fr&#233;quents li&#233;s au sommeil paradoxal et d'apn&#233;e du sommeil diagnostiqu&#233;e par poly-somnographie &#233;taient nettement plus &#233;lev&#233;es chez les HMONG que chez les participants WSC. &lt;br class='autobr' /&gt;
La paralysie du sommeil isol&#233;e serait rare (au moins une fois dans la vie) chez 40 &#224; 50 % de la population g&#233;n&#233;rale, mais seuls 3 &#224; 6 % la signalent comme un trouble chronique (American Academy of Sleep Medicine, 2005, pp. 148&#8211;170 ; Buzzi &amp; Cirignotta, 2000). &lt;br class='autobr' /&gt;
En revanche, 31 % de notre &#233;chantillon HMONG ont signal&#233; une occurrence fr&#233;quente (au moins une fois par semaine) de paralysie du sommeil. La pr&#233;valence des cauchemars tr&#232;s fr&#233;quents (plusieurs nuits par semaine ou toutes les nuits) (15 %) et de l'insomnie (20 %) &#233;tait &#233;galement statistiquement significative chez les HMONG par rapport aux WSC. L'apn&#233;e du sommeil est un facteur d&#233;clenchant pr&#233;sum&#233; du SMSNI (Gami &amp; Somers, 2008 ; Macedo et al., 2011).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que la pr&#233;valence des cas de ronflement signal&#233;s chez les HMONG (l'indicateur le plus courant de l'apn&#233;e du sommeil) ne soit pas &#233;lev&#233;e, l'&#233;valuation par polysomnographie de l'apn&#233;e du sommeil dans notre sous-&#233;chantillon de HMONG de Madison (n = 37) a r&#233;v&#233;l&#233; des pr&#233;valences &#233;lev&#233;es d'apn&#233;e du sommeil, allant de l&#233;g&#232;re &#224; s&#233;v&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La comparaison avec les pr&#233;valences observ&#233;es chez les WSC sugg&#232;re que les HMONG pourraient avoir un risque 6 &#224; 10 fois plus &#233;lev&#233; (p &lt; 0,001) de souffrir d'apn&#233;e du sommeil l&#233;g&#232;re ou plus grave, sur la base de l'IAH estim&#233; par poly-somnographie tant pendant le sommeil paradoxal que sur la dur&#233;e totale du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;cart entre la fr&#233;quence subjective du ronflement et les r&#233;sultats objectifs de la poly-somnographie pourrait indiquer que la question sur le ronflement a &#233;t&#233; mal comprise ou sous-d&#233;clar&#233;e en raison de l'absence de plaintes de la part du partenaire de lit ou d'autres informateurs concernant le ronflement du sujet. &lt;br class='autobr' /&gt;
D'autres variables culturelles ont pu influencer la d&#233;claration du ronflement. Par exemple, les HMONG dorment-ils g&#233;n&#233;ralement ensemble dans le m&#234;me lit ? Existe-t-il une stigmatisation sociale li&#233;e au ronflement contribuant &#224; sa sous-d&#233;claration ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Il n'existe aucune donn&#233;e concernant la validit&#233; des d&#233;clarations subjectives relatives au ronflement chez les HMONG. Quoi qu'il en soit, les donn&#233;es issues de ces 37 enregistrements PSG constituent les seules donn&#233;es objectives, issues d'une population non s&#233;lectionn&#233;e, sur les &#233;pisodes d'apn&#233;e et d'hypopn&#233;e pendant le sommeil chez les HMONG. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, malgr&#233; leurs limites, ces r&#233;sultats fournissent une premi&#232;re estimation de la pr&#233;valence &#233;lev&#233;e de l'apn&#233;e du sommeil chez les HMONG et sugg&#232;rent que l'&#233;valuation clinique habituelle des ant&#233;c&#233;dents de ronflement pourrait ne pas &#234;tre appropri&#233;e pour le d&#233;pistage de l'apn&#233;e du sommeil chez cette population. On sait que la peur et le stress dus &#224; des exp&#233;riences traumatisantes ou &#224; des croyances traditionnelles en des forces malveillantes ont des effets profonds sur tous les aspects de la sant&#233; physique et mentale (Cohen &amp; Herbert, 1996). De nombreuses recherches soutiennent l'hypoth&#232;se selon laquelle les troubles graves du sommeil constituent un facteur &#233;tiologique ou comorbide du syndrome de stress post-traumatique (Fukuda et al., 1987 ; Hinton, Pich, Chhean, Pollack, &amp; McNally, 2005 ; Spanos, McNulty, DuBreuil, &amp; Pires, 1995). &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus largement, la m&#233;decine int&#233;grative et comportementale a mis en &#233;vidence l'importance du lien entre le corps et l'esprit dans l'explication de l'&#233;tiologie des &#233;tats de sant&#233; d&#233;favorables. &lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque le SMSNI est consid&#233;r&#233; dans la perspective de la culture traditionnelle HMONG ainsi que d'autres cultures d'Asie du Sud-Est (Fukuda et al., 1987 ; de Jong, 2005), il appara&#238;t que le SMSNI pourrait n'&#234;tre qu'une cons&#233;quence n&#233;gative du stress sp&#233;cifique &#224; la culture qui affecte la physiopathologie du sommeil et entra&#238;ne des cons&#233;quences n&#233;gatives importantes sur la sant&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le lien entre la paralysie du sommeil, le Dab Tsog et les croyances traditionnelles en des esprits malveillants est soulign&#233; par nos r&#233;sultats, qui montrent que le risque de paralysie du sommeil est 2 &#224; 4 fois plus &#233;lev&#233; chez les HMONG d&#233;clarant souffrir de Dab Tsog, ayant une exp&#233;rience personnelle du SMSNI ou ayant v&#233;cu des exp&#233;riences stressantes pendant la guerre du Vietnam. Outre le traumatisme psychobiologique inh&#233;rent, nos donn&#233;es sugg&#232;rent des cons&#233;quences n&#233;fastes sur la sant&#233;, comme en t&#233;moignent les associations fortes entre la paralysie du sommeil et d'autres troubles du sommeil de type REM d'une part, et la douleur chronique d'autre part. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans une &#233;tude r&#233;cente men&#233;e aupr&#232;s de patients chinois et ta&#239;wanais (Hsieh, Lai, Liu, Lan et Hsu,(2010), la paralysie du sommeil (appel&#233;e &#171; oppression par les fant&#244;mes &#187; en chinois) a &#233;t&#233; associ&#233;e &#224; plusieurs indicateurs de la qualit&#233; de vie li&#233;e &#224; la sant&#233;. Les auteurs soulignent que la paralysie du sommeil n'est pas seulement une exp&#233;rience terrifiante pendant le sommeil, mais qu'elle est &#233;galement consid&#233;r&#233;e comme un mauvais pr&#233;sage ayant des cons&#233;quences psychosociales (Hsieh et al., 2010). &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est possible que le stress, les peurs et les croyances d'origine culturelle jouent un r&#244;le causal dans l'exp&#233;rience du Dab Tsog, ce qui influence &#224; son tour le signalement des pauses respiratoires et des troubles de type REM, en particulier la paralysie du sommeil. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; l'inverse, les sympt&#244;mes des troubles du sommeil peuvent &#234;tre interpr&#233;t&#233;s comme l'exp&#233;rience du Dab Tsog. Le Dab Tsog &#233;tait tr&#232;s fortement associ&#233; &#224; des probl&#232;mes de sommeil importants, notamment la paralysie du sommeil, d'autres troubles de type REM, l'insomnie, les pauses respiratoires et la somnolence diurne, ainsi qu'&#224; des douleurs chroniques.&lt;br class='autobr' /&gt; Avec 17 % de notre &#233;chantillon rapportant que l'exp&#233;rience du Dab Tsog se produit plusieurs nuits par semaine ou toutes les nuits, et beaucoup craignant qu'elle ne se produise, cette condition constitue un traumatisme et un fardeau sanitaire importants pour les HMONG.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusions : &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nos donn&#233;es confirment clairement une forte pr&#233;valence des troubles du sommeil ainsi qu'un niveau &#233;lev&#233; de stress culturel sp&#233;cifique li&#233; &#224; la prise de conscience du statut de victime du syndrome MSNI et &#224; l'exp&#233;rience du &#171; Dab Tsog &#187;. D'apr&#232;s notre &#233;tude portant sur 747 hommes et femmes HMONG du Wisconsin, nous concluons que les HMONG pr&#233;sentent un risque &#233;lev&#233; de d&#233;velopper les facteurs d&#233;clenchants nocturnes hypoth&#233;tiques du SMSNI, notamment l'apn&#233;e du sommeil, la paralysie du sommeil et d'autres sympt&#244;mes de type REM, ainsi que des exp&#233;riences stressantes sp&#233;cifiques &#224; leur culture (notamment la connaissance personnelle de victimes du SMSNI et l'exp&#233;rience du Dab Tsog). De plus, les exp&#233;riences stressantes sp&#233;cifiques &#224; la culture &#233;taient significativement associ&#233;es &#224; la plupart des sympt&#244;mes de troubles du sommeil, en particulier les troubles li&#233;s au sommeil paradoxal, ce qui sugg&#232;re un lien bio-psychologique. Que ces troubles du sommeil soient ou non impliqu&#233;s dans l'&#233;tiologie du SMSNI, ils repr&#233;sentent un fardeau significatif pour la sant&#233; mentale et physique, avec des r&#233;percussions sur la qualit&#233; de vie qui m&#233;ritent une attention particuli&#232;re. Les professionnels de sant&#233; et les gu&#233;risseurs traditionnels HMONG doivent &#234;tre conscients du risque &#233;lev&#233; de troubles du sommeil et du stress li&#233; &#224; la culture qui affectent n&#233;gativement le sommeil chez les HMONG, mettre en &#339;uvre des mesures adapt&#233;es pour le d&#233;pistage des cas et orienter les patients vers des &#233;valuations du sommeil et d'autres soins appropri&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;SUNDS = Sudden Unexplained Nocturnal Death Syndrome : Syndrome de la Mort subite nocturne inexpliqu&#233;e : SMSNI&lt;br class='autobr' /&gt;
&#169; 2012 Elsevier Ltd. Tous droits r&#233;serv&#233;s. *Auteur correspondant.eyoung4@wisc.edu . . Manuscrit de l'auteur en acc&#232;s public NIH Soc Sci Med. Manuscrit de l'auteur ; disponible dans PMC le 1er f&#233;vrier 2014.Publi&#233; dans sa version finale r&#233;vis&#233;e sous le titre : Soc Sci Med. F&#233;vrier 2013 ; 79 : 57&#8211;65. doi:10.1016/j.socscimed.2012.06.009. Manuscrit de l'auteur NIH-PA Manuscrit de l'auteur NIH-PA Manuscrit de l'auteur NIH-PA&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;f&#233;rences : &lt;br class='autobr' /&gt;
References&lt;br class='autobr' /&gt;
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		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Physiopathologie de la SUDEP : o&#249; en sommes-nous dans notre compr&#233;hension </title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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		<description>&lt;p&gt;Synth&#232;se sur les m&#233;canismes probables en cause dans la mort subite en &#233;pilepsie et les hypoth&#232;ses de recherche&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://abc-epilepsie.fr/Mecanismes-et-Causes-de-la-mort-subite-en-epilepsie" rel="directory"&gt;Causes et M&#233;canismes de la mort subite en &#233;pilepsie&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0035378725004916&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0035378725004916&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteurs : &lt;br class='autobr' /&gt;
E. Boglietti (a), D. Haddad(a), L. Bezin (a), S. Rheims (a, b)&lt;br class='autobr' /&gt;
a. Centre de recherche en neurosciences de Lyon, INSERM U1028/CNRS UMR 5292, Lyon, France&lt;br class='autobr' /&gt;
b. Service de neurologie fonctionnelle et d'&#233;pileptologie, Hospices Civils de Lyon et Universit&#233; de Lyon, Lyon, France&lt;br class='autobr' /&gt;
version d&#233;finitive le 9 mai 2025.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;R&#233;sum&#233;&lt;/strong&gt; :&lt;br class='autobr' /&gt; La mort subite et inattendue chez les patients &#233;pileptiques (SUDEP) est la principale cause de d&#233;c&#232;s chez les patients souffrant d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante. De nombreuses &#233;tudes ont &#233;t&#233; men&#233;es chez des patients et sur des mod&#232;les animaux afin d'examiner la cascade d'&#233;v&#233;nements initiaux qui entra&#238;nent directement le d&#233;c&#232;s, ainsi que les facteurs contribuant au risque &#224; long terme de SUDEP. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette revue vise &#224; discuter des principales hypoth&#232;ses physiopathologiques actuellement envisag&#233;es dans les mod&#232;les cliniques et pr&#233;cliniques de SUDEP. Les &#233;tudes ont mis en &#233;vidence que la SUDEP est g&#233;n&#233;ralement d&#233;clench&#233;e par une crise, l'apn&#233;e centrale fatale &#233;tant la principale cause de d&#233;c&#232;s. Les r&#233;sultats sugg&#232;rent &#233;galement que des troubles chroniques de la r&#233;gulation respiratoire peuvent contribuer au risque de SUDEP, un dysfonctionnement de la s&#233;rotonine jouant un r&#244;le cl&#233; dans les anomalies respiratoires associ&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ces connaissances sur la physiopathologie de la SUDEP contribuent &#224; une meilleure &#233;valuation du risque, bien que des lacunes subsistent dans la compr&#233;hension des m&#233;canismes pr&#233;cis reliant la SUDEP et le dysfonctionnement respiratoire p&#233;ri-ictal transitoire.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;1. Introduction&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les patients souffrant d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante pr&#233;sentent un risque de mortalit&#233; pr&#233;matur&#233;e plus &#233;lev&#233; que la population g&#233;n&#233;rale, avec un taux de mort subite 27 fois sup&#233;rieur [1]. Parmi toutes les causes de d&#233;c&#232;s, la plus fr&#233;quente est la mort subite et inattendue chez les patients &#233;pileptiques (SUDEP), repr&#233;sentant environ 50 % des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie [2]. La SUDEP est d&#233;finie comme un d&#233;c&#232;s soudain, inattendu, constat&#233; ou non, non traumatique et non par noyade, chez un patient &#233;pileptique, avec ou sans crise d'&#233;pilepsie et &#224; l'exclusion d'un &#233;tat de mal &#233;pileptique document&#233;, pour lequel l'examen post-mortem ne r&#233;v&#232;le aucune cause toxicologique ou anatomique du d&#233;c&#232;s [3].&lt;br class='autobr' /&gt;
L'incidence de la SUDEP varie consid&#233;rablement selon les populations &#233;tudi&#233;es. Ainsi, l'incidence de la SUDEP dans l'ensemble de la population de patients adultes &#233;pileptiques est de 0,12 % [IC 95 % : 0,06 ; 0,23] [4], mais d'environ 0,5 % chez les patients atteints d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante [5]. La mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) se classe au deuxi&#232;me rang des maladies neurologiques apr&#232;s l'accident vasculaire c&#233;r&#233;bral (AVC) en termes d'ann&#233;es de vie potentiellement perdues [6]. Bien que l'incidence globale de la SUDEP soit plus faible chez l'enfant que chez l'adulte [7], la SUDEP survient dans les &#233;pilepsies p&#233;diatriques, en particulier dans les enc&#233;phalopathies &#233;pileptiques et d&#233;veloppementales g&#233;n&#233;tiques [8].&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours des 20 derni&#232;res ann&#233;es, la communaut&#233; &#233;pileptique s'est fortement mobilis&#233;e pour mieux comprendre la physiopathologie de la SUDEP (mort subite inattendue en &#233;pilepsie), dans le but d'identifier les patients &#224; haut risque et de d&#233;velopper des interventions th&#233;rapeutiques sp&#233;cifiques. De nombreuses &#233;tudes ont ainsi &#233;t&#233; men&#233;es chez des patients et sur des mod&#232;les animaux de SUDEP [9] afin d'&#233;tudier &#224; la fois la cascade initiale d'&#233;v&#233;nements conduisant directement au d&#233;c&#232;s et les m&#233;canismes impliqu&#233;s dans le risque &#224; long terme de SUDEP. &lt;br class='autobr' /&gt;
Comme illustr&#233; dans la figure 1, l'hypoth&#232;se actuelle est que la cascade primaire d'&#233;v&#233;nements est g&#233;n&#233;ralement d&#233;clench&#233;e par une crise tonico-clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e (CTCG) qui induit un dysfonctionnement post-critique du tronc c&#233;r&#233;bral, et plus pr&#233;cis&#233;ment un dysfonctionnement, induit par la crise, de la commande respiratoire centrale localis&#233;e dans le pont et le bulbe rachidien. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par cons&#233;quent, la cause principale du d&#233;c&#232;s est l'apn&#233;e centrale post-critique qui provoque ensuite un arr&#234;t cardiaque hypoxique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plusieurs facteurs suppl&#233;mentaires pourraient contribuer &#224; cette cascade initiale d'&#233;v&#233;nements , de mani&#232;re aigu&#235; ou &#224; long terme : la survenue de la crise pendant le sommeil, la suppression post-critique de l'EEG (PGES), l'activation, induite par la crise, de la voie inhibitrice endog&#232;ne, notamment par l'ad&#233;nosine ou les opio&#239;des, le d&#233;veloppement d'un dysfonctionnement du syst&#232;me nerveux autonome ou une alt&#233;ration chronique de la r&#233;gulation respiratoire, ce qui peut accro&#238;tre le risque d'arr&#234;t respiratoire central post-critique fatal, en particulier en raison d'une anomalie de la voie s&#233;rotoninergique du tronc c&#233;r&#233;bral. &lt;br class='autobr' /&gt;
En cons&#233;quence, un traitement pharmacologique est n&#233;cessaire.Les strat&#233;gies visant &#224; r&#233;duire la gravit&#233; du dysfonctionnement respiratoire post-critique apparaissent comme l'une des voies les plus prometteuses pour pr&#233;venir la SUDEP [10]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, hormis l'optimisation du traitement anti&#233;pileptique, qui a d&#233;montr&#233; son efficacit&#233; pour r&#233;duire le risque de SUDEP au niveau populationnel [11], ou la discussion d'une &#233;ventuelle chirurgie de l'&#233;pilepsie chez les patients &#233;ligibles [12], les strat&#233;gies de pr&#233;vention sp&#233;cifiques restent encore &#224; d&#233;velopper. &lt;br class='autobr' /&gt;
La question de savoir si cette situation d&#233;cevante refl&#232;te la complexit&#233; de la mise en place de mesures de pr&#233;vention de la SUDEP, les limites des hypoth&#232;ses physiopathologiques actuelles, ou les deux, reste ouverte. L'objectif de cette revue n'&#233;tait pas de dresser un tableau exhaustif des donn&#233;es pr&#233;cliniques et cliniques disponibles, mais d'examiner le niveau de preuve des principales hypoth&#232;ses physiopathologiques actuellement envisag&#233;es dans le cadre de la SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;2. La SUDEP est-elle d&#233;clench&#233;e par la survenue d'une crise d'&#233;pilepsie ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme indiqu&#233; plus haut, les crit&#232;res de la SUDEP peuvent &#234;tre remplis, qu'il y ait ou non des signes d'une crise d'&#233;pilepsie. Toutefois, lorsqu'elle est observ&#233;e par des t&#233;moins, une crise d'&#233;pilepsie est signal&#233;e dans la plupart des cas.&lt;br class='autobr' /&gt; En effet, dans l'&#233;tude MORTEMUS, qui a analys&#233; les cas de SUDEP (mort subite inattendue en &#233;pilepsie) chez des patients suivis par vid&#233;o-EEG de longue dur&#233;e, tous les cas &#233;taient d&#233;clench&#233;s par une crise tonico-clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e [13]. De m&#234;me, tous les mod&#232;les animaux de SUDEP sont caract&#233;ris&#233;s par la survenue d'un d&#233;c&#232;s induit par une crise [9]. Par ailleurs, la fr&#233;quence des crises tonico-cloniques g&#233;n&#233;ralis&#233;es (GTCS) est le facteur de risque le plus important de SUDEP [4,14]. Cependant, il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; chez trois patients suivis que la SUDEP peut survenir sans crise pr&#233;alable [15]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il est important de noter que, dans cette &#233;tude, le profil cardio-respiratoire &#233;tait similaire &#224; celui observ&#233; dans MORTEMUS et que les d&#233;c&#232;s n'&#233;taient pas d'origine cardiaque primaire [15]. Cet aspect est crucial car l'absence de crise d&#233;clenchante complique le diagnostic diff&#233;rentiel entre la SUDEP et la mort subite cardiaque. Cette difficult&#233; est d'autant plus grande que des mutations dans des g&#232;nes communs responsables du syndrome du QT long ou dans des variants pathog&#232;nes candidats de g&#232;nes d'arythmie cardiaque dominante ont &#233;t&#233; rapport&#233;es dans des cas de SUDEP [16].&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;3. L'apn&#233;e fatale centrale est-elle la principale cause de d&#233;c&#232;s ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mod&#232;les d'&#233;pilepsie et le suivi des cas de SUDEP chez les patients ont fortement sugg&#233;r&#233; que l'arr&#234;t respiratoire est l'&#233;v&#233;nement initial. L'&#233;tude MORTEMUS a mis en &#233;vidence un sch&#233;ma constant : une respiration rapide se d&#233;veloppe apr&#232;s une crise tonico-clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e (GTCS), suivie dans les trois minutes qui suivent un dysfonctionnement cardiorespiratoire transitoire ou terminal [13]. L'apn&#233;e fatale li&#233;e aux crises a &#233;galement &#233;t&#233; largement rapport&#233;e dans des mod&#232;les murins de mort induite par les crises, notamment chez les souris DBA pr&#233;sentant des crises audiog&#232;nes, ainsi que dans des mod&#232;les murins d'&#233;pilepsie chronique avec crises spontan&#233;es [9]. Par exemple, chez les souris Scn1aR1407X/+, un mod&#232;le murin du syndrome de Dravet, le monitorage cardiorespiratoire concomitant a montr&#233; que la SUDEP r&#233;sultait d'une apn&#233;e centrale post-critique, qui induisait ensuite une bradycardie, probablement par les effets directs de l'hypox&#233;mie sur le muscle cardiaque [17], un sch&#233;ma tr&#232;s similaire &#224; celui observ&#233; chez les patients de l'&#233;tude MORTEMUS [13]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Malgr&#233; la robustesse de ces donn&#233;es, certaines questions demeurent sans r&#233;ponse : bien que le profil global soit similaire chez les patients atteints de SUDEP et dans les mod&#232;les d'&#233;pilepsie, le moment d'apparition diff&#232;re. Dans l'&#233;tude MORTEMUS, l'arr&#234;t respiratoire survient en p&#233;riode post-critique, tandis que dans les mod&#232;les animaux, il survient pendant la crise, et plus pr&#233;cis&#233;ment durant la phase tonique. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ceci soul&#232;ve la question de la distinction entre la physiopathologie de la SUDEP et celle de la mort induite par une crise. Bien que la plupart des donn&#233;es pr&#233;cliniques indiquent une origine centrale de l'apn&#233;e fatale, l'implication d'une obstruction des voies a&#233;riennes ne peut &#234;tre exclue. Des laryngospasmes ictaux ou post-ictaux ont &#233;t&#233; rapport&#233;s chez des patients [18,19]. Dans l'&#233;tude MORTEMUS, l'absence d'&#233;valuation directe des mouvements thoraciques et de la saturation en oxyg&#232;ne ne permet pas d'exclure la survenue concomitante d'une obstruction des voies a&#233;riennes et d'une apn&#233;e centrale [13]. De plus, les patients atteints de SUDEP sont g&#233;n&#233;ralement retrouv&#233;s en d&#233;cubitus ventral, position associ&#233;e &#224; une obstruction des voies a&#233;riennes en raison de la position du visage contre l'oreiller. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, la question de savoir si une obstruction des voies respiratoires peut aggraver l'hypox&#233;mie p&#233;ri-critique et, &#224; terme, un dysfonctionnement du tronc c&#233;r&#233;bral, diminuant ainsi la probabilit&#233; de r&#233;cup&#233;ration spontan&#233;e apr&#232;s une apn&#233;e centrale post-critique, reste ouverte ; le r&#244;le du dysfonctionnement cardiaque pourrait varier selon les &#233;pilepsies. &lt;br class='autobr' /&gt;
Par exemple, l'allongement p&#233;ri-critique de l'intervalle QTc et la diminution de la variabilit&#233; de la fr&#233;quence cardiaque observ&#233;s chez les patients atteints du syndrome de Dravet pourraient favoriser une repolarisation cardiaque instable et une susceptibilit&#233; accrue aux arythmies post-critiques d&#233;clench&#233;es par l'hypox&#233;mie [20,21]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Plus important encore, les facteurs d&#233;clenchant l'apn&#233;e centrale post-critique fatale restent mal compris. Chez les rongeurs, le dysfonctionnement du tronc c&#233;r&#233;bral est favoris&#233; par une d&#233;pression corticale propagative p&#233;ri-critique au niveau du bulbe rachidien, une onde d&#233;polarisante auto-propag&#233;e qui inhibe l'activit&#233; des r&#233;seaux neuronaux [22]. Cette d&#233;pression propagative pourrait &#234;tre similaire &#224; la suppression de l'activit&#233; EEG post-critique induite par une crise convulsive (PGES) [23], propos&#233;e comme facteur de risque de SUDEP [24]. Cependant, le r&#244;le de la PGES, facteur d&#233;clenchant du dysfonctionnement du tronc c&#233;r&#233;bral ou simple marqueur de la gravit&#233; de l'hypox&#233;mie, reste &#224; &#233;lucider. En effet, la survenue de la PGES est corr&#233;l&#233;e &#224; la gravit&#233; du dysfonctionnement respiratoire post-critique et est pr&#233;venue par l'oxyg&#233;noth&#233;rapie [25,26]. &lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, l'impact de la PGES sur la relation entre le contr&#244;le respiratoire par le tronc c&#233;r&#233;bral et la r&#233;gulation corticale des mouvements respiratoires est inconnu. Cette question pourrait s'av&#233;rer importante si l'on consid&#232;re la contribution du cortex pr&#233;moteur &#224; la respiration et &#224; la compensation de la charge expiratoire en cas de r&#233;duction du d&#233;bit d'air [27].&lt;br class='autobr' /&gt;
Il a &#233;galement &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233; qu'un dysfonctionnement du tronc c&#233;r&#233;bral post-critique pourrait &#234;tre d&#233;clench&#233; par l'activation, induite par la crise, de voies inhibitrices endog&#232;nes, notamment l'ad&#233;nosine ou les opio&#239;des [28]. Cependant, le niveau de preuve reste faible. Il n'existe aucune preuve d'un r&#244;le des opio&#239;des endog&#232;nes dans le dysfonctionnement respiratoire p&#233;ri-critique observ&#233; dans les mod&#232;les d'&#233;pilepsie. Chez les patients, une &#233;tude r&#233;cente n'a rapport&#233; aucune efficacit&#233; de la naloxone intraveineuse administr&#233;e imm&#233;diatement apr&#232;s une crise tonico-clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e sur le dysfonctionnement respiratoire post-critique [29]. Chez les rongeurs, il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; qu'une alt&#233;ration du m&#233;tabolisme de l'ad&#233;nosine est associ&#233;e &#224; un risque accru d'arr&#234;t respiratoire [30, 31].&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, un antagoniste des r&#233;cepteurs A2A a permis de pr&#233;venir l'arr&#234;t respiratoire fatal dans le mod&#232;le de mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) induite par le ka&#239;nate [32] et chez les souris DBA/2 [33]. Cependant, ces donn&#233;es n'ont pas encore &#233;t&#233; transpos&#233;es chez les patients. Les seuls indices indirects concernant un r&#244;le potentiel de la voie de l'ad&#233;nosine sont l'association dose-d&#233;pendante entre la consommation de caf&#233; et le risque d'hypox&#233;mie p&#233;ri-ictale chez les patients atteints d'&#233;pilepsie focale pharmacor&#233;sistante [34].&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;4. La SUDEP est-elle favoris&#233;e par une alt&#233;ration chronique de la r&#233;gulation respiratoire ? &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette hypoth&#232;se est majeure d'un point de vue physiopathologique, mais aussi clinique. Si elle est valid&#233;e, elle constituerait la cible principale des interventions pharmacologiques pr&#233;ventives et permettrait d'identifier les patients &#224; tr&#232;s haut risque de SUDEP. Malheureusement, aucune validation formelle n'a encore &#233;t&#233; r&#233;alis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans certains mod&#232;les d'&#233;pilepsie, la r&#233;p&#233;tition chronique des crises est associ&#233;e &#224; l'apparition d'alt&#233;rations respiratoires intercritiques. Ce ph&#233;nom&#232;ne a &#233;t&#233; observ&#233; chez des souris h&#233;t&#233;rozygotes Scn1a+/- [35], dans le mod&#232;le Kcnaa1/- de SUDEP [36] et dans un mod&#232;le de rat d'&#233;pilepsie focale o&#249; des diminutions brutales et chroniques de la consommation d'oxyg&#232;ne, non induites par les crises, ont &#233;t&#233; rapport&#233;es [37]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, en l'absence de mortalit&#233; spontan&#233;e dans ce mod&#232;le, la relation exacte entre ce dysfonctionnement respiratoire li&#233; &#224; l'&#233;pilepsie et la physiopathologie de la SUDEP reste incertaine. &lt;br class='autobr' /&gt;
Chez les patients, une hypox&#233;mie p&#233;ricritique transitoire est fr&#233;quemment observ&#233;e. Il a &#233;t&#233; d&#233;montr&#233; que deux tiers des patients pr&#233;sentent une d&#233;saturation en oxyg&#232;ne inf&#233;rieure &#224; 90 % lors d'au moins une de leurs crises enregistr&#233;es [38, 39]. En ne consid&#233;rant que les crises tonico-cloniques g&#233;n&#233;ralis&#233;es (GTCS), une hypox&#233;mie transitoire est observ&#233;e dans jusqu'&#224; 84 % des crises [26]. De nombreuses donn&#233;es sugg&#232;rent que l'hypox&#233;mie p&#233;ri-critique r&#233;sulte principalement d'apn&#233;es centrales ictales ou post-ictales [40-44], l'apn&#233;e post-ictale apr&#232;s une crise tonico-clonique g&#233;n&#233;ralis&#233;e (GTCS) &#233;tant potentiellement l'&#233;v&#233;nement respiratoire transitoire le plus pertinent dans la cascade primaire d'&#233;v&#233;nements menant &#224; la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) [40]. Par ailleurs, des donn&#233;es post-mortem chez des patients atteints de SUDEP ont r&#233;v&#233;l&#233; une alt&#233;ration des populations neuronales impliqu&#233;es dans le contr&#244;le respiratoire au niveau du bulbe rachidien [45]. Une association entre une r&#233;duction du volume du tronc c&#233;r&#233;bral et le risque de SUDEP a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233;e [46], et une autre &#233;tude a rapport&#233; une association entre une perte c&#233;r&#233;brale similaire et l'hypox&#233;mie p&#233;ri-ictale [47]. Cependant, la d&#233;monstration directe d'une association entre un dysfonctionnement respiratoire p&#233;ri-ictal, incluant l'apn&#233;e post-GTCS, et le risque &#224; long terme de SUDEP reste &#224; &#233;tablir. De m&#234;me, il reste &#224; d&#233;terminer si les alt&#233;rations de la chimior&#233;ception observ&#233;es chez les patients &#233;pileptiques [48,49] pourraient constituer un facteur de risque ind&#233;pendant de SUDEP.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;5. Un dysfonctionnement de la s&#233;rotonine joue-t-il un r&#244;le cl&#233; dans les troubles respiratoires ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;rotonine est fortement impliqu&#233;e dans la r&#233;gulation de la respiration [50]. L'activit&#233; des neurones s&#233;rotoninergiques du raph&#233; bulbaire est significativement diminu&#233;e pendant les p&#233;riodes ictale et post-ictale, en association avec une diminution de la fr&#233;quence respiratoire et cardiaque pendant et apr&#232;s les crises d'&#233;pilepsie [51]. Dans un mod&#232;le murin d'&#233;pilepsie du lobe temporal, les dysfonctions respiratoires chroniques li&#233;es &#224; l'&#233;pilepsie &#233;taient associ&#233;es &#224; un dysfonctionnement de la s&#233;rotonine (5-HT) au sein des structures respiratoires du tronc c&#233;r&#233;bral [37]. Chez les souris DBA/2, un pr&#233;traitement par un inhibiteur s&#233;lectif de la recapture de la s&#233;rotonine (ISRS) pr&#233;vient l'arr&#234;t respiratoire et la mort induits par les crises [52], tandis que chez les souris DBA/1, l'activation optog&#233;n&#233;tique des neurones 5-HT du raph&#233; dorsal supprime la dysfonction respiratoire induite par les crises [53]. Cependant, la transposition des r&#233;sultats des mod&#232;les murins d'&#233;pilepsie aux patients reste limit&#233;e. Les populations neuronales dont le nombre est diminu&#233; dans le bulbe rachidien dans les cas de SUDEP incluent les syst&#232;mes s&#233;rotoninergiques [45]. L'augmentation du taux de s&#233;rotonine s&#233;rique li&#233;e aux crises est associ&#233;e &#224; une incidence plus faible d'apn&#233;e post-GTCS [54], et un traitement par des inhibiteurs de la recapture de la s&#233;rotonine ISRS pourrait r&#233;duire la gravit&#233; de l'hypox&#233;mie p&#233;ri-ictale [55]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cependant, les &#233;tudes &#233;pid&#233;miologiques n'ont pas mis en &#233;vidence d'association entre le traitement par inhibiteurs de la recapture de la s&#233;rotonine et le risque de SUDEP [56]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le syndrome de Dravet, o&#249; il a &#233;t&#233; sugg&#233;r&#233; qu'un traitement par fenfluramine pourrait &#234;tre associ&#233; &#224; une r&#233;duction du risque de SUDEP [57], il reste difficile de distinguer un impact sp&#233;cifique sur la SUDEP d'une simple r&#233;duction de la fr&#233;quence des crises.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;6. Autres hypoth&#232;ses ?&lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au vu des arguments pour et contre pr&#233;sent&#233;s ci-dessus, on peut supposer que les troubles respiratoires li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie ne repr&#233;sentent que la partie &#233;merg&#233;e de l'iceberg. La SUDEP survient g&#233;n&#233;ralement pendant le sommeil, apr&#232;s une crise nocturne [14]. Bien qu'une relation avec les rythmes circadiens ne puisse &#234;tre exclue [9], cette situation sugg&#232;re qu'une forte interaction entre les troubles respiratoires et l'&#233;tat de sommeil pourrait jouer un r&#244;le dans la physiopathologie de la SUDEP [58]. Les interconnexions entre le r&#233;seau complexe qui r&#233;gule l'&#233;veil et le sommeil [59] et le r&#233;seau respiratoire sont nombreuses. Ces m&#233;canismes concernent principalement la relation entre la r&#233;gulation chimiosensible et les syst&#232;mes d'&#233;veil, afin de garantir l'&#233;veil induit par l'asphyxie (c'est-&#224;-dire l'&#233;veil en cas d'&#233;l&#233;vation du CO2), notamment via les connexions d&#233;pendantes de la s&#233;rotonine (5-HT). Il est int&#233;ressant de noter que la r&#233;gulation du sommeil et de la respiration par l'ad&#233;nosine pourrait &#233;galement jouer un r&#244;le, et que la lib&#233;ration d'ad&#233;nosine induite par une crise d'&#233;pilepsie pourrait contribuer au coma post-critique, au dysfonctionnement respiratoire post-critique, ou aux deux [60]. &lt;br class='autobr' /&gt;
Le dysfonctionnement respiratoire li&#233; aux crises d'&#233;pilepsie pourrait donc se combiner &#224; une alt&#233;ration chronique de la r&#233;gulation de l'&#233;veil, entra&#238;nant un &#233;veil anormal induit par l'asphyxie dans l'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante. Cette combinaison pourrait aggraver le coma post-critique, notamment en prolongeant la dur&#233;e de l'immobilit&#233; post-critique, ce qui augmenterait le risque d'apn&#233;e centrale et obstructive combin&#233;e. Cependant, aucune preuve directe n'est disponible, et le lien entre les alt&#233;rations des r&#233;seaux du tronc c&#233;r&#233;bral impliqu&#233;s dans la r&#233;gulation de l'&#233;veil et le dysfonctionnement respiratoire n'a pas encore &#233;t&#233; caract&#233;ris&#233; chez les patients &#233;pileptiques.Des donn&#233;es pr&#233;cliniques chez les rongeurs sugg&#232;rent indirectement un r&#244;le de la 5-HT dans l'alt&#233;ration des interactions entre les syst&#232;mes d'&#233;veil et respiratoire [54, 61]. Une diminution de la r&#233;activit&#233; cardiaque &#224; l'&#233;veil a &#233;t&#233; observ&#233;e chez les patients atteints d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante, comparativement aux patients dont l'&#233;pilepsie est bien contr&#244;l&#233;e et &#224; ceux souffrant de troubles respiratoires du sommeil sans &#233;pilepsie [62]. Cependant, la question de savoir si les patients atteints d'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante pr&#233;sentent un &#233;veil normal ou alt&#233;r&#233; suite &#224; une asphyxie n'a jamais &#233;t&#233; &#233;tudi&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;strong&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;strong&gt;7. Conclusion &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La compr&#233;hension de la physiopathologie de la SUDEP se heurte &#224; d'importants d&#233;fis. Bien que le r&#244;le primordial d'un dysfonctionnement respiratoire central soit bien &#233;tabli, les m&#233;canismes favorisant sa survenue restent obscurs. Il est notamment urgent de d&#233;terminer si le dysfonctionnement respiratoire p&#233;ri-ictal transitoire repose sur les m&#234;mes m&#233;canismes que la SUDEP et peut &#234;tre utilis&#233; comme facteur de risque. Ces donn&#233;es, associ&#233;es &#224; une meilleure compr&#233;hension de l'interaction entre le dysfonctionnement respiratoire et le coma post-ictal, constituent des &#233;tapes cruciales avant l'identification de cibles th&#233;rapeutiques pertinentes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;8. Financement &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Eva Boglietti et Sylvain Rheims sont financ&#233;s par le programme HORIZONERC (subvention n&#176; ERC-2023-COG-101125118, EPIAROUSAL). Diane Haddad est financ&#233;e par l'Universit&#233; Lyon 1 (bourse &#171; &#201;toile 2023 &#187;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;claration de conflits d'int&#233;r&#234;ts &lt;br class='autobr' /&gt;
S. Rheims a per&#231;u des honoraires de conf&#233;rencier et/ou de consultant aupr&#232;s d'UCB Pharma, Angelini Pharma, JAZZ Pharma, Livanova et EISAI. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les autres auteurs d&#233;clarent n'avoir aucun conflit d'int&#233;r&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Auteur correspondant. Service de neurologie fonctionnelle et d'&#233;pileptologie, 59 boulevard Pinel, 69677 Bron cedex, France. Adresse &#233;lectronique : sylvain.rheims@chu-lyon.fr (S. Rheims). 1 Ces auteurs ont contribu&#233; de mani&#232;re &#233;gale &#224; ce travail. Disponible en ligne sur ScienceDirect : &lt;a href=&#034;http://www.sciencedirect.com&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.sciencedirect.com&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;https://doi.org/10.1016/j.neurol.2025.03.010&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://doi.org/10.1016/j.neurol.2025.03.010&lt;/a&gt; 0035-3787/# 2025 Les auteurs. Publi&#233; par Elsevier Masson SAS. Cet article est en libre acc&#232;s sous licence CC BY-NC-ND (&lt;a href=&#034;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://creativecommons.org/licenses/by-nc-nd/4.0/&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#169; 2025 Les auteurs. Publi&#233; par Elsevier Masson SAS. Cet article est en libre acc&#232;s sous licence CC BY-NC-ND (&lt;a href=&#034;http://creativecommons.org&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://creativecommons.org&lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
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[62] Ricordeau F, Chouchou F, Pichot V, Roche F, Petitjean T, Gormand F, et al. Impaired post-sleep apnea autonomic arousals in patients with drug-resistant epilepsy. Clin Neurophysiol 2024 ;160:1&#8211;11&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Parents endeuill&#233;s : rubrique en construction</title>
		<link>http://abc-epilepsie.fr/rubrique-en-construction</link>
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		<dc:date>2026-05-13T15:05:11Z</dc:date>
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		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



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&lt;a href="http://abc-epilepsie.fr/Parents-endeuilles" rel="directory"&gt;Parents endeuill&#233;s&lt;/a&gt;


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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La SUDEP &#224; la Chambre des Communes en Grande-Bretagne</title>
		<link>http://abc-epilepsie.fr/La-SUDEP-a-la-Chambre-des-Communes-en-Grande-Bretagne</link>
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		<dc:date>2026-04-21T13:58:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Le d&#233;put&#233; de la circonscription o&#249; SUDEP Action est implant&#233;e, Olly Glover, a obtenu un d&#233;bat sur le SUDEP &#224; la Chambre des communes qui s'est tenu le mercredi 22 avril. Ce d&#233;bat a inclus une intervention de la sous-secr&#233;taire d'Etat &#224; la Sant&#233; Publique Sharon Hodgson sur le sujet &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.parliamentlive.tv/Event/Index/8769dca6-0ff3-4000-81bb-29add0385ad9 &#224; 19:13 &lt;br class='autobr' /&gt;
Chambre des communes le 22 avril 2026 &#224; 19h13 &lt;br class='autobr' /&gt;
Olly Glover. d&#233;put&#233; de Didcock et Wantage, parti Liberal Democrate : (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://abc-epilepsie.fr/L-information-a-l-etranger-Allemagne-Royaume-Uni-Suisse-USA-ILAE" rel="directory"&gt;L'information &#224; l'&#233;tranger : Allemagne, Royaume-Uni, Suisse, USA, ILAE&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;img src='http://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH73/chambre_co_2026-04-24_214433-00169.png?1777060704' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='73' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;put&#233; de la circonscription o&#249; SUDEP Action est implant&#233;e, Olly Glover, a obtenu un d&#233;bat sur le SUDEP &#224; la Chambre des communes qui s'est tenu le mercredi 22 avril. Ce d&#233;bat a inclus une intervention de la sous-secr&#233;taire d'Etat &#224; la Sant&#233; Publique Sharon Hodgson sur le sujet&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.parliamentlive.tv/Event/Index/8769dca6-0ff3-4000-81bb-29add0385ad9&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.parliamentlive.tv/Event/Index/8769dca6-0ff3-4000-81bb-29add0385ad9&lt;/a&gt; &#224; 19:13&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;strong&gt;Chambre des communes le 22 avril 2026 &#224; 19h13 &lt;/strong&gt; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Olly Glover.&lt;/strong&gt; d&#233;put&#233; de Didcock et Wantage, parti Liberal Democrate :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Royaume-Uni, plus de 600 000 personnes, soit une personne sur cent, vivent avec l'&#233;pilepsie, et environ 80 nouveaux cas sont diagnostiqu&#233;s chaque jour. La mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) d&#233;signe le d&#233;c&#232;s soudain et inattendu d'une personne &#233;pileptique. Au moins 21 personnes meurent de SUDEP chaque semaine au Royaume-Uni, et ce chiffre est probablement sous-estim&#233;, car on pense que les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie sont peu recens&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je souhaiterais aborder deux th&#232;mes essentiels aujourd'hui dans ce d&#233;bat. Premi&#232;rement, le manque de communication et de compr&#233;hension concernant la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) et les risques li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie ; deuxi&#232;mement, l'incapacit&#233; syst&#233;mique &#224; pr&#233;venir les d&#233;c&#232;s malgr&#233; les rapports de pr&#233;vention des d&#233;c&#232;s. Je conclurai en pr&#233;sentant mes principales demandes, indispensables &#224; un changement durable et significatif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie comprennent les crises prolong&#233;es, les accidents, les noyades et les suicides. Cependant, la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) repr&#233;sente le pire des sc&#233;narios, puisqu'elle est responsable de la moiti&#233; des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie. Selon l'association SUDEP Action et l'Institut de recherche sur l'&#233;pilepsie, les taux de mortalit&#233; les plus &#233;lev&#233;s sont observ&#233;s dans les zones d&#233;favoris&#233;es et parmi les groupes vuln&#233;rables, tels que les personnes souffrant de troubles mentaux, les personnes ayant des difficult&#233;s d'apprentissage ou un trouble du spectre de l'autisme, les femmes enceintes et les enfants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La SUDEP touche tous les &#226;ges, mais nous savons qu'elle affecte de mani&#232;re disproportionn&#233;e les jeunes, avec un pic chez les personnes &#226;g&#233;es de 20 &#224; 40 ans. ( ...)&lt;br class='autobr' /&gt;
Je c&#232;de volontiers la parole &#224; l'honorable d&#233;put&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;put&#233; 1&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je lui suis tr&#232;s reconnaissant d'avoir accept&#233; et d'avoir organis&#233; ce d&#233;bat ce soir. C'est mon &#233;lecteur James Nicholls, qui m'a demand&#233; d'y participer : il a perdu un ami cher, de cette tranche d'&#226;ge, des suites d'une mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) et il milite sans rel&#226;che depuis. Il m'a expliqu&#233; que le plus tragique avec la SUDEP, c'est qu'elle peut souvent survenir de fa&#231;on inattendue, par le biais de crises d'&#233;pilepsie survenant soudainement, apr&#232;s de nombreuses ann&#233;es sans crise, ce qui peut rendre l'exp&#233;rience particuli&#232;rement traumatisante pour la famille du d&#233;funt.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourrait-il aborder plus en d&#233;tail ce sujet et nous dire comment nous pouvons soutenir les familles ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;put&#233; O. Glover &lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie l'honorable d&#233;put&#233; pour son intervention et je rends hommage &#224; son &#233;lecteur et &#224; sa famille. Je parlerai plus longuement des mesures &#224; prendre pour &#233;viter que de tels &#233;v&#233;nements ne se reproduisent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur ce point, je c&#232;de la parole &#224; l'honorable d&#233;put&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;put&#233; John Milne &lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, je f&#233;licite l'honorable d&#233;put&#233; pour avoir soulev&#233; cette question. Je m'&#233;tais entretenu avec lui auparavant, comme l'honorable d&#233;put&#233; O. Glover, au sujet d'une intervention, avant d'&#234;tre ici pour repr&#233;senter les habitants d'Irlande du Nord et toutes les personnes touch&#233;es par cette situation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La SUDEP touche chaque ann&#233;e plus de 1 000 personnes &#233;pileptiques, dont de nombreux cas en Irlande du Nord. Pourtant, beaucoup de familles affirment ne pas &#234;tre conscientes des dangers de ces crises nocturnes chroniques. Monsieur le d&#233;put&#233;, n'&#234;tes-vous pas d'accord pour dire qu'il faut faire davantage pour informer les patients et leurs proches afin de garantir leur acc&#232;s &#224; l'information et, par cons&#233;quent, la mise en place de mesures de pr&#233;caution ? Je remercie Monsieur le d&#233;put&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;put&#233; O. Glover&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur, merci pour votre intervention. Il a tout &#224; fait raison d'affirmer que la sensibilisation et l'am&#233;lioration des connaissances sont des priorit&#233;s essentielles dans la prise en charge de la SUDEP et de l'&#233;pilepsie en g&#233;n&#233;ral. Les patients &#233;pileptiques pr&#233;sentent un risque de d&#233;c&#232;s pr&#233;matur&#233; deux &#224; trois fois sup&#233;rieur &#224; celui de la population g&#233;n&#233;rale, comme le souligne la revue Frontiers in Epidemiology.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus bouleversant est de savoir que, selon l'European Journal of Neurology, 60 % des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie seraient &#233;vitables chaque ann&#233;e, la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) &#233;tant responsable d'une grande partie de ces d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;put&#233; 2&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie l'honorable d&#233;put&#233; de m'avoir c&#233;d&#233; la parole et d'avoir soulev&#233; ce d&#233;bat essentiel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mon &#233;lectrice Emma Taylor a tragiquement perdu sa fille &#224; l'&#226;ge de 19 ans et milite d&#233;sormais sans rel&#226;che pour la pr&#233;vention de la SUDEP (mort subite inattendue en &#233;pilepsie). Mon honorable coll&#232;gue partage-t-il son avis sur la n&#233;cessit&#233; pour le gouvernement de promouvoir une formation ad&#233;quate aux premiers secours en cas de crise d'&#233;pilepsie ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;put&#233; O. Glover&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie l'honorable d&#233;put&#233; pour son intervention. Je partage enti&#232;rement l'avis de son &#233;lectrice et la remercie pour son engagement sans faille. Je lui pr&#233;sente mes condol&#233;ances suite &#224; ce d&#233;c&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Ma circonscription d'Oxfordshire, Digcott et Wantage, abrite SUDEP Action, une association caritative dont l'influence s'&#233;tend aux niveaux local, national et international.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 1995, cinq femmes endeuill&#233;es se sont r&#233;unies autour d'une table de cuisine pour fonder l'association en hommage &#224; Alan, 27 ans, Matthew, 21 ans, Natalie, 22 ans, et William, 22 ans, ainsi qu'&#224; toutes les personnes d&#233;c&#233;d&#233;es dans l'anonymat. Jane Hanna, Sheila Pring, Catherine Brooks, Sue Kelk et Jennifer Preston ont affront&#233; le d&#233;sespoir ensemble et ont choisi de faire na&#238;tre l'espoir. Depuis 2020, SUDEP Action travaille en partenariat avec l'Institut de recherche sur l'&#233;pilepsie pour faire de la lutte contre les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie une priorit&#233; absolue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Priorit&#233; de recherche. Le principal d&#233;fi auquel est confront&#233;e SUDEP Action r&#233;side dans le fait que les r&#233;sultats de la recherche ne parviennent pas de mani&#232;re fiable et rapide aux consultations de neurologie, aux services de soins primaires ou aux services sociaux. Des recommandations du National Institute for Clinical Excellence existent, mais les services ne b&#233;n&#233;ficient pas d'un soutien suffisant pour les mettre en &#339;uvre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jane Hanna, de l'association SUDEP Action, m'a expliqu&#233; que mes &#233;lecteurs doivent attendre neuf mois pour une premi&#232;re consultation en clinique sp&#233;cialis&#233;e dans les crises d'&#233;pilepsie et entre neuf et douze mois pour les consultations de suivi. Elle m'a confi&#233; que de tels d&#233;lais d'attente, comme ceux que nous connaissons dans ma circonscription, sont dangereux. Son compagnon, Alan, a attendu quatre mois et est d&#233;c&#233;d&#233; subitement cinq mois plus tard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces temps d'attente ne sont pas propres &#224; ma circonscription, mais t&#233;moignent d'un probl&#232;me structurel &#224; l'&#233;chelle nationale. Des outils de s&#233;curit&#233; gratuits existent pour lutter contre le manque de connaissances et la n&#233;gligence face aux crises d'&#233;pilepsie et &#224; la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP), mais les probl&#232;mes syst&#233;miques sont difficiles &#224; r&#233;soudre en raison d'un acc&#232;s limit&#233; aux soins, d'une mauvaise gestion des m&#233;dicaments, d'un d&#233;faut de communication des risques et d'un enregistrement insuffisant des d&#233;c&#232;s. Une &#233;tude ind&#233;pendante porte le nom de Clive Treacy.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Clive est d&#233;c&#233;d&#233; &#224; 47 ans en 2017 dans l'h&#244;pital o&#249; il vivait depuis 10 ans. Le r&#233;cit de sa vie est choquant pour notre pays au XXIe si&#232;cle. La ministre est peut-&#234;tre au courant du d&#233;bat suscit&#233;, l'ann&#233;e derni&#232;re, par l'honorable d&#233;put&#233; le d&#233;put&#233; de Lichfield , que je suis ravi de voir &#224; sa place, ainsi que le sous-secr&#233;taire d'&#201;tat parlementaire &#224; la Sant&#233;, &#224; l'Innovation et &#224; la S&#233;curit&#233;, le d&#233;put&#233; de Glasgow Sud-Ouest, qui a soutenu la liste de contr&#244;le de Clive Treacy. (19:19)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;put&#233; Dave Robertson &lt;/strong&gt; d&#233;put&#233; de Lichfield :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie le d&#233;put&#233; de Glasgow Sud-Ouest d'avoir mis en lumi&#232;re la liste de contr&#244;le &#034;Clive Treacy&#034;, car c'est une mani&#232;re tr&#232;s touchante de se souvenir de Clive. Il est essentiel de se rappeler que, m&#234;me si elle porte son nom, Clive ne se r&#233;sume pas &#224; son &#233;pilepsie ou &#224; ses difficult&#233;s d'apprentissage. Il ne doit pas &#234;tre r&#233;duit &#224; sa mort. Clive &#233;tait un passionn&#233; de peinture et un jardinier de grand talent. C'est le souvenir de lui, de sa personnalit&#233;, que conserve sa famille , je tiens &#224; le souligner. &lt;br class='autobr' /&gt;
Une chose qui apparait clairement quand on regarde la liste de contr&#244;le Clive Treacy, c'est que le risque de SUDEP (mort subite inattendue en &#233;pilepsie) est trois fois plus &#233;lev&#233; chez les personnes souffrant de troubles d'apprentissage et d'&#233;pilepsie (300 %). Or, ce risque peut &#234;tre r&#233;duit de 84 % gr&#226;ce &#224; un bilan de sant&#233; annuel, une recommandation d'ailleurs formul&#233;e par la liste de contr&#244;le Clive Treacy &#224; destination des &#233;tablissements du NHS (service national de sant&#233; britannique).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le remercie &#224; nouveau et l'invite &#224; tout mettre en &#339;uvre, avec moi et, j'en suis s&#251;r, de nombreux autres d&#233;put&#233;s, pour que chaque &#233;tablissement du NHS mette en place et applique la liste de contr&#244;le de Clive Treacy afin de prot&#233;ger les personnes les plus vuln&#233;rables de nos soci&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;put&#233; O. Glover&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie l'honorable d&#233;put&#233; pour son intervention et son hommage &#224; son &#233;lecteur, et je me r&#233;jouis de collaborer avec lui et d'autres sur ce sujet &#224; l'avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette liste de contr&#244;le, command&#233;e par le NHS Midlands et &#233;labor&#233;e par SUDEP Action, est destin&#233;e aux responsables et aux prestataires de soins. On esp&#232;re qu'elle permettra de signaler les cas critiques lors des bilans de sant&#233; annuels des personnes ayant des troubles de l'apprentissage*, comme l'a indiqu&#233; l'honorable d&#233;put&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que leur proche faisait partie de ce groupe &#224; haut risque, la plupart des familles, comme celle de Clive, ignoraient tout du SUDEP et du risque d'&#233;pilepsie, malgr&#233; les enseignements tir&#233;s de d&#233;c&#232;s ant&#233;rieurs. Elles n'ont jamais re&#231;u les informations n&#233;cessaires, et les erreurs du pass&#233; continuent de se r&#233;p&#233;ter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Une &#233;tude r&#233;cente du European Journal of Neurology, men&#233;e aupr&#232;s de neurologues, a r&#233;v&#233;l&#233; que seul un cinqui&#232;me d'entre eux abordait le sujet du SUDEP avec tous leurs patients.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela t&#233;moigne d'une d&#233;faillance syst&#233;mique inacceptable. Plus de 20 ans apr&#232;s la mise en place des recommandations nationales, les jeunes et leurs familles restent dans l'ignorance. &lt;br class='autobr' /&gt;
Que faut-il faire ? L'association SUDEP Action a d&#233;velopp&#233; des outils de s&#233;curit&#233; pratiques pour renforcer les capacit&#233;s des communaut&#233;s : l&lt;i&gt;a liste de contr&#244;le SUDEP et s&#233;curit&#233;&lt;/i&gt; en cas de crise d'&#233;pilepsie, &lt;i&gt;l'application EpSMon App,&lt;/i&gt; qui aide &#224; comprendre ses propres risques li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie, et &lt;i&gt;la carte Charlie&lt;/i&gt;, qui favorise la r&#233;duction des risques et la communication entre les diff&#233;rents &#233;tablissements de soins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous savons que, l&#224; o&#249; la liste de contr&#244;le pour adultes est utilis&#233;e, les discussions sur la SUDEP sont pass&#233;es de 20 % &#224; 80 %, et les risques ont diminu&#233;. Mais les d&#233;fis sont immenses. Les progr&#232;s sont fragment&#233;s, beaucoup trop lents et, &#224; une &#233;poque o&#249; les in&#233;galit&#233;s se creusent, les risques s'aggravent trop souvent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;rie de rapports sur la pr&#233;vention des d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie r&#233;v&#232;le des tendances plus g&#233;n&#233;rales : des occasions manqu&#233;es, un manque de communication sur la SUDEP et les risques li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie, une inaction et une culture qui, trop souvent, n'&#233;coute pas les familles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur le d&#233;put&#233;, voulez-vous bien c&#233;der la parole ? Je c&#232;de la parole &#224; Monsieur le d&#233;put&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;put&#233; 3&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Monsieur, il y a cinq ans, ma collaboratrice Nadine a tragiquement perdu son fr&#232;re Trevor, des suites d'une crise d'&#233;pilepsie. L'enqu&#234;te sur le d&#233;c&#232;s de Trevor a conclu que l'&#233;quipe soignante de la prison o&#249; il &#233;tait incarc&#233;r&#233; n'avait pas rempli ses obligations, ce qui a directement entra&#238;n&#233; sa mort.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;c&#232;s de Trevor, h&#233;las, n'est qu'un exemple parmi tant d'autres qui mettent en lumi&#232;re une lacune importante et persistante dans la prise en charge de l'&#233;pilepsie en milieu carc&#233;ral. &lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur le d&#233;put&#233;, &#234;tes-vous d'accord pour dire que la meilleure fa&#231;on de pr&#233;venir les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie en prison est de mettre en place des programmes d'&#233;ducation et de formation afin qu'aucune vie ne soit perdue &#224; cause de cette maladie par manque de sensibilisation ou de compr&#233;hension ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;put&#233; O. Glover&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie Monsieur le d&#233;put&#233;. pour son intervention. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il a tout &#224; fait raison de souligner que la prison est un autre lieu o&#249; les personnes sont souvent vuln&#233;rables et o&#249; des mesures suppl&#233;mentaires doivent &#234;tre prises concernant la SUDEP (mort subite inattendue en &#233;pilepsie). La septic&#233;mie, qui pr&#233;sente une histoire similaire de d&#233;faillance syst&#233;mique, b&#233;n&#233;ficiera prochainement d'un cadre de services moderne &#233;labor&#233; en collaboration avec le Sepsis Trust.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Par ailleurs, ni l'&#233;pilepsie ni la neurologie ne sont explicitement mentionn&#233;es dans le plan d&#233;cennal du NHS. &lt;strong&gt;Un cadre national obligatoire existe pour prot&#233;ger les enfants &#224; na&#238;tre des risques li&#233;s aux m&#233;dicaments anti&#233;pileptiques, mais aucun cadre national obligatoire n'existe pour prot&#233;ger les personnes atteintes d'&#233;pilepsie contre la SUDEP et les d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie, malgr&#233; 30 ans de preuves et des appels r&#233;p&#233;t&#233;s &#224; l'action.&lt;/strong&gt; SUDEP Action apporte une aide intensive &#224; 60 &#224; 70 enqu&#234;tes sur des d&#233;c&#232;s chaque ann&#233;e et constate les cons&#233;quences de proc&#233;dures longues et fastidieuses et, trop souvent, d'une culture de la d&#233;fense par d&#233;faut.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On constate &#233;galement un manque criant de transparence, les enqu&#234;tes n'&#233;tant m&#234;me pas men&#233;es et les familles se sentant r&#233;duites au silence. Le manque de vigilance face aux crises d'&#233;pilepsie et &#224; la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP), d&#233;nonc&#233; pour la premi&#232;re fois par Liam Donaldson, alors m&#233;decin-chef, dans son rapport annuel de 2021, a des cons&#233;quences n&#233;fastes pour les communaut&#233;s et persiste dans trop d'endroits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour conclure, je souhaite formuler quelques demandes essentielles &#224; l'attention du Ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il y a des centaines d'autres t&#233;moignages de familles que j'aurais aim&#233; partager aujourd'hui, mais je m'efforce toujours d'&#234;tre aussi bref et concis que possible dans ce contexte. Mes pens&#233;es vont &#224; toutes les personnes endeuill&#233;es, que je soutiens et pour lesquelles je continuerai de militer. Afin de soutenir efficacement les formidables associations qui &#339;uvrent tant pour pr&#233;venir la SUDEP et accompagner les familles dans cette &#233;preuve, j'ai pos&#233; quatre questions au Ministre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Le ministre s'engage-t-il &#224; &#233;laborer un cadre moderne pour la SUDEP ? Cela impliquerait que les d&#233;cideurs politiques travaillant sur l'&#233;pilepsie collaborent avec les personnes concern&#233;es par la SUDEP et diffusent les bonnes pratiques. Outre l'information obligatoire sur les effets secondaires des m&#233;dicaments anti&#233;pileptiques, il est indispensable de mettre en place un cadre d'information personnalis&#233; sur la SUDEP et le risque de crise, ainsi que des initiatives nationales de formation favorisant l'apprentissage syst&#233;mique. L'&#233;pilepsie et la SUDEP doivent &#234;tre int&#233;gr&#233;es aux services de sant&#233; de proximit&#233;, aux h&#244;pitaux, aux services sociaux et aux structures de sant&#233; communautaires, ainsi qu'aux &#233;tablissements p&#233;nitentiaires, afin d'optimiser la pr&#233;vention.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est imp&#233;ratif de garantir un nombre suffisant de sp&#233;cialistes, de m&#233;decins et d'infirmiers sp&#233;cialis&#233;s en &#233;pilepsie dans les r&#233;gions. Am&#233;liorer la qualit&#233; du bilan annuel de sant&#233; mentale en y incluant un d&#233;pistage de la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) chez les personnes &#233;pileptiques constituerait un progr&#232;s significatif pour le renforcement des comp&#233;tences des soins primaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;2. Le ministre s'engage-t-il aujourd'hui &#224; organiser une r&#233;union avec l'association SUDEP Action ? Ses coll&#232;gues ministres ont propos&#233; de collaborer avec l'association SUDEP Action sur les rapports de pr&#233;vention des d&#233;c&#232;s, promettant des r&#233;unions dans des courriers envoy&#233;s en janvier et f&#233;vrier de cette ann&#233;e, mais ces r&#233;unions n'ont toujours pas eu lieu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;3. Le ministre soutiendra-t-il un m&#233;canisme de contr&#244;le national dans le cadre du projet de loi relatif &#224; Hillsborough ? Les familles militent depuis longtemps pour un amendement &#224; la loi d'Hillsborough afin de cr&#233;er un organisme de contr&#244;le permanent unique. Ce m&#233;canisme permettrait d'&#233;viter que les m&#234;mes erreurs ne se reproduisent lors de diff&#233;rentes trag&#233;dies, telles que Grenfell, le scandale de la Poste, l'affaire Horizon, le sang contamin&#233;, etc. Il permettrait de suivre les progr&#232;s r&#233;alis&#233;s par les minist&#232;res et les autorit&#233;s publiques, de rendre compte publiquement des manquements, des retards ou des r&#233;sistances aux r&#233;formes, et de pr&#233;venir la r&#233;p&#233;tition des injustices observ&#233;es apr&#232;s les catastrophes et les scandales majeurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, la ministre acceptera-t-elle l'invitation &#224; visiter ma circonscription pour d&#233;couvrir le travail de SUDEP Action, une association cr&#233;&#233;e par des familles et des professionnels de la sant&#233; endeuill&#233;s, anim&#233;s par le courage et d&#233;termin&#233;s &#224; pr&#233;venir les d&#233;c&#232;s par SUDEP ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Je remercie la ministre du temps qu'elle nous consacre lors de ce d&#233;bat d'ajournement et j'attends sa r&#233;ponse avec int&#233;r&#234;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(19:25)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Mrs Sharon Hodgson &lt;/strong&gt; MP, Sous-secr&#233;taire d'Etat parlementaire &#224; la Sant&#233; Public et soins primaires (The Parliamentary Under-Secretary for Health and Social Care -Washington and Gateshead South, Labour) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie &#233;galement le d&#233;put&#233; de Didcot et Wantage d'avoir permis la tenue de ce d&#233;bat important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'embl&#233;e, je tiens &#224; dire que je suis tr&#232;s heureuse de le rencontrer afin de discuter des points qu'il a soulev&#233;s &#224; la fin de son discours et du lieu de cette rencontre. La mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP) est un probl&#232;me crucial, non seulement pour les personnes directement et tragiquement touch&#233;es, mais aussi pour de nombreux d&#233;put&#233;s. Nous devons tirer les le&#231;ons de ces d&#233;c&#232;s et mettre en &#339;uvre les changements n&#233;cessaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons &#233;galement garantir un acc&#232;s rapide &#224; une prise en charge sp&#233;cialis&#233;e adapt&#233;e aux personnes &#233;pileptiques, notamment en r&#233;duisant les d&#233;lais d'attente pour les consultations de neurologie et en continuant &#224; d&#233;velopper les connaissances scientifiques afin que les traitements innovants, tels que le cannabis m&#233;dical, soient disponibles de mani&#232;re s&#251;re et syst&#233;matique lorsqu'ils sont cliniquement appropri&#233;s. Je pr&#233;senterai les actions que nous menons avec le NHS et nos partenaires pour r&#233;duire les risques et am&#233;liorer la qualit&#233; de vie des personnes &#233;pileptiques. Premi&#232;rement, les organismes ont l'obligation l&#233;gale de r&#233;pondre &#224; un rapport de pr&#233;vention des d&#233;c&#232;s futurs &#233;tabli par un coroner lorsque son enqu&#234;te met en &#233;vidence des circonstances susceptibles d'engendrer un tel risque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela offre aux organisations un m&#233;canisme clair pour d&#233;finir les actions qu'elles entreprendront afin de g&#233;rer ces risques. Parall&#232;lement au processus de facturation diff&#233;r&#233;e, il est essentiel que le NHS continue d'am&#233;liorer ses m&#233;thodes d'identification et de r&#233;duction des risques dans la prise en charge quotidienne de l'&#233;pilepsie. C'est pourquoi nous collaborons avec le NHS et ses partenaires pour int&#233;grer des &#233;valuations structur&#233;es des risques et une communication coh&#233;rente sur les risques li&#233;s &#224; l'&#233;pilepsie dans la pratique courante, afin que les facteurs de risque connus soient identifi&#233;s pr&#233;cocement, pris en charge lorsque cela est possible et discut&#233;s ouvertement avec les patients et leurs familles, conform&#233;ment aux meilleures pratiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;duction des listes d'attente est une priorit&#233; absolue pour ce gouvernement, notamment pour les services de neurologie. Nous nous sommes engag&#233;s &#224; atteindre, d'ici le 29 mars, l'objectif constitutionnel du NHS selon lequel 92 % des patients ne doivent pas attendre plus de 18 semaines entre leur orientation et leur traitement. Nous avons d&#233;j&#224; permis la r&#233;alisation de 5,2 millions de rendez-vous suppl&#233;mentaires pour des interventions non urgentes au cours de notre premi&#232;re ann&#233;e au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les listes d'attente diminuent globalement, mais nous reconnaissons qu'elles restent trop longues, la neurologie demeurant une sp&#233;cialit&#233; particuli&#232;rement touch&#233;e. Pour les patients &#233;pileptiques, un acc&#232;s rapide &#224; un avis sp&#233;cialis&#233;, appuy&#233; par des fili&#232;res d'orientation claires et une prise en charge coordonn&#233;e entre les soins primaires, les services communautaires et les h&#244;pitaux, est essentiel &#224; l'obtention de bons r&#233;sultats. Au niveau national, le programme de transformation de la neurologie du NHS en Angleterre a &#233;labor&#233; un mod&#232;le de soins int&#233;gr&#233;s afin d'aider les conseils de soins int&#233;gr&#233;s &#224; fournir le service appropri&#233; au moment opportun aux patients, au plus pr&#232;s de leur domicile.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les personnes atteintes d'&#233;pilepsie r&#233;fractaire n&#233;cessitant une prise en charge hautement sp&#233;cialis&#233;e, le cahier des charges actualis&#233; des services de neurologie sp&#233;cialis&#233;s pour adultes du NHS en Angleterre stipule clairement que les centres de neurologie sp&#233;cialis&#233;s doivent inclure des services d'&#233;valuation et de prise en charge de l'&#233;pilepsie r&#233;fractaire. Des progr&#232;s sont r&#233;alis&#233;s concernant le retard de traitement : entre le 25 et le 26 f&#233;vrier, le nombre de dossiers de soins neurologiques incomplets a diminu&#233; de plus de 10 000, le d&#233;lai d'attente moyen est pass&#233; de 16,5 &#224; 15 semaines et la proportion de patients vus dans un d&#233;lai de 18 semaines a augment&#233; pour atteindre 57,9 %. Nous continuerons de collaborer avec le NHS afin d'am&#233;liorer l'acc&#232;s aux soins et de r&#233;duire les d&#233;lais pour les patients, notamment ceux atteints d'&#233;pilepsie et leurs familles. La recherche est essentielle pour am&#233;liorer le sort des personnes atteintes d'&#233;pilepsie, et le d&#233;partement finance la recherche sur l'&#233;pilepsie par le biais du National Institute for Health and Care Research (NIHR). Au cours des cinq ann&#233;es allant d'avril 2020 &#224; mars 2025, nous avons investi pr&#232;s de 19 millions de livres sterling dans 15 projets de recherche sur l'&#233;pilepsie, et le NIHR accueille &#233;galement les candidatures sur tous les sujets, y compris l'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Concernant le cannabis m&#233;dical, je comprends parfaitement pourquoi les patients et leurs familles continuent de r&#233;clamer un acc&#232;s s&#251;r et &#233;quitable, notamment pour les enfants atteints d'&#233;pilepsie pharmaco-r&#233;sistante. Il existe un m&#233;dicament &#224; base de cannabis autoris&#233;, l'Epidialox, disponible sur ordonnance du NHS lorsque cela est cliniquement appropri&#233;, suite &#224; des preuves claires de son innocuit&#233;, de son efficacit&#233; clinique et de son rapport co&#251;t-efficacit&#233;. La plupart des m&#233;dicaments &#224; base de cannabis que les patients recherchent ne sont pas autoris&#233;s et n'ont pas fait l'objet d'une &#233;valuation de leur innocuit&#233;, de leur qualit&#233; ou de leur efficacit&#233;. Tant que les donn&#233;es probantes ne seront pas plus solides, le NHS ne les financera pas syst&#233;matiquement et les cliniciens seront, &#224; juste titre, prudents quant &#224; leur prescription. C'est pourquoi, par l'interm&#233;diaire du NIHR et du NHS England, le gouvernement investit plus de 9 millions de livres sterling dans des essais cliniques sur les m&#233;dicaments &#224; base de cannabis pour l'&#233;pilepsie pharmacor&#233;sistante, afin de renforcer les donn&#233;es probantes et de favoriser une prise de d&#233;cision coh&#233;rente et s&#251;re. Nous savons &#233;galement qu'environ 30 % des personnes &#233;pileptiques pr&#233;sentent un handicap mental, comme l'a soulign&#233; mon honorable coll&#232;gue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme l'a soulign&#233; le d&#233;put&#233; de Lichfield, le risque de SUDEP est plus &#233;lev&#233; chez les personnes pr&#233;sentant une d&#233;ficience intellectuelle. Le dernier rapport &#171; Learning from Lives and Deaths &#187; a r&#233;v&#233;l&#233; que l'&#233;pilepsie figurait parmi les causes sous-jacentes de d&#233;c&#232;s les plus fr&#233;quentes chez les personnes pr&#233;sentant une d&#233;ficience intellectuelle entre 2021 et 2023. Ceci souligne l'importance cruciale d'adapter l'information et le soutien offerts aux patients &#233;pileptiques pr&#233;sentant une d&#233;ficience intellectuelle &#224; leurs besoins individuels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Dave Robertson&lt;/strong&gt; : (19 :32)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie la ministre de m'avoir laiss&#233; la parole et d'avoir d&#233;taill&#233; toutes les mesures prises par le gouvernement pour soutenir les personnes atteintes d'&#233;pilepsie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai eu la chance d'obtenir un d&#233;bat d'ajournement il y a quelques mois pour parler de la liste de contr&#244;le de Clive Tracey. Notre honorable coll&#232;gue, le d&#233;put&#233; de Glasgow Sud-Ouest, a d&#233;clar&#233; &#224; la tribune qu'il attendait de chaque &#233;tablissement du NHS qu'il suive cette liste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je me demande si elle pourrait &#234;tre d'accord avec lui et faire passer le message que tous les &#233;tablissements de sant&#233; doivent suivre cette liste de contr&#244;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sharon Hodgson &lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je le remercie pour son intervention. Je salue l'&#233;laboration de la liste de contr&#244;le de s&#233;curit&#233; Clive Tracey.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela constitue un &#233;l&#233;ment important de l'h&#233;ritage de Clive, m&#234;me s'il affirmait que celui-ci &#233;tait bien plus vaste. Nous encourageons les responsables et les prestataires de services &#224; utiliser cette liste de contr&#244;le et le guide qui l'accompagne comme un outil essentiel lors de la conception de services destin&#233;s &#224; leurs populations locales, et &#224; veiller &#224; ce que les &#233;tapes d&#233;crites soient respect&#233;es chaque fois qu'un patient conna&#238;t une &#233;volution significative de sa prise en charge. Nous esp&#233;rons que cette liste de contr&#244;le sera largement diffus&#233;e, appliqu&#233;e et utilis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au niveau national, plusieurs programmes et outils contribuent &#224; une prise en charge plus s&#251;re et plus coh&#233;rente de l'&#233;pilepsie. Les recommandations du NICE pr&#233;conisent un suivi annuel pour les personnes pr&#233;sentant une d&#233;ficience intellectuelle, avec des informations personnalis&#233;es et adapt&#233;es, notamment pour garantir l'acc&#232;s &#224; des soins sp&#233;cialis&#233;s et &#224; un soutien multidisciplinaire coordonn&#233;. Concernant les jeunes passant aux services pour adultes, le NICE insiste sur l'importance d'une planification pr&#233;coce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien que les recommandations du NICE ne soient pas obligatoires, le gouvernement attend des responsables et des prestataires de services qu'ils en tiennent pleinement compte lorsqu'ils d&#233;cident de la meilleure fa&#231;on de r&#233;pondre aux besoins de leurs communaut&#233;s locales. Le programme RightCare du NHS England a &#233;labor&#233; une bo&#238;te &#224; outils sur l'&#233;pilepsie afin d'aider les responsables et les cliniciens &#224; am&#233;liorer la prise en charge de l'&#233;pilepsie et &#224; r&#233;duire les d&#233;c&#232;s &#233;vitables. Cette bo&#238;te &#224; outils place l'&#233;valuation et la r&#233;duction structur&#233;es des risques, notamment les &#233;changes proactifs sur la SUDEP (mort subite inattendue en &#233;pilepsie), au c&#339;ur de ses recommandations. Elle oriente &#233;galement vers des ressources pratiques, telles que la liste de contr&#244;le de s&#233;curit&#233; relative &#224; la SUDEP et aux crises d'&#233;pilepsie, afin de favoriser une communication coh&#233;rente sur les risques, conform&#233;ment aux recommandations du NICE.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En mati&#232;re d'&#233;ducation &#224; la sant&#233;, l'Angleterre, d&#233;sormais int&#233;gr&#233;e au NHS, a &#233;galement mis en place un programme sur l'&#233;pilepsie en collaboration avec SUDEP Action. Ce programme comprend des modules de formation fond&#233;s sur des donn&#233;es probantes, diffus&#233;s via la plate-forme d'apprentissage en ligne du NHS England pour les soins de sant&#233;, et couvrant le diagnostic et la prise en charge pratiques, l'observance th&#233;rapeutique et les facteurs de risque de SUDEP. Parall&#232;lement, les dispositifs soutenus par le gouvernement, notamment le protocole national de soins pour l'&#233;pilepsie des enfants et des jeunes, contribuent &#224; un acc&#232;s plus &#233;quitable &#224; une intervention et &#224; une r&#233;adaptation pr&#233;coces. En conclusion, je remercie mon honorable coll&#232;gue.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je remercie le d&#233;put&#233; de Didcock et Wantage d'avoir obtenu ce d&#233;bat tr&#232;s important. C'est formidable de constater une telle participation. Je tiens &#224; remercier tous les honorables participants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;put&#233;s qui ont particip&#233; au d&#233;bat et aux interventions &#8211; ceux de Bracknell et Strangford, Stroud, Lishfield et Southgate, et Wood Green &#8211; ont soulev&#233; plusieurs points tr&#232;s importants. Si n&#233;cessaire, je souhaite approfondir certains de ces points avec des coll&#232;gues d'autres minist&#232;res ou au sein du mien. Je tiens &#233;galement &#224; remercier les personnes atteintes d'&#233;pilepsie et les familles endeuill&#233;es par la mort subite inattendue en &#233;pilepsie (SUDEP). Leur courage &#224; t&#233;moigner est une source d'inspiration et contribue &#224; faire &#233;voluer notre action.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous continuerons de collaborer avec nos partenaires du syst&#232;me de sant&#233; afin de soutenir les personnes atteintes d'&#233;pilepsie et de r&#233;duire, &#224; terme, le nombre de d&#233;c&#232;s li&#233;s &#224; cette maladie. Merci.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Transcrit et traduit gr&#226;ce &#224; Turboscribe, onlinedoctranslator, deeple et des parents endeuill&#233;s&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;* autre traduction propos&#233;e : &#034;en situation de handicap mental&#034;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Nouveaux articles </title>
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		<description>
&lt;p&gt;Modulation de la respiration selon le moment de la journ&#233;e et implications pour la SUDEP https://stopmep.fr/ecrire/?exec=article&amp;id_article=164 &lt;br class='autobr' /&gt;
Physiopathologie de la SUDEP : o&#249; en sommes-nous dans notre compr&#233;hension Synth&#232;se des m&#233;canismes probables en cause dans la mort subite en &#233;pilepsie et les hypoth&#232;ses de recherche ( traduction d'une publication de Science Direct) https://stopmep.fr/Physiopathologie-de-la-SUDEP-ou-en-sommes-nous-dans-notre-comprehension &lt;br class='autobr' /&gt;
Une &#233;tude sur les cas (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://abc-epilepsie.fr/Actualites" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH98/nouveau-8cbd4.jpg?1777060305' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Modulation de la respiration selon le moment de la journ&#233;e et implications pour la SUDEP&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/ecrire/?exec=article&amp;id_article=164&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/ecrire/?exec=article&amp;id_article=164&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Physiopathologie de la SUDEP : o&#249; en sommes-nous dans notre compr&#233;hension&lt;br class='autobr' /&gt;
Synth&#232;se des m&#233;canismes probables en cause dans la mort subite en &#233;pilepsie et les hypoth&#232;ses de recherche ( traduction d'une publication de Science Direct)&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Physiopathologie-de-la-SUDEP-ou-en-sommes-nous-dans-notre-comprehension&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Physiopathologie-de-la-SUDEP-ou-en-sommes-nous-dans-notre-comprehension&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude sur les cas de morts subites inattendues nocturnes chez les Hmong aux USA :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Mort-subite-inattendue-nocturne-chez-les-Hmong-aux-USA&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Mort-subite-inattendue-nocturne-chez-les-Hmong-aux-USA&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude sur les dispositifs portables de d&#233;tection des crises des Dr Donner, Devinsky, Friedman , publi&#233; dans le NEJM en f&#233;vrier 2024, abordant l'int&#233;r&#234;t et l'utilisation des dispositifs de d&#233;tection des crises&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Technologie-numerique-portable-pour-l-epilepsie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Technologie-numerique-portable-pour-l-epilepsie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;mission de radio Grand Public sur la mort subite en &#233;pilepsie (RCN) :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Une-emission-de-radio-sur-la-SUDEP-Mort-subite-en-epilepsie&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Une-emission-de-radio-sur-la-SUDEP-Mort-subite-en-epilepsie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;bat sur la mort subite en &#233;pilepsie au parlement britannique le 22 avril 2026 : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/La-SUDEP-a-la-Chambre-des-Communes-en-Grande-Bretagne&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/La-SUDEP-a-la-Chambre-des-Communes-en-Grande-Bretagne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le nombre d'ann&#233;es de vie perdues devrait faire la r&#233;duction des sudep une cause prioritaire de sant&#233; publique : &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/LES-CHIFFRES-et-definition-de-la-MSIE-SUDEP&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/LES-CHIFFRES-et-definition-de-la-MSIE-SUDEP&lt;/a&gt; (article compl&#233;t&#233;)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un livre de vulgarisation scientifique qui parle de mort subite en &#233;pilepsie : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Ou-l-on-parle-mort-subite-en-epilepsie-au-grand-public&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Ou-l-on-parle-mort-subite-en-epilepsie-au-grand-public&lt;/a&gt; ( livre de Bill Bryson)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude allemande sur un programme de pr&#233;vention et de sensibilisation &#224; la mort subite en &#233;pilepsie en p&#233;diatrie : les pratiques constat&#233;es, la sous-information de certains profils pourtant concern&#233;s, les outils &#224; utiliser ( appareils de surveillance, bilans cardiologiques, .. ) : &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Une-etude-allemande-sur-la-gestion-des-risques-en-pediatrie-et-l-information&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Une-etude-allemande-sur-la-gestion-des-risques-en-pediatrie-et-l-information&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une &#233;tude sur les similitudes entre l'&#233;pilepsie nocturne et la maladie d'Alzheimer : &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Une-etude-sur-les-similitudes-entre-l-epilepsie-nocturne-et-la-maladie-d&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Une-etude-sur-les-similitudes-entre-l-epilepsie-nocturne-et-la-maladie-d&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un angor de Prinzmetal pris pour une &#233;pilepsie : &lt;a href=&#034;https://stopmep.fr/Facteurs-de-risque-Comparaison-avec-la-population-generale&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://stopmep.fr/Facteurs-de-risque-Comparaison-avec-la-population-generale&lt;/a&gt; (article compl&#233;t&#233;)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Une &#233;mission de radio sur la SUDEP Mort subite en &#233;pilepsie</title>
		<link>http://abc-epilepsie.fr/Une-emission-de-radio-sur-la-SUDEP-Mort-subite-en-epilepsie</link>
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		<description>
&lt;p&gt;Depuis 2 ans, la radio RCN Nancy diffuse une &#233;mission r&#233;guli&#232;re d&#233;di&#233;e &#224; l'&#233;pilepsie : Epi c'est tout. L'&#233;mission du 14 avril dernier portait sur la mort subite en &#233;pilepsie. Le Dr Marie-Christine Picot, pilote du R&#233;seau Sentinelle Mortalit&#233; Epilepsie RSME, et 2 familles endeuill&#233;es y participaient, dont les parents de Yannis qui avait t&#233;moign&#233; peu de jours avant son d&#233;c&#232;s lors d'une pr&#233;c&#233;dente &#233;mission. L'&#233;quipe est d'autant plus particuli&#232;rement sensibilis&#233;e &#224; ce sujet que la jeune (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="http://abc-epilepsie.fr/Actualites" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH101/rcn-e8665.png?1776275199' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='101' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis 2 ans, la radio RCN Nancy diffuse une &#233;mission r&#233;guli&#232;re d&#233;di&#233;e &#224; l'&#233;pilepsie : Epi c'est tout. L'&#233;mission du 14 avril dernier portait sur la mort subite en &#233;pilepsie. Le Dr Marie-Christine Picot, pilote du R&#233;seau Sentinelle Mortalit&#233; Epilepsie RSME, et 2 familles endeuill&#233;es y participaient, dont les parents de Yannis qui avait t&#233;moign&#233; peu de jours avant son d&#233;c&#232;s lors d'une pr&#233;c&#233;dente &#233;mission. L'&#233;quipe est d'autant plus particuli&#232;rement sensibilis&#233;e &#224; ce sujet que la jeune b&#233;n&#233;vole qui travaillait pour l'&#233;mission vient &#224; son tour de d&#233;c&#233;der de sudep &#224; l'&#226;ge de 34 ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.youtube.com/watch?v=laAcijsTRkE&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.youtube.com/watch?v=laAcijsTRkE&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>O&#249; l'on parle de la mort subite en &#233;pilepsie au grand public</title>
		<link>http://abc-epilepsie.fr/Ou-l-on-parle-mort-subite-en-epilepsie-au-grand-public</link>
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		<dc:date>2026-04-20T13:57:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Dans ce livre de vulgarisation scientifique consacr&#233; au corps humain , Bill Bryson &#233;voquait en 2019, en quelques lignes, la mort subite en &#233;pilepsie, dans le chapitre sur le cerveau : &lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Chaque ann&#233;e, 1 &#233;pileptique sur 1 000 meurt au cours d'une crise : c'est la mort subite inattendue et inexpliqu&#233;e en &#233;pilepsie (MSIE). Elle a frapp&#233; le fr&#232;re de l'&#233;crivain Colin Grant , qui a racont&#233; l'histoire de cette &#233;trange affection. &#034;Personne ne sait ce qui se produit de tels d&#233;c&#232;s lit-on sous sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://abc-epilepsie.fr/Mortalite-MSIE-SUDEP" rel="directory"&gt;Mortalit&#233; &amp; MSIE/SUDEP&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L103xH150/corps_humain_bbryson-985f0.png?1776883402' class='spip_logo spip_logo_right' width='103' height='150' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans ce livre de vulgarisation scientifique consacr&#233; au corps humain , Bill Bryson &#233;voquait en 2019, en quelques lignes, la mort subite en &#233;pilepsie, dans le chapitre sur le cerveau :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034;Chaque ann&#233;e, 1 &#233;pileptique sur 1 000 meurt au cours d'une crise : c'est la mort subite inattendue et inexpliqu&#233;e en &#233;pilepsie (MSIE). Elle a frapp&#233; le fr&#232;re de l'&#233;crivain Colin Grant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A Smell of Burning : The story of epilepsy, Londres, Jonathan Cape, 2016&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, qui a racont&#233; l'histoire de cette &#233;trange affection. &#034;Personne ne sait ce qui se produit de tels d&#233;c&#232;s lit-on sous sa plume. Le coeur s'arr&#234;te simplement de battre&#034;.&lt;br class='autobr' /&gt; D'autres &#233;pileptiques meurent tragiquement pour avoir simplement perdu connaissance : ils peuvent se noyer dans leur bain ou se fracasser le cr&#226;ne en tombant&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Source : Bill Bryson, Une histoire du corps humain &#224; destination de ses (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelques pages plus loin, dans le chapitre sur le coeur, Bill Bryson &#233;voque la mort subite nocturne inexpliqu&#233;e :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#034;Pour des raisons inconnues, les Hmong d'Asie du Sud Est sont particuli&#232;rement touch&#233;s par le syndrome de la mort subite nocturne inexpliqu&#233;e (SUNDS). Le coeur des victimes cesse soudain de battre pendant leur sommeil, et pourtant les autopsies r&#233;v&#232;lent presque toujours qu'il &#233;tait normal.&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;id, p 148&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A Smell of Burning : The story of epilepsy, Londres, Jonathan Cape, 2016&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Source : Bill Bryson, Une histoire du corps humain &#224; destination de ses occupants, Petite Bibli Payot Irr&#233;sistibles, 2023, p 92.- version originale en anglais en 2019&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;id, p 148&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Centre d'Expertise de la Mort Subite CEMS</title>
		<link>http://abc-epilepsie.fr/Centre-d-Expertise-de-la-Mort-Subite-CEMS</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;`Le Centre d'Expertise Mort Subite travaille de mani&#232;re transversale en int&#233;grant les dimensions pr&#233;-hospitali&#232;re, hospitali&#232;re et post-hospitali&#232;re selon trois axes : les soins, l'enseignement et la recherche. Observatoire des d&#233;c&#232;s par mort subite &#224; Paris et dans la petite couronne&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://abc-epilepsie.fr/Associations-sur-la-mort-subite" rel="directory"&gt;Associations sur la mort subite&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH58/centre_exp_ms2026-04-20_131637-06077.png?1776692839' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='58' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;`Le Centre d'Expertise Mort Subite travaille de mani&#232;re transversale en int&#233;grant les dimensions pr&#233;-hospitali&#232;re, hospitali&#232;re et post-hospitali&#232;re selon trois axes : les soins, l'enseignement et la recherche. Observatoire des d&#233;c&#232;s par mort subite &#224; Paris et dans la petite couronne&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>LA FONDATION COEUR ET RECHERCHE</title>
		<link>http://abc-epilepsie.fr/LA-FONDATION-COEUR-ET-RECHERCHE</link>
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		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>STOPMEP</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;FONDATION cr&#233;&#233;e par la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise de cardiologie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle finance plusieurs recherches sur la mort subite en population g&#233;n&#233;rale, dont une concernant les liens avec l'autisme et l'&#233;pilepsie : &lt;br class='autobr' /&gt;
https://www.coeur-recherche.fr/sudepsy-prevention-primaire-des-cardiopathies-pp521&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="http://abc-epilepsie.fr/Associations-sur-la-mort-subite" rel="directory"&gt;Associations sur la mort subite&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='http://abc-epilepsie.fr/local/cache-vignettes/L150xH100/coeur_et_recherche_2026-04-20_130803-314f7.png?1776683608' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;FONDATION cr&#233;&#233;e par la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise de cardiologie. &lt;br class='autobr' /&gt;
Elle finance plusieurs recherches sur la mort subite en population g&#233;n&#233;rale, dont une concernant les liens avec l'autisme et l'&#233;pilepsie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;https://www.coeur-recherche.fr/sudepsy-prevention-primaire-des-cardiopathies-pp521&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.coeur-recherche.fr/sudepsy-prevention-primaire-des-cardiopathies-pp521&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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